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Racisme (04) : le noir est la couleur du péché

Ecrit le 27 février 2008

 Le Christ est noir

Villepôt, visite guidée de la très belle église. Un grand-père, il a bien 80 ans, se plante devant le Christ monumental, et déclare : « Celui-là, je l’aime pas » - « Et pourquoi ? » - « Parce qu’il est noir ». Histoire vraie.

Marcillé Robert, été 2007, mise au courant de l’histoire précédente, une vieille demoiselle, dans l’église, hésite un long moment et commente : « Vous n’aviez qu’à lui dire que le noir est la couleur du péché » ….

Est-ce pour cela que les Noirs sont victimes de discriminations ?

 L’avocat était noir

Paris, 7 février 2008, à la gare de Cachan, peu avant 8 heures, Gilbert Bello, avocat parisien, observe les gendarmes demander leurs papiers à des voyageurs. « Seuls étaient contrôlés les Asiatiques, les Noirs, les Arabes et les Indiens. J’ai fini par m’en émouvoir auprès du lieutenant », raconte-t il. Résultat : « Vos papiers ! » Sa carte d’avocat ? Insuffisante. Son permis de conduire aussi. Faut-il le préciser, Me Bello est français, né au Cameroun. A 8 h 18, il est embarqué au poste de Chevilly-Larue, pour « vérification d’identité ». La colère du bâtonnier de Paris, Christian Charrière Bournazel, n’y a rien fait. La vérification a duré trois heures cinquante-neuf minutes. Soit une minute pile de moins que les quatre heures légales de « retenue ».

Ce n’est pas tout. Sur le PV, les gendarmes ont écrit : « Cette personne refuse de décliner son identité, fait un scandale, insulte les militaires. » Pourtant, en marge du PV, l’avocat a protesté : « Je n’ai ni insulté les militaires ni fait scandale. »

« Tous les jours, raconte Me Bello, nous contestons, devant les juges, de prétendus outrages aux policiers... Cette fois, c’est moi qui l’ai vécu ! De même, j’ai vu de mes yeux ces contrôles au faciès. En fait, les gendarmes cherchaient des sans-papiers, sous couvert de réquisitions du procureur, pour rechercher des délinquants. »

 L’avocate était bronzée

Sa mésaventure en rappelle une autre.

Le 14 novembre 2007, dans l’enceinte du palais de justice de Bobigny, les CRS foncent sur une femme très brune : « Papiers ! » Elle s’appelle Houria Amami, est avocate et arpente depuis vingt ans les couloirs du tribunal. Les CRS agissent sur réquisition du procureur, soucieux d’éviter des incidents, car, ce jour-là, sont jugés « des individus mis en cause dans des violences urbaines ». Certes.

« Mais pourquoi moi ? Parce que je suis maghrébine et typée ? », enrage Me Amami. Son confrère Ahcène Taleb a, en son nom, demandé réparation à la ministre de la Justice.

Source : Canard Enchaîné, du 20.02.2008

 Mémé en fauteuil

Lu dans Ouest-France du 16 février 2008 : la femme mongole de 82 ans ne sera pas expulsée

Une ressortissante mongole âgée de 82 ans, atteinte d’une maladie invalidante qui la cloue dans un fauteuil roulant, va pouvoir rester à Redon près de sa fille française. L’octogénaire était sous le coup d’une obligation de quitter la France depuis le 24 septembre 2007. Les services de la préfecture avaient considéré que leur décision ne portait pas une atteinte grave à la vie familiale de l’intéressée, puisqu’elle est célibataire. Le tribunal administratif de Rennes a donné tort au Préfet.

J’étais Miss de France et j’ai subi le racisme