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Premier mai 2004-2005-2006

Premier Mai 2004
Premier Mai 2005
Premier Mai 2006
Premier Mai 2007
Premier Mai 2008

Ecrit le 11 mai 2004 :

Premier Mai 2004

De riches discours lors du rassemblement intersyndical du Premier Mai 2004 à Châteaubriant même si la participation n’était pas à la hauteur des espérances (les traditions se perdent).

Roland Feuvrais

Pour la FSU, Roland Feuvrais, citant Paul Eluard écrivait : « L’amour de la justice et de la liberté a produit un fruit merveilleux, un fruit qui ne gâte point car il a le goût du bonheur » . Il a poursuivi :

« Ce bonheur, en 1884, il y a 120 ans, des syndicats d’outre-atlantique tentent de l’apprivoiser en faisant du 1er Mai un jour de lutte pour obtenir la journée de 8 heures. Puis en 1889, un congrès socialiste international, réuni à Paris, fait un autre pas en proclamant le 1er mai JOURNEE DE LUTTE pour tous les travailleurs du monde pour l’obtention des 8 heures de travail journalier.

Bien d’autres pas seront nécessaires pour flirter avec ce bien-être ou mieux-être. Dans le préambule de la Constitution de 1946, plusieurs articles témoignent de conquêtes importantes qui font avancer cette idée de progrès social. Il n’est pas inutile de les rappeler par les temps qui courent :

– La Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux travailleurs les plus âgés, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs
– Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le DROIT d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence
– La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture.

Qu’en est-il aujourd’hui ? C’est une véritable régression ! Qu’en sera-t-il demain si nous ne luttons pas ? (...) L’emploi stable et qualifié, le pouvoir d’achat des salaires, des retraites et des pensions, le niveau de la couverture sociale des plus fragilisés, sont des préoccupations sociales majeures. (...) »

« Il serait temps que l’Homme s’aime depuis qu’il sème son malheur
Il serait temps que l’Homme s’aime, il serait temps, il serait l’heure
Il serait temps que l’Homme meure avec un matin dans le cœur
Il serait temps que l’Homme pleure le diamant des jours meilleurs »
chante Claude Nougaro

Gilles Barracand

Gilles Barracand pour l’Union Syndicale G10 Solidaires a, lui aussi, appelé à de nombreuses mobilisations car « sur le fond, il n’y a pas de changement de la politique libérale ». Le gouvernement, dit-il, inspiré par le rapport de Virville et les propositions du Medef, veut « affaiblir les garanties collectives » (...). La répression anti-syndicale fait aussi partie de leur panoplie ». Les militants sont, chaque jour, « épiés, pistés, voire traînés en justice comme nos camarades de Châteaubriant et de SUD-Orange à Donges (...). Pas de démocratie sans le respect de la liberté syndicale ».

Serge Adry

« Se rassembler et manifester , rien n’est plus urgent, rien n’est plus décisif, pour combattre utilement et efficacement les choix ultra-libéraux du Medef et du gouvernement » dit, de son côté, Serge Adry pour la CGT, en s’interrogeant : « Quelle différence entre le réformisme du Medef, celui de la droite, celui du social-libéralisme et celui de la CFDT ? »

« Le gouvernement Raffarin III nous indique qu’il conduira les réformes. Au delà de la perversion des mots, ses objectifs sont de répondre aux exigences de l’Europe, du Medef et de la finance. Nous le voyons sur notre localité : licenciements massifs de salariés (Focast, Blond-Baudoin, etc), le patronat local comme partout essaie de supprimer des avantages acquis de longue date comme : Kuhn Huard qui veut diminuer le nombre de jours d’ancienneté, SAMRO qui remet en cause 13e mois, prime de vacances, prime de transport, accord sur les 35 heures, Novembal où l’application des 5 x 8 détruira la vie familiale des salariés » (...) »

« Dénoncer, contrôler, punir la partie la plus fragile de la population, telle est maintenant la première mission de l’Etat » dit encore Serge Adry en poursuivant : « La délibération de la Cour d’appel de Rennes, concernant les trois représentants syndicaux de Châteaubriant, condamnés pour avoir exigé le respect du droit d’expression, est bien la démonstration que la justice et le patronat sont dans la ligne du gouvernement actuel : combattre tous ceux et celles qui veulent défendre les droits collectifs et individuels des salariés dans leur diversité ».

