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Accueil > Thèmes généraux > Femmes, masculin-féminin > Femmes : humour

Femmes : humour

(écrit le 13 juin 2001)

  Humour : masculin ou féminin ?

La langue française est quand même bizarre. Pourquoi dit-on UN tabouret et pourquoi UNE chaise ? Le tabouret a-t-il des petits attributs qu’on n’a pas vus ?

Pourquoi dès que c’est UNE galère , c’est tout de suite au FÉMININ ? LA pluie , LA neige , LA grêle , LA tempête , tout ça , c’est pour vous les FEMMES !

Nous , c’est LE soleil et LE beau temps , LE paradis !

Vous, vous n’avez pas de chance : LA cuisine , LA bouffe , LA poussière , LA balayeuse .

Nous c’est LE café , dans LE fauteuil avec LE journal en écoutant LE hockey, et ça pourrait être LE bonheur si vous ne veniez pas mettre LA chicane.

Pour retrouver LE calme , je crois qu’on devrait laisser LE genre décider...Vous pouvez regarder LA télé, mais on choisit LE poste. Si LA télécommande vous appartient, on en a LE contrôle.

Mais ne voyez aucun sexisme là-dedans , oh non ! D’ailleurs , entre parenthèses , je vous signale que LE mot sexe n’a pas de FÉMININ. On ne dit pas UNE sexe, on dit LE sexe d’UNE FEMME, ou même LE clitoris .

Par définition , LE plaisir est donc pour les hommes. Car si les préliminaires sont rapides c’est qu’ils ne font qu’UN préliminaire. Plus que ça c’est UNE perte de temps. Après avoir obtenu UN orgasme, les hommes se retournent pour trouver LE sommeil pendant que les femmes vivent UNE frustration .

D’ailleurs, dès que c’est sérieux, comme par hasard , c’est tout de suite au MASCULIN : on dit UNE rivière , UNE p’tite rivière , mais UN fleuve ou UN océan, on dit UNE trottinette, mais UN avion à réaction !

Et quand il y a UN problème dans UN avion , c’est tout de suite UNE catastrophe , hé ! hé ! Alors, c’est toujours à cause d’UNE erreur de pilotage , d’UNE mauvaise visibilité, bref à cause d’UNE connerie . Et alors attention , dès que LA connerie est faite par UN HOMME, tout de suite , ça s’appelle plus UNE connerie, ça s’appelle UN impondérable !

Enfin, moi , si j’étais vous les FEMMES , je ferais UNE pétition. Et il faut faire très très vite parce que votre situation s’aggrave de jour en jour : y’ a pas si longtemps , vous aviez LA logique , LA bonne vieille logique Féminine. Ca nous a pas plu  , nous les HOMMES, et on a inventé LE logiciel .

Mais vous avez quand même quelquefois de petits avantages : on a LE mariage, LE divorce, vous avez LA pension et LA maison . Vous avez LA carte de crédit, on a LE découvert .

Mais en général, LE type qui a inventé LA langue française ne vous aimait pas beaucoup .

Il n’a pas pu s’empêcher de mettre UN accouchement . Vraiment MASCULIN, UN accouchement ! Ah ça , des erreurs comme ça il en a fait plein : UN sac à main , c’est viril à mort ! UN soutien-gorge, c’est pour les camionneurs ! Le maquillage, LE rouge à lèvres ... Il s’est trompé dans l’autre sens aussi : UNE moustache, ça c’est la FÉMINITÉ poussée à son comble, et puis je sais pas comment IL a fait pour se tromper, parce que très tôt dans LA vie, on découvre qu’UNE couille c’est pas ce qu’il y a de plus FÉMININ . Même les aveugles font LA différence . Ben LUI , IL a rien vu : Hein ? UNE couille ? Kécécéça ? Oh ben ça doit être FÉMININ, à moins que LA langue française ait été inventée par UN travesti .

Bon, alors , depuis que je sais ça , je fais attention quand je parle à UNE FEMME pour pas LA vexer : maintenant je fais LE cuisine , après je fais LE vaisselle et je regarde LE télé en me grattant UN testicule !

Frédéric Morin, du Canada

NDLR :
On pourrait démontrer le contraire ...
Il faut rappeler que, contrairement à d’autres langues, le français possède le masculin, le féminin mais pas le neutre.

Certaines vieilles bretonnes (qui n’ont pas appris le français au service militaire, comme leur mari) disent encore le table ou le chaise !


