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07-2003 - Conseil Municipal du 8 octobre 2003, suite

Ecrit le 22 octobre 2003 :

Poursuivons le compte-rendu du Conseil Municipal du 8 octobre 2003 à Châteaubriant :

La ville va acquérir, en utilisant son droit de préemption, l’immeuble situé 3 et 3 bis rue du Bois Péan, pour pouvoir aménager le carrefour : rue du Boispéan/Rue Annie Gautier Grosdoy. Coût d’acquisition : 56 711€, non compris les frais d’actes. Voilà une bonne chose.

Le spectacle du Théâtre Messidor « Eléonore ou l’étrange rêve de Noël » est financé par la ville au coût de 15 700 € TTC, pour 3 représentations.

Le concert de Graeme Allwright, qui a affiché complet le 18 octobre, a été payé 5697 € . L’orchestre de contrebasses a demandé, lui, 7000 € pour le samedi 27 septembre , le concert du chanteur IDIR coûtera 7385 € pour le samedi 24 avril (s’y ajoute à chaque fois le remboursement des frais de transports, hébergements et repas de l’équipe de tournée).

Questions sans questions
_Questions sans réponses

Les questions orales, c’est fait pour être posé oralement. Mais le règlement intérieur du Conseil Municipal impose de les déposer par écrit deux jours avant la réunion du Conseil.

De ce fait le maire, au courant des questions, n’a pas laissé les élus minoritaires poser leurs questions : il s’est empressé d’y répondre. On a donc eu un échange un peu surréaliste : des réponses apportées à des questions que les intéressés n’ont fournies à la presse qu’a posteriori....

Conseil Communautaire

L’une des questions concernait la participation de la minorité au Conseil Communautaire : « Nous vous rappelons vos propos tenus dans cette même enceinte, relatifs à la représentation du groupe minoritaire au sein du Conseil Communautaire. L’échéance des trois années d’éviction que vous nous avez imposée arrive à terme, début 2004. Nous renouvelons notre demande de pouvoir disposer d’un siège au sein de cette assemblée et de bien vouloir nous préciser la date d’intégration ».

Réponse du maire : « on fera une réunion ». Sans faire un procès d’intention, on a nettement l’impression que le maire ne veut pas d’une voix discordante au sein de la Communauté de Communes

Conseil Municipal des jeunes

Autre question : « Quel bilan peut-on tirer du fonctionnement du conseil municipal des jeunes et quelles modalités d’élection d’un nouveau conseil au début de l’année 2004 envisagez-vous de mettre en place ? ». Mlle Bombray, adjointe au Maire, a répondu qu’il y aurait une information bilan des deux années écoulées !Avec quoi dedans. Des soirées DJ ? « Les jeunes ont-ils besoin d’une Mairie pour organiser cela ? Est-ce l’objectif d’un Conseil Municipal des Jeunes » interroge Danièle Catala qui ajoute : « Serons-nous associés au scrutin ? Comment va-t-on aider des jeunes à faire leur profession de foi ? C’est de l’éducation civique et ça ne s’improvise pas. »

Eternuer

Dernière remarque : « Le 30 juin dernier a lieu, en mairie, une commission « Santé », présidée par l’Adjoint en charge de ces questions, M. Rachid Azzouz. Les débats se sont tenus dans la plus grande courtoisie durant une heure trente. Au cours de cette réunion, Danièle Catala est intervenue à plusieurs reprises et a formulé des interrogations et propositions, notamment :
– La mise en place d’une coopération entre les services de l’hôpital et le CLSPD [Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance] afin d’aider à « identifier les familles en grande difficulté », intention qui figure dans le Contrat local de Sécurité.
– L’action de la municipalité dans le domaine de la santé, devrait faire l’objet d’une information publique régulière dans le cadre du Conseil municipal.

Or, ces propositions ne figurent pas dans le compte-rendu rédigé à la suite de cette commission, ce qui permet de croire qu’aucun membre du groupe minoritaire n’était présent. Par courrier daté du 10 juillet 2003, Danièle Catala a demandé à M. Le Maire et à M. l’Adjoint à la Santé de rectifier cette lacune. Cette lettre est restée sans réponse. ».

Au cours d’une réunion privée Rachid Azzouz a répondu : « On ne va pas noter à chaque fois que Mme Catala éternue » .

Peut-être que Mme Catala fait « tousser » les élus de la majorité ??

Comme disent encore les élus minoritaires : « Les commissions constituent en principe le cadre du débat et de la construction des politiques municipales. Chacun, mandaté par les citoyens, doit pouvoir y exprimer sa conception des dossiers. Ignorer une partie des propos, c’est refuser l’exercice de la démocratie ». La démocratie, comme le social, ne font pas partie des préoccupations de la majorité.


