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Racisme (02)

Ecrit le 24 mars 2002

suite de la page précédente

Dire, faire ...

L’initiative   de « Dire, faire contre le racisme » (DFCR, association créée en juillet 1997), et des onze associations de Châteaubriant, s’inscrit dans ce contexte. C’est contre les formes banales, quotidiennes, du racisme qu’elles entendent agir et réagir parce que l’heure n’est plus aux théories et aux grands discours, parce qu’il ne s’agit pas de victimiser les uns et stigmatiser les autres.

Chacun de nous peut être pris en flagrant délit de rejet de l’autre, et ce sont ces instants ambigus que DFCR a choisi de débusquer, pour en parler et en débattre : d’où l’idée de cette série de courts-métrages écrits par des jeunes (un appel à scénarios a été lancé auprès des 16/26 ans) et réalisés par des metteurs en scène confirmés.

Ces douze histoires courtes, qui retranscrivent parfois des expériences vécues, n’ont laissé personne indifférent, qu’on se retrouve dans le rôle de la victime ou dans celui du coupable. Elles constituent une véritable invitation à la réflexion, au dialogue et au débat, et forment ainsi un excellent outil de sensibilisation au racisme.

« Petits riens »

La plupart des films sur ou contre le racisme ont jusqu’ici pris pour sujet les crimes racistes odieux, qu’ils soient individuels ou collectifs, spontanés ou organisés. Mais s’il convient de les dénoncer encore et toujours, force est de constater que ces crimes ne forment que la partie émergée de l’iceberg du racisme ordinaire.

Ce racisme ordinaire s’exprime dans toutes les situations quotidiennes : monde du travail, école, transports en commun ou tout simplement au coin de la rue. Un racisme qui découle de la bêtise ordinaire.

Car les intentions racistes d’un acte sont toujours difficiles à prouver : le héros de du film « Petits Riens » est-il refoulé de la boîte de nuit parce qu’il est d’origine maghrébine ou parce qu’il a des baskets ? Comment prouver qu’il y a eu discrimination sur la seule foi de paroles ambiguës ? On est entré dans l’ère de ce qu’André Taguieff appelle le « racisme implicite » : « un compromis entre les pulsions d’hostilité et le respect de la norme antiraciste intériorisée par l’effet de l’éducation ». Ainsi les Français qui selon le sondage déjà cité s’avouent en grande majorité racistes désapprouvent dans les mêmes proportions les conduites discriminatoires.

Signe que le racisme est plus dans les têtes que dans les actes ? Mais les symboles, les paroles, voire les sous-entendus aussi peuvent faire mal : ces petits riens, d’après le titre du film de Xavier Durringer, n’en sont pas moins destructeurs. Qu’ils soient générateurs de violence (le petit garçon de Pas d’histoire) ou de résignation (le héros de Petits Riens), ils conduisent aussi à un repli identitaire qui mine la cohésion sociale (cf. le grand-père dans Lettre à Abou), car ils contredisent l’idéal assimilationniste et universaliste de la société française.

Barbarisation

Le mécanisme de la pensée ou du sentiment raciste est toujours le même, dans la doctrine la plus élaborée comme dans la pulsion la plus viscérale. Il tient en deux phases :

1-. la première consiste à ramener l’autre au statut de représentant de son groupe ou de sa communauté d’origine. Comme le montre Michel Serres, l’appartenance tient lieu d’identité, elle est érigée en essence, fixe et insurmontable. « Tu n’es et ne seras jamais qu’un arabe. Tu es l’arabe en personne ».

2-.ensuite, on rejette ou dévalorise le groupe et l’identité ainsi définis. C’est le phénomène de barbarisation. Le groupe « racisé » est rejeté hors de l’humanité, ou institué en une sorte de sous-humanité.

Le racisme consiste donc à dénier à l’autre son humanité.
C’est le préalable qui permet de justifier tous les crimes.

