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Bretagne réunie

Couleurs de Bretagne 2005

Ecrit en 2001

« Grâce à la réunification, le pays de la Mée
pourrait accéder à une nouvelle centralité. »

Le 30 juin 2001, le Comité pour l’unité administrative de la Bretagne, associé à l’Institut Culturel de Bretagne et au Conseil Culturel de Bretagne appellent l’ensemble des habitants du département à une grande mobilisation festive pour exiger la réunification de la Loire-Atlantique au reste de la Bretagne.

Thierry Jolivet, vice-président du CUAB nous en dit plus.

Que va-t-il se passer le 30 juin 2001 ?

Une grande mobilisation à caractère festif afin d’exiger la réunification de la Loire-Atlantique au reste de la Bretagne. Nous profitons du soixantième anniversaire de la partition pour rappeler que cette décision fut prise par un gouvernement fasciste, celui du maréchal Pétain le 30 juin 1941. C’est un rappel important puisque ce que nous réclamons représente précisément l’inverse de ce type de pensée. La réunification, ne l’oublions pas, est un souhait majoritaire des habitants des cinq départements, comme l’ont montré les derniers sondages. Ne doutons pas de l’issue du résultat d’un référendum sur cette question.

Qu’est-ce qui fait blocage ?

En grande partie les élus et les institutions qui sont en décalage, sur ce point, avec la population. Il faut dire que si nous sommes nombreux à souhaiter cette réunification, beaucoup d’entre nous n’estiment pas que ce soit quelque chose de prioritaire. Sauf, qu’à force de dire cela, nous en sommes toujours au même point. Il faut désormais se mobiliser dans la rue pour faire comprendre à nos élus que c’est une exigence forte.

Une exigence de quelle nature ?

Avant tout de nature politique, et non strictement identitaire comme veulent le faire croire les opposants à la réunification. Certes, il y a une dimension identitaire, la conscience de la Bretagne, mais derrière ce souhait, il y a la volonté d’une vraie région pour poursuivre la décentralisation.

Tous les commentateurs politiques estiment que l’un des grands enjeux des échéances à venir, ce sera les changements institutionnels à mettre en œuvre en France, et notamment la poursuite de la décentralisation, suite aux conclusions du rapport Mauroy.

Nous voulons rappeler que la démocratie locale ne peut se faire que dans le cadre de régions voulues et « ressenties » par les citoyens. C’est ce qu’ont compris nos voisins européens, même les Anglais qui ont pourtant une tradition très centralisatrice comme la France.

La campagne qui va précéder la mobilisation, afin d’informer les habitants, sera-t-elle visible dans le pays de la Mée ?

Oui, car il existe un comité local du Comité pour l’unité administrative de la Bretagne (CUAB). Des tracts et des collages ont déjà eu lieu. Une lettre a été envoyée aux 52 maires du Pays de la Mée pour leur demander de participer à la manifestation (avec leur écharpe tricolore ou gwenn ha du s’ils le souhaitent) et d’installer le drapeau breton dans les lieux publics.

(NDLR : à noter que depuis les dernières élections municipales, le drapeau breton a disparu de la mairie de Châteaubriant. Le nouveau maire n’aime pas la Bretagne ?)

Thierry Jolivet poursuit : « Il s’agit pour nous d’insister sur ce que la réunification peut apporter au pays de la Mée qui, dans le cadre d’une Bretagne à cinq départements, se situerait au centre des deux capitales bretonnes Nantes et Rennes et bénéficierait donc d’un effort substantiel en terme d’aménagement du territoire. Grâce à la réunification, le pays de la Mée pourrait accéder à une nouvelle centralité. Nous sentons que les habitants d’ici sont prêts pour la réunification. Leur sentiment d’appartenance ne fait aucun doute. Il s’agit de le transformer en exigence politique »

Que se passera-t-il le 30 juin ?

C’est une vraie journée de mobilisation. Une manifestation à 14 heures certes, mais aussi dès 12 h des concerts (rock, reggae, world,...), un fest-noz, des bagadou (dont Châteaubriant), des percus brésiliennes, des jeux bretons (de Casson), un pique nique géant, des stands sur différentes réalités de la Bretagne, notamment les langues (le breton et le gallo), une brasserie des bières bretonnes...


