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Accueil > Châteaubriant > Enfance, jeunesse > Centre de loisirs > ACLA - Epouvantrouilles et sabordage

ACLA (05)

ACLA - Epouvantrouilles et sabordage

Epouvantrouilles
Meilleraye
La main à la pête
Des robots et des jeunes
Bilan 2004
Bilan 2005
L’ACLA c’est toujours sympa
Préparation de l’été 2006

  Gerard ment vu pire

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La petite fille et l’épouvantrou

Une pelouse verte sur un ciel d’orage
Quelques gouttes de pluie
Et des rires en cascade :
Une toute petite fille
Au pied d’un gros épouvantail
Une vingtaine d’épouvantrouilles
L’extraterrestre, l’homme citrouille
Ferminator et les 4-zig’oto
Et Gérard.
Pourquoi Gérard ?
Parce que Gérard ment vu pire !
Pieds en pot de fleurs
Tête en rateau
Corps en CD
Bras de bois, jambes de fil
Créativité, éclats de rire ....

300 gamins fous ... de joie, des centres de loisirs de Châteaubriant, Issé, Erbray, La Meilleraye, Rougé, St Aubin, se sont retrouvés pour une journée au Village des Enfants à Châteaubriant, lors d’un festival d’épouvantails. Quels ont été le plus bruyant ? Le plus effrayant ? Et le plus riche en matériaux de récupération ?

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L’épouvan

Le thème a bien plu   ... tout comme les jeux inventés par chaque centre et proposés aux autres.

Avez-vous essayé de faire remonter, sur une planche lisse et
mouillée, un savon bien « savonné » ?

Avez-vous participé à un lancer de godasses ?

Ou à un jeu de massacre de vautours perchés sur un épouvantail ?

Ce fut un bel après-midi de fête avec l’ACLA, ce 22 juillet 2004

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Ecrit le 11 août 2004

Centre de Loisirs de La Meilleraye

Si les activités jeunesse de la Communauté de Communes du Castelbriantais ont été un échec en 2004 (lire page 29), il n’en est pas de même des Centres de Loisirs. Celui de La Meilleraye, organisé par Familles Rurales, et dirigé par Christine Bonpas depuis 5 ans, a accueilli les 3-12 ans du 5 juillet au 6 août : 48 enfants pour une commune d’un millier d’habitants, c’est un beau succès.

Trois animatrices , deux stagiaires, une bénévole, tous diplômés. Bois, mosaïque, peinture, plâtre, pique-nique et grands jeux.... ==►

En revanche, les mini-camps n’ont pas eu le succès escompté. Les affaires de disparition et crime, comme celui du petit Jonathan à Guérande, ont fait peur aux parents.

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Ecrit le 23 février 2005 :

 De la main ... à la pâte

120 à 130 enfants par jour : le Village des Enfants du Pays de Châteaubriant   remporte un beau succès, supérieur à celui de l’an dernier. Une centaine d’enfants de 3 à 10 ans se répartissent dans les diverses salles d’activité du Centre de Loisirs tandis qu’une vingtaine de jeunes 11-14 ans occupent l’espace Junior.

Pâte à crêpe, pâte à choux, pâte à sel, papier mâché
Pâte à modeler, plâtre, terre du potier , savon, paraffine

Les enfants mettent la main à la pâte notamment avec Aurélie Bourdel qui leur a fait fabriquer des « animaux patates » et des masques africains peints et cuits au four.

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Centre de Loisirs Châteaubr

« C’est étonnant de voir que les enfants ne savent pas même casser un œuf » dit la Directrice Chantal Buron qui remarque que l’activité cuisine est très prisée. Dans l’atelier « bricolage » les enfants les plus grands apprennent à enfoncer un clou et à manier la scie sauteuse pour fabriquer l’objet de leur choix. Enfin tous les enfants ont accès à l’informatique, même les 3-5 ans.

Appel au peuple : si vous avez des planches de bois à donner, les enfants seront ravis. Prévenir Gwenaël Hamet 02 40 28 88 89

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Ecrit le 23 mars 2005 :

 Des robots et des jeunes

D’année en année, les jeunes de l’atelier « robotique » de l’ACLA, animé par Gwenaël Hamet, progressent en nombre et en qualité. Agés de 10 à 14 ans, douze jeunes ont fabriqué un robot ramasse-cubes : ramasser l’objet, le porter au « dépôt » et l’empiler avec d’autres. Tout ça sur un parcours accidenté avec dénivelés de terrain et ruisseau où il vaut mieux ne pas tomber.

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Robot ACLA mars

Deux robots ont été fabriqués avec des pièces de bric et de broc (et des roues en disques CD) et une grande imagination pour animer l’objet, l’équiper de pinces capables à la fois de saisir et d’élever les cubes. Le robot est animé par une console (du style de celle qu’on utilise pour les jeux électroniques) via des câbles qu’il ne faut pas laisser traîner par terre : d’où l’important rôle du perchiste qui doit se coordonner avec le conducteur de l’engin.

Les jeunes de l’ACLA ont été retenus pour participer à la finale nationale qui aura lieu à Montluçon les 26-27 mars 2005. Outre cette sélection, ils ont apprécié le contact avec les autres équipes concurrentes et notamment avec les aînés qui n’ont pas hésité à encourager et à donner un coup de main.

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Ecrit le 20 avril 2005 :

 Centre de Loisirs, bilan 2004

L’ACLA (association castelbriantaise de loisirs et d’animation) a poursuivi, en 2004, la progression des années précédentes avec 849 enfants (soit + 2,5 %)

Ces 849 enfants représentent 544 familles
–  152 enfants 3-5 ans
–  464 enfants 6-10 ans
–  233 enfants juniors. Les 849 enfants ont fréquenté le Centre de Loisirs (754), les séjours (144), l’équitation (57) et les ateliers (23) soit en tout 978 activités, ce qui veut dire que certains jeunes ont fait plusieurs activités.

L’intérêt pour les mini-camps ((séjours d’une semaine) se maintient mais pose la question de la sélection par l’argent : « plus le coût de l’activité augmente, moins les tranches basses du quotient familial sont représentées, au profit de la tranche la plus élevée ».

Le Centre de Loisirs est l’activité centrale de l’ACLA : il représente 89 % des activités des enfants. « Plaisir de faire, de découvrir, de partager et de se rencontrer ». Les enfants, à l’image des animateurs, déploient beaucoup d’énergie et de créativité : création d’un CD Hip-Hop, stage de pêche, jardinage, jeux de plein air, activités manuelles, poney, cuisine, etc.

Le poney-club intéresse 55 participants hebdomadaires. Les ateliers Robotique, multimédia et club nature accueillent 20 participants par semaine.

Les soirées jeux rassemblent enfants, jeunes et adultes, lors des périodes de vacances. Des ateliers jeux ont lieu avec le collège Robert Schuman.

 Le Prix des incorruptibles

Six livres en compétition. Qu’est-ce qu’on fait avec un livre ? On le lit, on le raconte, on l’illustre par des masques, des mobiles, des cartes, une chasse aux trésors, un « arbre aux lecteurs », un grand jeu ...

Sur plusieurs mois les 6-10 ans sont allés à la bibliothèque une semaine sur deux et ont lu les six livres en compétition. Pour chacun ils ont voté, notant l’histoire (le sujet, les personnages, le lieu), l’écriture, les illustrations et le livre lui-même en tant qu’objet (épaisseur, sensations au toucher, odeur). Le livre préféré récoltait 6 points, le suivant 5 points, etc.

Le grand vainqueur est Nico rapporteur avec 86 points. Viennent ensuite Le loup gris (68 points), Si (61), le jardin secret de Lydia (52), Rendez-vous n’importe où (50) et l’arbre lecteur (30 points).

Nico, ah Nico ! Un petit parfum d’interdit ! Un jeune garçon à qui sa grand mère fait cadeau d’un cahier marqué « Top secret » : le livre deviendra le confident du petit garçon. « Il raconte plein de bêtises » disent les enfants en se souvenant du directeur qui a « un gros derrière à faire péter les pierres » et de la maîtresse d’école « c’est pas des cheveux qu’elle a sur la tête mais une serpillière qui lui donne l’air bête ».

Un jour la maîtresse tombe sur ce journal intime. Panique !

Les enfants vous raconteront la suite. La maîtresse, elle, annonçe son intention d’aller chez le coiffeur....


Le prix des incorruptibles est un prix national décerné, par de jeunes lecteurs, à des ouvrages de littérature jeunesse enfantine. Le choix des jeunes du Centre de Loisirs participe au vote national.

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Ecrit le 10 août 2005 :

 L’été 2005 au Centre de Loisirs (ACLA)

Au Centre de Loisirs, à Châteaubriant, (ACLA) le mois de Juillet a fait le plein, que ce soit sur place au Village des Enfants ou dans les activités extérieures (séjours hebdomadaires). Au cours du mois, toutes activités confondues, plus de 500 enfants ont été concernés, avec des moyennes de présences quotidiennes dépassant la barre de 200.

Les séjours (7 propositions), avec les activités proposées, et la « mise en scène », constituent autant de supports permettant de structurer la vie du groupe et de faire le plein de souvenirs, de découvertes, un vrai parfum d’aventures loin de la maison.

Au Village des Enfants, la vie bat son plein. De nombreux projets, concoctés par l’équipe d’animation (25 animateurs) ont vu le jour adaptés à chaque groupe d’âge (3-5 ans, 6-7, 8-10 et 11-14 ans) : grands jeux, activités manuelles, activités sportives, contes, ateliers autour du cirque, création, stage de pêche, vannerie et même ... initiation au langage des signes. Le mois de juillet s’est terminé par un intermède en chansons interprété par les plus petits et la comédie musicale, pleine de rythme et de fantaisie préparée très discrètement par les juniors (11-14 ans) et présentée de manière explosive à l’ensemble des enfants et les parents.

Depuis le début du mois d’Août, une autre équipe d’animation a pris le relais. Les inscriptions sont encore possibles, dans la limite des places disponibles et au plus tard le Mercredi pour la semaine suivante. Pour les séjours quelques places sont encore disponibles du 25 au 29 Août, pour des enfants de 9 à 15 ans

ACLA, 5 rue de Couëré-02 40 28 88 89

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Ecrit le 23 novembre 2005

  L’ACLA c’est toujours sympa ?

Avertissement : les informations
contenues dans cet article sont
certainement fausses.
Si, par malheur, elles étaient vérifiées, vous ne devez pas être au courant.
Si, par malheur, vous étiez au courant, vous ne devez pas les répéter
et enfin, si, par malheur, vous les
répétez, tant pis pour vous, $
on vous aura prévenus ...

L’ACLA est une association loi 1901 qui gère le centre de loisirs de la Borderie à Châteaubriant. De plus, c’est une association d’éducation populaire, concept descendu en flèche depuis quelques années. Les fondateurs de l’éducation populaire croyaient que l’éducation se fait dans tous les moments de la vie (c’est-à-dire pas seulement à l’école) et donc au XXe siècle, les associations ont mis en place cette croyance aussi dans nos loisirs en disant que les enfants, en s’amusant, en jouant ... pouvaient apprendre des choses qui leur permettraient notamment de devenir des citoyens responsables et tolérants quels que soient leur origine sociale, religieuse...

Quelle utopie, me direz-vous !!!

Oui, mais on peut la préférer à celle de certains qui voient dans chaque jeune avec une casquette « une racaille » et qui monte quand même dans les sondages ...

Maintenant que le décor est planté, on peut y aller : L’ACLA avait jusqu’à il y a un mois une directrice qui gérait l’association sous la responsabilité du Conseil d’Administration. Cette directrice est aujourd’hui partie et vous connaissez tous son remplaçant : personne.

Pourquoi ne remplace-t-on pas ce poste ? Aucune information n’est aujourd’hui disponible mais toutes les supputations circulent.

L’ACLA a une convention de délégation de service public avec la communauté de communes pour gérer le centre de loisirs.

Première possibilité : : la com’com casse cette convention et reprend la gestion du centre en direct : la com’com reprend alors le personnel présent à l’ACLA (obligation légale) et tout continue tranquillement dans le meilleur des mondes.

    • Avantage : pour la com’com, plus besoin de s’ennuyer avec une asso et ses administrateurs (faut faire des réunions, faut convaincre les gens qui ne sont pas forcément d’accord ...)
    • Inconvénient : le centre de loisirs est une activité assez lourde en terme de gestion budgétaire, salariale...

Deuxième possibilité : on met un technicien de la com’com à disposition de l’ACLA avec des fonctions de direction. On garde alors l’association, donc pas de changement et le technicien (si possible très obéissant envers la com’com) fait ce qu’on lui demande de faire. Avantage : pour la com’com, on laisse croire au fonctionnement démocratique de l’asso mais on gère tout sans prévenir personne et le conseil d’administration avalise les décisions déjà prises.

Troisième possibilité : on n’embauche personne et le conseil d’administration gère l’association : solution la plus compliquée ...

Autres possibilités : ? ...

 En catimini

Personne ne sait rien et de toute façon cela ne changera pas grand’chose au centre de loisirs. Si l’ACLA avait encore un fonctionnement démocratique tel qu’il est défini pour les associations d’éducation populaire, la question pourrait être posée publiquement. Mais, tout laisse à penser que les responsables de l’association prennent directement les « ordres » dans les bureaux de la com’com, (mais ce sont des mauvaises langues qui disent cela)donc comme pour les autres dossiers, la décision sera prise (ou est déjà prise) en catimini et on mettra tout le monde devant le fait accompli quand ILS l’auront choisi.

Cet événement est relativement représentatif de ce qui se passe sur notre territoire depuis quelques années. L’équipe en place a compris que le pouvoir, c’est l’information, et elle utilise la rétention d’information pour user et abuser de son pouvoir. C’est un choix politique et en soi, il est peu critiquable : cette équipe a été élue démocratiquement et met en place sa
politique de la façon dont elle le souhaite.
C’est une des grandes beautés de la démocratie que de permettre à des gens qui ne la supportent pas d’être élus.

Mais c’est le début de l’hiver et nous n’allons pas nous chagriner maintenant parce que notre territoire est la risée du département. Restons au chaud, ça ira mieux demain ...


Ecrit le 31 mai 2006

 43 jeunes à l’ACLA : l’été en vue

Lors du WE des 20-21 mai, 43 jeunes ont préparé la prochaine saison estivale des jeunes, qui seront accueillis au Village des Enfants du 5 juillet au 1er septembre 2006, en trois tranches d’âge : les 3-5 ans, les 6-10 ans et les plus grands. Diverses activités sont proposées : nature et environnement, bricolage/ activités créatives, sciences et techniques, jeux sportifs, jeux de société, multimédia, cuisine, piscine, poney, etc

Horaires 9h -17 h, possibilité de faire 7h45-18h30. Transport assuré au départ de différents points de Châteaubriant .

Neuf séjours sont proposés, en général sur 4 jours, depuis les 6-8 ans, jusqu’aux 12-14 ans : construction de cabanes, capture d’insectes, construction d’un cerf volant, escalade dans les arbres, kayak, char à voile, équitation, découverte de la ferme, poney-tendresse, étude du renard, stage de kayak. ... Cette année, exceptionnellement , un séjour de 9 jours se déroulera dans la ville allemande de Radevormwald pour les 10-12 ans.

Rens. au 5 rue de Couëré avant le 24 juin - Tél 02 40 28 88 89


Ecrit le 14 juin 2006

 Le sabordage imposé à l’ACLA
Les jeunes enre...CCCimentés ?