Tous les orateurs ont parlé également de la paix dans le monde (Irak, Palestine, etc).


Le projet de CDD
longue durée : abandonné

Le projet de CDD de longue durée est heureusement abandonné.

Le gouvernement souhaite simplifier les différents « contrats aidés » (contrat de retour à l’emploi, contrat emploi consolidé, etc) et, pour faciliter la coordination des acteurs privés et publics dans la lutte contre le chômage, des « agences de développement local » pourraient voir le jour, surtout lorsque des structures existantes ont fait la preuve de leur efficacité. Ce pourrait être le cas du Conseil de Développement de Châteaubriant qui pourrait être doté de moyens nouveaux. Ce n’est encore qu’un projet.


Ecrit le 27 avril 2005 :

 Premier Mai 2005
10 heures au Théâtre de Verre  

On n’y comprend plus rien ! Cela fait des ANNEES qu’il n’y a pas eu d’appel commun intersyndical pour le premier Mai, du moins en Loire-Atlantique. Et cette année le département se distingue : un meeting intersyndical est prévu le premier mai à 10 h à Châteaubriant au Théâtre de Verre  . Mais apparemment les appels sont séparés et les positions sont différentes !

La CGT déclare :

« La satisfaction des revendications se pose en Urgence ! Les réponses doivent être durables ! Le droit à l’emploi , à l’augmentation des salaires , pensions , retraites , indemnités de chômage qui permettent de vivre dignement , à un logement , à l’accès aux soins , au savoir , n’est que justice sociale. Ce 1er mai 2005 est un rendez - vous de lutte et de solidarité pour combattre l’Europe libérale . »

« Ce 1er Mai 2005 , nous agirons pour une Europe Sociale qui permette un véritable co-développement entre les peuples européens . Ce 1er Mai , nous agirons contre la décision du gouvernement d’imposer le lundi de la Pentecôte comme journée de travail gratuite »

La CFDT manifestera :

« pour la réduction du temps de travail pour tous les salariés, pour l’emploi, pour une politique d’augmentation des salaires dans le secteur privé et des négociations dans les fonctions publiques » et aussi « contre la suppression du jour férié du lundi de la Pentecôte : la solidarité avec les personnes âgées et handicapées mérite un autre financement qui ne repose pas uniquement sur les seuls salariés ».

Enfin la CFDT soutient la constitution « étape importante pour la construction de l’Europe sociale » ... tout en disant qu’elle ne donne pas de consigne de vote !!!


Ecrit le 11 mai 2005 :

Premier mai.
Tradition ouvrière
Souvenirs d’antiques luttes
Effacées des mémoires.
Luttes toujours à renouveler.
Mais chacun pour soi ?
Premier mai.
Un dimanche
Une journée tranquille à la maison.
Les militants sont là.
Les ouvriers n’y sont pas.
Les premiers parlent de lutter
Les seconds font le dos rond.
Espérant cependant, qu’un jour ... ?
Un gros coup de colère ?
Un bulletin de vote-élections ?
Une ... tranquille évolution ?
Une révolution ? oh non !

 CFDT

Yves Le Gall, pour la CFDT, explique : « Nous avons décidé à 5 organisations syndicales d’organiser ce premier mai 2005 dans l’unité. Un premier mai pour le progrès social et la solidarité.

La CFDT revendique la réduction du temps de travail à 35 heures, « progrès social pour tous ceux et celles qui en bénéficient, pour tous ceux et celles qui ont retrouvé du travail grâce à elle. » . Aucun salarié ne peut croire qu’au moment où le chômage augmente, il va être possible de travailler plus pour gagner plus. « A Châteaubriant on constate que le nombre des demandeurs d’emploi qui travaillent à temps partiel a augmenté de 20%. »

Pour la CFDT les emplois doivent être rémunérés correctement. Or, « 14% des salariés d’aujourd’hui sont concernés par le SMIC alors qu’ils étaient 8 % en 1993. »
Ce résultat est le triste fruit de la politique d’allègement des cotisations sociales sur les bas salaires qui à l’évidence tire les salaires vers le bas.