Ecrit en juillet 2001 :

Historique !

Il y a encore 5 ans, cela n’aurait pas été pensable : à l’initiative   de Patrick Mareschal, conseiller général socialiste, fondateur du CUAB (comité pour l’unité administrative de la Bretagne), le Conseil Général de Loire-Atlantique a adopté un vœu, vendredi 22 juin 2001, demandant au gouvernement « d’organiser le débat public et les consultations nécessaires, puis d’initier le processus législatif permettant de réunir les cinq départements de la Bretagne historique, associés aux départements voisins qui le souhaiteraient, dans une grande région ». Il ne faudrait cependant pas que cela aboutisse à la constitution d’un « Grand Ouest » faisant disparaître purement et simplement le nom de « Bretagne »

Certes, ce n’est pas la reconstitution de la Bretagne historique, telle qu’elle était avant le décret de Vichy, signé par Pétain et Darlan le 30 juin 1941, séparant la Loire-Inférieure de la Bretagne mais c’est au moins un début de reconnaissance de l’identité bretonne de la Loire-Atlantique.

Alors il a bonne mine, le maire de Châteaubriant d’avoir enlevé le drapeau breton qui flottait depuis 12 ans devant la mairie !


Bretagne

Le 30 juin 2001, la délégation du Collectif des Associations Culturelles de Bretagne a été reçue à la mairie de Nantes, au Conseil Général, à la préfecture. Elle y a déposé un dossier d’analyses et propositions concrètes, notamment sur l’organisation de l’Ouest avec l’accord des populations concernées. ce qui implique la réunification de la Bretagne comme celle de la Normandie

Le Conseil Régional des Pays de la Loire a voté le 29 juin pour des états généraux préparant une région Grand Ouest que son président justifie par le défi de la mondialisation et de la construction européenne. Or la mondialisation valorise les régions dont l’identité et l’image sont fortes !

Le Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne s’étonne du fait que les élus de Loire Atlantique au Conseil Régional se soient ralliés au projet d’une région Grand Ouest où la Bretagne perdrait son nom (qui vaut de l’or pour la promotion de nos produits et du tourisme  ).

Toute tentative en ce sens aboutirait à construire une région technocratique. La seule façon de remodeler le découpage régional arbitraire de l’Ouest passe par le respect des vrais territoires et de l’opinion de leurs habitants,

La réunification de la Bretagne est inévitable. Le développement d’une coopération inter-régionale est le meilleur moyen de concilier cette réunification avec les intérêts à la fois des Bretons (y compris de la métropole nantaise) et de leurs voisins de l’Ouest.

Communiqué du 2 juillet 2001


(écrit le 2 mai 2001)

Lettre ouverte aux médias

On nous prie de rendre public le courrier suivant, qui n’engage aucunement La Mée :

Durant les jours qui ont précédé la date anniversaire de l’attentat de Quévert (19.04.2000), bien que ne représentant que moi-même, j’ai été sollicité par de nombreux médias pour faire le point sur ses conséquences et sur l’évolution du mouvement nationaliste breton depuis ce tragique événement. J’ai accepté ces invitations par politesse et aussi parce que certaines choses doivent être dites.

Permettez-moi tout d’abord d’avoir une pensée pour Laurence Turbec et pour ses parents qui sont les premiers concernés par ce triste anniversaire. A l’époque des faits j’étais en prison et je ne sais rien d’autre de cette affaire que ce que j’ai pu en apprendre par les médias. Comme tout le monde j’en suis réduit à me poser des questions et à émettre des réserves sur la version officielle des faits.