On le voit avec les deux racistes les plus caricaturaux, ceux de Pas d’histoire et de « Poitiers, voiture 11 » : leur racisme est un refus du dialogue, un refus de considérer la personne qui leur fait face comme un égal. On le perçoit notamment dans la façon dont ils s’adressent à ceux qu’ils rejettent : la deuxième personne, celle du dialogue, le « tu » ou le « vous » ne sont pas employés, au profit d’une tournure impersonnelle (« Il a un constat ? » « On vérifie avant d’accuser les gens »). Contrairement aux clichés, ce mode de pensée n’est pas l’apanage d’un groupe : les jeunes d’origine maghrébine de Relou agressent verbalement deux jeunes femmes parce qu’ils les croient « fran-çaises de souche ». Le grand-père d’Ahmed dans Lettre à Abou enseigne à son petit-fils à se méfier des « man-geurs de porc ».

La sociologie et l’anthropologie nous apprennent que ces réflexes « xénopho-bes » ou « hété-rophobes » (haine de ce qui est autre, antérieure à la notion même de race) sont présents à l’état latent dans toutes les sociétés humaines : comme l’a montré Claude Lévi-Strauss, « pour la plupart des communautés et pendant des millénaires, l’humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe parlant le même langage, parfois même du village ». Avant lui, Montaigne l’avait très bien résumé : « Chacun appelle barbare ce qui n’est pas de son usage »

Couleur de peau

On voit que le racisme est une réalité éminemment culturelle : le petit héros de Mohamed se rend compte que la couleur de sa peau n’est associée qu’à des représentations négatives. Il est « noir comme un sac, noir comme un cafard ». Il se trouve que dans la symbolique religieuse populaire qui imprègne notre culture occidentale la couleur noire est celle du diable, par opposition au blanc, symbole de pureté.

Pourquoi Samir, commercial au Vigneron français, se fait-il appeler Luc Leblanc ? Pourquoi un vendeur de vin ne pourrait-il pas être d’origine maghrébine ? Parce que le vin fait appel à tout un imaginaire de la terre et de la tradition (cf. la notion bien française de « terroir »), parce qu’il est un des fleurons de la « francitude » éternelle. Dans l’inconscient collectif, un jeune d’origine maghrébine ne peut s’y connaître en vin. C’est le même mécanisme dont est victime le héros de Petits Riens : comme le répète le patron de la librairie, « un arabe au rayon littérature française, ça fait un peu mauvaise blague ».

Personne n’est à l’abri de ces réflexes, tant cette imprégnation culturelle agit jusqu’au plus intime de notre être. Dans le film Cyrano de Vincent Lindon, Marie ne peut imaginer que son soupirant ait la peau foncée. Son fantasme s’est porté vers une image plus proche d’elle, de son père, de son grand-frère, des héros de la littérature ou du cinéma auxquels elle s’identifie.

Le dernier film du programme, « Poitiers, voiture 11 », au-delà de sa charge comique, montre bien le caractère inconscient de ces phénomènes : le raciste projette son angoisse sur l’autre. Il amalgame sa faute (le billet non composté) avec ses souvenirs d’écolier (la victoire de Charles Martel à Poitiers) et ses fantasmes racistes (« l’invasion » arabe). Souvent, comme l’a montré Julia Kristeva : « Lorsque nous fuyons ou combattons l’étranger, nous luttons contre notre inconscient ». C’est sur ces fantasmes et ces peurs inconscientes que jouent les démagogues d’extrême-droite avec leurs amalgames.

On ne naît pas raciste,
On le devient

Si le racisme est culturel, c’est donc qu’on ne naît pas raciste, mais qu’on le devient. Et qu’on peut aussi ne pas le devenir. C’est pourquoi l’enfance est une période capitale : c’est alors que naissent ou que se défont les préjugés, en fonction des différentes influences et des expériences.

Mais les préjugés d’une génération ne sont pas forcément ceux d’une autre : c’est ce dont se rend compte la mère de « Maman, regarde ! » qui craint une remarque déplacée de son fils alors que celui-ci a simplement rencontré la beauté, et peu importe que celle-ci soit noire ou blanche.

