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A propos du cannabis et autres drogues

17 mai 2006 : la consommation de tabac, alcool, cannabis, en Loire-Atlantique

Alcool et tabac à Châteaubriant

Police : stupéfiant


Ecrit le 1er octobre 2003

Pami les mesures répressives
de toutes sortes, le gouvernement est parti en chasse contre la consommation du cannabis. Ce qui inquiète les médecins et psychologues spécialisés dans la toxicomanie

« C’est beaucoup plus facile et moins cher de communiquer sur la répression que de faire du sanitaire », critique François Hervé, président de l’association nationale des intervenants en toxicomanie (ANIT), selon qui les 150 centres de soins spécialisés en toxicomanie (CSST) ne savent toujours pas quel budget leur est alloué pour 2003.

Loi de 1970

Il existe une loi datant de 1970, réprimant l’usage de la drogue. Cette loi a été faite en direction des consommateurs d’héroïne. Or, selon l’office français des drogues et toxicomanie (OFDT), 9,5 millions des Français ont expérimenté le cannabis contre 300.000 pour l’héroïne, 850.000 pour la cocaïne et 350.000 pour l’ecstasy), 3,1 millions en ont fumé dans l’année, 600.000 en consomment régulièrement (10 fois dans le mois) et 350.000 le font quotidiennement.

Dans la perspective d’une réforme de la loi de 1970, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s’est fait remettre un rapport de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). Le texte préconise notamment de punir systématiquement d’amendes les usagers de drogues, y compris de cannabis. Le Premier ministre doit encore arbitrer sur le niveau des contraventions qui pourraient aller jusqu’à 1.500 euros.

Selon une source proche de la Mildt, les aspects sanitaires devraient être inclus dans un « plan d’action quinquennal » qui, faute de calendrier précis, laisse les médecins dubitatifs.

« Ma crainte c’est que la sanction devienne la seule raison d’être de la loi », selon François Hervé, qui redoute de « retrouver l’antagonisme policiers-soignants des années 1970 ».

Pour le docteur Marc Valleur, du centre Marmottan, le ministre de l’Intérieur « Nicolas Sarkozy a le premier lancé le débat, il a pris tout le monde de vitesse et le problème du ministre de la Santé est désormais d’avoir son mot à dire pour limiter les dégâts ».

Avec le refus du gouvernement d’établir une distinction entre stupéfiants dans la loi, de nombreux médecins estiment avoir déjà perdu une bataille : « Traiter le cannabis comme le crack revient à continuer à faire du répressif en se lamentant du « fléau de la drogue » la main sur le cœur », selon le docteur Valleur.

« Pour la droite, le cannabis est un symbole de l’insécurité. Stigmatiser le cannabis et ses consommateurs est dans la logique d’un discours politique », poursuit un médecin qui regrette que « Les raisons politiques dépassent les raisons scientifiques ».

Cannabis sur ordonnance

Depuis lundi 1er septembre 2003, le bureau du cannabis médical autorise la vente de cannabis dans une centaine de pharmacies des Pays-Bas, pour les malades atteints de cancer, du sida, de sclérose en plaques ou de désordres nerveux graves.

Les pouvoirs publics garantissent ainsi aux patients sécurité d’approvisionnement et qualité du produit avec en prime les conseils du pharmacien : ne pas fumer le produit pour éviter le cancer du poumon, mais l’inhaler ou le boire en thé (un gramme par litre d’eau), voire en assaisonner un plat de pâtes.

Le ministre de la santé du gouvernement hollandais reconnaît les effets bénéfiques de cette substance sur la douleur, les raideurs ou la perte d’appétit.

L’expérimentation du cannabis chez les jeunes est, depuis dix ans, en constante augmentation et place la France dans le peloton de tête des pays Européens. Cette question est donc devenue un problème de santé publique auquel il faudrait apporter une réponse sous forme de prise en charge thérapeutique pour les mineurs consommant du cannabis.

Les jeunes sont en effet les plus concernés puisque près de la moitié (48,3%) des 18-25 ans en ont fumé au moins une fois contre 30,7% des 26-44 ans et 8,4% des 45-75 ans. Plus du quart des jeunes adultes (29%) ont fumé un joint dans l’année tandis qu’ils ne sont que très peu au-delà de 45 ans (2,7%).