Cet événement à été très médiatisé et continue d’ailleurs à l’être. On le comprend aisément car il a profondément choqué l’opinion bretonne. Il faut cependant constater que depuis un an il sert de prétexte à l’Etat français pour opérer des rafles injustifiables parmi les nationalistes bretons et jusqu’ici, pour autant qu’on sache, sans autre résultat que la mise à jour des fiches de police. Cet attentat a donc été et reste du pain béni pour le ministère de l’intérieur qui en orchestre la médiatisation en diffusant de fausses informations comme il l’a fait dans l’affaire de Plévin, et en livrant en pâture les noms qui lui conviennent alors qu’il semble s’intéresser beaucoup moins à l’attentat de La Baule le 24 novembre dernier qui a tout de même provoqué, volontairement semble-t-il, la mort d’un employé municipal. La population de La Baule avait pourtant été tout aussi émue que celle de Quévert.

Le même ministère semble avoir également oublié le colis piégé qui a été envoyé à la mairie de Surzur (Morbihan) et qui a failli coûter la vie à une autre employée municipale.

Pourquoi cette différence de traitement dans l’information ou la désinformation ?

Pour moi la ficelle est trop grosse. L’attentat de Quévert, contrairement à d’autres n’est médiatisé que parce qu’il vise à criminaliser le mouvement nationaliste dans son ensemble. (...) Cette instrumentalisation de l’attentat de Quévert par les services de police me laisse à penser que l’Etat français commence à avoir sérieusement peur du besoin de liberté qu’exprime un grand nombre de Breton(ne)s, et que tenter de diaboliser une idée qui le dérange est sans doute une des seules ressources qui reste à sa disposition. Faut-il s’en réjouir ou craindre le pire ?

Riou Denis - Rest-Skouhel - 56850 Kaodan


Bretagne = 5

EMGANN-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, revendique le collage de 44 affiches « Bretagne = 5 départements » sur les panneaux de publicité vantant les charmes de la Loire-Atlantique qui ont récemment fleuri dans les couloirs du métro parisien.

« Par ce geste nous entendons rappeler aux élus de l’assemblée départementale de Loire-Atlantique qu’ils administrent bien un département BRETON et que cette notion induit certaines valeurs de RESPECT :

1/ Respect de l’identité profonde de la Loire-Atlantique et du souhait des électeurs : pourquoi le Conseil Général 44 ne demande-t-il pas solennellement au gouvernement français d’engager le processus de réintégration de la Loire-Atlantique dans la Bretagne administrative, respectant ainsi le désir de 75% des habitants de ce département ?

2/ Respect de l’équilibre ville/campagne de la Loire-Atlantique : le Conseil Régional 44 est il conscient de la monstruosité du projet de ville unique entre Nantes et Saint-Nazaire ?

3/ Respect de l’environnement et de la tranquillité des habitants : remettre en cause les projets de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et de l’extension de Donges-est. Les campagnes du département doivent-elles devenir les poubelles du grand Nantes ?

4/ Respect de l’identité linguistique et culturelle de la Loire-Atlantique qui est le département breton possédant le MOINS de panneaux de signalisation écrits en Breton et en Gallo

Fabien LECUYER
Communiqué du mouvement EMGANN
http://www.emgann.org


(écrit le 5 mai 2002)

Jacobinisme ?

Relevé dans la Mée du 24 avril 2002 dans le communiqué de l’U.D.B. (Union Démocratique Bretonne) présentant sa candidate aux législatives les passages suivants : « Cette Bretagne sera autonome, région d’une Europe sociale etc ». Autre passage : « Chacun peut le constater, les vieux démons de l’ultra jacobinisme refont surface et beaucoup jouent « à faire peur » en criant à la « République en danger » . Beaucoup aimeraient se rassembler autour d’un nouveau Robespierre ! Mais pour le mieux être de tous les citoyens, français en général et bretons en ce qui nous concerne, nous préférons la France des récoltes à celle des sillons abreuvés ».