C’est ce que ne peut pas s’imaginer la mère dans Pimprenelle : si pour elle une fée est forcément blonde aux yeux bleus, conformément sans doute aux représentations qu’elle en a eues dans sa propre enfance, ce n’est pas forcément le cas pour les enfants qui n’ont pas ces a priori.

Mais comment ?

On pourra voir l’avenir avec optimisme ou une certaine inquiétude. On pourra se laisser aller au découragement ou choisir de relever le défi et de lutter contre les préjugés racistes.

Ce qui est sûr, c’est qu’il faut inventer un nouveau discours de lutte contre le racisme, moins passionnel et moins moralisateur, qui se base sur une approche sereine de la diversité. L’école et les associations (1) peuvent être les vecteurs de cette nouvelle approche.

Contacts : Association Rencontres  , à Châteaubriant ,
Tél 02 40 81 16 50.


(écrit le 3 juillet 2002)

Footeries

Football, la fièvre des jours de match. Les Bleus (= la France) sont éliminés par le Sénégal. Un plumitif sportif castelbriantais bien connu se répand partout en commentaires : « Les Sénégalais ? Et dire que c’est nous qui leur avons appris à lire » . Et lui, qui lui a appris à penser ?

Quelques jours plus tard, la Turquie bat le Sénégal. « C’est dommage » dit un castelbriantais qu’on ne savait pas si sympathisant des Sénégalais. Les Turcs laissent éclater leur joie en klaxonnant sans discrétion dans les rues, comme le font les Français qui sont de noce. « Nous, on ne ferait pas ça chez eux » disent de bons Français bien sympas !

Finalement la Turquie a été éliminée par le Brésil. Il y avait de la fièvre au local de l’association sportive turque ce jour-là. A la fin du match, c’était la déception bien sûr, mais aussi la fierté car tout le monde reconnaît « le beau football des Turcs » (comme titre Le Monde du 28 juin), et le fair-play de leurs propos « La Turquie a bien joué, mais les Brésiliens étaient les plus forts » ont-ils dit.

Troisième !

Samedi 29 juin, la Turquie et la Corée ont concouru pour la 3e place. Après 48 ans de disette, la première participation à une phase finale de Coupe du Monde était, en elle-même, un succès pour la Turquie. Les hommes de Senol Günes, ont terminé en apothéose en remportant, 3-2, le match pour la troisième place face à la Corée du Sud. La Corée du Sud qui jouait avec tout un peuple derrière elle, a terminé la compétition la tête haute en inquiétant la Turquie durant toute la deuxième période. Mais la victoire est revenue à des Turcs plus adroits.

« Nous voulions donner de l’espoir et de la joie à notre peuple, nous y sommes parvenus », constate l’entraîneur Senol Günes, « Nous voulions être les maîtres du terrain, nous l’avons été. Mes joueurs comprendront, de retour au pays, l’énorme performance qu’ils ont réalisée ».

Ce Mondial peut donner du tonus à l’équipe castelbriantaise turque, en souhaitant que le football puisse rapprocher des communautés parfois antagoniques. En espérant aussi que les Français sauront avoir autant de largeur d’esprit que les Allemands qui, dans le journal Bild, souhaitaient voir « les chers concitoyens turcs » en finale [ il faut savoir que l’équipe turque est perçue en Allemagne comme une équipe cousine ].

« C’est beau la vie, mon frère » dit un journal en Turquie tandis qu’un autre journal dit que ce Mondial pas comme les autres, qui a vu émerger de jeunes équipes, a fait bomber le torse à une population « empreinte du pessimisme qui veut que, parce que nous sommes Turcs, nous ne pouvons pas le faire ».

En finale le Brésil est devenu Champion du Monde pour la 5e fois de son histoire, devant l’Allemagne. Il mise sur une victoire pour stimuler la croissance !


