Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Pays (international) > Bretagne et Corse > Bretagne est musique

Bretagne est musique

L’institut culturel de Bretagne en congrès à Châteaubriant : un événement important qui rappelle que « Le Pays de la Mée » fait partie de la Bretagne « historique » (on dit maintenant « Bretagne intégrale »).

Association culturelle généraliste, l’Institut culturel de Bretagne, sans aucune prétention au monopole, se veut académie populaire au service de la Bretagne ». Il se compose de 16 sections thématiques.

 Bretagne est musique

« Musique, chant, danse : c’est la triade de la dynamique culturelle bretonne » a déclaré le président Yvonig Gicquel « un levier pour le développement local ». Il ne s’agit pas d’une attitude passéiste puisque les musiques bretonnes sont toujours en évolution.

Pour René Abjean, président de la section Musique et Danse, la musique bretonne est-elle une musique populaire ? une musique ethnique ? « La musique bretonne est unique et plurielle », les musiciens bretons ne sont pas des musiciens mais des praticiens même si certains parlent de mode, de gammes et de rythmes*.

« La musique bretonne est métissage. A l’origine les airs de cantique bretons ont emprunté au chant grégorien, au français qui pénétrait en Bretagne, et aux mélodies locales ». Par la suite, la musique bretonne a fait des emprunts aux autres musiques populaires, aussi bien au blues qu’au tango argentin. Ce métissage est source de richesse : « Geler les traditions pour les conserver dans leur pureté est le meilleur moyen de les tuer ».

Pour Yves Defrance, la musique bretonne est une musique populaire (ce n’est pas une musique savante académique) qui s’appuie sur trois piliers :
– La langue (l’accent, le phrasé)
– La danse (rondes chantées, danses à figures, danses à pas comptés)
– Les instruments (bombarde, biniou, et autres).

Pour Patrick Mairieu, « la musique bretonne existe, maintenant elle est taxable. Merci M. Sarkozy ». La vente de CD de musique bretonne ne faiblit pas : il y a un public.

e maître (Jean Barbelivien) et l’élève (Patrick Bardoul) à l’accordéon diaton

La permanence de la musique bretonne est assurée par un foisonnement associatif : 440 structures, 15 000 élèves en quatre départements, avec un beau succès : 80 % des élèves inscrits se réinscrivent l’année suivante. L’apprentissage se fait pour 50 % dans ces structures associatives qui reçoivent peu de subventions publiques.

« La formation se fait par imprégnation, le partage (et non la théorie écrite), la formation de l’oreille et de la voix (plus que la formation des doigts) ». La musique bretonne est une musique sociale, souvent liée au militantisme breton. « On apprend par ce qu’on entend au quotidien, au delà de l’apprentissage dans les écoles de musique ».

70 000 documents

Pour conserver la tradition, un organisme comme Dastum a collecté 70 000 documents. « il s’agit davantage d’une culture globale que d’une technique » dit Patrick Mairieu, président de Dastum, qui s’indigne de ce que, dans les bibliothèques, il y ait un patrimoine « confisqué » : « ce sont des documents conservés mais qui ne peuvent être consultés souvent pour des raisons administratives : pas le temps d’en faire l’inventaire ou parce que certains chercheurs s’en réservent le droit d’utilisation. Ces collectes ont été faites avec des fonds publics : elles doivent être accessibles » dit encore Patrick Mairieu qui s’élève contre « la frilosité de la transmission institutionnelle ».

Patrick Bardoul, oct. 2004, avec son accordéon diaton

Collier de l’Hermine

Au cours de ce congrès de l’institut culturel de Bretagne, Brigitte Baronnet, Patrick Bardoul et le Bagad de Châteaubriant ont pu faire entendre leur talent. Il a été rendu hommage à Jean Tricoire qui a beaucoup participé au collectage d’airs, contes et danses du Pays de la Mée, ainsi qu’à Jean Barbelivien, « l’un des principaux transmetteurs des airs du Pays ». Jean Franco et Raymond Lebossé n’ont pas été oubliés.