Cette hausse de la consommation s’accompagne d’une banalisation de l’image du cannabis dans l’opinion puisque selon une étude d’opinion de l’OFDT parue en janvier 2003, 23,9% des Français étaient en 2002 en faveur d’une mise en vente libre du cannabis quand ils n’étaient que 17,1% en 1999.

Propriétés physiopharmacologiques

Le cannabis (cannabis sativa) est une plante cultivée afin de satisfaire à deux usages : production de fibres (de chanvre) ou production de substance stupéfiante (cannabis, haschich, marijuana). L’espèce à drogue contient un produit psychoactif : (le tétrahydrocannabinol ou THC) en une proportion d’au moins 1 à 2%. La variété dite « à fibres » contient moins de 0,3% de THC.

Les techniques modernes permettent la culture du chanvre en serre voire en appartement. Des sélections et manipulations génétiques récentes ont permis d’obtenir des variétés très enrichies en produit psychoactif (de 20 à 40% de THC en Hollande).

Le cannabis peut être préparé et utilisé sous diverses formes :
– Cannabis : plante, surtout feuilles
– Haschich : résine et sommités fleuries
– Kif : résine, feuilles et fleurs
– Marijuana : feuilles et sommités fleuries
– Bhang : feuilles mûres séchées

Les appellations varient selon les pays, ainsi que les concentrations en substance psychoactive (THC), les feuilles en contenant de 2 à 8 %, la résine de 6 à 40 % et l’huile plus de 60 %.

Le THC est à la fois un psychostimulant et un psychodépresseur dont les effets se rapprochent de ceux des hallucinogènes. Il perturbe le fonctionnement du système nerveux central en provoquant une ébriété, en détériorant la vigilance, la mémorisation, les capacités psychomotrices, et la perception du temps. Il présente des inter actions avec d’autres produits tels que les amphétamines, l’alcool, les barbituriques et les opiacés.

Lipophile

C’est une substance très lipophile (= qui se stocke dans les graisses). Sa demi-vie moyenne est de 4 jours, ce qui signifie qu’une utilisation périodique à une semaine d’intervalle aboutit à une accumulation de la substance. Il faut plus d’un mois pour éliminer complètement de l’organisme toute trace de substance après une seule utilisation. Elle peut être rapidement libérée des graisses en cas de stress. La biodisponibilité par inhalation (fumée) est de 20% et de 5 à 6% par ingestion (solide ou liquide). Le THC entraîne tolérance et dépendance physique et psychique.

La question qui se pose est celle-ci : la consommation de cannabis entraîne-t-elle des troubles psychiatriques, ou est-elle un indicateur de ces troubles psychiatriques ?.

Aux entretiens de Bichat, en septembre 2003, le Docteur Laqueille a indiqué que l’estime de soi, la capacité à résoudre des difficultés, le soutien familial ferme et chaleureux à la fois, sont des facteurs qui protègent de la drogue.

Mais lorsque la consommation est commencée, il importe que les parents puissent « tenir le cap » sans stigmatiser ni accepter la consommation cannabique, et sans « couper le fil » avec les jeunes .... le temps que jeunesse se passe.


(écrit le 16 avril 2003) :

  Ectasy : La drogue des noctambules

Attention, selon le journal Libération, la consommation d’ecstasy progresse en France. Et change de cadre. Les derniers chiffres, pas encore rendus publics, montrent un quasi-doublement, en deux ans, de l’expérimentation de cette drogue chez les adolescents. A 17 ans, 5 % des garçons (contre 2,8 % en 2000) et 2,9 % des filles (1,4 %) déclarent en avoir consommé au moins une fois, parmi les 14 000 jeunes interrogés en 2002 lors de la journée d’appel et de préparation à la défense. La France se situe ainsi dans la moyenne européenne.

Neurones. Les avertissements des scientifiques s’appuyant sur des études chez le singe sont alarmants. « Avec l’ecstasy, on modifie sa relation aux autres, la sensation de fatigue se dissipe, on ne ressent plus le manque d’eau. Le problème, c’est qu’on se focalise sur les effets immédiats qui entraînent relativement peu d’accidents, mais quid des effets à moyen terme, les plus dangereux ? alerte Jean-Pol Tassin. Seuls les chercheurs disent « attention vous détruisez vos neurones ». »

Selon ce neurobiologiste du Collège de France, l’ecstasy accélère la disparition des neurones modulateurs de l’humeur. « Si on perd trop de ces neurones, cela peut provoquer des troubles comme la dépression ou une difficulté à se concentrer. » .

