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Accueil > Thèmes généraux > Agriculture > Productions animales > Porc - 2003-2004

Porc - 2003-2004

écrit le 11 juin 2003

Paysans en colère

Les éleveurs de la Confédération Paysanne se sont invités le mardi 27 mai au Comité Régional Porcin des Pays de Loire qui se tenait à Angers, faisant irruption en pleine présentation d’un plan de communication où il était question de filière, d’entreprises mais peu de producteurs.

Les producteurs de porcs sont allés rappeler aux responsables de la filière la situation dramatique dans laquelle ils sont actuellement et dire que les crises ne sont pas une fatalité. « Nous ne pouvons nous contenter d’aides à la trésorerie non plafonnées qu’il faudra rembourser, ni d’être accompagnés à la cessation pour sortir « dignement » ». Ils s’insurgent contre ces nouvelles méthodes de gestion des crises « qui n’hésitent pas à mettre en place des plans d’équarrissage pour les animaux et les paysans ».

Un débat houleux s’est installé entre Jacques LEMAITRE Président (et par ailleurs maire de Rougé) et Pierre BROSSEAU, interlocuteur des éleveurs. A la pause déjeuner, la Confédération Paysanne a continué d’occuper les lieux. Le repas semble avoir calmé les esprits et modifié les discours car Jacques LEMAITRE a fini par s’engager à soutenir la Confédération Paysanne qui demande « une réduction du poids de carcasse de 5 kg, réduction soutenue par un financement public (qui existe) et qui permettrait de stocker le volume d’environ une semaine d’abattage et de faire ainsi remonter les cours »
(communiqué)

Plus de paysans : un CRD (contrat régional de développement) est en préparation dans la région de Châteaubriant. Il ne comporte aucun volet agricole. Les paysans, ça n’existe plus ?


Ecrit le 28 janvier 2004 :

Porcs : Dé-carcassez-vous !

L’industrie licencie, le commerce est morose, le chômage accélère, tout va mal, y compris en agriculture et en particulier pour les producteurs de lait et de porcs.

Les producteurs de porcs souhaitent que le Comité Porcin de Bretagne (qui se réunit le 27 janvier 2004 à Rennes) fasse rapidement des propositions constructives pour que s’engage sans plus tarder une réelle dynamique de sortie d’une crise qui dure depuis deux ans. La Confédération paysanne souhaite en particulier une révision de la grille de poids afin de réduire l’offre par une réduction du poids des carcasses.

Rappelons en effet qu’il est vendu 380 000 porcs par semaine sur l’Ouest. En les vendant à 85 kg au lieu de 90 kg, cela diminuerait la quantité de viande sur le marché et les cours du porc seraient plus soutenus. Le prix de revient moyen est estimé à 1,30 € par kg, or le prix versé à l’agriculteur n’est que de 0,85 € par kg. Résultat : le nombre de petits agriculteurs va encore diminuer. En 1957, au moment du lancement de la politique agricole commune, il y avait 5 millions d’agriculteurs en France, il n’y en a plus que 0,6 millions. Le gouvernement a prévu, pour la première fois, des aides pour la cessation d’activité des producteurs porcins, ce qui va accélérer les problèmes d’emploi et d’entretien de la nature.


Ecrit le 10 décembre 2003

Crise du porc :
un tour de cochon

L’agriculture connaît actuellement
une crise du côté des producteurs de porcs.

Alors que le prix de production moyen est évalué à 1,35 € du kg, l’agriculteur vend les porcs autour de 1,04 € voire de 1 € du kg. Pour un porc de 100 kg cela fait environ une perte de 30 € (soit 200 F par bête vendue). A chaque crise, ce sont les petits producteurs, ceux qui, comme on dit « n’ont pas les reins solides » qui subissent de plein fouet les conséquences humaines et sociales. Certains d’eux sont sur le point d’arrêter leur production, mais les dettes à rembourser n’arrêtent pas, elles.

