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Accueil > Thèmes généraux > Femmes, masculin-féminin > Femmes : un viol collectif

Femmes : un viol collectif

(écrit le 10 juillet 2002)

Un viol collectif ordonné par la justice

« J’ai touché leurs pieds. J’ai sangloté. Je leur ai dit que j’avais enseigné le Coran aux enfants du village, de ne pas me punir pour un crime que je n’ai pas commis. Mais ils ont déchiré mes vêtements et m’ont violée un par un ». A 18 ans, la vie de cette jeune femme de Meerwala, une localité du Pendjab pakistanais, s’est brisée sur une décision du conseil de village. Ici, on ne badine pas avec les affaires de castes

La justice villageoise ou tribale, qui trop souvent dans le sous-continent indien remplace la justice civile, en particulier dans les affaires « d’honneur », avait décidé du viol collectif de la jeune femme en représailles au « comportement répréhensible » de son frère. Shakoor, âgé de 12 ans, avait été vu en compagnie d’une jeune fille qui appartenait à une caste plus élevée. Immédiatement arrêté, Shakoor a été, semble-t-il, sodomisé par ses bourreaux, qui ont réuni un conseil pour décider de la punition à infliger à sa famille. Les suppliques du père de la jeune fille et les siennes n’ont pas fait fléchir les « juges », qui ont décidé de son viol collectif suivi de son retour chez elle, nue, à travers les rues du village.

Le drame, qui a eu lieu le 22 juin 2002, n’a été rendu public que le 1er juillet.

Depuis longtemps, la commission des droits de l’homme du Pakistan demande la fin de la « justice tribale », qui s’exerce toujours en faveur du plus fort.

D’après Françoise Chipaux,
Le Monde du 5 juillet 2002


Avortement :
sans portée juridique

Le Parlement européen s’est prononcé mercredi 3 juillet 2002 en faveur de la légalisation de l’avortement et contre les poursuites en justice de femmes qui se seraient fait avorter illégalement au sein de l’Union et dans les pays candidats à l’adhésion. Malheureusement ce rapport, présenté par la socialiste Anne Van Lancker, est un texte d’initiative   qui n’a aucune portée juridique. Il a été adopté par 280 voix pour, 240 contre et 28 abstentions.

Le Parlement « recommande que l’avortement soit légalisé, sûr et accessible à tous » afin de protéger la santé et les droits génésiques des femmes. Les Etats membres et les pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne sont également appelés à ne pas « poursuivre en justice des femmes qui se seraient fait avorter illégalement », tout en soulignant que l’avortement ne peut être « promu en tant que méthode de régulation des naissances ».

Cela implique de fournir « une information globale » sur les méthodes de régulation des naissances et de garantir « un accès égal pour tous à toutes les formes de moyens contraceptifs de qualité ».


Mais que veulent-elles ?

En mars 1999 a eu lieu à Châteaubriant un « forum femmes » qui a fait ressortir une forte demande d’écoute et d’échange, pas seulement des femmes d’ailleurs. A la suite de ce forum s’est créée l’association « Initiatives de Femmes et Développement pour tous », le « pour tous » indiquant précisément qu’il ne s’agissait pas de mettre les hommes à part.

Le 15 juin 2002, l’association a fêté ses deux ans. A mettre à son actif :

– des permanences régulières (deux fois par mois)
– un débat-conférence sur la solitude qui a connu une bonne participation
– une formation conduite par l’association « Artère » qui a permis à des femmes de Châteaubriant de rencontrer d’autres structures, pour mettre en commun leurs initiatives.

C’est avec ARTERE qu’est née l’idée de mener une enquête autour de l’idée d’Accueil. Certes il existe à Châteaubriant une association « Châteaubriant-accueil » qui fait plein de choses (sorties, couture, patchwork, langues étrangères, thalasso, randonnées, etc) mais ce n’est pas tout à fait ce que recherchent les personnes enquêtées.... qui, pour la plupart d’entre elles ne sont jamais allées à « Châteaubriant-Accueil ».