Créer des emplois c’est bien mais encore faut ils qu’ils soient de qualité et que le fait d’aller au travail ne détruise pas la santé. « Sur la zone de Châteaubriant nous constatons un développement de la pression exercée sur les salariés. Le harcèlement moral, voire sexuel se répand dans des entreprises, des commerces, des collectivités locales. Hier il y a eu Biche de Béré et il y a quelques jours la CFDT a dénoncé dans la presse la situation faite aux salariés d’UFM Marie. Cette situation ne date pas d’hier et heureusement les salariés ont relevé la tête et se sont organisés pour faire face à la brutalité du patron. Ces comportements intolérables doivent etre condamnés fermement. »

« La réponse collective est la bonne réponse pour ne pas subir des comportements d’un autre age ! Ceux qui croient encore que maintenir les salariés dans un climat de crainte est bon pour leur entreprise se sont trompés de siècle ! C’est un signe de faiblesse et au contraire il ne faut pas craindre la discussion et la négociation ».
Pentecôte

« Négociation, discussion, voilà des termes que le gouvernement Raffarin a oubliés au moment de sa décision de suppression d’un jour férié. Oui il faut résoudre la question du financement de la dépendance.. Non ce n’est pas aux seuls salariés de l’assumer ce financement. Pourquoi les professions libérales, les commerçants, les agriculteurs ne participeraient ils pas eux aussi à la solidarité nationale ? » .La CFDT appelle d’ores et déjà au boycott des grandes surfaces, des écoles et des administrations qui seraient ouvertes.

Oui au T.Communauté Européenne.

Enfin la CFDT avec la Confédération Européenne des Syndicats soutient le projet de constitution européenne soumis au référendum du 29 mai prochain. « Parce que les droits qu’elle apporte aux citoyens et aux travailleurs constituent de réelles avancées par rapport au traité de Nice, parce qu’elle renforce le rôle des syndicats qui restent les meilleurs défenseurs des travailleurs, parce qu’elle ouvre la voie à de nouvelles politiques permettant de faire vivre le modèle social européen »

« Cette constitution est une chance . Alors la question est simple : allons-nous refuser ce que nous réclamions hier ? Évidemment non bien sûr ! Une autre question se pose également : la CES et la quasi totalité des syndicats seraient-ils devenus complètement fous pour soutenir un texte contraire aux intérêts des salariés ? Évidemment non bien sûr ! « 

« Nous voulons un monde meilleur, un monde sûr et pacifique où règnent la justice sociale, l’égalité et les droits fondamentaux. Nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour construire ce monde meilleur pour les futures générations. »

 Solidaires

Gilles Barracand, pour l’Union Syndicale Solidaires, veut encore croire à la la lutte « Face à un capitalisme désormais mondialisé, et aux atteintes majeures à l’environnement qu’il entraîne, nos vies valent plus que leurs profits et seules les luttes sociales et la construction de rapports de force peuvent mettre en échec le dumping social généralisé dont rêvent gouvernement et patronat »
L’Union Syndicale Solidaires parle aussi de « l’arnaque de la Pentecôte » : « les salariés doivent travailler gratuitement une journée, sous prétexte de solidarité avec les personnes âgées ? Mais de quelle solidarité parlons-nous ? Certainement pas de celle des ministres qui, pendant la canicule, ont hésité longtemps avant de mettre un terme à leurs vacances ! Ne nous trompons pas : ce nouvel « impôt solidarité » est de même nature que l’ex-vignette auto dont les fonds n’ont jamais servi à leur affectation initiale : c’était déjà la solidarité envers les personnes âgées ! ».