En fin de congrès, le collier de l’Hermine a été remis à cinq personnes. Créé en 1381 l’Ordre de l’Hermine est l’un des plus anciens parmi les ordres militaires et honorifiques d’Europe. Il affirme une volonté d’union autour du souverain breton (Duc Jean IV). Dès l’origine, il a eu la particularité d’être ouvert aux femmes et aux roturiers.

Remis à l’honneur à partir de 1972, le Collier de l’Hermine a été remis à 74 personnes dont Jean Tricoire de Châteaubriant et Raymond Lebossé d‘Erbray. Mais aussi l’écrivain Per Jakez Hélias, les musiciens Glenmor, Alan Stivell, Gilles Servat, et Dan Ar Bras, le sculpteur Jean Fréour, etc. Les cinq décorés le 25 septembre 2004 ont été : Yannig Baron, Yann Goasdoué, Marie Kermarec, Pierre-Yves Moign et Albert Poulain.

 Albert Poulain

Albert Poulain, cofondateur du Groupement Culturel breton des Pays de Vilaine, a collecté environ 1500 chants populaires dans la région de Pipriac - La Gacilly. Il a participé activement à la relance des fêtes locales, aboutissant en 1975, à la création de La Bogue d’Or. Il s’est également intéressé aux contes (plus de 300) qu’il a publiés pour qu’ils ne tombent pas dans l’oubli. Il est bien connu dans le Pays de Châteaubriant  .

Lors de la cérémonie de remise du Collier de l’Hermine, tout le monde (ou presque) a parlé breton ..... sauf Albert Poulain qui a utilisé la langue de Haute Bretagne : le gallo.

 Taxes

Une taxe sur les spectacles de variété (3,5 %), créée en janvier 2004, doit s’appliquer aux spectacles de musique traditionnelle, ce qui provoque un grand émoi en Bretagne. « C’est pénaliser la dynamique culturelle en région, et l’action touristique. Le Conseil Culturel de Bretagne s’élève avec force contre cette mesures discriminatoire pour la culture traditionnelle enracinée » écrit Jean Louis Latour, vice-président du Kuzul Sevenadurel Breizh le 21 septembre 2004.

Collier_de_l_hermine_copie

Pour sa part Jean Franco, Président des Amis des Forges de la Hunaudière   estime que « les spectacles culturels organisés par des associations ou des municipalités de petites communes, sont le plus souvent le fruit du travail de bénévoles et sont essentiels à la vie culturelle de nos régions.D’un point de vue financier, ils ne génèrent en général qu’un faible bénéfice quand ce n’est pas un déficit. Cette nouvelle taxe, s’ajoutant à la redevance due à la SACEM, ne ferait qu’aggraver la situation et serait de nature à décourager les plus entreprenants de celles et ceux qui s’efforcent de faire vivre la culture dans les cinq départements de la Bretagne Historique »

Remise du Collier de l’Hermine à Albert Pou

(*) Langage de spécialistes !
– modes ? le mode majeur, le mode mineur
– Gammes ? gamme tempérée, gamme grecque, etc
– 3 Rythmes (à 2, 3, 4 temps).


Ecrit le 1er décembre 204 :

Victoire pour les Fêtes traditionnelles.
Comme vous le savez, depuis de nombreuses semaines, Gouelioù Breizh, Fédération des Comités de Fêtes Traditionnelles de Bretagne, militait pour que la taxe sur les spectacles de variétés ne mette pas en danger les nombreuses manifestations qui existent en Bretagne comme dans les régions de France (Relire La Mée du 12 octobre 2004). Cette taxe était censée percevoir 3,5 % sur la recette des entrées payantes. De ce fait, sur le seul plan Bretagne, près de 2 000 rendez-vous allaient être fragilisés.

Suite à de nombreux échanges avec des députés bretons, qui ont apporté leur soutien, l’Assemblée Nationale a voté un amendement, le vendredi 19 novembre 2004, dispensant ainsi les Fêtes Traditionnelles de payer cette taxe.

