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Premier mai 2008

Ecrit le 7 mai 2008

 Espoir de lutte ?

Premier mai 2008, environ 250 personnes à Châteaubriant. C’est pas mal, comparativement aux autres années. Deux intervenants : Yves Legall pour la CFFT - Régis Guyomarch pour la CGT. Le délégué de SUD, absent, car appelé à l’Ouest (il était d’astreinte pour France-Télécom à St Nazaire), n’a pas pu prendre la parole.

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Premier mai

 Joli mois de mai

Les deux orateurs ont évoqué Mai 68 : « une explosion sociale, un besoin de liberté, de droits nouveaux, un moment d’émancipation économique, sociale, culturelle et politique, traversait la France. » (CFDT) - « MAI 68 est inscrit sous le signe du progrès, en matière de droit syndical, en matière de liberté (à l’exemple des rapport hommes/femmes), avec l’évolution des salaires, une révolution culturelle » (CGT). Les militants présents, quand ils évoquent cette période, ont encore le sourire aux lèvres !

 Individualisme

MAI 68 a surtout été une défaite du capitalisme qui, depuis, n’a qu’un seul objectif : récupérer ce qu’il a dû concéder à l’action syndicale.

Cet acharnement capitaliste obtient des résultats dans cette période, car il a su se réorganiser, adapter ses méthodes de management « mais aussi parce qu’il a réussi à diviser le monde du travail, à affaiblir le mouvement syndical, en introduisant dans le contenu social, dans la société en général une dose d’individualisme, le poison qui fait aujourd’hui des ravages » dit la CGT en appelant à l’action : « Nous avons le devoir de réagir, de reconstruire l’ambiance collective, l’ambiance intergénérationnelle indispensable ».

« Emplois, salaires, pouvoir d’achat, retraites, des sujets qui nous mobilisent » dit la CFDT en souhaitant « des résultats, des avancées pour plus de justice sociale et de solidarité ».

Tous, nous sommes soumis aux augmentations des charges fixes liées au logement, aux transports. Tous, nous sommes confrontés à l’augmentation des produits de première nécessité. Tous, nous sommes touchés par les franchises médicales.

Les mauvais coups qui se préparent vont accentuer les inégalités.

Le Président de la République se moque des travailleurs quand il salue la France qui travaille alors que sa politique favorise les plus riches et qu’il y a de plus en plus de travailleurs pauvres !

Promouvoir le « travailler plus pour gagner plus », c’est une formule simpliste et une ineptie : C’est nier les problèmes de rémunération en France ; c’est nier l’immobilisme de certaines grilles de salaire ; c’est nier l’absence de négociation salariale décente dans la Fonction Publique.
L’attaque en règle du gouvernement et du patronat contre les 35 h relève beaucoup plus du procès idéologique que d’une réalité économique.

Il faut commencer par revoir la répartition des richesses créées dans les entreprises afin qu’elles soient mieux partagées.

Le gouvernement et le patronat devraient s’attaquer aux vrais problèmes et trouver des solutions réalistes.

 Pour la CFDT, améliorer le pouvoir d’achat c’est :

– Augmenter les rémunérations dans les branches et les entreprises ;
– Baisser la précarité de certains secteurs : dans le nettoyage et le commerce par exemple ;
– Stopper l’utilisation massive des contrats précaires et des temps incomplets ;
– Réduire les inégalités hommes/femmes ;
– Augmenter les pensions des retraités.

L’emploi est le moyen d’augmenter le pouvoir d’achat. La CFDT exige :

– Des plans de recrutements massifs ;
– La mise en place de formations à destination des demandeurs d’emploi leur permettant l’accès aux postes recherchés ;
– Une responsabilisation des donneurs d’ordre dans leur lien avec les entreprises sous-traitantes.
– L’emploi public doit être pérennisé.

La CFDT refuse la logique de réduction du déficit budgétaire par la destruction massive de l’emploi public.

« Dans le public, comme dans le privé, les salariés ne doivent pas payer la note »

 Pénibilités

Stress, souffrance au travail, intensification, maladies professionnelles : les signes de la pénibilité sont malheureusement nombreux. Les chiffres sont aussi parlants : l’espérance de vie d’un ouvrier est toujours la moins longue de toutes les catégories sociales.

Face à ces constats, la frilosité du patronat est intolérable. Depuis plus de deux ans, la CFDT maintient son objectif : la reconnaissance de la pénibilité (==> départs en retraite anticipés) ; la prévention et l’amélioration des conditions de travail.

 Retraites

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Régis Guyom

« Allonger la durée de cotisations à 41 ans aujourd’hui serait injuste et inéquitable. Occupons-nous d’abord de l’emploi des seniors et réglons le problème de ceux qui ont un métier pénible » dit encore la CFDT cependant que la CGT appelle à la grève du 22 mai : « construisons tous la mobilisation lancée par les Confédérations Syndicales, dépassons les clivages,
écoutons les revendications des salariés ».

L’histoire nous montre que seule la mobilisation et l’action sont de nature à gagner le PROGRES SOCIAL à l’exemple de MAI 68.

Il n’y a pas de réelle négociation sans la mobilisation. Le capital n’offre pas de progrès social : on le lui arrache quand la forme du mouvement social empiète sur ses intérêts.

« Il est possible de faire l’UNITE sur les SALAIRES car on ne vit plus de son travail et la misère grandit. L’explosion des prix de l’énergie, du logement, de l’alimentation plonge les familles dans la misère pour enrichir une minorité. Pour des taux de profit à 2 chiffres comme aiment tant l’exprimer nos grands argentiers.

Il est possible de faire l’unité pour l’emploi sécurisé et contre la précarité car chacun a besoin de maîtriser son avenir.

6000 emplois à pourvoir dans l’estuaire d’ici 2 ans. Oui 6000 emplois ! Ils doivent profiter à notre jeunesse, en priorité, aux privés d’emploi, aux exclus. Cela doit être des emplois de qualité et avec des statuts digne du 21e siècle.

Il est possible de faire l’unité contre la concurrence sociale, contre la casse de la protection sociale et des retraites ».

« Soyons au rendez-vous du 22 mai. » dit la CGT.


 Découverte des métiers de l’industrie

Une journée organisée par le GRETA   vendredi 23 mai 2008 de 8h30 à 17 h pour découvrir les métiers de la chaudronnerie et de la mécanique productique : modalités d’accès, types d’entreprises, mise en situation pratique. Formations possibles.

Public : demandeurs d’emploi.

Inscriptions obligatoires avant le 21 mai au 02 40 81 08 59