(écrit le 1er janvier 2003)

Il était une fois trois hommes en excursion.

Soudain ils arrivèrent à une grosse rivière déchaînée. Il leur fallait pourtant se rendre de l’autre côté, mais comment faire ?

– Un des hommes pria Dieu en disant : Je vous prie Mon Dieu, donnez-moi la force de traverser la rivière. POUF..., Dieu lui donna de gros bras et des jambes très fortes, et il fut capable de traverser la rivière à la nage en deux heures, mais faillit se noyer à trois reprises.

– Voyant cela, le deuxième homme pria lui aussi : Je vous en prie mon Dieu, donnez-moi la force ... et les outils pour traverser la rivière. POUF..., Dieu lui donna une chaloupe et des avirons et il put traverser la rivière en une heure, mais à deux reprises il faillit chavirer .

– Le troisième homme fort de l’expérience de ses deux compagnons, décida lui aussi de prier Dieu : Je vous en supplie oh mon Dieu, donnez-moi la force, les outils ... et l’intelligence pour traverser la rivière. POUF... Dieu le changea en femme. Elle vérifia la carte, marcha environ 200 mètres en amont et traversa le pont.

Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse ...


Distributeurs « DRIVE-IN »

Selon un lecteur facétieux, voilà ce que nous pourrons lire un jour dans une note du Groupement des Cartes Bancaires : « Nous procédons actuellement à la mise en place dans les grandes villes de points de distribution « Drive In », où il sera possible de procéder à des retraits d’espèces sans avoir à quitter son véhicule. Pour permettre à nos clients de profiter au maximum de ces nouvelles prestations, nous avons procédé à une étude comportementale approfondie afin de préciser les procédures à mettre en œuvre »

Veuillez lire les instructions suivantes selon la catégorie à laquelle vous appartenez.

PROCÉDURE A SUIVRE POUR UN UTILISATEUR DE SEXE MASCULIN :

1. Amener le véhicule près du distributeur.
2. Abaisser la vitre.
3. Insérer la carte dans le distributeur et composer votre code.
4.Taper le montant du retrait et valider.
5. Retirer la carte, les billets et le reçu.
6. Remonter la vitre.
7. Démarrer.

PROCÉDURE A SUIVRE POUR UN UTILISATEUR DE SEXE FÉMININ :

1. Amener le véhicule près du distributeur.
2. Reculer de la distance nécessaire pour aligner la fenêtre du véhicule avec le distributeur.
3. Abaisser la vitre.
4. Trouver le sac à main, vider son contenu sur le siège passager pour localiser la carte bancaire.
5. Tenter d’introduire la carte dans le distributeur.
6. Ouvrir la portière afin de permettre un accès plus facile compte tenu de la distance au distributeur.
7. Insérer la carte.
8. Réinsérer la carte dans le bon sens.
9. Réexaminer le contenu du sac à main afin de trouver l’agenda sur lequel est inscrit le code.
10. Taper le code.
11. Appuyer sur « Annuler » et retaper le code correctement.
12. Entrer le montant de la somme à retirer.
13. Retirer les espèces et le reçu.
14. Re-vider le sac à main et trouver le porte-monnaie pour y ranger les billets.
15. Ranger le reçu à la fin du carnet de chèques.
16. Vérifier le maquillage.
17. Démarrer, avancer de deux mètres.
18. Reculer jusqu’au distributeur.
19. Récupérer la carte.
20. Re-vider le sac à main, trouver le porte-carte, ranger la carte.
21. Redémarrer le moteur calé et quitter les lieux.
22. Conduire pendant 4 ou 5 kilomètres.
23. Oter le frein à main.

Ce « mode d’emploi » nous ayant été envoyé par un abonné, ce n’est pas LA MEE qu’il faut accuser de sexisme.

Mais voici maintenant, par vengeance, le « mode d’emploi des courses du week-end » :


Les Courses

A / PROCÉDURE A SUIVRE POUR UN CLIENT DE SEXE FEMININ

1- garer la voiture.
2- prendre un caddie.
3- le remplir de choses utiles en un temps record.
4- mettre les achats dans des sacs de façon rationnelle sinon intelligente.
5- payer.
6- rentrer à la maison.
7- déballer les sacs et ranger.

