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Premier mai 2010

Ecrit le 5 mai 2010

 La désespérance grandit

Le premier mai est la journée internationale de lutte des travailleurs. « Chez les petits paysans et chez les salariés, actifs et retraités, l’inquiétude, la désespérance et la misère sociale grandissent » dit Gilles Barracand pour le Syndicat Sud. « Le gouvernement et le patronat voudraient nous convaincre que, pour résorber la dette et réduire les déficits publics, les travailleurs doivent subir la régression sociale ! Ils se moquent de nous mais n’oublient jamais de se remplir les poches à coups de millions d’euros ».

Le syndicat Sud demande la poursuite du progrès social : « c’est possible à condition que le profit soit partagé entre tous, qu’il serve à la satisfaction des besoins sociaux, à l’amélioration des salaires et des petites retraites, l’exact contraire de ce que fait Sarkozy, l’exact contraire de ce que veut le patronat ».

Au sujet de la retraite, le syndicat Sud refuse la retraite par capitalisation : « recourir à des assurances privées qui placent l’argent dans des fonds spéculatifs, c’est le plus sûr moyen de voir partir en fumée ce capital à la prochaine crise financière. Dans les pays (Royaume Uni et États-Unis) où les fonds de pension ont été institués, avec le krach financier, les retraites capitalisées se sont évaporées ».

« Le pouvoir sarkozyste, la médiacratie qui nous lave le cerveau, les professionnels de la politique politicienne, tous chantent les prétendues vertus de la mondialisation capitaliste, de l’Europe ultralibérale. Malgré toutes leurs roucoulades sur la moralisation du capitalisme financier, sur la valeur travail (!), ils nous conduisent à la catastrophe sociale et écologique ».

« Après avoir renfloué les rentiers spéculateurs, endetté les États, ils veulent faire payer le prix de leur crise aux classes populaires et moyennes. Ils font tout pour nous diviser : racisme, islamophobie, stigmatisation de « l’assistanat » et des pauvres, salariés du privé contre les fonctionnaires, les jeunes contre les vieux …

Pendant qu’ils organisent le cirque médiatique et les coups de mentons sur la « racaille », « les petites crapules » ou « la burqa », les actionnaires, les traders et les PDG gavés de rémunérations mirobolantes, de stocks options et de parachutes dorés, spéculent sur la faillite des États qui les ont renfloués avec l’argent des contribuables : la Grèce aujourd’hui, déjà le Portugal et l’Espagne, la France demain ? »

 Mobilisons-nous

« Mobilisons-nous, dit Bernard Gaudin pour la CFDT, pour ne pas subir car pour ceux qui ont pu conserver leur emploi, la crise n’est pas sans effet, nombreux sont les salariés qui voient les cadences s’intensifier, avec une charge de travail et une pression qui augmentent parfois jusqu’à l’insupportable. Dans les fonctions publiques les réformes comptables, les réorganisations non concertées produisent également des effets désastreux sur le quotidien des agents, fragilisant l’exercice de leurs missions de service public au moment où on a le plus besoin d’un service public de qualité.

Mobilisons-nous pour dénoncer les injustices, Alors que les salariés ont consenti à de lourds sacrifices en terme de pertes d’emploi, de pouvoir d’achat et de dégradation des conditions de travail, on leur joue la petite musique du retour de la croissance : on annonce 47 milliards de bénéfices pour les entreprises du CAC 40 ; on annonce 1,75 milliard de primes distribuées par les banques françaises à 7750 traders » [soit 225 000 € chacun]

« Au delà de l’indécence de ces chiffres, il y a délibérément une volonté de masquer la réalité des innombrables entreprises affaiblies par la crise et qui peinent à faire face ».

« Mobilisons-nous contre les sornettes du « travailler plus pour gagner plus », contre les abus des heures supplémentaires, contre les faux semblants de la réussite de l’entreprise individuelle à l’exemple du statut de l’auto entrepreneur, un statut qui s’apparente au retour de la corvée comme au 19e siècle ; Aujourd’hui des entreprises vont jusqu’à licencier leurs salariés pour leur proposer de s’installer auto-entre preneur. Une réussite qui ressemble à une arnaque puisque sur 320 000 auto-entrepreneurs, seulement 80 000 ont déclaré des recettes (et d’un niveau très faible) ».

Pour la CFDT, qui se place sur le terrain de la justice sociale, face à la crise qui continue de sévir, la question des retraites ne doit pas nous détourner de nos objectifs : « améliorer la situation de l’emploi, augmenter le pouvoir d’achat des salariés, des fonctionnaires et des retraités et de redonner du sens au travail »

 Une société plus juste

Pour la CGT, Régis Guyomarch déclare qu’il faut se battre sur trois fronts étroitement liés : « l’emploi, les salaires et les retraites ». « Nous voulons faire respecter les forces du travail pour transformer la société et la rendre plus juste ».

Les prévisions de l’UNEDIC annoncent pas moins de 620 000 suppressions d’emploi pour 2010. « A Châteaubriant nombre d’intérimaires sont remerciés régulièrement : par exemple Kuhn Huard avait 140 intérimaires en 2009 et trois fois moins en 2010 ».

Sur le front des salaires, c’est « gagner moins pour continuer à travailler » : « Rémunérations gelées, RTT supprimée, primes réduites … ceci au nom de la préservation de l’emploi ». En 2009, aucun coup de pouce sur le SMIC, cette même année la part de salariés au SMIC a augmenté de 300 000, montrant ainsi une dégradation des rémunérations … face à l’explosion des salaires à 6 chiffres.

« La stagnation ou la baisse des salaires sont le reflet d’une économie malade car cela implique la baisse du pouvoir d’achat, donc de la consommation, qui entraîne la récession économique » dont tout le monde pâtit, en commençant par les petits commerçants.

En matière de retraite, la CGT demande au moins 75 % du revenu net d’activité, avec garantie d’une retraite à 60 ans en tenant compte des années d’étude et de la précarité. « Cela représente 6 points de PIB. Pour cela nous proposons
– de faire contribuer tous les revenus, y compris les revenus financiers des entreprises
– de relancer l’emploi car, un million d’emplois en plus c’est 5 milliards d’euros de rentrées de cotisations pour les retraites
– d’augmenter et moduler les cotisations des entreprises en fonction des politiques de l’emploi qu’elles mènent »

Vœux pieux ? Espérons ...


Ecrit le 5 mai 2010

 58% des Français tirent le diable par la queue

58% des Français affirment qu’ils s’en sortent difficilement avec les revenus de leur foyer, selon un sondage Ifop publié dans Sud Ouest Dimanche du 2 mai 2010.

Les ouvriers sont 74% à partager cette opinion, 54% des personnes exerçant une profession intermédiaire et 41% des cadres supérieurs et des personnes exerçant une profession libérale.

Sondage réalisé par téléphone du 29 au 30 avril auprès d’un échantillon de 1.016 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus