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Sacrées bestioles (01) : crapauds, poulets, araignées, grenouilles

Le moustique et le chikungunya
La puce
crapauds et grenouilles
Les bêtes malades

_ Ecrit en juin 2000

  La puce de l’homme préfère les femmes

Il existe environ 90 espèces de puces en Europe, toutes plus ou moins liées à un vertébré à sang chaud.

La puce de l’homme, ou « pulex irritans » comme disent les spécialistes, est une petite bête toujours pressée qui ne fait, en fait, que passer, au contraire de cet autre parasite, le pou, qui a une fâcheuse tendance à s’incruster.

C’est une vedette de cirque, cette puce, elle peut faire des sauts de 30 cm, ce qui correspond à 200 fois la longueur de son corps, ce qui explique pourquoi Voltaire disait : « il y a certainement du divin dans la puce ».

Ce qui n’est pas divin, en revanche, c’est la piqûre de cette bestiole qui aspire 5 milligrammes de sang à chaque repas et laisse à la place une enflure rouge et « irritans ».

Pendant des siècles l’homme fut agacé par les puces : il faut dire que chacune d’elle pond 10 à 20 œufs par jour pendant un mois, ce qui fait 500 petites larves minuscules qui se cachent dans les interstices du sol, dans les vieux planchers par exemple. Mais l’hygiène de nos maisons désormais trop sèches et trop propres, les a fait peu à peu disparaître.

Ce qui est « rigolo », et étonnant, c’est que la puce de l’Homme préfère en réalité les femmes et de préférence les jeunes femmes. Question de peau ? De tendresse de la chair ? Ou question d’hormone ? Il semble bien que l’explication soit physiologique puisqu’on a découvert des liens troublants entre la puce de lapin de garenne et l’état hormonal de son hôte femelle. En d’autres termes : une puce femelle qui suce le sang d’une lapine en période de gestation, connaît à son tour un développement de ses ovaires !

Des recherches d’une si haute importance n’ont pas été effectuées avec les femmes, faute de volontaires ! Mais si l’histoire des puces vous intéresse, vous pouvez toujours vous procurer le petit livre, remarquablement documenté, de Jean-Marie Doby, intitulé « Des compagnons de toujours : la puce » disponible chez l’auteur, route de St Gilles, 35590 l’Hermitage.

(d’après un article de Catherine Vincent pour « le Monde » du 7 juin 2000)


Ecrit en avril 2000

  Adieu crapauds, grenouilles et autres salamandres

Les Herpétologistes, vous connaissez ? ce sont les savants qui étudient les reptiles. Eh bien figurez-vous qu’ils viennent de découvrir que les batraciens, crapauds, grenouilles et autres salamandres, sont des espèces en voie de disparition. Faut dire que des espèces, il y en a beaucoup ; 4500 de par le vaste monde, mais déjà plusieurs dizaines d’entre elles ont disparu.

La faute à qui ? A un champignon microscopique, le Batrachochytrium dendrodatidis¸ (ouf !) qui s’attaque à la kératine contenue dans la peau des amphibiens. Or la peau des amphibiens est leur seul moyen de respirer puisque leurs poumons ne sont pas assez élaborés pour assurer tous les échanges gazeux.

Ce champignon est aussi inquiétant que le prion responsable de la maladie de la vache folle, dans la mesure où, lui aussi, il a sauté la barrière des espèces. Il s’attaquait, avant, aux plantes, aux algues, aux invertébrés, et voilà qu’il se transforme en tueur des vertébrés. On le trouve surtout en Amérique Centrale et en Australie où les chercheurs ont calculé qu’il progressait de 100 km par an, provoquant de véritables « vagues de la mort » dans les forêts tropicales. « Je sortais le matin et je voyais les grenouilles assises par terre le long du ruisseau. Elles avaient l’air parfaitement vivantes, comme si elles dormaient » « Mais elles étaient pâles, rigides et mortes », dit la biologiste américaine Karen Lips.

Les chercheurs se demandent aussi si l’homme n’est pas responsable de la mort des grenouilles. Avec leur peau-poumon très perméable, les amphibiens sont considérés comme des « sentinelles biologiques » nous avertissant de la progression de la pollution. Des études ont prouvé que les pesticides, la présence de métaux lourds dans les cours d’eau, les pluies acides et autres pollutions affectaient les défenses naturelles des grenouilles. De plus, par son mode d’habitat, l’homme a réduit les possibilités, pour les amphibiens, de communiquer entre eux. On en arrive alors à une dégénérescence par consanguinité. Ce qui expliquerait pourquoi les batraciens d’Amérique du Nord sont victimes de malformations, par exemple l’apparition de membres en trop.

Brrrrrrr !

(d’après un article de Pierre Barthélémy, pour Le Monde du 15 avril 2000)

La chanson des grenouilles


Ecrit le 1er septembre 2004 :

 Histoires de bêtes

Les hommes ont des problèmes de santé, liés à l’environnement, mais après tout c’est de leur faute : ils ont tout détraqué !

Les choses ne devraient pas s’arranger de si tôt car les animaux aussi sont malades et transmettent leur maladie aux hommes.

Le rat transmet la peste, les moustiques causent le paludisme, la mouche tsé-tsé conduit au sommeil éternel, le renard est accusé d’occasionner la rage, le chat est responsable de la toxoplasmose, le mouton (tremblante), la vache (encépha-lopathie, peste bovine), la civette (SRAS ou syndrome respiratoire aigu) et récemment : le poulet.

