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Opus dei - et Camino 999

Une dictature sectaire

Ecrit en mars 2002 :

 Canonisation express

C’est un record absolu dans l’histoire de l’Eglise : depuis son élection en 1978, Jean Paul II aura canonisé à ce jour 470 personnes et béatifié 1300. Soit un rythme de 60 nouveaux saints ou bienheureux par an. En quinze ans de règne, son prédécesseur Paul VI n’avait fait que 23 saints !

C’est la canonisation express du fondateur de l’Opus Dei - la « sainte mafia » pour certains - qui suscite le plus de commentaires. José-Maria Escriva n’aura attendu que vingt-sept ans pour devenir saint, battant sur le fil Thérèse de Lisieux, morte en 1897 et canonisée 28 ans après. Jeanne d’Arc a dû patienter 489 ans, Vincent de Paul 77, le curé d’Ars   66, la grande Thérèse d’Avila 40 ans !

Les catholiques progressistes font remarquer que les dossiers de Mgr Oscar Romero, évêque assassiné par l’extrême droite au Salvador en 1981, ou de la Française Madeleine Delbrel (1904-1964), missionnaire de la banlieue ouvrière, suivent des cours plus lents.

L’œuvre de Dieu

Si l’intégrisme musulman a fait la « Une » des journaux, les activités de la droite chrétienne s’effectuent souvent dans l’ombre, comme en témoigne la troublante ascension de l’Opus Dei, appelé également « l’Œuvre »

Opus Dei ! Ce nom suscite des controverses acharnées : Société secrète, Pieuvre cléricale, Garde blanche du pape, Sainte mafia.... il est bon de faire un petit résumé historique.

L’Opus Dei est une société religieuse fondée en 1928 par un prêtre espagnol : José Maria Escriva de Balaguer et qui recrute ses membres parmi l’élite, les étudiants, les universitaires et les professions libérales.

En 1935, Escriva de Balaguer fait éditer un petit livre appelé « Camino » (le chemin), comprenant 999 courtes maximes, conseils et préceptes, publié en 11 langues. C’est le fondement de l’Opus Dei, une référence incontournable pour les adeptes. Ce recueil est gorgé de toute la mythologie fasciste, aliéné par l’idolâtrie, avec une soumission totale à la hiérarchie, dur, dépourvu de sentiment, militariste intolérant, convaincu que lui seul et les siens sont les bons.

Franco ...

A cette époque, Escriva de Balaguer choisit son camp : celui du franquisme. Il vit la guerre civile en Espagne comme une lutte entre catholiques et communistes en qui il voyait l’incarnation du mal.

En 1939, la croisade franquiste a vaincu le communisme et l’Eglise est dans le camp du vainqueur. Il rentre à Madrid. Il a deux objectifs : siéger à Rome et contrôler les universités. A la conquête des chaires universitaires, l’Opus Dei, en manipulant certains responsables, obtiendra près de 40% des postes.

Tout comme Pie XII, Escriva minimise ensuite l’horreur du nazisme et même la gravité de l’Holocauste y voyant un rempart providentiel contre le communisme. Le Monde Diplomatique cite une de ses paroles : « Le christianisme a été sauvé du communisme par la prise de pouvoir du général Franco avec l’appui du chancelier Hitler, ce dernier, étant contre les slaves, était contre le communisme ».

Est-ce un hasard si l’on retrouvera Paul Touvier, milicien du régime pétainiste, dans un cloître proche de Nice, propriété de l’Opus Dei ?

... Pinochet

En 1973, après le coup d’état de Augusto Pinochet au Chili, Escriva de Balaguer se rend à Santiago, célébrer une action de grâce pour son « fils spirituel ». Là encore, il choisit son camp.

En 1982, Jean-Paul II fait accéder l’OPUS DEI au rang de « prélature personnelle ». De ce fait, elle ne reçoit plus les ordres de l’évêché du lieu d’implantation de la structure, mais directement du pape, par l’intermédiaire de son Prélat que le Saint Siège ordonne évêque.

En 1992, soit 17 ans après sa mort, à l’issue d’un procès expéditif où seuls les témoignages positifs ont été retenus, José Maria Escriva de Balaguer est béatifié par Jean-Paul II. En février 2002, Maria Escriva de Balaguer est nommé « saint » par le même Jean-Paul II, qui est lui-même membre de l’Opus Dei.

L’Œuvre intervient sur des phénomènes de société. Un des derniers grands exemples est l’affaire des commandos anti-IVG, dont le meneur était Jérôme Lejeune, un médecin antisémite, antimaçonnique, docteur honoris causa de l’université Opusienne de Navarre.

... et les autres ...

La direction internationale de Volkswagen, est connue pour son soutien financier au Lindenthal institut, créé par l’Opus Dei à Cologne. La firme « l’Oréal » n’est pas loin non plus et bon nombre de ses dirigeants seraient proches de l’Opus Dei.

Qu’en est-il aujourd’hui de cette organisation ?

Le pape est malade, il ne gouverne plus. Il n’est que le jouet de son entourage. Son médecin personnel : Joachim Navarro-Vals est devenu tout puissant. Il est le porte parole à la fois du Saint-Siège et de l’Opus Dei.

Tous ceux qui peuvent prétendre à la charge suprême connaissent l’Opus Dei, sont connus d’elle et doivent compter avec cette organisation.

En Espagne, le beau-père de M. Aznar est l’un des grands patrons de l’Opus Dei. On en retrouve également parmi les hommes de confiance du roi, notamment le chapelain, qui est l’un des fondateurs de l’Opus. Les grands portefeuilles sont tenus par des opusiens ou proches de l’Œuvre.

En Italie, dans les années 1992/1993, le président Scalfaro refusait d’habiter son palais, vivant dans l’une des résidences de l’Œuvre. Le directeur d’une maison d’édition contrôlée par Silvio Berlusconi est proche de l’Opus Dei.

La nouvelle stratégie de l’Opus Dei, est d’infiltrer les organisations internationales, comme les Nations Unies, ou l’OCDE.

Scandales

De grands scandales seraient liés à l’Opus Dei en France et en Italie :

En 1976, Le prince Jean de Broglie a été assassiné. Sa mort serait liée à un scandale comme trafiquant d’armes et blanchisseur d’argent de l’Opus Dei.

L’Italie a connu l’affaire de la loge P2 à laquelle appartenait le banquier Pesanti, actionnaire principal de la banque Ambrosiano, banque détenant une grande partie des fonds du Vatican

L’Opus Dei en 1960 était propriétaire de la Finibank, établissement bancaire suisse que contrôlait le financier Michele Sindona, connu comme grand argentier de la mafia sicilienne.

La faillite de la banque Ambrosiano mit la lumière sur la complicité entre le Vatican, représenté par l’IOR (l’institut des Œuvres religieuses) et « Cosa Nostra » (mafia sicilienne) représentée par Michelle Sindona. Selon certains experts, les pertes s’élevaient à plus de 1200 millions de dollars de 1982. Les pertes se sont accumulées par la faute du président, Roberto Calvi et de l’archevêque américain Marcinkus. Accusé lourdement, ce dernier fut défendu jusqu’au bout par Jean-Paul II, qui le fit protéger par l’immunité diplomatique vaticane.

Suicidés

Roberto Calvi fut retrouvé suicidé, pendu sous un pont de la Tamise. Michelle Sindona fut empoisonné avec un café à la strychnine, dans une prison italienne, juste avant sa comparution devant les juges, pour l’assassinat du commissaire liquidateur de la banque Ambrosiano.

L’Opus Dei lâchera progressivement la loge P2, qui fut dissoute en décembre 1981.

En juillet 1982, Jean-Paul II procédera à la béatification de Giuseppe Tovini, fondateur de la banque Ambrosiano.

Marcinkus

Revenons un peu sur l’archevêque Marcinkus. L’intéressé est originaire de Cicero, banlieue de Chicago, ancien fief du légendaire Al Capone.

Depuis son diocèse de Chicago, il entre en contact avec Sam Giancana, chef incontesté de « Cosa Nostra » (la mafia sicilienne) jusqu’en 1975 et auxiliaire de la CIA.

Cosa Nostra utilisait des prêtres de Chicago pour ses transferts de fonds internationaux dans les affaires de blanchiment d’argent et fournissait des liquidités au Vatican par l’Opus Dei et sa banque l’institut des Œuvres religieuses. Marcinkus participait à ces transferts.

En 1952, il obtient un poste au Vatican et se retrouve chef de la sécurité avec Paul VI. En 1968, Sam Giancana est reçu en audience privée par le pape.

En 1969, Marcinkus devient secrétaire général de la banque du Vatican et va être mêlé à une falsifications de titres et d’obligations des sociétés Pan Américan, Chrysler etc.. L’enquête sera interrompue à la demande du président américain. Marcinkus allait être accusé, au sommet de sa carrière, de blanchiment d’argent dans le cadre du scandale de la banque Ambrosiano, mêlant le Vatican, le syndicat du crime américain, la Cosa Nostra sicilienne, les services secrets italiens et la loge P2, mais il fut aussi soupçonné dans la liquidation du pape Jean-Paul 1er en 1978, après 25 jours de règne.

Mort suspecte

Lorsqu’une religieuse découvre le cardinal Albino Luciani, ou Jean Paul 1er , au matin du 28 septembre 1978 mort dans son lit, elle appelle le chef du service de sécurité, Marcinkus, qui reste seul, enfermé dans la chambre pendant plus d’une demi-heure. Lorsqu’il ressort pour prévenir le secrétaire d’Etat et un médecin pour constater le décès, il n’y a plus aucun papier sur le bureau du pape. Malgré cette mort suspecte, et le pape ne souffrant d’aucune maladie, il ne sera ordonné aucune autopsie.

Albino Luciani n’était pas lié à l’OPUS DEI. Il semblait vouloir couper les ponts avec « Cosa Nostra » et voulait sans doute « faire le ménage ». Il n’en a pas eu le temps. Mais rien n’a pu être prouvé contre le chef de la sécurité Marcinkus,

En mars 1996, la chambre des représentants de Belgique, a constitué une commission parlementaire d’enquête, avec mission d’élaborer une politique, en vue de lutter contre les pratiques illégales de sectes et les dangers qu’elles représentent pour la société et les personnes. Après d’âpres débats, la commission a dressé une liste des mouvements sectaires ou elle a inscrit « le renouveau charismatique » et « l’Opus Dei ». Mais elle a dû retirer ce dernier nom, en raison de fortes pressions.

L’Opus Dei serait pour certains, un instrument de contrôle des églises locales au service du pouvoir temporel du Vatican.

Au nom de leur foi, bien des chrétiens rejettent cette dictature spirituelle de « l’Œuvre » et craignent que cette « arme du pape », ne soit à double tranchant et ne se retourne un jour contre lui.

Source : le site : http://perso.wanadoo.fr/oarom/Pl_opus_dei.htm


Ecrit le 12 avrl 2005
(publié seulement en version électronique)

 L’Opus Dei jouera-t-elle un rôle dans l’élection du nouveau Pape ?

Le Pape Jean Paul II est mort le 2 avril 2005. Sa longue agonie a été largement médiatisée, de même que son enterrement le 8 avril 2005

(selon des infos de l’AFP, en date du 12 avril 2005) - Parmi les questions sans réponse sur le conclave qui élira la semaine prochaine le successeur de Jean Paul II, l’une concerne le rôle qu’y jouera l’Opus Dei, une puissante organisation conservatrice catholique aussi appelée « l’Œuvre ».

L’Opus Dei (Œuvre de Dieu), qui compte 80.000 membres à travers le monde, essentiellement des laïcs, est aussi surnommée « la pieuvre de Dieu » en Espagne où elle a été fondée en 1928 et où elle a joué un rôle politique majeur dans la période du franquisme et de l’après-franquisme.

Deux des 115 cardinaux électeurs du prochain pape, l’Espagnol Julian Herranz et le Péruvien Juan Luis Cipriani Thorne, appartiennent à l’Opus Dei. Mais ce chiffre ne reflète pas le rôle que « l’Œuvre » joue au Vatican.

Si d’autres groupes conservateurs, comme les Légionnaires du Christ ou Communion et Libération, bénéficiaient de l’appui du pape défunt, l’Opus Dei est le seul à qui Jean Paul II a accordé en 1982 le statut - unique dans l’église catholique - de Prélature personnelle. L’Opus Dei est ainsi devenu un diocèse sans territoire, régi à la fois par le droit canon et ses propres statuts et ne rendant compte qu’au pape.

L’organisation jouit de la confiance du cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome et président de la conférence épiscopale italienne. Le cardinal Ruini, présenté comme un possible « papabile », a engagé l’an dernier la procédure de béatification du deuxième dirigeant de l’Opus Dei, Mgr Alvaro del Portillo.

Jean Paul II avait canonisé son fondateur, Jose Maria Escriva de Balaguer, en 2002, 27 ans seulement après sa mort, lors d’une célébration à laquelle assistaient plus de 40 cardinaux.

En 1998, le pape a aussi accordé à l’Œuvre une université théologique à Rome, placée au même niveau que la prestigieuse université grégorienne tenue par les jésuites. De tels signes de confiance donnent à l’Opus Dei des arguments pour rejeter les étiquettes d’organisation manipulatrice, secrète ou sectaire qui lui sont apposées, même de l’intérieur de l’Eglise catholique.