L’ACLA, jusqu’au 1er septembre 2006, est une association Loi 1901. Elle compte actuellement environ 700 adhérents (étant donné que l’accès aux activités de loisirs requiert une adhésion obligatoire).

En 2005, l’ACLA a accueilli 823 enfants, de 552 familles 
(soit moins que l’an passé : 849 enfants, 544 familles).

Les 6-10 ans sont majoritaires 52 %
Les plus petits (3-5 ans) font 21 %
Les 11-13 ans représentent 27 %

Origine des enfants

57 % Châteaubriant
36 % Communauté de Communes du
Castelbriantais (sauf Châteaubriant)
7 % hors Communauté de Communes

Neuf salariés permanents s’occupent de l’ACLA (soit 7 équivalents temps plein). Pour les périodes de vacances l’ACLA recrute des salariés occasionnels : 86 animateurs et 14 agents divers (ménage, repas).

La grande majorité des enfants fréquente le Village des Enfants, avec un nombre de présents pouvant aller de 50 le mercredi à 230 par jour au plus fort de l’été.

Activités variées, Prix des Incorruptibles, Soirées jeux ... etc. Ils ont de la chance les enfants à notre époque.

Les séjours sont moins fréquentés : leur prix éloigne les familles modestes, malgré la mise en place d’un quotient familial. « Nous avons remarqué que les familles qui se situent dans les tranches de revenus les plus basses fréquentent peu les séjours chers » a dit le responsable José Vittorio.

 Adieu l’ACLA

Une fois passée cette Assemblée générale ordinaire (à laquelle participaient une quarantaine de personnes seulement), voici que s’ouvre l’assemblée générale extra-ordinaire sur un ordre du jour unique : transfert de l’ACLA au sein des services de la Communauté de Communes du Castelbriantais.

Rappelons que, à l’origine, l’ACLA était un service municipal. C’est devenu une asso-ciation indépendante par la suite. Et, pour éviter toute accusation de « gestion de fait », les élus municipaux n’y ont plus été majoritaires, ce qui laissait à l’association une certaine marge d’indépendance.

Encore trop de liberté sans doute, puis-que que la Communauté de Communes du Castelbriantais (CCC  ), a décidé purement et simplement de supprimer l’association. Oh, en apparence, cela ne s’est pas fait comme ça. D’abord la CCC   a placé des pions, en faisant adhérer des élus et des fonctionnaires CCC  , et en suscitant la candidature de parents qui n’ont pas vu le jeu.

Ensuite, oh merveille, c’est le conseil d’administration de l’ACLA qui, de lui-même, a demandé de faire du Centre de Loisirs un service de la CCC  . Jean Poulain, maire d’Erbray, s’inscrit en faux : « M. Dussautois est venu par deux fois nous expliquer qu’il fallait devenir un service de la CCC   » dit-il. M. Dussautois est le fonctionnaire de la CCC   qui a en charge le secteur « jeunesse »

Rappelons que, le 1er janvier 2003, le secteur jeunesse (13-18 ans) avait été retiré à l’ACLA et repris en totalité par la Communauté de Communes du Castel-briantais ... avec le non-succès que l’on sait. La décision, à l’époque, avait été prise sans consultation du Conseil d’Admi-nistration (CA) de l’ACLA. Cette fois, il y a eu consultation ... du moins en apparence.

Les raisons de la disparition de l’ACLA
 ? « Un lieu unique d’inscription, une continuité pédagogique entre l’enfance et l’adolescence, une cohérence tarifaire et des économies d’échelle et mutualisation des compétences » a dit le Président Jean-Paul Horhant.

Soit dit en passant, depuis qu’il est Président, JP Horhant n’a pas appris son « métier ». S’il sait lire le rapport préparé pour lui, il est pitoyable de le voir s’enferrer dans ses non-réponses aux rares questions qui viennent de la salle.

