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La télévision

écrit le 7 mai 2003

 La télé manipule aussi les bébés

L’impact de la télévision sur les enfants et les adolescents en matière de violence et de sexualité fait depuis longtemps l’objet d’un débat mais personne ne s’était occupé jusqu’à maintenant de le prouver. Le journal londonien « The Daily Telegraph » révèle les conclusions alarmantes d’une toute récente étude portant sur des enfants âgés de 12 mois, menée par le Dr Donna Mumme, de l’Université Tufts à Boston, avec le Dr Anne Fernald, professeur de psychologie à Stanford, qui affirme que « les bébés adoptent des comportements en rapport avec les émotions des adultes qui les entourent » et même « des signaux émotionnels ou sociaux » véhiculés par la télévision.

Les chercheurs ont filmé en vidéo une actrice manipulant des objets tels qu’une balle bleue, un porte-lettres en spirale rouge, un morceau de tuyau jaune, etc., tout en exprimant par des mimiques ou par la voix des opinions parfois positives, parfois négatives. On a ensuite donné ces jouets aux enfants et ils ont volontiers joué avec. Mais après avoir vu la vidéo, ils se sont mis à copier les réactions de l’actrice, souriants ou enthousiastes devant un objet connoté positivement, fronçant les sourcils, grimaçant, allant même jusqu’à pleurer devant un objet à connotation négative.

« Nous étions bouleversés de constater que des enfants de 12 mois pouvaient décoder autant d’informations provenant d’une vidéo de 20 secondes », souligne le Dr Mumm.

Qualifiant les conclusions de cette étude comme « remarquables », « The Daily Telegraph » met les parents en garde : « les adultes devraient réfléchir à deux fois avant de regarder la télévision alors que leur bébé est dans la pièce ». Jusqu’à présent l’impact du petit écran a été sous-estimé, précise le Dr Mumm. Son influence sur le développement de l’enfant exposé pourrait se révéler considérable. « Les bébés sont réceptifs aux stimuli que génère la télévision et nous savons maintenant que les informations reçues peuvent guider leurs réactions ultérieures. »


Ecrit le 28 avril 2004 :

 Télé(réalité : La ferme !

La Télé « réalité » innove sans cesse : elle a trouvé des « célébrités » (pas si célèbres que ça, à part Elodie Gossuin, Miss France 2001 et Miss Europe 2002), pour aller vivre 15 jours dans une ferme d’autrefois, sans électricité ni toilettes, avec la responsabilité des soins à donner aux vaches et aux cochons.

Les agriculteurs se sont scandalisés de cette image donnée de la France Rurale. Le pire est sans doute ailleurs : dans la rémunération de ces célébrités qui perçoivent 30 000 € pour leurs deux semaines, soit l’équivalent du revenu d’une centaine de personnes pauvres en France, souvent privées, elles aussi d’une électricité qu’elles n’ont plus les moyens de payer.

En 2001, selon l’observatoire de la pauvreté, 3 700 000 personnes vivaient avec un revenu inférieur à 600 euros pour une personne seule.

Cela représente 6,1 % de la population française. S’il n’y avait pas les prestations sociales, la pauvreté toucherait 13 % de la population.

Un certain nombre de familles accepteraient volontiers de vivre « comme autrefois » si on leur offrait 30 000 € pour 15 jours ! Les vaches seraient bien gardées !


Ecrit le 10 novembre 2004 :

 La télévision : un genre de drogue

Le petit écran fonctionnerait comme une drogue,
ce qui expliquerait le phénomène de dépendance qu’il suscite.

Selon Le Courrier International, l’abus de télévision et le manque d’activité physique qui en découle sont synonymes de dégradation de la santé. Les conclusions de l’étude réalisée par « The International Journal of Obesity », publiées sur le site de Nature disent que, entre autres, que « les enfants qui regardent le plus la télévision présentent dans le temps la plus grande augmentation de poids », ou encore que « regarder la télévision, indicateur d’un mode de vie sédentaire, est un facteur d’obésité et de maladies cardiovasculaires », sans parler des risques accentués de diabète de type 2, le diabète de l’adulte.

Télévision et puberté : mélatonine

Des recherches récentes mettent à jour une autre conséquence de l’abus de la télévision. « Plus l’exposition à la télévision est importante, plus les signes de puberté, par exemple les premières règles, apparaissent précocement », déclare Alessandra Grazziotin, directrice du centre de sexologie et gynécologie de Milan, interviewée par le journal italien La Repubblica. La période de puberté est en effet régulée en grande partie par une hormone essentielle au processus du sommeil : la mélatonine. « Les enfants qui regardent beaucoup la télévision produisent moins de mélatonine », rapporte New Scientist. « Quand, dans le cadre d’une expérience, on a privé de jeunes adolescents de leur TV, ordinateur et jeux vidéo, leur production de mélatonine a augmenté de 30 % en moyenne », a révélé Roberto Salti de l’université de Florence, en Italie.

« Les filles atteignent la puberté beaucoup plus tôt que dans les années 50. Une des raisons est l’augmentation moyenne de leur poids [en partie due à l’abus de télévision] et une autre raison pourrait être la diminution de leur taux de mélatonine », suggère le chercheur italien.