Ecrit le 17 mars 2004 :

Le plumitif a encore frappé

Quelques jours avant une élection, un petit coup de plume à relents racistes, ça fait voter les gens « comme il faut ». Un certain plumitif presse-océaniais, dont le sport est la grande spécialité, réussit, on ne sait comment, à faire passer directement en départementale quelque « scoop » destructeur et raciste. Il a fait le coup à l’avant-veille des municipales en 2001 (rappelez-vous cet article « Faits divers » où le pseudo-journaliste n’a pas hésité à manier les mots qui font peur, parlant, en gros caractères : « des commerçants qui ont la peur au ventre chaque matin » et de « un particulier retrouvant son minibus en flamme ». Pour un peu il aurait qualifié Châteaubriant de Chicago-sur-Chère)

Le même homme a rejoué le même rôle ces temps derniers. Voici l’histoire :

Au départ, dimanche 7 mars, une querelle de femmes (la première fait une remarque acide à la deuxième qui gifle alors la première !). Un homme est allé chercher une arme, apparemment un pistolet à cartouches de gaz lacrymogène et le bruit a mis en émoi les voisins qui ont prévenu la gendarmerie. Deux personnes ont été arrêtées, elles sont d’origine française, l’une de la Meilleraye, l’autre de Nantes : Ouest-France et l’Eclaireur l’ont signalé expressément.

Mais le plumitif, mal intentionné, a commis un « papier », passé en pages départementales, disant qu’il s’agissait d’une querelle entre deux communautés étrangères de Châteaubriant. Hélas pour le journal c’était faux ! Et il a dû passer un rectificatif, en pages départementales.

Les inconscients ne sont pas seulement ceux qui ont une arme à feu -
entre les mains.

B.Poiraud


Ecrit le 8 septembre 2004 :

 Une personne répugnante

La scène qui suit a eu lieu dans un vol de la compagnie British Airways entre Johannesburg et Londres.

Une femme blanche, d’environ cinquante ans, s’assied à côté d’un homme noir. Visiblement perturbée, elle appelle l’hôtesse de l’air...

- Quel est votre problème, Madame ? demande l’hôtesse.
- Mais vous ne le voyez pas donc pas ? répond la dame. Vous m’avez placée à côté d’un noir. Je ne supporte pas de rester à côté d’un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège.
- S’il vous plait, calmez-vous, dit l’hôtesse. Presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s’il y a une place disponible.

L’hôtesse s’éloigne et revient quelques instants plus tard :

- Madame, comme je le pensais, il n’y a plus aucune place libre dans la classe économique. J’ai ai parlé au commandant

et il m’a confirmé qu’il reste encore une place en première classe.

Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l’hôtesse de l’air continue :

- Il est tout à fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s’asseoir en première classe. Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu’il serait scandaleux d’obliger quelqu’un à s’asseoir à côté d’une personne aussi répugnante .

Et s’adressant au noir, l’hôtesse dit :

- Donc, monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège en première classe vous attend.

Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène, se levèrent et applaudirent...

Annie G.L.
Responsable Logistique et Sécurité
BESANCON


Ecrit le 8 septembre 2004 :

 Coup de Barre
ou le racisme immobilier

Dans la région de Grenoble, un couple avait l’intention de vendre un terrain à bâtir. Une agence immobilière a trouvé un acquéreur, M. Brahmia. Mais au moment de la signature du compromis de vente, les propriétaires se sont exclamés : « Mais il s’agit d’un Arabe ! » et ont refusé la vente. Les agents immobiliers, offusqués des motivations racistes, sont allés témoigner au cours d’un procès en discrimination raciale, jugé à Grenoble.

Grande humiliation

A la barre, M. Brahmia, 31 ans, a fait part du sentiment de « grande humiliation » qu’il a ressenti à l’égard de ses proches. Lui le diplômé d’une école supérieure de commerce, lui qui occupe un « poste à responsabilité » dans une grosse société avait l’habitude d’être cité en exemple par sa famille. Mais cette fois, a-t-il raconté, l’un de ses cousins lui a dit : « T’en as fait des études, mais tu ne peux toujours pas construire ta maison. » Audrey, son épouse, a exprimé sa « colère » face à « un racisme bien dissimulé, sous des dehors de respectabilité absolue ».