Un espace d’accueil

Pour les femmes qui ont répondu à l’enquête, l’accueil, pour elles, est échange, partage, rencontre, amitié, solidarité. Ces mots traduisent une attente personnelle, pas forcément l’envie de s’impliquer dans son organisation. Ils traduisent un fort sentiment de solitude, un besoin d’être reconnue, d’être bien avec d’autres, dans le respect des différences.

Mais échanger quoi ? Il est question, parce que c’est concret, d’échanger des savoir-faire, de mener ensemble des activités précises, mais on sent un désir à la fois plus fort et plus vague : permettre la parole des participant(e)s, leur permettre d’oser s’exprimer.

Comment faire ? Il existe dans certaines villes un système « réseau d’échanges de savoirs » (il en a fonctionné un, dans le passé, à Châteaubriant ) qui semblerait intéresser 50 % des personnes interrogées, d’autres souhaitant plutôt des soirées-débat et un réseau d’entraide.... Mais ce qui interpelle, c’est le nombre important de « sans réponse » : ces personnes-là cherchent quelque chose, expriment le besoin d’être reconnues, d’être soutenues, sans savoir à quelle porte frapper, et comment faire le premier pas.

D’où l’idée d’un « espace accueil », ouvert à tout le monde, sans caractère social même si l’accent est mis sur les personnes en recherche d’insertion sociale (ce qui ne veut pas dire : personnes défavorisées) et les personnes isolées. Mais là encore, il n’y a guère que 50 % des personnes interrogées qui ont la ferme volonté de participer au projet.

Des idées générales se dégagent cependant : un lieu d’entraide sans être pour autant un centre social, un cadre agréable, chaleureux, une sorte de café-club où l’on peut exposer ses problèmes, trouver des réponses, rompre sa solitude entre amis, ou entre participants inorganisés.

Ce centre-accueil dont le nom serait à définir (La Porte Ouverte ? Cause café ?) devrait être bien situé en centre ville sans que cela l’empêche de prendre un caractère itinérant sur le Pays de Châteaubriant  .

Bref, une réflexion est en cours. Des personnes se cherchent, pour rompre le repli sur soi, pour dépasser l’individualisme. L’association « initiatives et développement » pourra-t-elle trouver un lieu d’accueil, des animateurs à l’écoute, et le moyen de tendre la main à celles, à ceux qui sont là, à la porte, et n’osent pas faire le premier pas ? Pourra-t-elle organiser les soirées-débat qui sont tant réclamées ? Question ouverte, sans réponse pour l’instant.


La solution divine

Un jour au jardin d’Eden, Eve s’adressa à Dieu : « Seigneur j’ai un problème ».— « Quel est le problème Eve ? » - « Seigneur, je sais que vous m’avez créée et m’avez donné ce magnifique jardin et tous ces merveilleux animaux et ce grand bouffon de serpent mais c’est juste que je ne suis pas heureuse ».

Pourquoi Eve ? demanda la voix d’en haut

« Seigneur je suis seule et j’en ai ras le bol des pommes » .

« Bon Eve, dans ce cas j’ai une solution. Je vais créer un homme pour toi »

« Qu’est ce qu’un homme ,Seigneur ? »

« Cet homme sera une créature imparfaite, avec plusieurs défauts. Il mentira, trichera, sera vaniteux et s’auréolera de gloire ; en fait, il t’en fera voir de toutes les couleurs, mais il sera plus grand, plus fort, plus rapide et il aimera chasser et tuer. Il aura l’air ridicule quand il sera excité, mais puisque tu t’es plainte, je le créerai de telle façon qu’il satisfera tes besoins. Il sera stupide et s’amusera de choses inutiles comme se battre et jouer au ballon. Il ne sera pas trop brillant, aussi aura-t-il besoin de tes conseils pour bien orienter sa pensée ».

« Superbe !!! » dit Eve, avec un haussement de sourcils ironique. « Où est le piège, Seigneur ? »

« Eh bien, tu peux l’avoir à une condition :
Comme je te l’ai dit, il sera fier, arrogant et vaniteux. Alors tu devras lui laisser croire que je l’ai créé en premier. Mais rappelle toi : c’est notre petit secret. Tu sais, de femme à femme... » ....................M.R.