L’Union syndicale Solidaires rappelle son opposition au traité constitutionnel européen. « Ce dernier a reçu un avis très favorable du Médef et de l’UNICE (association européenne des patrons). Il définit comme règle fondamentale de fonctionnement de l’Union Européenne une doctrine économique : le libéralisme »

 CGT

Serge ADRY, pour la CGT, estime que « le mécontentement est réel. Les salariés du secteur privé et du public, les privés d’emploi et retraités, sont réellement engagés dans l’action ». Il appelle, pour le 16 mai (lundi de Pentecôte), à des actions « pour défendre le temps de travail, pour revendiquer l’augmentation des salaires, exiger le maintien des acquis, défendre les vraies valeurs de solidarité qui imposent d’autres budgets pour relever le défi d’une réelle politique sociale en direction des salariés dépendants et handicapés et refuser l’exclusion de milliers de personnes hors du champ de la sécurité sociale ».

La CGT estime qu’il faut refuser le projet de traité constitutionnel européen : « Comment les jeunes chômeurs qui n’auront droit au maigre RMI qu’à partir de 25 ans, les victimes de la précarité de l’emploi de plus en plus nombreux, les licenciés des plans dits sociaux, des délocalisations, les salariés du privé et de public dont le pouvoir d’achat s’amenuise alors que leurs conditions de travail s’aggravent, pourront-ils se laisser « berner » par l’hypocrisie de ceux qui leur assurent qu’en votant OUI, tout ira mieux ».


Ecrit le 10 mai 2006

 La précarité est à l’ordre du jour des luttes syndicales

 Union Locale CGT :
Faire la peau à la précarité

Jour de pluie et petit « Premier Mai » à Châteaubriant, en ce premier lundi du mois. Loin des 1000 à 1200 manifestants d’avril contre le CPE.

La CGT se réjouit du retrait du CPE (contrat première embauche), succès de l’action syndicale unitaire et de la mobilisation des étudiants, lycéens, des salariés de toutes générations .

« Nombreux ont été les syndicats européens ou d’autres continents à nous soutenir dans cette lutte. Comme nous soutenons les luttes menées ailleurs, tel qu’au Népal où le mouvement populaire a fait rétablir le parlement, ou bien en Allemagne où des métallurgistes sont en action depuis six semaines contre la délocalisation de leur entreprise ».

Cette victoire appelle des suites : « Nous venons de faire la peau du CPE, nous devons obtenir celle du CNE, contrat nouvelle embauche, qu’une décision du conseil des prud’hommes de Longjumeau juge contraire à la résolution 158 de l’Organisation Internationale du Travail »

La CGT souhaite remplacer les CNE par des CDI, requalifier les contrats à durée déterminée et contrats intérim en CDI en transformant les temps partiels imposés en temps pleins, et combattre l’embauche des seniors dans des contrats précaires .

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 Union Locale CFDT :
L’emploi des jeunes

Pour l’Union locale CFDT, la lutte contre la précarité est aussi à l’ordre du jour. Autre sujet de préoccupation : la situation des jeunes face à l’emploi est préoccupante.

« Chaque jeune doit pouvoir accéder à l’emploi quels que soient son histoire personnelle, sa formation, son niveau de compétences, ses origines sociales ».

La CFDT revendique un accompagnement personnalisé de chaque jeune qui rentre dans la vie active, en créant, au besoin :
– Un revenu sous forme d’une allocation au projet
– Une garantie locative qui permette d’accéder à un logement
– Un appui social individualisé
– Une reconnaissance des compétences par la création d’un portefeuille de compétences.

C’est pourquoi La CFDT propose d’engager une négociation avec le Patronat sur la « Sécurisation des Parcours Professionnels » pour tous les salariés. Le but est de créer de nouveaux droits et de nouvelles garanties dans un marché de l’emploi devenu de plus en plus flexible.

Le 1er mai c’est la fête du travail. Mais pas de n’importe quel travail dans n’importe quelles conditions. « L’affaire UFM Marie est venue brutalement nous rappeler qu’il faut lutter pour que soient dénoncées des situations de travail intolérables, avec des pressions de toutes sortes, avec des objectifs de production inatteignables, avec du harcèlement. Sur ce terrain aussi, les syndicats sont indispensables et ils doivent organiser des luttes communes ».

