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05-2002. Conseil Municipal 18 décembre 2002

écrit le 25 décembre 2002

« Petit » conseil municipal le 18 décembre 2002 à Châteaubriant : deux heures seulement. C’est normal étant donné que les conseils municipaux ont perdu presque toutes leurs attributions au profit de la Communauté de Communes (où d’ailleurs aucun élu minoritaire ne siège !)

Focast : J’ai du mal à croire ...

Le principal point à l’ordre du jour a concerné la vente, à la Communauté de Communes , du terrain où se situe la Fonderie Focast, pour 807 980 € « pour accompagner le plan de sauvetage de Focast-Bretagne et ainsi préserver l’emploi ».

Les 6 conseillers d’opposition ont discuté sur ce point. « Si nous avions été à votre place, nous aurions fait la même chose. Pendant 12 ans, il nous a été présenté cinq à six plans de sauvetage, que nous étions prêts à accompagner mais que l’actionnaire principal, l’Union des Banques Suisses, n’a jamais portés à leur terme. Nous sommes donc favorables au projet actuel, pour sauver l’emploi » a dit Martine Buron « mais au bout de tant de plans successifs, j’ai du mal à croire à ce plan supplémentaire : quand la fonderie Focast aura été remontée, elle sera sans doute vendue et les collectivités seront bien ennuyées »

« Nous relevons à ce sujet l’extraordinaire patience des salariés, alors même que leurs conditions de travail et de rémunération ne sont pas idéales ».

Au pied du mur

« Une fois de plus les collectivités locales sont mises au pied du mur, par un actionnaire, UBS capital, qui espérait faire une bonne affaire en achetant Valfond, et qui a accumulé les dettes fiscales et sociales. L’Etat lui a accordé un moratoire de 7 ans, ce qui est exceptionnel. Quelles garanties l’Etat a-t-il prises à ce sujet ? Espérons que l’actionnaire UBS ne jouera pas avec l’argent des contribuables, et avec l’entreprise Focast ».

« Quel type de garantie avez-vous sur l’emploi ? » a encore demandé Martine Buron. « Nous avons une promesse signée pour 185 emplois » a répondu Georges Garnier.

185 emplois et du chômage

« Que veut dire cette promesse ? » a interrogé Jean-Pierre le Bourhis. « Actuellement il y a 185 emplois mais avec 6 semaines de chômage partiel. Dans ce cas c’est l’Etat et les contribuables qui paient, et le système d’assurance-chômage. Nous connaissons en France trop de plans de sauvetage qui se terminent mal, je ne fais pas confiance à ces gens-là » a-t-il continué en expliquant qu’il s’abstiendrait lors du vote. Danièle Catala s’est abstenue aussi : « Si j’avais été dans la majorité, j’aurais voté pour, le fait d’être dans l’opposition permet de mettre, pour une fois, les actes en conformité avec les idées ».

Rachid Azzouz a essayé de lancer une pique : « Vous critiquez cette opération Focast. Mais qu’avez-vous fait pour Provost ? ». Jean-Pierre Le Bourhis lui a répondu que cette entreprise du bois, qui s’est appelée Provost, puis TFA, est justement l’exemple (mauvais exemple) d’une entreprise où les différents plans de sauvetage successifs, qui ont tous reçu l’appui des pouvoirs publics, se sont terminés en désastre « et cela a coûté cher aux finances communales puisque nous avons dû porter en « non-valeur » toutes les dettes que l’entreprise avait vis-à-vis de la commune de Châteaubriant ».

Claude Amice a considéré que « le plan de sauvetage de Focast est un pari. La ville est coincée dans cette affaire, pas à court terme puisque vous avez une garantie de loyer sur 3 ans, mais peut-être à long terme. [puisque l’emprunt est sur 15 ans ]. Espérons que la situation TFA ne se reproduira pas ».

Le Maire, parlant pour une fois, a dit : « Nous avons évité la fermeture et parié sur la modernisation des installations. On verra à l’avenir »

Bouts de terrain

Un terrain de 5000 m2 est vendu à la société Frans Bonhomme, à l’arrière du restaurant Mc Donald’s, pour la construction d’un établissement commercialisant des matériels de voirie, en particulier tubes et raccords plastiques. Il est prévu quelques emplois (sans précision).