Les membres de l’Opus Dei sont encouragés à rechercher la perfection spirituelle dans leur vie quotidienne et dans leur travail. Les « numéraires », le noyau dur de l’organisation, sont recrutés dans les milieux cultivés et éduqués et incités à occuper un rôle important dans leur domaine. Ils font voeu de chasteté et d’obéissance, pratiquent la mortification corporelle (flagellation) au moins une fois par semaine et vivent en communauté selon des règles strictes avec d’autres membres de « l’Œuvre ».

Dans le passé, des évêques s’étaient inquiétés du prosélytisme agressif de l’Opus Dei sur les campus universitaires et de ses entreprises pour couper les adeptes de leur famille.

Tout en se présentant comme une organisation de laïcs, l’Opus Dei compte ses propres prêtres qui confessent et accompagnent spirituellement les membres. Au Vatican, le porte-parole, Joaquin Navarro-Valls, est membre de l’Opus Dei.

Julian Herranz, président sortant de la commission disciplinaire de la Curie romaine et membre de plusieurs congrégations, est connu pour inviter d’autres prélats à de fréquentes rencontres   dans une villa romaine appartenant à l’Opus Dei.

Selon les observateurs, l’Opus Dei est le seul groupe organisé suffisamment influent pour jouer un rôle durant le conclave. Le Vatican a récemment confié à l’archevêque de Gênes, Tarcisio Bertone, le soin de combattre les hérésies contenues dans « Da Vinci Code », le best-seller de Dan Brown dans lequel un évêque de l’Opus Dei commande à un moine de l’organisation (qui ne compte pas de moines) de commettre des meurtres.


Ecrit le 15 septembre 2005 :

 Et une statue, une !

A quoi ça sert une statue ? A rien évidemment ! Sinon à montrer au « petit peuple » qui sont les grandes hommes (et femmes, rares) qu’il faut imiter, vénérer, intercéder.

Le fondateur de l’Opus Dei, après une canonisation express, vient d’être statufié et béni par le nouveau pape Benoit XVI dont les prises de position rétrogrades s’enchaînent les unes après les autres.

Une statue en marbre, de 5 m de haut, de Saint Josemaria Escriva a été bénie par Benoît XVI, mercredi 14 septembre à Rome, sur la façade du transept gauche de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Œuvre du sculpteur italien Romano Cosci, elle représente le Josemaria revêtu de ses ornements sacerdotaux. A ses pieds :­ les blasons pontificaux de Jean Paul II et de Benoît XVI, sculptés sur le socle, façon comme une autre de mettre de son côté les idolâtres des deux papes.


Note du 19 février 2006 (non publiée dans l’dition « papier » de la Mée) :

Le film The Da Vinci code, qui sort sur les écrans le 17 mai prochain en France, est un thriller dénonçant un complot de l’Eglise catholique visant à dissimuler l’existence d’un enfant, fruit d’une relation entre Jésus Christ et Marie Madeleine, dans lequel l’Opus Dei use de tous les moyens, y compris un assassin, pour éviter que la vérité n’éclate. Tirée du best-seller de Dan Brown, cette version des faits a été largement désapprouvée par l’Eglise catholique et de nombreux historiens ont critiqué les invraisemblances du livre.

Le porte-parole de l’Opus Dei, organisation fondamentaliste catholique, a déclaré le 14 février, qu’il espérait « ne pas trouver dans l’édition finale de ce document des références pouvant blesser les catholiques », souhaitant notamment que l’Opus Dei ne soit pas cité ou que soit indiqué clairement que The Da Vinci code est une fiction.

Le producteur Sony-Columbia rétorque qu’il peut « montrer que la liberté d’expression et le respect des croyances sont compatibles ».

Les médias ont la vie dure en ce moment. Après les tensions qui ont suivi les caricatures de Mahomet, c’est une autre censure religieuse est en cours.


 L’Opus Dei : une secte

Voir ici : http://prevensectes.com/opusdei.htm


Note du 24 novembre 2008

 Camino 999

Un roman lu et désapprouvé par l’Opus Dei

31 mai 2007. L’ASSIGNATION
Deux mois après la sortie du livre, l’Opus Dei attaque en diffamation l’auteure de Camino 999, Catherine Fradier, et son éditeur, Jean-Jacques Reboux. L’Opus Dei, représentée par Me Alexandre Varaut, nous réclame la bagatelle de 30.000€ de dommages-intérêts.
D’abord sonnées par l’assignation, les éditions Après la Lune, dont la santé est vacillante (c’est un euphémisme), lancent une souscription pour payer les frais d’avocat. Plus de 150 personnes répondent présent à notre appel, relayé par le site Rue89 (1) et de nombreux médias. En quelques semaines, plusieurs milliers de personnes achètent le roman, nous permettant de sortir la tête hors de l’eau.
Lire ici le communiqué de l’Opus Dei : http://www.opusdei.fr/art.php?p=23124

12 septembre 2007, 17e chambre du TGI de Paris. LE PROCES
Après avoir fait remarquer à la Cour que l’Opus Dei n’avait pas porté plainte contre le Da Vinci Code (publié par un éditeur du puissant groupe Hachette), notre avocat, Me Emmanuel Pierrat, démonte un à un les arguments de la partie adverse, qui ne cite aucun passage diffamatoire et prétend que Camino 999 doit être considéré comme diffamatoire dans sa totalité. Me Pierrat réclame la relaxe et la condamnation aux dépens de l’Opus Dei.

21 novembre 2007. LE VERDICT
La Justice tranche. L’Opus Dei est déboutée et condamnée à nous verser 2.000 euros de dommages-intérêts. L’affaire ne sera donc pas jugée sur le fond.

5 décembre 2007. L’OPUS DEI, MAUVAIS JOUEUR, FAIT APPEL
Pour des raisons qui nous échappent [souci revanchard de nous avoir fait de la publicité – alors que le but initial était bel et bien d’écraser une petite maison d’édition indépendante – et de nous occasionner de nouveau frais ?…,souci chrétien de nous permettre de vendre quelques milliers d’exemplaires supplémentaires de Camino 999 ?…souci de ne pas perdre la face ?…] toujours est-il que l’Opus Dei fait appel.

15 février 2008. LA CONSECRATION
Catherine Fradier, qui avait déjà obtenu le Grand prix de littérature policière 2006 pour La colère des enfants déchus, obtient avec Camino 999 le prix SNCF du polar français, décerné par plusieurs milliers d’internautes.

2 octobre 2008. L’Opus Dei fête ses 80 ANS.

4 décembre 2008, 13h30. PROCES EN APPEL devant la Cour d’appel de Paris.
Catherine Fradier, absente au procès en première instance, sera présente.

En février 2009, les éditions APRES LA LUNE fêteront leurs 3 ans.
Parution de CAMINO 999 dans la collection POCKET.

En savoir davantage sur l’Opus Dei

Ces infos ne plaisent pas à tout le monde : des lecteurs ont écrit à ce sujet, disant notamment que : "Scalfaro ne faisait pas partie de l’Opus Dei, Escriva n’a jamais
rencontré Pinochet"


Note du 28 janvier 2009

 L’Opus Dei débouté

COMMUNIQUE DES EDITIONS APRES LA LUNE

Jeudi 22 janvier 2009, la cour d’appel de Paris a estimé que l’assignation déposée par l’Opus Dei contre Catherine FRADIER et Jean-Jacques REBOUX, auteure et éditeur du roman Camino 999 (éditions Après la Lune) était irrecevable, confirmant le jugement du 21 novembre 2007.

La cour d’appel a considéré que le tribunal de grande instance de Paris avait jugé « avec raison » que l’assignation déposée par l’Opus Dei était nulle, les passages poursuivis n’étant pas assez précis.

L’Opus Dei est condamnée à verser aux éditions Après la Lune la somme de 2.000 euros accordée en première instance.

La cour n’a pas alloué de dédommagement au titre de l’article 700 du Code de procédure pénale.

Notre défense était assurée par Me Emmanuel PIERRAT, qui a rappelé que l’Opus Dei, qui n’avait pas réagi lors de la sortie du Da Vinci Code, publié par un éditeur du groupe Hachette, avait préféré s’attaquer à un petit éditeur indépendant à qui il réclamait la bagatelle de 30.000 euros de dommages-intérêts.

Ce jugement clôt donc définitivement la polémique entamée par l’Opus Dei. Camino 999 n’est donc ni une « fiction journalistique », ni « quelque chose qui se veut un roman », mais bel et bel une œuvre de fiction, récompensée par le prix Polar SNCF 2008.

Catherine Fradier et Jean-Jacques Reboux tiennent à remercier les 150 personnes (lecteurs, libraires, associations) qui ont répondu à notre appel à souscription en juin 2007, ainsi que les milliers de lectrices et lecteurs qui ont manifesté leur solidarité durant ces 20 mois de procédure éprouvants en achetant le roman Camino 999, vendu à ce jour à 18.000 exemplaires.

Seul cet élan de solidarité a permis aux éditions Après la Lune de survivre économiquement.

Plus d’informations sur le site Camino 999 : http://camino999.blogspot.com/


 Légionnaires du Christ

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Revue Golias

Note du 26 octobre 2011

Canonisation de Mgr Romero, enfin !


NOTES:

(1) http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/lopus-dei-sen-prend-a-un-editeur-independant