 Union syndicale SOLIDAIRES :
La tendresse des peuples

Pour l’union syndicale SOLIDAIRES, après la victoire sur le CPE, « tout n’est pas réglé. Il reste le CNE (contrat nouvelles embauches) et la loi dite « égalité des chances » (qui instaure l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit dès 15 ans, les mesures discriminatoires sur les allocations familiales et l’instauration de nouvelles zones franches avec, à la clé, de nouveaux cadeaux fiscaux aux entreprises...). De même, dans nombre d’entreprises, les licenciements continuent. Tandis que les privatisations et l’asphyxie des services publics se généralisent. »

Le 1er mai est, enfin, une journée de solidarité avec les peuples du monde. « Parce que nous voulons une autre Europe et un autre monde basés sur une réelle répartition des richesses et sur l’accès de toutes et de tous aux droits fondamentaux, notre solidarité, cette « tendresse des peuples » va aux peuples, aux femmes et aux hommes qui luttent pour leur liberté et leur dignité ».

 Loi Sarkozy

L’Union Locale CGT s’est déclarée contre le projet de loi Sarkozy : « depuis des années les politiques de répression contre les immigrés et contre les populations d’origine étrangère servent à masquer les objectifs réels de l’ultralibéralisme qui laissent ainsi les territoires à des situations de chômage, de pauvreté et de violence ».
L’Union Syndicale SOLIDAIRES déclaré aussi : « Ce projet entend promouvoir une « immigration choisie », dépendant des stricts besoins des entreprises. C’est l’étranger jetable, enchaîné à son employeur qui, si ce projet est voté, aura ainsi le pouvoir de décider du droit ou non du salarié à rester sur le territoire français. Les employeurs seront à l’abri de toutes contestations : les personnes concernées seront soit reparties, soit plongées dans la clandestinité, rendant impossible l’accès aux droits. » Voir par ailleurs

Ces contrats de travail imposés aux immigrés s’inscrivent dans la logique du CPE : casser les droits du travail pour offrir au patronat des salariés toujours plus dociles car toujours plus précaires.

Enfin la CGT appelle à soutenir la manifestation du samedi13 mai 2006 à 15 h 00 pour la création d’une école publique à Moisdon la Rivière .

 L’emploi

Concernant l’annonce faite à l’initiative   de la Communauté de communes du castelbriantais de 647 emplois à pourvoir en 2006, la CGT interroge : « Est-ce une annonce politique pour faire croire que tout va bien sur notre localité ? Ces 647 emplois : quelle va être leur durée (précaires ) ? Et quelle rémunération ? »

La CFDT déclare : « Il faut arrêter de se raconter des histoires. On ne peut pas taire les 550 suppressions d’emplois industriels depuis 2004 : disparues UNIT à Derval, CIC et UFM à Châteaubriant, puis les plans de licenciement chez FOCAST, NOVEMBAL, ATLAS, EDWIMODE, etc...

M. Le Maire,
M. Le Président de la Com’Com’  
M. Le Président du Syndicat du Pays
ce bilan est bien triste. Il entame très sérieusement la vitalité de ce territoire, en lui faisant perdre des ressources humaines d’une grande qualité. »

 Emploi, qu’on nous explique !

Quelques chiffres dans la région de Châteaubriant :

Demandeurs d’emploi catégorie 1 :
Décembre 2004 : 2855
Décembre 2005 : 2677
soit une baisse de : 178 personnes.

Demandeurs d’emploi catégorie 6 :
Décembre 2004 : 1005
Décembre 2005 : 936
soit une baisse de : 69 personnes.

RMIstes :
Décembre 2004 : 1085
Décembre 2005 : 1286
soit une hausse de : 201 personnes.

Qu’on nous explique
comment on peut se réjouir de la baisse du chômage ....
alors que le RMI explose ?