C’est pourquoi la commission « porc » de la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique a manifesté devant la CANA (coopérative agricole) pour dénoncer les organismes qui ne défendent pas les producteurs de porcs et qui bradent leurs produits. Elle a manifesté aussi devant une grande surface commerciale à Nort sur Erdre pour mettre en évidence la mauvaise répartition des charges

Par exemple :

– 1,03 € : prix d’achat à l’agriculteur
– 2,38 € coût au kg pour le magasin
– 3,14 € coût au kg quand le magasin a ajouté sa marge
– 5,78 € prix de vente au client après
découpe et conditionnement
– Ainsi un client qui paie 5,78 € le kg donne 1,03 € à l’agriculteur et 4,75 € à divers intermédiaires. Le simple fait de couper un jambon en tranches autorise le distributeur à augmenter sa marge.

Trop de viande

Le prix du kg net est, depuis le début de l’année 2003 (mis à part une petite période d’été) en dessous des prix des années 2000, 2001 et 2002. Les éleveurs attribuent cette baisse des cours à la surproduction et à « l’accentuation des importations de viandes »

Pour sortir de la crise rapidement les éleveurs demandent :

1). Une réduction du poids de carcasse de 5 kg, soutenue par un financement de l’Ofival (office interprofessionnel des viandes)

Il faut savoir en effet que les règles imposent de vendre un porc entre 75 et 100 kg. S’il est trop petit ou s’il est trop gros, l’éleveur subit des pénalités. « Diminuons la gamme de 5 kg » dit la Confédération paysanne en expliquant ceci : il est abattu 380 000 porcs par semaine sur l’Ouest.
380 000 porcs à 90 kg = 34 200 000 kg
380 000 porcs à 85 kg = 32 300 000 kg

1 900 000 kg de viande de moins sur le marché, cela représente environ 22 000 porcs en moins, par semaine ! (en gros on estime qu’en diminuant de 1 kg le poids normal d’un porc, cela permet de mettre 4000 à 5000 porcs de moins sur le marché). Ainsi, en faisant tuer les porcs plus vite, cela ferait moins de viande sur le marché et les cours du porc seraient plus soutenus. Facile.

Seulement, cela ne fait pas l’affaire des abatteurs, qui considèrent que le travail d’un ouvrier est le même si le jambon fait 5 kg de moins. « Jusqu’à maintenant c’est l’intérêt des industriels salaisonniers qui a été privilégié par rapport à celui des paysans » dit Patrick Baron.

2).- La Confédération Paysanne demande aussi que soit réduit, au niveau européen, le nombre de truies par élevage.

« Si on diminue le nombre de « moules à fabriquer » des porcelets, on limitera la surproduction ». La norme devrait être de 80 truies par travailleur (exploitant ou salarié agricole). « Cette réduction devrait commencer par les élevages les plus importants »

3).- Puisqu’il y a crise, la Confédération Paysanne demande que le gouvernement privilégie les mesures de désendettement des paysans (sous forme d’un prêt à 0 % remboursable lorsque le prix du porc aura atteint le prix de revient soit 1,35 € du kg), plutôt que de donner des aides à la cessation d’activité comme le demande la Fédération Nationale Porcine (que préside Jacques Lemaitre, maire de Rougé)

En effet, l’arrêt d’activité diminue le nombre d’actifs agricoles, et augmente le nombre de sans-emploi en France. De plus, un agriculteur endetté à 200 %, même s’il quitte son exploitation, ne diminue pas pour autant son endettement.

4).- Enfin, bien entendu, la Confédération Paysanne demande un moratoire sur la création et l’extension de porcheries industrielles.