Des bouts de terrain sont vendus sur la zone industrielle Sud-Ouest :

– 7 303 m2 à la société SCI Berjac (centrale à béton de Bernard Hervé)
– 1627 m2 à la SCI Brunet (société SBMT)

Ces ventes permettent aux entreprises d’agrandir un peu leur terrain et font rentrer des fonds dans la caisse de la ville (environ 47 622 € soit 312 000 F) sans qu’il y ait pour l’instant de projet industriel créateur d’emplois.

Des bouts de chemins communaux ont été aliénés (rue Benjamin Franklin, chemin rural entre la rue du Général Patton et la rue Sydney Béchet) ou classés dans le domaine public (impasse du champ du Four)

Gendarmerie

Nouvelle gendarmerie : celle-ci était déjà promise à Martine Buron en 2001. Sa construction a été décidée le 26 mars 2002. Elle va se concrétiser sur un terrain de 18 000 m2 situé à la sortie de la ville, sur la route de St Aubin des châteaux, à proximité de la ferme appelée « La Pentecôte » : 44 logements et des locaux techniques. Le coût en sera de 5 209 000 € (soit 34 millions de francs), le gouvernement accorde une subvention de 889 776 € (soit 17 % du total) et garantira un loyer annuel de façon qu’aucune incidence financière ne soit supportée par le budget communal. Actuellement le zonage du Plan d’Occupation des Sols ne permet pas cette construction, mais le futur PLU   (plan local d’urbanisme) va modifier les choses. Il restera à savoir ce que l’on fera des bâtiments actuellement occupés par la gendarmerie, rue de Verdun. (il est vrai qu’il ne manque pas à Châteaubriant d’associations cherchant des locaux définitifs : le CLIC  , le Restau du Cœur, l’association ACPM  , etc)...

A petits pas

La toiture du Centre Municipal des Sports devra être refaite. Une mission est confiée à la SELA (encore !) le 27 juin 2002. La délibération du 18 décembre 2002 consiste à créer une commission-jury pour le choix d’un maître d’œuvre.

Des subventions sont demandées pour l’atelier qui va être aménagé rue de la Vernisserie pour des activités artistiques (danse, musique), dans le bâtiment ancien situé à côté du futur Complexe cinématographique. Coût 175 000 € (soit 1 150 000 francs). [On peut s’étonner quand même : cela ne relève pas de la Communauté de Communes ? ]. En fait, ce futur aménagement est l’exemple du lent cheminement des décisions :
– Le 8 mars 2002 a été décidé l’aménagement
– Le 27 juin 2002 a été décidé de confier une mission à la SELA
– Le 18 décembre 2002 sont demandées les subventions.
– Sans doute prendra-t-on une nouvelle délibération pour désigner un jury de concours d’architecte
– Puis une autre pour dire qui aura été choisi ...

Cela permet de reparler plusieurs fois de la même chose car, de trois mois en trois mois, les citoyens oublient ce qui a été décidé. Ils ont donc l’impression qu’il se fait quelque chose de nouveau !

Voirie

Des travaux de voirie, pour une durée de 3 ans, vont être lancés pour un montant compris entre 190 000 et 380 000 € par an (soit entre 1,2 et 2,5 millions de francs)

Base de Loisirs

Dans le Parc François Mitterrand (autour de l’étang de Choisel) est prévue une « base de loisirs » avec aire de skateboard et mini-golf pour 117 000 euros (soit 800 000 F). Il est question de prolonger plus tard par des activités nautiques (il n’a pas été question de pédalos !) et équestres. Mais on n’a pas plus de détails, sinon que le maire est autorisé à lancer l’appel à la concurrence et à signer les marchés. Martine Buron a demandé une réflexion plus poussée sur l’utilisation de ce lieu « en raison du programme chargé et disparate que vous nous proposez ».

Finances

Pour une fois la « décision modificative » qui a été présentée donnait quelques indications claires :

– les travaux prévus en 2002 au vélodrome n’ont pas été effectués (- 214 000 euros).
– non plus que ceux prévus pour le bowling (- 98 000 €). Pour celui-ci, rien d’étonnant, l’annonce était prématurée.
– En revanche le terrain de sports de la route de Vitré est commencé (335 000 €) et bénéficie de subventions de l’Etat, de la Région, de la Communauté de Communes et de fonds européens pour un total de 244 000 €
– Des subventions ont diminué : - 17 000 € pour le CCAS  , - 13 000 € pour les foires et marchés
– Deux spectacles non prévus au départ (le nouveau cirque de Chine et les Etoiles Fraternelles du Père Hugo) ont coûté 38 000 €
– Des travaux d’espaces verts, qui avaient été retirés au Centre d’Aide par le Travail, n’ont pas pu être effectués par les salariés communaux. Il a donc fallu verser 24 430 euros au CAT (remarquons au passage qu’enlever du travail à un centre de handicapés, ce n’est pas très social !)
– le manège installé place de la Motte coûte 4500 €. Chaque enfant des écoles primaires et maternelles va bénéficier d’un ticket gratuit. Ca au moins c’est de la « communication » !