« Amendement bénéfique pour tous » dit Gouelioù Breizh, « car, entre des conditions climatiques difficiles en 2004 (particulièrement pour les manifestations estivales), la recrudescence des vols, une surexposition de plus en plus croissante de la responsabilité de l’organisateur, il est certain que cette taxe aurait porté un coup fatal à bon nombre de Fêtes qui font pourtant la richesse de nos régions. »


 Suppression du breton à l’Université de Nantes :


un exemple de plus de la rupture d’égalité
avec les autres départements bretons.

L’association Bretagne Réunie - Comité pour l’unité administrative de la Bretagne - est stupéfaite de la décision de supprimer l’enseignement du breton à l’Université de Nantes à partir de cette rentrée 2004.

Cette suppression intervient à un moment où la région administrative de Bretagne affiche au contraire son intention de mener une politique vigoureuse en faveur de la langue bretonne.

Le contraste sera encore plus saisissant entre l’Université de Nantes où l’enseignement du breton serait alors totalement absent et les autres grandes universités bretonnes de Brest et de Rennes. En raison du découpage régional, la Loire-Atlantique est en effet systématiquement désavantagée pour tout ce qui touche à l’identité bretonne dont elle devrait pourtant pouvoir bénéficier au même titre que les quatre autres départements bretons.

Emile GRANVILLE
Président de Bretagne Réunie
(02.99.72.20.62.)


Ecrit le 19 janvier 2005 :

 Breton et Gallo : ils ont osé !

Plan de sauvegarde
de la langue bretonne

A l’unanimité, le Conseil régional de Bretagne (décembre 2004) a voté en faveur d’un nouveau projet de politique linguistique pour la Bretagne. Sa priorité : sauver les langues bretonne et gallèse et renforcer leur apprentissage dans les classes bilingues.

Au terme d’un débat qualifié d’historique, les 83 élus de l’assemblée régionale se sont prononcés en faveur de la reconnaissance officielle du breton et du gallo. Si l’on recense à ce jour 300 000 personnes parlant le breton dans les 5 départements de la Bretagne historique (les 4 départements bretons et la Loire-Atlantique), 64 % des locuteurs ont plus de 60 ans. Il y a donc urgence à intervenir, selon Jean-Pierre Thomin, président de la commission culture et délégué à la politique linguistique, pour relancer et renforcer la transmission de cette langue régionale, en danger d’extinction.

Priorité est donnée dans ce plan à l’apprentissage de la langue, l’objectif étant d’atteindre 20 000 élèves dans les classes bilingues d’ici 2 010, alors qu’ils ne sont que 9 700 aujourd’hui dans les 5 départements. « Objectif ambitieux mais réaliste », a affirmé le Président Jean-Yves Le Drian, quand on sait que le nombre d’enfants inscrits dans cette filière augmente de 10 % par an.

drapeau_bretagne

Pour ce faire, la Région Bretagne propose de former 150 enseignants par an, d’attribuer des dotations complémentaires aux établissements dispensant des cours de breton et de gallo, de renforcer l’apprentissage des adultes (8 000 personnes environ à ce jour) et de stimuler la transmission familiale.

J-P. Thomin, porteur de ce projet, préconise également dans son rapport que le breton soit plus présent dans la vie sociale et publique des Bretons, de même que dans les médias et la création culturelle -édition, théâtre et chant-.

Enfin, le Conseil régional de Bretagne a de nouveau exigé que la France ratifie la charte européenne des langues régionales et minoritaires.


 Fêtes bretonnes

Festival de cornouaille-

2009 : Quimper : le triomphe des sonneurs : http://www.youtube.com/watch?v=Fh-580c475M&NR=1

2010 - DÉFILÉ DES CERCLES D’ENFANTS ET BAGADIGOÙ DE CORNOUAILLE - www.abadennou.fr : http://www.youtube.com/watch?v=ZBs_OuyFYZ0