Castelbriantais depuis plus de 70 ans et de souche castelbriantaise depuis plusieurs siècles, je suis de ceux qui revendiquent le retour de la Loire-Atlantique à la Bretagne en particulier parce que je n’oublie pas qu’elle en a été séparée par un décret de PETAIN/LAVAL pris à l’instigation de la poignée de séparatistes bretons tels que MORDRET, DEBEAUVAIS et autres FOUERE qui voulaient pactiser avec HITLER pour obtenir l’indépendance de la Bretagne dans le cadre européen voulu par l’Allemagne (déjà) et entendaient se séparer de la Loire-Inférieure, craignant qu’elle ne suive pas. A la même époque un nombre bien plus considérable de Bretons passaient à la France Libre comme la totalité des pêcheurs de l’Ile de Sein ou à la Résistance intérieure comme les maquisards de Saint-Marcel ou de Saffré . De nombreux déportés et fusillés, comme à Châteaubriant, portent des noms bretons . Ils ne se battaient pas pour l’autonomie de la Bretagne, mais pour la France, pour la République Une et Indivisible et pour la Liberté.

Oui l’autonomie de la Bretagne ou de la Corse portent atteinte à l’intégrité de la République et les séparatistes qui prônent cette autonomie sont des ennemis de la République .

Quant à la tarte à la crème du Jacobinisme, il faudrait quand même éviter de falsifier l’Histoire . C’est oublier un peu vite que le Club des Jacobins qu’il est à la mode de décrier s’appelait au départ le club breton auquel c’était un honneur de s’inscrire et que c’est précisément de ce club qu’est née la République. Et la chance de la République lorsque les émigrés et les chouans pactisaient avec l’ennemi, c’est justement qu’un ROBESPIERRE, un SAINT-JUST ou un COUTHON aient pu faire échec à la trahison. On ne dit jamais non plus que si le Gouvernement de la Terreur exécuta un certain nombre d’innocents parmi les condamnés jugés, la Terreur Blanche en tua 10 fois plus .

En conclusion :
– NON à la Balkanisation et à la destruction de la République Une et Indivisible,
– OUI à la décentralisation administrative,
– OUI au retour de la Loire-Atlantique à la Bretagne,
– OUI à l’Europe, mais
– NON à l’Europe fédérale à base régionale ou même nationale ;
– NON à la bourgeoisie girondine et fédéraliste.
– Plutôt ROBESPIERRE ou SAINT-JUST que Monsieur THIERS ou Monsieur GUIZOT(et oui aussi à BABEUF).

Si c’est du jacobinisme, je suis jacobin .

Jean Gilois


Lu dans La Terre du 24 avril : « Dans les défilés, jeunes, colorés, dynamiques, qui ont suivi le choc du premier tour des Présidentielles, l’observateur aura été frappé de retrouver bien souvent les mêmes manifestants que ceux qui réclamaient, les semaines précédentes, la Paix en Palestine.

"Cet air de liberté au delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnait le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France " »

(chanson de Jean Ferrat)


(écrit le 30 septembre 2002)

Sauver la langue bretonne

Le breton peut-il encore être sauvé ? Au terme de deux années d’enquête, l’Observatoire de la langue bretonne lance un cri d’alarme pour qu’une stratégie efficace soit menée afin de sauver in extremis la dernière langue celtique encore parlée sur le continent européen.

Dans un rapport de 250 pages, intitulé « un avenir pour la langue bretonne ? » et faisant la synthèse (chiffres et enquêtes à l’appui), l’Observatoire, seule structure qui recueille en Bretagne l’ensemble des données brutes, dresse un bilan pessimiste de la situation. Aujourd’hui, sur les quelque 4 millions d’habitants des cinq départements de la Bretagne historique (Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine, Côtes d’Armor et Loire-Atlantique), le nombre des brittophones (qui parlent peu ou prou ou comprennent le breton) n’est plus que de 300.000, contre 1.2 million en 1928 et 604.000 encore en 1983.

L’avenir est d’autant plus sombre que, pour la plus grande majorité (plus de 80%), les brittophones sont des personnes âgées de plus de 60 ans, vouées à disparaître, emportant avec eux le trésor de la langue.« Nous menons une véritable course contre la montre. Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins », souligne Olier Ar Mogn, qui a dirigé le rapport de l’Observatoire. « Si on en reste là, nous ne parviendrons pas à sauver cette langue », souligne-t-il, ajoutant : « nous avons besoin de plus de moyens. Ce rapport est très important pour l’avenir de la région, il interpelle les Bretons en général. C’est un pessimisme actif qui incite à l’action ».