Jean Poulain, conseiller communautaire, s’est étonné de ce soudain sabordage de l’ACLA. « Ca fonctionnait pas mal jusqu’à maintenant, il n’y a jamais eu de problème. Je ne vois pas ce qui inciterait la Commu-nauté de Communes à gérer directement l’ACLA. Gèrera-t-elle aussi les six autres centres de loisirs, tous associatifs, de la Communauté de Communes ? ». Il lui a été répondu que ceux-ci resteront associatifs (jusqu’à quand ?). Pourquoi pas l’ACLA ?

« Quelle sera la participation des parents ? » a poursuivi Jean Poulain « Il y aura sûrement un « moins ». L’ACLA sera l’affaire des élus et les parents deviendront secondaires ». Quand on sait comment fonctionne la CCC   on peut en effet avoir des craintes : les membres du Conseil Syndical sont désignés (et non élus) et ne tiennent pas compte des diverses sensibilités de la population. Les conseils syndicaux sont des chambres d’enregis-trement, tout se décide en réunion de bureau. C’est d’ailleurs de la faute des élus communautaires qui démissionnent de tout pouvoir !

Que deviendront les fonds propres de l’ACLA ? a demandé une personne du public. « Je ne sais pas, a dit Jean-Paul Horhant qui-ne-sait-jamais-rien. « Ils seront peut-être dévolus aux services publics qui assuraient le financement de l’ACLA : CAF, Conseil Général, Communauté de Communes. Mais je ne sais pas comment ».

Dans cette affaire, le personnel a été informé aussi, mais on ne lui a pas demandé s’il était favorable ou non. Il ne sait pas trop ce qu’il va devenir. En tant que futur (contractuel en CDI de droit public, c’est l’adaptation dans le droit français d’une jurisprudence européenne) salarié de la CCC  , il sera tenu d’aller là où on l’enverra.

Le vote a donné :
Contre 	     3
Abstention   7
Pour 	    46 

(il y avait en effet une bonne quinzaine de pouvoirs). Parmi l’assistance se trouvaient très peu de parents et beaucoup d’élus municipaux et de fonctionnaires CCC   qui ont voté allègrement la disparition de l’ACLA.

 Orientation future de l’ACLA

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Une-Eliby-ACLA
Dessin de Eliby 06 23 789 305

Quelle sera l’orientation de l’ACLA, a demandé une maman. Jean Paul Horhant n’a pas compris la question et n’a pas su répondre. Dommage, car c’est cela le plus important.

Un Centre de Loisirs peut faire de l’occupationnel ou de l’éducatif. Quelle sera la liberté de manœuvre laissée aux animateurs de l’ACLA ? L’équipe d’animation aura-t-elle une certaine initiative   en matière pédagogique, ou devra-t-elle obéir aux ordres donnés par « le maître » ?

On peut avoir des craintes
quand on voit ce qui se passe.
– Par exemple dans le secteur « jeunesse » où les seuls loisirs organisés donnent aux jeunes une attitude de con-sommateurs.
– Par exemple à la bibliothèque de Châteaubriant qui n’a même pas le loisir de publier, seule, un communiqué de presse annonçant la venue d’un écrivain : tout doit passer par la signature personnelle du secrétaire général de la CCC  . On voit la lourdeur !

La CCC   devient un ogre dévorant tout sur son passage, et souhaitant tout contrôler pour ne laisser aux citoyens aucun espace de liberté. Quelles autres associations aura-t-elle dans le collimateur demain ?

– La ludothèque (largement subventionnée par la CCC   et située dans la Maison de l’Enfant créée par la CCC  ).
– L’ADT   (association pour le développement du Tourisme  ) ?
– La Mission Locale (jeunes 16-25 ans) ?
On sait que la CCC   a tenté des manœuvres sur l’ALJC (qui gère le foyer des jeunes travailleurs) - et sur le Conseil de Développement (auquel elle a tenté d’enlever la fonction d’Observatoire).

L’avenir n’est pas rose.

Heureusement il reste, dans les petites communes, des espaces de liberté dans les associations de bénévoles animant les bibliothèques locales et les centres de loisirs. Demain, face à une commune-centre étouffant tout sous sa chape de plomb, il restera un peu d’air à la périphérie.

BP  


Ecrit le 26 juin 2006

  Des remous autour de l’ACLA

A la suite du sabordage de l’ACLA (relire La Mée du 14 juin 2006), nous avons reçu un communiqué des Verts, du Parti Socialiste et du Mouvement Républicain et Citoyen évoquant le « le coup de force réalisé par le président de la C.C.C. et la municipalité de Châteaubriant pour dissoudre l’ACLA en tant qu’association chargée d’organiser les activités de loisirs pour les jeunes de la Communauté de communes » .

Communiqué

« En effet, dit le communiqué, et contrairement à ce que déclare le président de l’ACLA, aux ordres du maire de Châteaubriant, cette décision de sabordage n’a pas été prise par l’ensemble des adhérents de l’ACLA (essentiellement des familles d’usagers), mais par un « commando » d’adjoints et de conseillers municipaux majoritaires de Châteaubriant »

Le personnel de l’ACLA n’a pas été consulté mais simplement informé d’un passage sous statut com’com’  

« Par ailleurs, poursuit le communiqué, sur le territoire de la CCC  , dans six autres communes, les centres de loisirs sont gérés par des associations qui ne sont pas demandeuses de l’intégration en régie directe par la communauté de communes. Où est la cohérence dans la politique de la jeunesse de la CCC   ? La président de l’ACLA ayant justifié la décision de dissolution par des raisons « fumeuses », on ne peut que s’interroger sur les véritables motifs : volonté de reprise en main du personnel de l’ACLA par le maire de Châteaubriant président de la CCC   ? Refus de définir une politique de la jeunesse en concertation avec les parents usagers dans le cadre d’une association ? L’autoritarisme est plus que jamais la règle de gouvernance de la CCC   »

Pas content

M. Alain Hunault, Maire et Président de la Communauté de Communes n’est pas content du tout de ce communiqué : d’ailleurs il n’est jamais content ! Il fait tout pour museler son opposition, même quand celle-ci est bien gentille.

Donc A.Hunault dit que le vote de l’ACLA a été acquis à une forte majorité. C’est vrai ....46 pour, 3 contre et 7 abstentions ... mais on peut se poser des questions : une assemblée extraordinaire, votant une dissolution, peut-elle se prononcer quand il y a seulement 56 votants sur plus de 700 adhérents ? Et quand on voit que, sur ces votants, il y a un fort pourcentage d’élus municipaux et de fonctionnaires de la CCC  , munis de pouvoirs, on peut vraiment se poser des questions !

Certes, certes, les adhérents savaient qu’il y aurait une assemblée extraordinaire. Mais en ont-ils mesuré les conséquences ? D’autant plus qu’il n’était pas question, sur la convocation, d’une dissolution, mais d’un « transfert de l’Acla au sein des services de la Communauté de Communes ». ... Depuis le 1er janvier 2002, l’ACLA était passée sous compétence de la CCC  . Les adhérents n’y ont donc vu que du feu.

Chiffres

A.Hunault poursuit : « à l’été 2002, l’ACLA réalisait 253 journées enfants pour 43 jeunes » . Tiens donc, voilà des chiffres qu’on n’a pas pu avoir à l’époque ! D’autant plus qu’en 2003 ce ne fut sans doute pas meilleur ! Et tout à coup, en 2005, A.Hunault annonce : « 1530 journées enfants pour 285 jeunes ». Il sort les chiffres quand ça l’arrange sans qu’on puisse contrôler.

Le Parti Communiste, dans sa « Lettre du 15 juin » s’interroge : « On peut avoir des inquiétudes sur le rôle laissé aux parents.Et sur les loisirs organisés. C’est bien gentil d’organiser des séjours de ski, ou un échange avec l’Allemagne. Encore faut-il que cela ne soit pas réservé aux familles qui peuvent payer »

Suite à cela, Jean Poulain démissionne


Voir : rêve

Un crime au Centre de Loisirs