Maison mystère

Le 24 septembre 2002, hors Conseil Municipal, le maire de Châteaubriant a conclu un marché avec un architecte pour la construction d’une « maison de quartier » à Châteaubriant : tranche ferme : 3827 €, tranches conditionnelles 23 322 € ce qui fait en tout 178 000 F. Renseignements pris, il s’agirait de l’ancienne boulangerie achetée à la Ville aux Roses. Mais rien n’est précisé sur ce qui va y être fait.

Magasin mystère

A propos de mystère, le magasin qui a été construit rue du 8 mai, et qui est tout beau, avec des parkings bien dessinés, n’est toujours pas ouvert, même si on y voit des voitures de temps en temps et on ne sait toujours pas à quoi il est destiné !

(note du 2 juin 2004 : c’est un discount Aldi)

La solidarité difficile

Dans un communiqué remis à l’issue du Conseil Municipal du 18 décembre 2002, le groupe des élus d’opposition estime que la ville de Châteaubriant ne fait pas assez en matière sociale.

« Nous nous réjouissons de la proximité des fêtes de fin d’année. Châteaubriant est belle, illuminée, joyeuse, accueillante. Il est important que les élus contribuent à susciter un esprit de fête chez tous les citoyens.

Hélas, comme chaque année, les plus démunis s’adressent aux associations caritatives afin de trouver un repas, des vêtements, un peu de chaleur humaine. Mais en ce moment, développer la solidarité à Châteaubriant semble parfois difficile. » dit le communiqué qui explique :

– L’accès au local des SDF (sans domicile fixe) pour les personnes de passage, doit s’effectuer auprès de la police municipale. Cette démarche ne risque-t-elle pas de rebuter certaines personnes et de les contraindre à dormir dehors ?.

– Dans le même temps les Restos du Cœur doivent gérer une progression alarmante des « bénéficiaires ». Mais l’association n’aura bientôt plus de local pour assurer les distributions. La Mairie de Châteaubriant répond qu’elle ne dispose d’aucun local à ce jour. L’extrême urgence de la situation nécessite pourtant une réponse rapide et l’on peut adopter des solutions provisoires, par exemple les locaux de la « petite Borderie » [ndlr : ces locaux viennent d’être libérés depuis la construction du dernier bâtiment du village des enfants ].

« Les élus de la majorité ont choisi d’égayer la ville pour Noël : un choix de 87 000 euros (soit 571 000,00 F)*.

Mais ils ont fait l’économie d’une vraie politique d’aide sociale aux plus démunis. Nous interpellons donc les élus afin qu’ils consacrent une part de leur budget de fêtes à illuminer un peu le quotidien de ceux qui possèdent si peu »

Communiqué du 18.12.2002

(*) Dominique Flatet avait annoncé 75 000 € mais l’adjoint aux finances, Rudi Boisseau, a révélé au Conseil Municipal que c’était en réalité 87 000 €.

Dialogue social à Châteaubriant

Le 14 décembre 2002 avait lieu à Châteaubriant une collecte pour les bébés du cœur. Il était demandé une participation de 2 euros.

« Ah sûrement pas ! » dit un employeur local « tous des alcooliques et des feignants » . [ndlr : les bébés aussi ?]

En face la personne répond : « puisque vous dîtes qu’ils sont feignants, accepteriez-vous d’embaucher quelqu’un qui boit ? »

« Ah non ! Un coup de pied au cul, oui ! » répond l’employeur de façon très distinguée.

« Mais si on ne leur donne pas à manger, alors ils n’auront d’autre choix que de voler » dit la personne.

« Eh bien, ils iront en prison ! »

L’homme n’a pas réfléchi que la construction des prisons coûte plus cher que les restos du cœur . A moins qu’il n’envisage de laisser mourir de faim les gens qui sont sans le sou ?

Pour les délinquants, il existe des TIG (travaux d’intérêt général). Pour certains « braves gens » il faudrait créer des TIS (travaux d’intérêt social).


Le bulletin municipal de décembre 2002 est paru. Il a été porté à l’imprimerie AVANT même que les décisions qu’il annonce aient été prises au Conseil Municipal du 18 décembre !