B / PROCÉDURE A SUIVRE POUR
UN CLIENT DE SEXE MASCULIN

1- garer la voiture.
2- entrer dans le magasin.
3- ressortir pour prendre un caddie.
4- s’apercevoir qu’il faut une pièce de 1 €
5- aller faire de la monnaie chez le marchand de journaux (ou au troquet, selon affinités)
6- en profiter pour feuilleter l’Equipe (ou boire une mousse, au choix)
7- prendre le caddie.
8- faire longuement tous les rayons en long, en large et en travers.
9- acheter une paire de chaussettes, 2 pizzas surgelées, un pack de KRO, des pistaches, des saucisses de Strasbourg et une BD, une piscine gonflable en plein hiver, deux casques pour bébé au cas où on ferait du vélo, quelques outils qui pourraient servir un jour ...
10- ne pas s’embarrasser avec du beurre, du lait, papier wc, des couches ou toutes autres choses totalement superflues.
11- ranger les surgelés dans le même sac que les chaussettes et la BD.
12- réussir à trouver la caisse avec la caissière la plus jolie, et en général la plus lente.
13- rentrer à la maison.
14- poser le sac de courses sur la table.
15- mettre les bières au frais.
16- s’installer confortablement dans un fauteuil avec la BD et les pistaches en attendant que la bière soit fraîche.


écrit le 12 février 2003

  Ni putes, ni soumises

Tout au long d’une marche qui doit les conduire à l’Elysée le 8 mars 2003, des militantes font signer une pétition qui a déjà recueilli 15 000 signatures. En voici le texte.

« Nous, femmes vivant dans les quartiers de banlieues, issues de toutes origines, croyantes ou non, lançons cet appel pour nos droits à la liberté et à l’émancipation. Oppressées socialement par une société qui nous enferme dans les ghettos où s’accumulent misère et exclusion, étouffées par le machisme des hommes de nos quartiers qui au nom d’une « tradition » nient nos droits les plus élémentaires, nous affirmons ici, notre volonté de conquérir nos droits, notre liberté, notre féminité. Nous refusons d’être contraintes au faux choix d’être soumises au carcan des traditions ou de vendre notre corps à la société marchande.

Assez de leçons de morale : notre condition s’est dégradée. Les médias, les politiques n’ont rien fait pour nous, ou si peu.

Assez de misérabilisme. Marre qu’on parle à notre place, qu’on nous traite avec mépris.

Assez de justifications de notre oppression au nom du droit à la différence et du respect de ceux qui nous imposent de baisser la tête.

Assez de silence, dans les débats publics, sur les violences, la précarité, les discriminations.

Il y a urgence et nous avons décidé d’agir. Pour nous, la lutte contre le racisme, l’exclusion et celle pour notre liberté et notre émancipation sont un seul et même combat.

Personne ne nous libérera de cette double oppression si ce n’est nous-mêmes. Nous n’appellerons à l’aide ni les chiennes de garde, ni les grands frères. Nous prenons la parole et lançons cet appel pour que, dans chaque cité de France, nos soeurs, nos mères entendent ce cri de liberté et rejoignent notre combat pour mieux vivre dans nos quartiers.

Pour que nous soyons entendues : diffusez notre appel le plus largement possible et participez à l’ensemble des initiatives féministes et antiracistes qui restent le cœur de notre combat » .

Contact : 01 44 93 23 23
Courriel : fede@maisondespotes.net


écrit le 26 février 2003

  Pour l’égalité des sexes

La Mée du 12 février 2002 s’est fait l’écho d’un article paru dans l’Humanité sur la marche des femmes des cités populaires. Un tour de France pour casser les ghettos et promouvoir l’égalité des sexes avec comme slogan : « Ni putes, ni soumises ». Arrivée à Paris pour le 8 mars, journée internationale des femmes.

Je souscris totalement à cette initiative  . Les conditions de vie sont souvent lamentables dans ces cités en raison de l’entassement, du chômage, de la pauvreté, et les divers gouvernements en portent une lourde responsabilité. A ce climat détestable vient s’ajouter une révolte parfois légitime avec des débordements et des excès de saccages et de détérioration qui sont préjudiciables vis-à-vis de l’opinion publique. Quant aux femmes et plus particulièrement aux jeunes filles, elles subissent les humiliations et parfois le viol.

Le désir d’émancipation concerne plus particulièrement les jeunes maghrébines qui étouffent sous le poids des traditions et de la religion. Au chômage et au racisme s’ajoute pour elles la domination masculine.