Pour retrouver un cycle de vie plus naturel ou diminuer les risques de maladies cardiovasculaires, il suffirait donc de cesser les séances télé.

Le corps en tension

Mais arrêter de regarder la télévision peut se révéler aussi difficile qu’arrêter de fumer. Selon Scientific American, notre attirance pour la télévision et son côté hypnotique s’expliquerait en partie par un mécanisme biologique appelé réponse d’orientation.

Décrite pour la première fois par Ivan Pavlov en 1927, la réponse d’orientation est une réaction instinctive au niveau visuel ou auditif à un stimulus soudain ou nouveau. Cette sensibilité s’est développée au fil de l’évolution et est déjà présente chez les bébés de 6 semaines. L’activité cardiaque ralentit et le sang va se concentrer au niveau du cerveau, qui peut ainsi recueillir le plus d’informations possible. En même temps, le reste du corps, bien qu’immobile et en attente, est toujours soumis à une légère tension nerveuse lui permettant de rester prêt à réagir en cas de danger. Cela pourrait expliquer l’état de fatigue dans lequel on se retrouve après un très long visionnage de télévision.

Pour Scientific American, « la plupart des critères de dépendance à des drogues peuvent s’appliquer aux personnes qui regardent beaucoup la télévision ». L’étude des électroencéphalogrammes de téléspectateurs montre un sentiment de relaxation et également de passivité. Quand on éteint la télévision, les personnes n’éprouvent plus de sentiment de relaxation mais continuent cependant à ressentir de la passivité et une baisse d’attention. C’est cette rupture brutale entre un état relaxé et un état d’éveil désagréable qui pousserait involontairement le spectateur à ne pas éteindre son poste.

Source : Le Courrier international, 16 septembre 2004

Le mal de dos

Autre effet de la télévision : le mal de dos. L’Université de Queensland (Australie) a réalisé un scanner du dos de 19 hommes restés alités durant 8 semaines. De quoi faire frémir : les muscles spinaux de tous les volontaires, et notamment le plus important d’entre eux, le multifidus, étaient comme « désactivés » de l‘épine dorsale. La rééducation de ces muscles prend beaucoup de temps et la douleur prend son temps ...... Avis aux utilisateurs prolongés de canapés, en particulier devant la télévision !

Cité par Sciences et Avenir, Octobre 2004

Tout ça n’est pas une raison pour rejeter la télévision dans son ensemble, comme le faisaient les intellectuels de « gôche » dans les années 68.... Il ne faut pas jeter bébé avec l’eau du bain

Télévision sans limite de publicité


Ecrit le 28 novembre 2007

 Redevance télé : à nous les p’tits vieux !

Et voilà, fini les privilèges ! Les 780 000 foyers modestes qui étaient dispensés de redevance-télé, vont être obligés de payer en 2008. Cela concerne souvent des personnes âgées.

Et vous croyez que c’est pour améliorer le service public de l’audiovisuel ? Innocents que vous êtes ! Les quelque 97 millions récupérés iront directos-prestos dans les caisses de l’Etat. Dame, faut bien financer les 15 milliards de paquet-cadeau fiscal de l’été dernier.


Ecrit le 16 janvier 2008

 Plus de publicité à la télé

« Je souhaite que l’on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques », a déclaré Nicolas Sarkozy, mardi 8 janvier 2008, lors de sa conférence de presse. Bravo ! On est pour.

Tiens, bizarre … sitôt l’annonce faite, le cours de Bourse de TF1 - chaîne privée contrôlée par le groupe de Martin Bouygues, copain de M. Sarkozy - a grimpé de 9,94 %, et celui de M6 de 4,49 %.

C’est que les deux chaînes privées espèrent bien récupérer une bonne part des recettes publicitaires engrangées par France Télévisions. On parle de 110 millions d’euros pour TF1 et de 45 millions d’euros pour M6. Bonne aubaine !

De plus, en raison d’une directive européenne, la durée de la publicité sur les chaînes privées pourrait passer de 144 à 160 minutes par jour.

Mais comment financer l’audiovisuel public ? Sarkozy envisage « une taxe sur les recettes publicitaires accrues des chaînes privées et une taxe infinitésimale sur le chiffre d’affaires de nouveaux moyens de communication, comme l’accès à Internet ou la téléphonie mobile ». sauf que Gérard Noël, président de l’Union des annonceurs (UDA), pense, lui, que « il faudrait taxer à 25 % l’ensemble des recettes publicitaires de TF1 et M6, sachant que le Président a dit qu’il ne voulait pas toucher à la redevance ». Alors, qui croire ?

Bref, le Président promet … sans savoir où il va. Ca promet ! Et si un jour le Service Public, prenant trop de liberté de parole, déplaît au Pouvoir, sera-t-il privé des moyens financiers dont il a besoin ? Sera-t-il même condamné à disparaître pour ne laisser subsister que des télévisions privées ?

Avec Sarkozy tout est possible !


Les belles émissions