Ces troubles peuvent rester « silencieux » des semaines, voire des années. En résumé, « l’ecstasy est neurotoxique, et le risque dépend des caractéristiques physiologiques de l’individu, de la quantité de produit, mais aussi de ce qui est ajouté dans la pilule en plus de l’ecstasy » , note Jean-Pol Tassin.

Nouveaux usagers. Ce recours à l’ecstasy s’accompagne d’un changement de comportement. « On est passé d’une consommation festive, une fois tous les quinze jours, à un usage avec les potes dans l’appart, chaque week-end, voire en semaine. Avant, on savait gérer la petite déprime du mercredi après la prise du samedi, mais maintenant ? » analyse Jean-Marc Priez, président de Technoplus, association de réduction des risques, qui déplore l’absence de toute campagne de prévention depuis l’arrivée du gouvernement Raffarin.


Ecrit le 31 août 2005 :

 Ocytocine

C’est la rentrée. Pour ceux qui sont partis, comme pour ceux qui sont restés chez eux, c’est le temps de la reprise.
– De bonne humeur ? Prêt à redémarrer sur de bonnes bases ?
Ou cafardeux ?
– Si vous faites partie de cette deuxième catégorie, OCYTOCINE est fait pour vous. Une dose, hop, souriez, la vie est belle.

Encore une drogue miracle ? Peut-être. Il s’agit d’une molécule produite naturellement par le cerveau. Composée de neuf acides aminés, elle est produite par l’hypothalamus, zone du cerveau qui régule les fonctions biologiques, y compris les émotions.

La concentration d’ocytocine est plus élevée chez les personnes ... amoureuses. Chez la femme, elle déclenche la lactation et encourage les soins maternels. Chez les animaux, elle renforce l’attirance des mâles et des femelles (comportement d’approche). Il n’y a que les hommes qui font bande à part : l’attachement à leurs rejetons est contrôlé par une autre hormone, la vasopressine (qui est comme l’ocytocine, sauf qu’il y a un acide aminé qui diffère).

Bon, et alors ?
Et alors, un savant suisse (université de Zurich), Michael Kosfeld, s’est demandé ce que ça ferait si on prenait de l’ocytocine. Y en a bien qui prennent de la vitamine C.

Donc, il a demandé à des étudiants de faire comme s’ils avaient de l’argent à placer, leur argent à eux. Et il leur a fait rencontrer des « gérants de fonds » qui leur ont proposé des placements, merveilleux, cela va sans dire. Une partie des étudiants avaient gobé de l’ocytocine, et l’autre partie non. Eh bien, les premiers ont davantage fait confiance aux « gérants de fonds » que les autres.

Le savant en a conclu que l’ocytocine donne confiance en son prochain. S’il a raison, cela peut permettre de comprendre certaines maladies qui rendent des gens trop méfiants ou trop confiants. Cela peut conduire aussi à des manipulations. Vaporisez de l’ocytocine dans la salle du Conseil Municipal, ou dans la salle de réunion d’un parti politique. Et hop, tous les participants à la réunion font confiance à l’orateur ! Vous voyez le cirque ?

Quoique, on peut se demander si les méthodes de marketing actuelles, avec des stimuli bien adaptés, n’entraînent pas, de fait, une sécrétion plus importante d’ocytocine ...
(d’après Courrier International, et le journal Nature de Londres)

Alcoooool !

Dans un premier communiqué, la police municipale de Lisbonne a annoncé, le 25 août, que sur 653 automobilistes portugais contrôlés 585 présentaient un taux d’alcoolémie supérieur au taux légal de 0,5 gramme d’alcool par litre de sang.

Plus tard dans l’après-midi, elle a admis s’être emmêlée dans ses chiffres et a rectifié son bilan : 62 automobilistes et non 585 ont été contrôlés positifs, soit un peu moins de 10% (contre 3,8 % en Bretagne).

L’honneur des automobilistes de Lisbonne est sauf : ils ne sont pas plus ivrognes que ceux des autres capitales européennes.

La police n’a pas précisé si l’auteur du premier communiqué avait repris le volant après son service.

La drogue dans les beaux quartiers

17 mai 2006 : la consommation de tabac, alcool, cannabis, en Loire-Atlantique

Une BD contre le tabac

Alcool-désespoir