Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Conseil Municipal Châteaubriant > Conseil Municipal 15 mars 2001- 15 mars 2008 > CM 2007 > 04-2007. Conseil Municipal du 5 juillet 2007

04-2007. Conseil Municipal du 5 juillet 2007

Ecrit le 11 juillet 2007

Cette fois on ne se plaindra pas de l’écart entre deux conseils municipaux : le dernier a eu lieu le 27 juin 2007. Celui-ci s’est tenu le 5 juillet 2007.

Etant donné qu’il faut au moins un conseil dans le trimestre on peut être quasiment sûr de ne pas en avoir d’autre en juillet-août-septembre. Le prochain en décembre ?... Nous verrons.

 Suspicion

A ce conseil du 5 juillet, 23 délibérations, souvent brèves, par exemple pour passer un agent de 25 heures à 28 heures ou, au contraire, pour en passer un autre de 20 h à 17h30. A cette occasion Pacal Bioret a déclaré : « Une personne récemment partie en retraite aurait eu des agissements répréhensibles, ces faits seraient assez graves pour que plainte soit déposée. Qu’en est-il ? Quelle suite comptez-vous donner pour éclaircir ce dossier et arrêter le climat de suspicion qui règne aux services techniques et à la mairie ? » (confirmation du « scandale à la mairie » dont nous parlions la semaine dernière). Le maire a répondu : « Si les faits sont avérés, nous déposerons plainte ».

 Carte scolaire

Il ne faut pas s’attendre à une augmentation de la population scolaire à Châteaubriant puisqu’il est question d’ouvrir une classe à l’école Claude Monet en en fermant une à l’école de Béré. A ce sujet, Danièle Catala a remarqué qu’il y a eu, à la rentrée de septembre 2006, quinze dérogations permettant à des parents de ne pas mettre les enfants à l’école des Terrasses. « Si vous n’aviez pas accordé ces décharges, on aurait pu ouvrir une 4e classe aux Terrasses ce qui aurait rendu cette école plus attractive. Les parents réclament une école plus proche de leur domicile. Il nous faut privilégier l’aspect pédagogique plutôt que géographique » (d’autant plus qu’à Châteaubriant les distances ne sont pas importantes, et qu’il est mieux, pour un enfant, d’avoir des classes moins nombreuses). Danièle Catala a demandé une commission extra-municipale pour étudier les dérogations et les périmètres scolaires. Du côté de la municipalité c’est non comme toujours.

 Communiste : un gros mot

Le Conseil Municipal a décidé (comme annoncé !) de donner le nom de Guy Môquet au nouveau gymnase situé près de la cité scolaire, « du nom de ce jeune homme de 17 ans fusillé par les nazis dans la Carrière de la Sablière avec 26 autres otages le 22 octobre 1941, mourant debout les yeux ouverts pour la France, pour leur idéal et pour la liberté » . Curieusement la délibération évoque le nom de Nicolas Sarkozy, qui a décidé de faire lire la lettre de Guy Môquet dans tous les lycées de France en début d’année scolaire. Mais il n’est nulle précision sur l’idéal ... communiste ... de ce jeune homme. Un gros mot sans doute.
Bowling

Voici enfin la délégation de service public du bowling. La dernière puisque, depuis le 1er janvier 2007, l’équipement (payé par la ville) est confié à un privé.

La fréquentation du bowling, qui était tout nouveau en 2004, a considérablement baissé en 2006.

		36 300 entrées
		37 265 entrées
		27 306 entrées

L’activité billard a suivi la tendance générale. Les recettes du bar ont baissé aussi mais un peu moins.

De ce fait la recette moyenne journalière a baissé de 18 % en 2006.

Bowling-2

Le contrat d’origine prévoyait une recette de 950 € par jour !

Qui paie ce déficit ? La ville puisque la marge brute réelle est inférieure au seuil mini arrêté contractuellement entre les parties. (voir art. 24 du contrat de délégation et avenant n° 1).

Ainsi, pour 2006, la ville reconnaît elle-même qu’elle a versé 119 897 € HT   au fermir du bowling (soit 143 396,81 € TTC), en plus des 41 000 € prévus au départ

Elle a aussi repris une partie des investissements et une partie des frais de personnel. Elle a en outre embauché deux des salariées du bowling.

En tout la ville a donc versé, pour 2006,
166 617,60 € au fermier.

Bilan du Bowling (doc.offic

Mais voyez-vous comme le hasard fait bien les choses. La ville s’est aperçue qu’avec ses versements elle avait payé de la TVA en trop. Elle a pu obtenir une restitution de TVA, « suite à recours pour compte », d’un montant de 25 320,63 €. Ne nous demandez pas comment s’est fait le calcul .... C’était pas expliqué et nous n’avons pas pu reconstituer le calcul.

Finalement, le bowling a donc coûté
141 296,98 € en 2006 et, selon l’adjoint aux finances, il coûtera encore 25 000 à 30 000 € par an, les années à venir, compte-tenu des investissements réalisés (achat du terrain, achat d’une propriété pour faire une issue de secours, construction du bowling lui-même, installation de la climatisation, etc).

 Hou la la !

En fin de réunion le groupe minoritaire a posé trois questions orales. L’une d’elles disait ceci : « En 2001, vous avez créé une commission « Santé » pour laquelle l’adjoint en charge reçoit une indemnité de fonction équivalente à quelque 600 € par mois, ce qui représente depuis mars 2001 la somme totale de 45 600 €. Depuis, la commission ne s’est réunie que trois fois (ce qui représente une indemnité de 15 200 € par séance). Devant l’indécence de ces chiffres, au regard des tourments vécus par nombre de nos concitoyens, ne pensez-vous pas qu’une nouvelle réunion de la Commission « Santé » serait fort utile pour aborder les questions globales du bien-être des individus dans notre commune ? ».

Ce n’était pas la personne privée qui était visée, mais l’adjoint qui ne semble pas faire grand chose (il y en a un autre comme ça ...). Ce fut un beau chahut ! L’adjoint, présent pour une fois, a répliqué que « toute vérité n’est pas bonne à dire ». Le maire a expliqué que le Centre Hospitalier a connu un développement considérable depuis 6 ans et en a attribué tout le mérite à cet élu.

Le directeur et les salariés du centre hospitalier apprécieront ! L’adjoint, lui, n’a pas apprécié du tout et a renvoyé à Danièle Catala : « Cela fait 4 heures qu’on vous écoute, c’est insupportable » (1) .

Il est vrai qu’au pays de Châteaubriant  , un bon élu se doit d’être muet.

Et on ne sait toujours pas s’il va y avoir une 4e réunion de commission santé : « Notre action d’élu au plus près des citoyens révèle d’autres thématiques liées à la santé : isolement, grande précarité, violences, sexualité » ajoute Danièle Catala mais, ça, la majorité n’entend pas.

A noter que, à la mairie de Châteaubriant, il n’y a que trois commissions qui se réunissent ... un peu ... les travaux, les finances et les affaires scolaires. Et ce sont souvent de vraies chambres d’enregistrement quelques jours avant les conseils municipaux. Et comme il y a rarement des conseils municipaux ....

la réunion n’a pourtant duré que
deux heures et demi !

Par ailleurs la ville a entendu le rapport du CCAS   (centre communal d’action sociale) pour 2006. Nous en reparlerons. Juste un chiffre : le nombre de repas pour les personnes âgées est en hausse de 15 % et atteint en moyenne 21 repas par jour. Pour une salle de 200 places, ça va !