Estimant que l’infraction était « parfai-tement établie », le procureur a demandé que les propriétaires soient condamnés à payer, chacun, une amende de 2 500 euros. Jugement le 14 septembre prochain.

Cette affaire relève du « cas d’école », selon la formule du procureur de la République de Grenoble : il est en effet extrêmement rare que des dossiers de discrimination au logement aboutissent devant les tribunaux, faute de pouvoir fournir des preuves tangibles.

Ici aussi

On raconte, dans la région castelbriantaise, un cas un peu semblable : une maison à vendre, un acheteur turc, l’intervention de la mairie dans le cadre d’un « droit de préemption ». A la place du jardin de la maison sera construit un parking, ce qui représentera une nuisance pour les voisins. « Peut-être mais c’est quand même mieux que d’avoir un Turc » a dit une conseillère municipale.

(Si des lecteurs veulent davantage de détails, qu’ils téléphonent à La Mée - 02 40 28 29 91)

En France, on reprocherait facilement aux personnes d’origine étrangère de ne pas vouloir s’intégrer dans la société française. Le logement est un moyen d’intégration ..... pourquoi le refuser ? (lire un peu plus loin)

BP  


Ecrit le 8 septembre 2004 :

 Des tags racistes

Trois adolescents âgés de 16 à 17 ans, qui avaient dessiné une quinzaine de croix gammées (dessinées à l’envers !) sur des murs à Argentat (Corrèze), ont été interpellés le 1er septembre 2004. Ils ont affirmé avoir voulu « qu’on parle de leur ville », a précisé le Procureur de la République de Brive.. « Ils ont agi par mimétisme, en reproduisant ce qu’ils ont vu à la télévision sans réfléchir à la portée de leur geste » a-t-il ajouté. Après explication du symbole de la croix hitlérienne, un des jeunes s’est mis à pleurer : sa grand-mère est morte en camp de concentration. Selon le procureur, les trois adolescents devront « effacer leurs graffitis et faire des excuses à la ville et à ses habitants ».


Ecrit le 22 septembre 2004 :

 Racisme immobilier

Une propriétaire accusée de racisme
condamnée à une peine de prison avec sursis

La propriétaire d’un terrain à bâtir, qui avait refusé de vendre à un couple de Français, parce que le mari était d’origine maghrébine, a été condamnée, mardi 14 septembre, à quatre mois de prison avec sursis et à verser des amendes et à des dommages et intérêts. La propriétaire devra également signer le compromis de vente et verser 12 000 € de dédommagement au couple acheteur.

Le tribunal a ordonné la publication de la condamnation dans le journal professionnel de la Fnaim (Fédération nationale des agences immobilières), aux frais de Mme S.. « C’est un jugement exemplaire, qui fera jurisprudence », s’est réjoui l’avocat des plaignants, Me Benoît Pin. « C’est un message extrêmement fort qui a été envoyé. Que nous soyons d’origine française ou arabe, nous avons les mêmes droits », a déclaré à la presse Hamida B., visiblement très ému. « La justice a pris la mesure de la souffrance que j’ai endurée quand j’ai essayé d’acheter ce terrain », a affirmé ce cadre commercial en expliquant qu’il avait tenté, jusqu’au dernier moment, d’éviter ce procès.

M. B., d’origine algérienne, a déposé un permis de construire qui devrait bientôt être validé par la mairie : « Lorsque le permis sera délivré, Mme S. sera sommée de signer la vente sous la menace d’une astreinte de 3 000 euros par mois ».


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danse turque mars
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danse turque mars

Ecrit le 23 mars 2005 :

Danse ta vie

Les communautés d’origines turque et française se sont retrouvées dimanche 13 mars 2005 à Châteaubriant à l’initiative   du curé et de l’imam. Chanson française, danses du folklore turc, danses bretonnes. Gâteaux et thé très chaud.

Un bon après-midi familial ... qui a attiré peu de catholiques. La générosité n’est plus ce qu’elle était....

J’étais Miss de France et j’ai subi le racisme