  Poulet grippé

La grippe du poulet (virus H5N1) est apparue en Corée en décembre 2003, grippe très contagieuse qui a conduit ce pays à procéder à des abattages massifs. Un mois plus tard, tout le Sud-Est asiatique était frappé de cette grippe aviaire ... sauf le Chine et le Vietnam. On découvrira par la suite que ces pays avaient sans doute caché les cas déclarés sur leur territoire.

Le virus H5N1 est très contagieux, il provoque une insuffisance respiratoire qui peut conduire à des millions de morts. De plus, il a la capacité de muter (changer de composition génétique) au fur et à mesure qu’il se réplique. D’où la difficulté de mettre au point un vaccin.

Dans les premiers mois de l’année 2004, le virus s’est transmis à d’autres animaux (un tigre et des chats au Vietnam) et des hommes sont morts (22 cas au 1er mars 2004). Cent millions de volailles sont mortes ou ont été tuées, les unes enterrées vivantes, les autres brûlées, mais peu à peu la vigilance s’est réduite : les intérêts économiques ont pris le pas sur la santé publique.

  ... porcs aussi

Mais voilà que le 20 août 2004, la Chine est contrainte d’annoncer que le virus H5N1 a été trouvé sur des porcs, animaux qui ont la faculté d’attraper les maladies animales et les maladies humaines. Pour la première fois au monde, des porcs sont atteints du virus H5N1 et le risque existe de voir ce virus se combiner avec celui de la grippe humaine. Vers une épidémie mondiale ?

L’inquiétude des scientifiques est grande. Ils se souviennent de la grippe espagnole que, en 1918, a fait 40 à 50 millions de morts. Depuis, les conditions se sont aggravées : le réchauffement climatique (qui assure le développement des maladies tropicales), la déforestration (qui fait apparaître des virus jusque là confinés), la rapidité des transports, l’habitat concentré. L’homme finalement, est-il mieux protégé que le poulet ?

  Poulet aux bactéries

Le poulet irlandais : selon l’étude menée par plusieurs chercheurs, un poulet sur deux vendus dans le pays, est contaminé par la bactérie campylobacter, qui provoque les trois quarts des intoxications alimentaires, loin devant les salmonelles ! Nous voilà bien !

  Poulet boiteux

En 1925 il fallait 120 jours pour faire un poulet de 1500 g . En 1998 il ne fallait plus que 33 jours. Le poulet serait champion olympique du gain de poids. Mais en grossissant de façon accélérée le pauvre poulet n’a pas le temps de se faire des os assez solides. Résultat : il boite ou il reste couché, ou il a des doigt crochus, ou il est bancal. Comme les humains, un poulet qui souffre est un poulet qui dépérit. Cela inquiète les éleveurs qui perdent de l’argent sur des carcasses présentant des hématomes et des fractures. L’INRA (institut national de la recherche agronomique) suggère de faire faire du sport aux poulets et de diversifier leur régime alimentaire.

  L’araignée

Une mère de famille, en Angleterre, qui a acheté un régime de banane dans un supermarché a eu la désagréable surprise de voir sa maison envahie par plusieurs centaines de petites araignées Huntsman Ces araignées ne sont pas dangereuses pour l’homme mais elles piquent et leur aspect est déplaisant : elles peuvent atteindre 10 centimètres à l’âge adulte et se déplacent « à la vitesse d’un sprinter olympique ». La mère de famille s’est plainte à la direction du supermarché et a reçu une lettre d’excuse, un bon d’achat de 30 euros et un bouquet de fleurs.

  La souris coureuse

Des biologistes américains et coréens ont réussi à modifier les muscles de souris de laboratoire, par manipulation génétique.

Les souris modifiées peuvent courir une heure de plus que leurs sœurs, et, sans essoufflement, parcourir une distance de 1 800 mètres (double de ce que peut raisonnablement accomplir ce rongeur dans la nature). De plus, ces souris modifiées ne prennent pas de poids lorsqu’elles restent inactives et qu’elles sont soumises à un régime à haute teneur en graisses. Des pistes pour le dopage des coureurs marathoniens ?

  Des vacances pour les bêtes

L’Autriche vient d’adopter une loi en faveur des animaux : vaches, chevaux et chèvres auront droit à trois mois de vacances par an, en plein air et sans entraves, tandis que l’élevage des poulets en batterie sera interdit à partir de 2006, trois ans avant une interdiction générale en Europe. Dans chaque province un médiateur sera chargé du bien-être des animaux.
Le ministre de l’Agriculture M. Josef Pröll, a mis en garde les consommateurs « contre l’importation des souffrances animales ».

  Mémoire d’éléphant

En Afrique, les troupeaux d’éléphants, formés de femelles et de petits, sont dirigés par des vieilles éléphantes, âgées de 35 à 55 ans, qui savent trouver les points d’eau disponibles pendant la saison sèche, connaissent les limites d’un parc national protégé, et disposant d’un répertoire de sons leur permettant de reconnaître très rapidement un autre groupe d’éléphants, de savoir s’il est hostile ou non. La présence de ces « matriarches » évite le stress au groupe. Celui-ci peut alors mieux protéger les éléphanteaux et limiter leur mortalité précoce.


Trouvé dans ma boite à lettres :

 Le saut de grenouilles

Téléchargez le fichier excel et amusez-vous . (En 15 sauts on y arrive ! réponse plus bas).

A tout hasard on trouve d’autres choses sur le site http://deauvill.free.fr/stockage/xls

l’honneur retrouvé du bousier

Du scorpion dans le coton

Vers une pandémie de grippe aviaire ?

Les grandes épidémies

Solution du saut de grenouilles :

<diapo1657>

 

 

DIAPORAMA

NOTES: