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01.2002 - Conseil Municipal 8 mars 2002

(écrit le 13 mars 2002)

Un conseil municipal a eu lieu le 8 mars 2002 à Châteaubriant, « petit » conseil par le nombre des délibérations, mais conseil obligatoire puisque, de par la loi, le débat d’orientation budgétaire doit avoir lieu dans les deux mois qui précèdent le vote du budget. Et comme le budget doit être voté avant le 31 mars, il commençait à être temps. (Concrètement, le budget sera voté le mardi 26 mars lors d’une séance qui aura lieu à 20 h en mairie, retenez cette date sur vos agendas)

Deux points importants dans cette réunion : le programme « ville moyenne » et le débat d’orientation budgétaire.

La place de la Motte attendra

La nouvelle municipalité l’a dit et répété, elle souhaite un centre-ville attractif. On se demande seulement si elle en prend le chemin. Il suffit de voir, pour cela, les priorités retenues dans le contrat « ville moyenne » qui doit être signé avec la Région Pays de Loire.

Pour 2002 rien n’est prévu pour le Centre-ville sauf des études sur la place Ernest Bréant. Celle-ci, qui se situe derrière la mairie, en un lieu où se trouvent très peu de commerces, devrait être aménagée en 2003. Il est prévu un bowling dans les anciens garages Cariane-TTO (transports et tourisme   de l’Ouest), c’est du moins ce qui a été annoncé au Conseil Municipal des Jeunes. Un espace restauration est prévu à la place de l’actuel cinéma le Lem. Ce qui est étonnant c’est que le plan d’aménagement interne du bowling-billard a été montré aux jeunes, mais pas au Conseil Municipal officiel.

Le coût de ce bowling-billard est estimé par la municipalité à 6 881 000,00 F(plus d’un million d’euros). Cela ne vous paraît pas excessif ? Cela représente le prix d’une dizaine de maisons individuelles. De plus, rien n’a été indiqué sur son coût de fonctionnement, sur la question de savoir si ce sera un équipement municipal ou concédé à un exploitant privé. Faudra-t-il employer quelqu’un pour la billetterie ? Qui paiera le chauffage, l’entretien ?. Est-ce bien à la ville de financer un tel équipement qui a toutes les chances d’être déficitaire ? Des questions ont été posées par les Conseillers Municipaux de Gauche. Réponses obtenues : « on en parlera plus tard. Il nous faut d’abord savoir si nous aurons des subventions ». Bref, on ne sait pas où on va.

On ne s’est pas demandé non plus s’il était bien judicieux d’installer le bowling dans les anciens établissements Cariane-TTO. « Nous aurons à en discuter » a dit le maire. C’était bien la peine d’en parler au Conseil Municipal des Jeunes, si l’on n’est pas sûr que ce soit là.

La seule chose apparemment sûre c’est la réalisation d’une piste d’initiation skate-board dans le Parc de Radevormawald. En centre-ville, c’est une bonne idée. Il n’y a que le coût qui paraisse excessif : 288 000 F

Pour le reste, en matière de dynamisation du centre-ville, il n’y a pas grand chose : la Place de la Motte, qui est la place « stratégique », et qui est environnée de commerces, ne serait aménagée qu’en 2004. C’est bien tardif. Le coût envisagé est de 3 200 000 € (soit 21 millions de francs), avec toujours le même refrain : « On ne sait pas si on le fera, cela dépend des subventions que nous pourrons avoir ». Encore une fois, on ne sait pas où on va.

Par ailleurs, il avait été prévu d’aménager la rue de la Gare, avec plantation d’arbres, de façon à inciter les automobilistes de passage à entrer en ville, par une rue arborée et fleurie débouchant sur le château. On n’entend plus parler de ce projet (pour lequel de l’argent a été mis de côté à la suite de la demande des différents quartiers de la ville) et on peut constater que le contrat ville-moyenne n’a pas prévu la mise en valeur de la Place Charles de Gaulle.

9 millions d’euros

Si l’on fait le total, le montant du « contrat triennal Région Ville-moyenne » se monte à 8,8 millions d’euros, soit près de 58 millions de francs, à dépenser en principe sur 3 ans. Quand on sait qu’il y a environ 6 à 8 millions de francs à prévoir chaque année pour l’entretien courant de la voirie et des bâtiments, on peut se poser des questions. Claude Amice les a posées. Réponse : « On n’est pas obligé de tout réaliser. On s’engage à réaliser si on a des subventions ». Bref, on fait des projets, des rêves, mais aucune programmation. C’est sans doute pour cela que la municipalité fait appel à un cabinet d’études, la SELA, qui se fait payer 220 000, 00 F (soit 23 000 €). Mais, en privé, l’adjoint aux finances se fait des cheveux.

Le toit

Une chose sera cependant réalisée prochainement : la réfection de la toiture du centre Municipal des Sports, pour 126 000 euros. Mais cette dépense était prévue (et financée : les crédits correspondants figurent au budget primitif 2001).

Où ça ?

A part ça, il est prévu de construire un « espace polyvalent ». Quatre cabinets d’architectes ont été consultés le 19 novembre dernier. C’est le cabinet Brunet, de Nantes, qui a été retenu. Bon. Mais il sera construit où, cet espace polyvalent ? Ca, on ne sait pas, c’est au cabinet d’architecte de dénicher l’endroit. On y mettra quoi ? Pour quel prix ? On ne sait pas non plus. Faut pas être curieux comme ça ! Ce ne sera pas, en tout cas, la future maison des associations car celle-ci est en principe prévue dans l’ancien bâtiment administratif du foirail. A moins que ça ne change... Bref, on ne sait pas où on va ...

On retrouve ce que disait une personnalité, huit jours plus tôt, lors de l’assemblée générale du Codéla au Théâtre de Verre   le 28 février dernier : « il n’y a pas de vent porteur pour celui qui ne sait pas où il va »

DOB, DOB, dob

Comme prévu a eu lieu le Débat d’orientation budgétaire (le DOB pour les initiés). Mais il n’y a que les initiés, et encore, qui pouvaient s’y retrouver. L’adjoint aux Finances, a une rapidité d’élocution qui lui fait lire les chiffres à toute allure. On passe d’une ligne à l’autre, on jongle entre les colonnes, on additionne ceci, on retranche cela, on n’oublie pas les restes à réaliser, ni les ICNE (intérêts courus non échus !), les atténuations de charges, les opérations d’ordre, les dotations, les subventions. Enlevez la taxe professionnelle, ajoutez la dotation de compensation communautaire, soustrayez la fiscalité additionnelle de groupement et les charges nettes transférées, veillez à conserver une capacité d’autofinancement. Mélangez bien le tout, en tournant rapidement sans arrêter et servez chaud. Vous n’avez rien compris ? Moi non plus ! Mais c’était sans doute fait pour ça. Les conseillers d’opposition ont demandé des documents complémentaires. Le maire a dit qu’il les leur remettrait lors des commissions. Mais du coup, les citoyens ne sauront rien du tout ! Z’ont pas besoin de comprendre.

Retenez seulement qu’en principe la taxe d’habitation va baisser de 5 % et que tout sera fait pour « respecter une politique financière saine et durable » avec « une maîtrise des frais de fonctionnement et un endettement contenu ». Claude Amice a déclaré à ce sujet : « On ne peut que souscrire à ces deux dernières orientations qui étaient les nôtres. En revanche, le montant des investissements sur 3 ans, en plus des investissements annuels, sans mettre en parallèle un BUDGET PLURI-ANNUEL SOLIDE, ne nous semble ni raisonnable, ni relever d’une politique financière saine et durable. Certes vous héritez d’une situation budgétaire pratiquement assainie, laissant entrevoir de réelles capacités d’investissements, mais il serait dommage que plus d’une décade d’efforts de vos prédécesseurs et de tous les castelbriantais, soit remise en cause par des engagements dont les financements seraient aléatoires »

Embauches

A part ça, le Conseil a décidé une embauche massive d’emplois-jeunes qui s’ajoutent à ceux qui sont prévus dans le cadre de la Communauté de Communes du Castelbriantais et par le centre hospitalier (ça y est, on a compris pourquoi, lors de la dernière réunion de la Communauté de Communes du Castelbriantais, il avait été question du Centre Hospitalier : c’est que le Préfet en personne va venir signer la convention permettant d’embaucher tous ces jeunes).

Ces embauches, c’est bien et c’est pas bien. C’est bien parce que cela fait de l’emploi pour des jeunes et pour 5 ans. Si cette embauche s’accompagne de formation, cela peut déboucher sur des emplois durables.

En revanche, les emplois-jeunes ont des limites : c’est l’embauche d’un personnel auxiliaire et sous-payé, et qui la plupart du temps n’a pas la qualification requise pour un poste de la fonction publique.

Jean Pierre Le Bourhis a questionné sur les « 6 agents locaux de médiation sociale qui seront chargés de prévenir les conflits latents notamment au sein de la population des moins de 26 ans, de sécuriser les espaces publics (parcs, équipements sportifs) et de contribuer à surveiller les sorties des établissements scolaires ». Il a demandé de préciser leur niveau de recrutement et leur rôle. Martine Buron a expliqué que la médiation sociale est quelque chose d’assez délicat, puisqu’il s’agit la plupart du temps de contacts avec des personnes en difficultés. « Comment envisagez-vous leur tâche » ? Réponse du maire : « on verra quand on les aura ». Là encore on ne sait pas où on va.

De même, l’emploi d’écrivain public qui va être créé (c’est une excellente idée) exige des compétences particulières, non seulement pour la rédaction d’une lettre, mais surtout pour l’écoute de l’autre, la compréhension, et la discrétion.

Voici la liste des 12 emplois jeunes que veut créer la municipalité :
– 6 agents de médiation sociale
– 2 agents de surveillance des espaces publics chargés de la petite maintenance
– 1 concepteur infographiste
– 1 écrivain public
– 2 agents d’initiation aux nouvelles technologies dont un chargé de la prise en compte des documents d’état-civil et de leur exploitation historique depuis la Révolution.

Il y aura aussi 6 emplois CES (contrat emploi-solidarité) :
– 1 pour l’accueil en mairie
– 2 pour les espaces verts
– 2 pour la restauration scolaire et l’entretien des écoles.

Espace Mousquetaire

Dans la perspective de l’aménagement définitif du carrefour de la Ville en Bois, en deux rond-points assez proches, deux rues posent problème : la route d’Issé et la rue Benjamin Franklin (celle qui conduit actuellement à Intermarché).

La société SERP a demandé, au nom du groupe Intermarché, de déclasser la rue Benjamin Franklin et d’acheter le terrain d’emprise de cette rue. Ce qu’il faudrait savoir c’est ce qu’il y a dans les cartons d’Intermarché. La municipalité a dit qu’elle ne le savait pas. D’après nos informations, il y aurait un vaste projet appelé « Espace Mousquetaires » qui consisterait :
– à déplacer la station Renault (il serait fait à la place un « Restau-marché »)
– à construire un nouvel Intermarché (le permis de construire est déjà déposé (en gros là où était Forplex)
– à déplacer Brico-marché et à le mettre dans ce même espace où se trouvent déjà Vêtimarché et Station-marché.

Cet « espace Mousquetaires » qui déboucherait directement sur le carrefour de la Ville en Bois est destiné à faire concurrence à Leclerc. Et au centre-ville ?

MAC DRIVE

En matière de concurrence, il est étrange que J. Seroux ne se plaigne pas de l’implantation d’un Mac Do à l’entrée de la ville, avec facilités de parkings et cadre agréable : celui de l’étang de la Courbetière. Merveille des merveilles, ce MAC-DO va être équipé d’un MAC-DRIVE. Pour les ignorants que nous sommes, précisons qu’il s’agit de la possibilité donnée aux automobilistes de se faire servir un repas ... sans descendre de leur voiture ! TROIS GUICHETS de service seront directement accessibles par les véhicules. Gros progrès ! On pourra bouffer dans sa bagnole. Ouais !

Il paraît que cela va renforcer l’attractivité de Châteaubriant, lui donner une image de grande ville, puisque, paraît-il, ils sont nombreux les castelbriantais qui, le dimanche, s’en vont avec leurs enfants, manger dans les Mac-Do de Nantes, Rennes, Ancenis, Angers, etc. Il va sans doute falloir un jour organiser un rallye des Mac-Do ! ou une opération démontage ?

Martine Buron a regretté que cette implantation se fasse à l’entrée de la ville (par la route de St Nazaire), « un machin tout seul sur son bout de terrain » sans qu’il y ait un aménagement d’ensemble « qui ait de la gueule » visant à donner du prestige et de l’attractivité à la ville. Le maire a répondu que Mac Do était pressé, qu’il n’y avait pas à discuter et que l’investisseur pensait faire 50 % de son chiffre d’affaire en « Mac Drive » : cela fera donc 50 % des clients qui ne s’arrêteront que le temps de saisir au vol leur panier-à-mal-bouffe-tout-en-gardant-les-mains-sur-le volant !

Cinéma

Ce qui est en bonne voie, c’est la construction du futur complexe cinématographique. La ville cède le terrain d’assiette (soit 3126 m2) pour le franc symbolique (ce qui correspond à une valeur comprise entre 120 000 et 140 000 F). Par ailleurs la municipalité va acheter le terrain où se trouvait l’entreprise Besnier, tout à côté du futur cinéma, pour 390 000 F. Les 2226 m2 de terrain pourront permettre d’aménager près d’une centaine de places de parking.

Gens du Voyage

Toutes les communes de plus de 5000 habitants doivent réaliser ou participer financièrement à la réalisation et à la gestion d’aires d’accueil pour les gens du voyage. Châteaubriant aura 15 emplacements de 75 m2 chacun (pour une caravane et son véhicule tracteur), et au minimum une douche et deux WC pour cinq places de caravane . L’Etat apportera une aide à la création et à la gestion des aires d’accueil (70 % de subvention à l’investissement et 840 F par place de caravane et par mois).

Les communes ont deux ans pour réaliser les aires d’accueil. Au delà, le Préfet peut se substituer à la commune pour réaliser l’aire d’accueil pour le compte de la commune (les dépenses étant inscrites d’office à son budget). Le schéma départemental a prévu que Châteaubriant réserve un terrain destiné à l’accueil occasionnel de 50 à 200 caravanes. Le Conseil Municipal a émis un avis défavorable pour un tel terrain et refilé le bébé à la Communauté de Communes, où aucune commune n’en veut. La Préfecture passera-t-elle outre ? En tout cas cela n’empêchera pas, au cours de chaque été, le stationnement d’un grand nombre de caravanes ! Mais comme dit le maire : « On prévient qu’on ne les souhaite pas. Ensuite on verra ». Pascal Bioret et Jean-Pierre Le Bourhis auraient préféré qu’on aménage quelque chose de raisonnable.

BP  


Nimor et Flora

Du 11 au 15 mars 2002 se tient au Marché Couvert   à Châteaubriant une exposition et des ateliers pratiques avec la Croix Rouge  , les Pompiers, le SMUR, autour de la prévention des accidents des enfants, notamment des accidents à la maison.

Sont plus particulièrement concernés : les classes de CM1-CM2.

Pour les CE2 un spectacle intitulé « Nimor et Flora » a été proposé lundi 11 mars au Centre Municipal des Sports, dans le cadre de la semaine de sensibilisation aux accidents domestiques, à l’initiative   de la municipalité de Châteaubriant .