3320 équivalents-cochons

De la vache ou du cochon : Jacques Lemaitre, maire de la commune de Rougé et candidat aux Cantonales, est un gros exploitant porcin. Une enquête publique est d’ailleurs en cours pour lui permettre de s’étendre sur Rougé, avec tout ce que cela comporte comme nuisances notamment en matière de surfaces d’épandage du lisier : il lui faut 210 hectares de plus que les 40 qu’il possède, il a donc recours à des voisins, pour épandre sur les terres qu’eux-mêmes n’utilisent pas. La zone d’épandage s’étend ainsi sur quelque 600 ha. Cette affaire, engagée depuis 2-3 ans tombe au mauvais moment (crise des cours) pour Jacques Lemaitre même si celui-ci ne fait que rapatrier, sur Rougé, des porcs qu’il a dans deux exploitations en Ille et Vilaine (cela ferait à La Chutière, en Rougé, un élevage de 3 320 animaux équivalents porcs soit plus exactement : 262 truies, 2 verrats, 18 cochettes, 1200 porcelets en post-sevrage et 2270 porcs charcutiers).

Les conseils municipaux des environs ont été appelés à donner leur avis. Celui de Fercé, à bulletins secrets, a donné un avis défavorable en demandant la création d’un observatoire local de l’élevage porcin permettant une approche globale de la situation et l’information du public. Le Conseil de Noyal sur Brutz a émis un avis « réservé » en parlant « du nombre important des plans d’épandage qui couvrent déjà les surfaces agricoles de la commune, qui créent de véritables nuisances, notamment à proximité des lotissements, et dont les mauvaises odeurs dégradent l’image valorisante du caractère rural de la commune ». Le maire de Noyal est Francis Martin, actuel Conseiller Général, apparemment prié de laisser la place aux cantonales à la candidature de Jacques Lemaître. L’avis de son Conseil ressemble à un coup de pied en vache pour un tour de cochon !

Disparaissez : cette histoire de Jacques Lemaître est « intéressante ». Voilà un homme qui, en tant que Président de la Fédération Porcine, demande au gouvernement d’aider les agriculteurs en difficulté à cesser leur activité. Mais lui, il les reprend, en quelque sorte comme salariés sur leur propre exploitation. Et puis un jour il décide de regrouper tous les cochons sur Rougé. Les ex-exploitants agricoles, qui ont besoin de vivre, vont s’adresser à d’autres exploitants porcins qui accepteront de leur donner du travail, c’est-à-dire des porcs. Et voilà comment la production, déjà excédentaire, deviendra plus excédentaire encore.


Ecrit le 10 décembre 2003 :

La chanson du Grand Jacques (*)

Les bourgeois, c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux, plus ça devient bête
Les bourgeois, c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux, plus ça devient c...


Ecrit le 4 février 2004 :

Cochonneries !

La Confédération Paysanne est partie en claquant la porte de la Table Ronde organisée sur la filière porcine. En effet, le plan d’action présenté par le ministre Hervé Gaymard, avec de l’argent public à la clé, (15 milliards d’euros) est un véritable plan de restructuration : disparition des petits producteurs, concentration dans certaines zones (par exemple autour de deux abattoirs de l’Ouest) et mise en place d’une « assurance revenu » « qui ne profitera qu’aux gros producteurs ».
Pour faire entendre leur point de vue, les militants de la Confédération Paysanne ont occupé les locaux du Comité Régional Porcin à Rennes. Les CRS les ont expulsés, manu militari.

De l’ordre voyons ! Disparaissez, petits paysans, mais en silence, c’est tout ce qu’on vous demande !


Ecrit le 10 décembre 2003

Crise du porc :
un tour de cochon

L’agriculture connaît actuellement
une crise du côté des producteurs de porcs.

Alors que le prix de production moyen est évalué à 1,35 € du kg, l’agriculteur vend les porcs autour de 1,04 € voire de 1 € du kg. Pour un porc de 100 kg cela fait environ une perte de 30 € (soit 200 F par bête vendue). A chaque crise, ce sont les petits producteurs, ceux qui, comme on dit « n’ont pas les reins solides » qui subissent de plein fouet les conséquences humaines et sociales. Certains d’eux sont sur le point d’arrêter leur production, mais les dettes à rembourser n’arrêtent pas, elles.

C’est pourquoi la commission « porc » de la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique a manifesté devant la CANA (coopérative agricole) pour dénoncer les organismes qui ne défendent pas les producteurs de porcs et qui bradent leurs produits. Elle a manifesté aussi devant une grande surface commerciale à Nort sur Erdre pour mettre en évidence la mauvaise répartition des charges

Par exemple :

– 1,03 € : prix d’achat à l’agriculteur
– 2,38 € coût au kg pour le magasin
– 3,14 € coût au kg quand le magasin a ajouté sa marge
– 5,78 € prix de vente au client après
découpe et conditionnement
– Ainsi un client qui paie 5,78 € le kg donne 1,03 € à l’agriculteur et 4,75 € à divers intermédiaires. Le simple fait de couper un jambon en tranches autorise le distributeur à augmenter sa marge.

Trop de viande

Le prix du kg net est, depuis le début de l’année 2003 (mis à part une petite période d’été) en dessous des prix des années 2000, 2001 et 2002. Les éleveurs attribuent cette baisse des cours à la surproduction et à « l’accentuation des importations de viandes »

Pour sortir de la crise rapidement les éleveurs demandent :

1). Une réduction du poids de carcasse de 5 kg, soutenue par un financement de l’Ofival (office interprofessionnel des viandes)

Il faut savoir en effet que les règles imposent de vendre un porc entre 75 et 100 kg. S’il est trop petit ou s’il est trop gros, l’éleveur subit des pénalités. « Diminuons la gamme de 5 kg » dit la Confédération paysanne en expliquant ceci : il est abattu 380 000 porcs par semaine sur l’Ouest.
380 000 porcs à 90 kg = 34 200 000 kg
380 000 porcs à 85 kg = 32 300 000 kg

1 900 000 kg de viande de moins sur le marché, cela représente environ 22 000 porcs en moins, par semaine ! (en gros on estime qu’en diminuant de 1 kg le poids normal d’un porc, cela permet de mettre 4000 à 5000 porcs de moins sur le marché). Ainsi, en faisant tuer les porcs plus vite, cela ferait moins de viande sur le marché et les cours du porc seraient plus soutenus. Facile.

Seulement, cela ne fait pas l’affaire des abatteurs, qui considèrent que le travail d’un ouvrier est le même si le jambon fait 5 kg de moins. « Jusqu’à maintenant c’est l’intérêt des industriels salaisonniers qui a été privilégié par rapport à celui des paysans » dit Patrick Baron.

2).- La Confédération Paysanne demande aussi que soit réduit, au niveau européen, le nombre de truies par élevage.

« Si on diminue le nombre de « moules à fabriquer » des porcelets, on limitera la surproduction ». La norme devrait être de 80 truies par travailleur (exploitant ou salarié agricole). « Cette réduction devrait commencer par les élevages les plus importants »

3).- Puisqu’il y a crise, la Confédération Paysanne demande que le gouvernement privilégie les mesures de désendettement des paysans (sous forme d’un prêt à 0 % remboursable lorsque le prix du porc aura atteint le prix de revient soit 1,35 € du kg), plutôt que de donner des aides à la cessation d’activité comme le demande la Fédération Nationale Porcine (que préside Jacques Lemaitre, maire de Rougé)

En effet, l’arrêt d’activité diminue le nombre d’actifs agricoles, et augmente le nombre de sans-emploi en France. De plus, un agriculteur endetté à 200 %, même s’il quitte son exploitation, ne diminue pas pour autant son endettement.

4).- Enfin, bien entendu, la Confédération Paysanne demande un moratoire sur la création et l’extension de porcheries industrielles.