Prostitution

Environ 90% des prostituées d’Europe du sud-est sont victimes du trafic d’êtres humains qui s’est développé de manière alarmante au cours des dernières années et dont les jeunes filles de 18 ans sont la cible privilégiée, selon un rapport d’organisations internationales publié vendredi 4 juillet 2002 à Sarajevo.

Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), quelque 120.000 femmes et jeunes filles sont victimes chaque année du trafic d’êtres humains à destination de l’Union européenne, principalement via les Balkans, alors qu’environ 10.000 femmes, principalement de Moldavie, Roumanie et Ukraine, travaillent dans l’industrie du sexe en Bosnie. Le rapport attire également l’attention sur « un nombre croissant d’enfants de moins de 18 ans (...) victimes de trafic à des fins d’exploitations sexuelles et pour le travail forcé ».

Le rapport examine le trafic d’êtres humains, contrôlé par certains des réseaux criminels les plus importants au monde, dans huit pays : Albanie, Bulgarie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Yougoslavie, Macédoine, Moldavie et Roumanie. L’instabilité, les faibles lois et la pauvreté dans ces pays figurent notamment parmi les causes de l’augmentation du trafic d’êtres humains .

Selon les estimations des organisations non-gouvernementales (ONG), « plus de 2.000 enfants albanais ont été victimes de trafics vers la Grèce » alors que « 80% de la totalité des personnes victimes de trafic depuis l’Albanie sont des adolescentes de moins de 18 ans ». En outre, entre 10% et 30 % des prostituées dans la région seraient mineures.

Il n’y a pas de preuve de trafic de garçons pour la prostitution, malgré l’existence de rapports anecdotiques portant sur leur trafic vers l’Europe occidentale pour la prostitution masculine et la transplantation d’organes.

Selon le rapport, le trafic d’êtres humains est considéré dans les pays d’Europe du sud-est comme un problème d’immigration et non comme une violation des droits de l’Homme, ce que déplore le rapport, les victimes étant traitées comme des criminelles. Seules 35 % des victimes sont reconnues en tant que telles tandis que seules 7 % ont bénéficié d’une assistance et d’un soutien à long terme, précise le rapport.

Par ailleurs, la corruption des douaniers, qui coopèrent avec les trafiquants, relève, selon le rapport, d’un « lieu commun plutôt que d’une exception ». Le rapport reconnaît certains progrès effectués par les gouvernements locaux pour traiter le problème, mais ne s’en satisfait pas et recommande aux gouvernements la mise en application de lois contre les trafiquants ou l’adoption d’une nouvelle législation anti-trafic.


Ecrit le 1er octobre 2003 :

La religieuse prit un PV pour racolage !

3 juillet 2003 - 12e chambre correctionnelle de Paris. Un procès-verbal pour prostitution. Le juge s’indigne : le document est pré-imprimé avec des formules toutes faîtes décrivant le racolage. Seules l’identité de la prévenue, la date et quelques informations concrètes ont été écrites à la main. Le juge estime que ce formulaire stéréotypé décrédibilise la procédure. La prévenue est relaxée.

Dans de nombreuses procédures, c’est la tenue vestimentaire qui sert souvent à caractériser l’infraction. « C’est le policier qui apprécie selon ses critères : contrairement aux principes du droit, le racolage devient une infraction subjective » proteste Evelyne Sire-Martin présidente du Syndicat de la Magistrature. « La loi revient à pénaliser la pauvreté ».

Devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Marie-Claire, 56 ans, est poursuivie pour racolage. Françoise, une religieuse militante du mouvement du Nid, association qui vient en aide aux prostituées, est citée comme témoin. « Marie-Claire n’est pas provocante du tout, dit-elle, Il me semble que les policiers ont parfois des formules toutes faîtes pour décrire les tenues vestimentaires des filles. Moi-même j’ai eu un PV comme prostituée notoire ! ».

Initiatives de femmes

Travail des femmes

Femmes battues pages 1575 et suivantes

Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix