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04-2002. Conseil Municipal 30 septembre 2002

écrit le 9 octobre 2002

Un conseil municipal, ça sert à quoi ? Au moins à apprendre des mots nouveaux. Celui du 30 septembre 2002 a été un modèle du genre. On y apprend aussi les projets en cours, c’est pour ça qu’il est important d’y venir même si c’est plutôt ... soporifique (et ce n’est même pas la faute de Monsieur-le-Maire-cher-Alain, c’est toujours comme ça)

Allophones

A propos de rentrée scolaire, on a appris qu’un demi-poste avait été créé à l’école Claude Monet pour les enfants ALLOPHONES. Quoitessedonc ? Les ALLOPHONES sont ceux qui parlent autrement que les gens du cru, autrement dit ceux qui, chez nous, ne parlent pas le français. Le mot est peu usité, au point qu’un des journalistes a écrit « alophones » tandis qu’un autre écrivait « allophones », chacun se promettant d’aller voir dans le dico. Eh bien dans « Le petit Robert » ça n’y est pas, mais si vous allez voir dans l’encyclopédie Hachette vous y trouverez la lumineuse définition suivante :

allophone n. masc. et adj.. En linguistique c’est une variante combinatoire ou libre de la réalisation d’un phonème. Le -r - roulé et le -r - grasseyé sont des allophones en variation libre, alors que le -k - palatal (de qui ) et le -k - vélaire (de coup ) sont des allophones en variation combinatoire ; dans ce dernier cas, la nature de la voyelle qui suit détermine la réalisation du phonème.

Wouaou ! Que c’est savant ! Dans ces conditions on craint bien que tous les petits français ne soient allophones !


La Mée a relaté, le 2 octobre 2002, les propos de Mlle Bombray concernant la rentrée scolaire et notamment le demi-poste créé à l’école Claude Monet pour les « enfants allophones ». Or il se trouve que cette information était incomplète . Il s’agit en réalité d’un poste complet, qui est créé à l’école Claude Monet pour tout le nord de la Loire Atlantique sauf que ...

Sauf que ce poste, s’il est créé, n’est pas pourvu, cela signifie qu’il n’y a pas d’enseignant nommé par l’inspection académique parce que celle-ci ne veut pas payer des frais de déplacement. De même qu’il n’y a pas non plus de personnel nommé sur le poste d’instituteur remplaçant rattaché à Béré , ni sur celui de remplaçant rattaché à la maternelle Claude Monet. Mais ça, Mlle Bombray s’est bien gardée de le dire.

Naturellement

Dans une autre délib ’ on a causé des prestations assurées par la ville de Châteaubriant pour le compte du Centre Communal d’Action Sociale et du Service de Soins à Domicile des Personnes âgées : il est dit que : « afin d’affecter correctement ces dépenses aux services intéressés (...) le remboursement sera imputé à la nature 70873 Remboursement de frais par le CCA et le SSIDPA ». La « nature » ici nous échappe quelque peu !

CLS + CCPD = CLSPD

Enfin on a appris que le CCPD et le CLS disparaissent pour fusionner en un CLSPD. Décryptons : le Conseil Communal de Prévention de la Délinquance et le Conseil Local de Sécurité sont remplacés par un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la délinquance. Chouette !

Il va servir à quoi ? Pour l’opposition, Danièle Catala a signalé que le CCPD ne s’est pas réuni une seule fois en 2001 et elle a regretté qu’aient disparu les médiateurs et éducateur de rue et toutes les actions de partenariat avec les associations à caractère social et les actions vis à vis des familles immigrées . « Ces actions sont nécessaires pour apaiser les tensions dans les quartiers » a-t-elle commenté.

A signaler qu’en matière sociale, ce n’est jamais l’adjointe en titre Marie Jo Havard, qui répond, pas plus d’ailleurs que son adjoint, Rachid Azzouz, c’est toujours Jean Seroux. Les autres ne savent pas ?
(voir aussi plus loin)

Projet « Trinité »

Alors, de quoi qu’on a causé à ce Conseil Municipal ? D’abord d’un projet fort intéressant qui était dans les cartons de la municipalité précédente : le projet « Trinité » (relire La Mée du 3 février 1999) qui, autour de Jean Gauchet et de l’ORPAC   (Office des retraités), le prévoyait pour 2001. Il a pris quelque retard depuis l’élection d’une nouvelle municipalité. Mais enfin, il arrive (horizon 2003)

La municipalité Hunault a en effet repris le projet et c’est une excellente chose. Le dossier a été très suivi par un petit groupe de citoyens (appartenant ou non à l’ORPAC  ) et quelques élus (pas souvent les mêmes d’ailleurs !). La gestion de l’ensemble a été confiée à Mutualité Retraite et c’est l’OPAC (office public d’aménagement et de construction) qui a été retenu en raison de divers avantages qu’il offre : réalisation dès 2003, prise en charge des travaux de voirie, entretien des espaces verts, ouverture « inter-génération » avec de l’habitat pour personnes âgées et de l’habitat traditionnel.

Donc, sur le site de la Trinité (qu’on appelle encore Parc de la Trinité), le bâtiment ancien sera conservé (l’architecte des bâtiments de France y tenait) et réaménagé en logements en duplex. Et puis, le long de la rue St Elisabeth seront construits différents bâtiments tenant compte de la forte dénivellation de la rue, et notamment un « domicile services » qui comportera des logements et un service de restauration ouvert aux personnes âgées de la ville. Dans le parc de la Trinité, le maximum d’arbres et arbustes seront conservés, de même qu’un cheminement piétonnier. Quatre bâtiments seront construits perpendiculairement à la rue de la Trinité. En tout 46 logements en rez de chaussée ou jusqu’à 2 étages avec ascenseurs. Aucun chiffrage n’est encore donné.

Pour le service des personnes âgées, une « plateforme de services » sera aménagée sur le site de l’ancien hôpital, mais, là encore, aucun projet précis et chiffré n’a été présenté.

Autres délib’

Le Conseil Général va construire un bâtiment modulaire démontable, au parc de la Trinité, pour anticiper la « maison du département   »

Le bâtiment occupé par Arma Loire, en zone industrielle nord, est vendu à la Communauté de Communes du Castelbriantais (10 000 m2) et la société Arma-Loire va s’installer dans le bâtiment Focast situé dans la même zone
La partie des bâtiments de TFA (ameublement) qui ne sont pas utilisés par le foirail, vont servir d’ateliers-relais (8800 m2)

L’ancienne station Shell, située à l’angle de la Rue Alsace-Lorraine et de la Rue de la Libération, va être achetée pour 137 000 € (900 000 F) pour y aménager un rond-point d’entrée de la ville (coût ?). Il restera quand même à régler le débouché de la Rue Anne de Bretagne et de la Rue du Berry, rues très empruntées par les scolaires.

Quatre lots de 612 à 696 m2 sont mis en vente du côté du lotissement du Deil

Le contrat éducatif local pour 2002-2003 comporte 27 « fiches-actions » (semaine radio, initiation à l’astronomie, animations adolescents, etc) pour un coût de 672 900 euros.


(note du 16 octobre 2002 :

La municipalité a annoncé qu’il y avait 27 projets inscrits au Contrat Educatif Local, pour une somme de 672 900 euros. Sauf que ... ce qui est inscrit ne sera pas forcément réalisé. Ce sont les élus qui décideront. Mais quand ? Mais quoi ? On ne sait pas.

En tout cas une annonce de 672 900 euros ça fait toujours bien dans le tableau, même si, ensuite, ça ne correspond à rien.)

L’aménagement des places Ernest Bréant et de la Motte n’avance guère : la municipalité a décidé en juin 2002 de confier une mission de maîtrise d’ouvrage à la SELA, pour réaliser un programme de travaux, mais le maître d’œuvre n’est pas encore choisi puisque la commission qui doit le choisir n’a été composée que le 30 septembre 2002.

De même la commission qui va donner son avis pour la désignation d’un maître d’œuvre pour le futur cimetière n’a été désignée que le 30 septembre 2002

Vélodrome

En revanche, ce qui va plus vite, c’est la perspective de travaux au vélodrome : le coût devrait approcher les 350 000 euros, avec, si tout va bien, 79 % de subventions publiques. On s’interroge quand même sur la nécessité de ces travaux, quand on lit la revue « Pays de La Loire cyclisme » du 12 juin 2002 : il y est dit que « seul le vélodrome de Châteaubriant est sain ». Alors pourquoi la municipalité envisage-t-elle des « travaux de réfection de la piste ?

Bowling et billard

En ce qui concerne le bowling et le billard, on a appris que le coût est serait de 877 000 €, avec 67 % d’aides publiques « attendues ». Quelquefois on attend longtemps. Enfin même si toutes les subventions sont obtenues, il resterait 296 000 € à la charge de la ville soit 1 940 000,00 F environ. Les conseillers d’opposition ont demandé combien il y aurait de pistes, quel serait le mode de fonctionnement, etc. « Ah, on ne sait pas ! » . Eternel refrain.

Même chose en ce qui concerne « une piste de skate-board et de roller » « On verra après » a dit Mlle Bombray ! Faut dire que ce n’est pas facile. D’abord cela ne peut pas être UNE seule piste. Un piste de roller doit être longue pour que les jeunes prennent de l’élan, tandis qu’une piste de skateboard doit être plus ramassée (comme à la Ville aux Roses). Et puis on la met où, cette satanée piste ? Après le parc de Radevormwald qui semble abandonné, après le château, on parle maintenant de Choisel ... En tout cas ça peut coûter 40 000 € dont 10 000 € à la charge de la ville si les participations « attendues » arrivent bien.

Parking : une maison et un terrain de 750 m2 sont acquis au 13 rue de la Barre au prix minimum de 83 085 € pour y faire un parking.

Voilà, vous savez presque tout sur le dernier conseil municipal de Châteaubriant . Total des dépenses envisagées à ce conseil : 1 276 741 € (soit 8 400 000,00 F environ), (si on reçoit toutes les subventions espérées) sans compter le prix d’aménagement du projet Trinité, d’un giratoire rue des Déportés Résistants, d’un giratoire près de la Station Shell, de pédalos et d’un mini-golf (lire plus loin), de l’aménagement des places de la ville, du futur cimetière, du parking de la Rue de la Barre, etc. On rêve ! BP  


Ecrit le 11 octobre 2002
Conseil Municipal de jeunes

Pédalos et mini-golf

Panique à bord, mercredi 4 octobre 2002 à la mairie de Châteaubriant . « Mais qui les a prévenus » demandait Mlle Bombray en parlant des deux journalistes de la presse locale qu’elle venait de mettre à la porte. C’est que, ce soir-là, il y avait une réunion du Conseil des Jeunes et ceux-ci, sachant qu’ils étaient tous réunis, ont cru que c’était un « conseil municipal » (et ils en ont parlé à leurs amis de la presse), alors que, paraît-il, c’était juste une « réunion élargie » où il y avait quand même l’adjointe Mlle Bombray, le maire, le secrétaire de mairie, l’adjoint aux finances, le directeur des services techniques et tout le tin-toin. Bref, c’était pas un conseil municipal de jeunes mais ça y ressemblait

Les jeunes n’ont pas compris cette exclusion des deux journalistes « elles ne faisaient pas de mal, elles étaient bien tranquilles dans leur coin » a dit l’un des jeunes !

Selon les jeunes, Mlle Bombray s’est fâchée parce qu’elle ne souhaite pas que la presse apprenne trop vite les nouvelles propositions des élus adultes aux élus jeunes : des pédalos sur le lac de Choisel et ... un mini-golf ! Tiens on revient presque aux amours du père Hunault ! Des pédalos, pourquoi pas, mais il y a des tas de questions à se poser avant : embarcadère, sécurité, avis des sociétés de pêche, personnel, etc. Si cela se fait, ce ne sera pas de sitôt, mais l’essentiel est de faire rêver.

Quant à la piste de skate-board (à moins que ce soit une piste de roller) elle ne se fera pas au Parc de Radevormwald, elle se fera à Choisel. C’est une bonne nouvelle pour les habitants des HLM de la rue Hoche. Quant aux jeunes, à dire vrai, ils s’en fichent : ce n’était pas leur demande.

D’ailleurs cette façon de faire indispose sérieusement des jeunes qui commencent à considérer comme une corvée d’aller à des réunions où ce sont toujours les adultes et spécialement Mlle Bombray, qui parlent. Et celle-ci, de plus, ne tient pas sa parole. Un exemple : elle avait dit que, si le premier concert Di-Dji se passait bien, le second pourrait durer plus longtemps. Le premier s’est bien passé, les jeunes demandaient donc que le final soit à une heure du matin. « Non, ce sera minuit trente » a affirmé péremptoirement Mlle Bombray, ce qui lui a attiré une réflexion de l’adjoint aux finances M. Boisseau lui disant « On a une parole ou on ne l’a pas » - « Tais-toi, lui a répondu Mlle Bombray, ce n’est pas toi qui a la charge de ce dossier » Et toc ! Les jeunes ont vu voler les coups et n’ont pas apprécié.

Plus d’autonomie

Le Conseil Municipal des jeunes se cherche un peu et même beaucoup. Et c’est normal. Il a été proposé aux jeunes d’élaborer un règlement intérieur. Pas bêtes, ils ont dit qu’ils avaient bien le temps, qu’ils en élaboreraient un pour 2003, c’est-à-dire pour les jeunes qui seront élus après eux. « Il nous faut le temps de voir comment ça se passe, ce qui va, ce qui ne va pas. Ce règlement intérieur, c’est encore trop tôt » ont dit certains en demandant de travailler en petits groupes « pour que les plus timides puissent s’exprimer ». Ils ont surtout demandé d’avoir « plus d’autonomie » et pouvoir discuter en l’absence d’adultes car ils se sentent sous la tutelle de Mlle Bombray. Il est vrai que la situation de celle-ci ne doit pas être facile. Mais, quel doit être le rôle des adultes ? « C’est de poser les bonnes questions pour que les idées viennent de nous » ont dit des jeunes. J’vous dis, ils sont pas bêtes !