Ecrit le 22 octobre 2003 :

Mépris

La suppression du Poste d’aiguillage au passage à niveau, près du Château de Châteaubriant, risque d’entraîner la disparition de deux emplois. « Bof ! » dit-on du côté de la municipalité. « Vous avez vu quel genre d’emploi c’est ? Cela n’a rien d’intéressant ». C’est sûrement vrai, mais c’est tout de même un salaire qui entre dans la famille. Tout le monde ne peut pas être notaire, radiologue et actionnaire !

Mépris

Un conseiller municipal, a eu un cri du cœur, le mercredi 8 octobre 2003. « Les gens au RMI, faut voir ce qu’ils achètent comme choses inutiles ! ». Il a précisé ensuite sa pensée : « ils achètent même des bonbons ! ». Comme si les RMIstes n’avaient pas le droit de faire plaisir à leurs enfants. Gênés, d’autres conseillers municipaux lui ont rapidement dit de se taire. Jean-Pierre Le Bourhis a parlé de « racisme » social....

Pas de douceurs pour les enfants de RMIstes. Tiens, une idée, yzonqu’à acheter des nouilles pour faire des colliers.

Drôles de comptes au CCAS  

Au Conseil Municipal de Châteaubriant, le 8 octobre 2003, l’adjointe au Maire, Mme Marie Jo Havard, a lu le résumé du rapport d’activités du CCAS   (centre communal d’action sociale) pour l’année 2002. M. Richard Azzouz a estimé que ce bilan montrait « le succès » du CCAS  . En matière d’aide sociale, parler de « succès » est plutôt mal venu !

Mme Danièle Catala a estimé que le bilan d’une année devrait être l’occasion :
– de mettre en évidence l’évolution des besoins de la population
– d’établir un diagnostic
– de dessiner les orientations d’une future politique sociale.

Mais pour elle, le bilan 2002 pose de nombreuses questions :

On peut s’étonner, dit-elle, de l’augmentation spectaculaire du nombre de personnes accueillies (accueil physique ou téléphonique) sur les 3 derniers bilans :
– 1999 : 1781 personnes accueillies
– 2002 : 9649 !!! (soit cinq fois plus)
Il faut savoir que 3928 sont notés dans « Orientations diverses » et sont des erreurs d’identification du service (d’ailleurs est-ce normal que la fonction du CCAS   soit aussi mal identifiée par la population ?). De même sont comptabilisées les personnes qui sont venues s’inscrire ou se renseigner pour le repas de Noël des Anciens.

Sans les « orientations diverses » et le repas des Anciens, on atteint quand même 4240 accueils (soit 3 fois plus qu’en 1999) : « doit-on se féliciter du « succès » du service ou s’inquiéter d’une paupérisation de la population ? ». Et quelle performance pour le personnel (qui a pourtant diminué depuis 1999) ! « En fait, les responsables du CCAS   comptabilisent tous les contacts. Si une personne appelle dix fois, elle est comptée dix fois. A quoi cela sert-il ? »

L’augmentation est très importante pour les catégories suivantes :
– Jeunesse-Prévention : multiplié par 5,5
– Aide et Action Sociale : multiplié par 2,7
– Logement : multiplié par 3,8
– Relais Rencontre et Local SDF : multiplié par 3,5

Moins de familles aidées

Dans le même temps
– Le nombre d’entretiens réalisés par le travailleur social n’augmente pas et même diminue (entre parenthèse, la moyenne par mois, compte tenu des congés et de l’absence du personnel)
- 492 entretiens en 1999 (61 par mois)
- 354 entretiens en 2002 (44 par mois)

– le nombre de familles secourues (par les aides facultatives) n’augmente pas non plus :
– 122 ménages en 1999
– 38 en 2001
– 33 en 2002

– Pourtant, le montant des aides a doublé , passant de 2700 à 6000 euros.

« Donc, on aide moins de familles et on leur donne plus (principalement le paiement des factures EDF). En même temps, on supprime le secours sous forme de prêts sous prétexte que l’emprunt est un boulet (le prêt responsabilise davantage que l’octroi d’une aide) » dit Mme Catala.

Il y a donc une contradiction entre le nombre de personnes accueillies et les aides accordées et visiblement, l’offre n’est pas adaptée à la demande. Cela pose question quand même. M. Azzouz dit que les aides sont « mieux ciblées » : qu’est-ce que cela veut dire ? Comment le choix se fait-il alors ?

Danièle Catala demande : « peut-on tirer leçons de chiffres de fréquentation qui ne sont pas analysés ? Pourquoi ne crée-t-on pas un groupe de travail qui élaborerait les critères d’une politique d’aides, lisibles par tous ? Pourquoi le CCAS   refuse-t-il de mettre en œuvre des actions qui créent, entretiennent le lien social sur le terrain... ».

Questions sans réponse.....

Qui loge là ?

De même qu’est sans réponse la question du « logement social » que paie le CCAS   et qui a servi à loger des cyclistes du Cyclo-Club. Il ne figure pas dans le rapport d’activités ! « J’ai posé la question du pourquoi ? Je n’ai pas eu de réponse. Pour moi, c’est la preuve que cette location ne relève pas de l’action sociale » dit Danièle Catala.