Pointés par le rapport, les points noirs sont nombreux : la baisse de locuteurs et l’absence d’un statut officiel pour le breton, contrairement à d’autres langues dans le monde celtique, la France ayant signé mais pas ratifié la charte des langues régionales ou minoritaires.

La transmission de la langue en milieu familial, primordiale, est en chute libre et l’enseignement du breton, dans les écoles Diwan par exemple, connaît un déficit chronique de moyens. Dieu merci, souligne Olier Ar Mogn, des points positifs existent. Selon un sondage récent, 82% des personnes interrogées se reconnaissent dans la phrase « le breton est notre langue régionale ». En outre, la langue est mieux prise en compte dans les associations, elle connaît aussi une émergence dans le secteur économique (chéquiers en breton, signalétique routière et formulaires administratifs bilingues, mariages en breton...). Enfin, un effort est consenti dans les médias, au travers de radios bretonnantes, d’articles et chroniques en breton dans la grande presse régionale (Ouest France, le Télégramme) et surtout avec la récente création(1er septembre 2000) de TV Breizh, basée à Lorient (Morbihan).

Cela étant, il ne faut pas oublier qu’il y a en Bretagne une autre langue : la langue gallèse, dont le parler est savoureux, et qui mérite autant que le breton d’être sauvegardée.


écrit le 6 novembre 2002)

Suppression de l’émission en langue bretonne en Loire Atlantique.
Alan Stivell fait le plein à Châteaubriant
mais FR3 fait le vide

L’an dernier le théâtre de Verre   était plein lors de la venue d’Alan Stivell, 500 personnes ont donc considéré que la culture bretonne les concernait.

Et pourtant cette année quelle ne fut pas la surprise de tous ceux qui avaient l’habitude de regarder le dimanche Red an Amzer sur FR3 en s’apercevant, à la rentrée, que cette émission avait disparu ou plutôt qu’elle n’était plus diffusée en Loire Atlantique.

C’est pourtant une émission très ouverte. Des élus de toutes tendances sont interrogés sur des sujets variés, ils expliquent et justifient leurs positions aussi bien sur l’urbanisme, l’environnement, l’économie que sur la culture. Des reportages montrent que la culture bretonne ne « vit pas en vase clos ». La parole a été donnée à des Roumains, des Russes, des Gallois ou des Irlandais qui ont appris le breton. Des problèmes d’aujourd’hui comme : comment exprimer les maths modernes en langue bretonne y sont abordés et peuvent intéresser n’importe quel linguiste qu’il soit ou non bretonnant.

Et qu’on ne me dise pas que ces sujets ne concernent pas la Haute Bretagne et donc la Loire Atlantique. En effet les présentateurs laissent une belle place aux chants gallos en particulier lors des finales de la Bogue d’Or. Et pour que bretonnants et non bretonnants puissent suivre ces reportages, l’émission est sous titrée en français.

Je tiens à terminer en rappelant ces vers d’Armand Robin, poète qui, enfant, parlait breton et qui a appris ensuite une trentaine de langues. Il écoutait tard dans la nuit les radios de tous ces pays et résumait ces émissions dans un bulletin.

« Ainsi que sont vos cœurs
_ tous mes poèmes sont étouffés ;
_ Poèmes dans les rives d’une rime en « é »
_ Poèmes d’un homme trépassé.
_ Qu’ils soient la Parole et non des paroles,
La Parole muette qui seule sait parler,
La Parole condamnée qui seule peut sauver,
La Parole niée qui seule peut affirmer,
La Parole qui ne peut jouer aucun rôle. »

FR3 en supprimant l’émission en langue bretonne en Loire Atlantique contribue à la tâche que s’est donné l’Etat français au XIXe siècle : effacer une langue de la mémoire de l’Humanité.
B.Duchêne


NDLR : Le breton peut-il encore être sauvé ? Au terme de deux années d’enquête, l’Observatoire de la langue bretonne lance un cri d’alarme pour qu’une stratégie efficace soit menée afin de sauver in extremis la dernière langue celtique encore parlée sur le continent européen.



NOTES:

Comment la Bretagne a été annexée par la France