3320 équivalents-cochons

De la vache ou du cochon : Jacques Lemaitre, maire de la commune de Rougé et candidat aux Cantonales, est un gros exploitant porcin. Une enquête publique est d’ailleurs en cours pour lui permettre de s’étendre sur Rougé, avec tout ce que cela comporte comme nuisances notamment en matière de surfaces d’épandage du lisier : il lui faut 210 hectares de plus que les 40 qu’il possède, il a donc recours à des voisins, pour épandre sur les terres qu’eux-mêmes n’utilisent pas. La zone d’épandage s’étend ainsi sur quelque 600 ha. Cette affaire, engagée depuis 2-3 ans tombe au mauvais moment (crise des cours) pour Jacques Lemaitre même si celui-ci ne fait que rapatrier, sur Rougé, des porcs qu’il a dans deux exploitations en Ille et Vilaine (cela ferait à La Chutière, en Rougé, un élevage de 3 320 animaux équivalents porcs soit plus exactement : 262 truies, 2 verrats, 18 cochettes, 1200 porcelets en post-sevrage et 2270 porcs charcutiers).

Les conseils municipaux des environs ont été appelés à donner leur avis. Celui de Fercé, à bulletins secrets, a donné un avis défavorable en demandant la création d’un observatoire local de l’élevage porcin permettant une approche globale de la situation et l’information du public. Le Conseil de Noyal sur Brutz a émis un avis « réservé » en parlant « du nombre important des plans d’épandage qui couvrent déjà les surfaces agricoles de la commune, qui créent de véritables nuisances, notamment à proximité des lotissements, et dont les mauvaises odeurs dégradent l’image valorisante du caractère rural de la commune ». Le maire de Noyal est Francis Martin, actuel Conseiller Général, apparemment prié de laisser la place aux cantonales à la candidature de Jacques Lemaître. L’avis de son Conseil ressemble à un coup de pied en vache pour un tour de cochon !

Disparaissez : cette histoire de Jacques Lemaître est « intéressante ». Voilà un homme qui, en tant que Président de la Fédération Porcine, demande au gouvernement d’aider les agriculteurs en difficulté à cesser leur activité. Mais lui, il les reprend, en quelque sorte comme salariés sur leur propre exploitation. Et puis un jour il décide de regrouper tous les cochons sur Rougé. Les ex-exploitants agricoles, qui ont besoin de vivre, vont s’adresser à d’autres exploitants porcins qui accepteront de leur donner du travail, c’est-à-dire des porcs. Et voilà comment la production, déjà excédentaire, deviendra plus excédentaire encore.


Ecrit le 10 décembre 2003 :

La chanson du Grand Jacques (*)

Les bourgeois, c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux, plus ça devient bête
Les bourgeois, c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux, plus ça devient c...


Ecrit le 4 février 2004 :

Cochonneries !

La Confédération Paysanne est partie en claquant la porte de la Table Ronde organisée sur la filière porcine. En effet, le plan d’action présenté par le ministre Hervé Gaymard, avec de l’argent public à la clé, (15 milliards d’euros) est un véritable plan de restructuration : disparition des petits producteurs, concentration dans certaines zones (par exemple autour de deux abattoirs de l’Ouest) et mise en place d’une « assurance revenu » « qui ne profitera qu’aux gros producteurs ».
Pour faire entendre leur point de vue, les militants de la Confédération Paysanne ont occupé les locaux du Comité Régional Porcin à Rennes. Les CRS les ont expulsés, manu militari.

De l’ordre voyons ! Disparaissez, petits paysans, mais en silence, c’est tout ce qu’on vous demande !


Ecrit le 1er décembre 2004 :

Crise porcine

Le groupement des producteurs de Viande en Bretagne a décidé, unilatéralement, de mettre en place un fonds de gestion du marché, à partir d’une cotisation de 0,10 € par porc, prélevée auprès des éleveurs. La production du porc est en crise et la Confédération Paysanne estime que les décideurs professionnels n’ont rien fait pour l’enrayer, sauf d’augmenter les charges des éleveurs (0,20 € pour Inaporc, 0,10 pour le fonds de régulation, 0,09 pour l’équarissage, etc). « Les éleveurs de porcs cotisent de plus en plus, sans aucun résultat au final, si ce n’est de leur indiquer la porte de sortie avec un plan de cessation d’activité » dit la Confédération Paysanne dans un communiqué du 16.11.04. « Il est illusoire de faire croire aux paysans qu’un fonds de gestion trouvera de nouveaux marchés ».