J’ignore ce qu’enseigne le Coran sur ce sujet mais les interprétations semblent parfois contradictoires et on a pu constater ce que pouvait donner son application très stricte.

Chèvres ou chameaux

Chez nous l’égalité des sexes est loin d’être appliquée puisque les salaires féminins sont inférieurs de 30 % environ aux salaires masculins : on joue sur les capacités physiques féminines inférieures (quoique ...) et sur les contraintes de la maternité. Est-ce normal ? A quand : « pour un travail égal, un salaire égal » ?

Les discriminations sont multiples. En Afrique surtout la femme n’est considérée que comme un objet de reproduction, sans parler des abominables excisions et lapidations. Le père vend sa fille en mariage pour quelques moutons, chèvres ou chameaux.

En Chine, jadis, c’était la mutilation des pieds et maintenant c’est l’élimination féminine à la naissance en raison de la régulation de la population. Les mâles sont plus utiles.

Je me souviens d’un voyage au Portugal dans les années 60. C’était au temps de la dictature Salazar avant la Révolution des Oeillets. J’avais été invité à déjeuner chez un policier. Très bien reçu. Bon repas. Seule ombre au tableau : la femme du policier n’est jamais venue s’asseoir à notre table durant le repas. Elle a seulement servi de bonne et est restée dans sa cuisine. Etait-il jaloux à ce point ? J’avais été très choqué de cette discrimination. (1) Mais dans certaines de nos provinces françaises, paraît-il que les femmes ne sont pas admises aux banquets des chasseurs ? est-ce uniquement pour ne pas choquer leurs chastes oreilles ?

Très long encore sera le chemin avant que ne soit réellement appliquée l’égalité des sexes. Il n’y a que 50 ans environ que les femmes ont le droit de vote en France. (2) .Alors ne brusquons pas les choses !

Et puis les hommes sont-ils vraiment coupables de cette notion de supériorité, quand la Bible même a toujours dit que l’HOMME cette merveille fut créé à l’image de Dieu et que la femme ne fut qu’une modeste copie issue d’une côte d’Adam ?

Une petite compensation cependant pour elles : dans beaucoup de ménages, c’est la femme qui porte la culotte.

Bof ! ce qui est sûr c’est qu’avec culotte ou sans culotte, les femmes seront toujours adorables

Paul Chazé


 Trouvailles des sénateurs

refusant le vote des femmes :

René Hery (1832) : Dans toute l’histoire de l’humanité, jamais il n’y eu de génie féminin ! ... Le suffrage féminin, dès son début, renversera la République !

Alexandre Bérard (1919) : Plus que pour le bulletin de vote, les mains des femmes sont faites pour être baisées dévotement, amoureusement. Séduire et être mère, c’est pour cela qu’est faite la femme. Tout ce qui la détourne du foyer est une violation de la loi humaine.

Pierre Marraud (1932) : Les femmes croient-elles que leur intervention dans les luttes politiques ne les fera pas fatalement descendre du plan très élevé où nous avons coutume de les placer ? (très élevé ? Si c’est à la hauteur du lit ...ndlr.)

Raymond Duplantier (1932) : La plupart d’entr’elles n’ont-elles pas des bouches trop petites pour qu’en puissent sortir les gros mots qui sont trop souvent la monnaie courante des discussions électorales ? ... Vous allez augmenter le nombre des femmes alcooliques, si vous leur donnez le droit de vote.

Paul-Régis Manset (1922) : A partir de 30 ans, une femme ne peut que diminuer son prestige en faisant connaître son âge. En inscrivant son nom sur une carte d’électeur, elle s’expose donc à de fâcheuses aventures.

Louis Tissier(1932) : La femme est en tutelle, c’est une espèce de mineure.

Franchement, ils étaient balaises, les Anciens
Lu dans le livre « Les rebelles », de Jean-François Khan

gay, gay, marions-les


NOTES:

(1) sans aller au Portugal, il faut rappeler que dans nos régions, il y a une centaine d’années, la femme ne venait pas à table, elle restait auprès du foyer

(2) le droit de vote a été refusé aux femmes par le Front Populaire aussi, qui craignait que cela n’accentue le vote à droite. C’est notamment la participation des femmes à la Résistance, qui a conduit Fernand Grenier, au temps du Gouvernement Provisoire de la France, qui siégait à Alger, à arracher le droit de vote pour les femmes, à l’Assemblée consultative d’Alger le 24 mars 1944.