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Personnel communal (03)

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publié le 4 juillet 2001)

Affaire Courbet, suite et fin

Le tribunal administratif « a suspendu en référé l’exécution de l’arrêté du maire de Châteaubriant » annulant le contrat de travail de Michel Courbet. « Cette suspension vaut jusqu’à ce que le tribunal se prononce sur le fond, pour une éventuelle annulation de cet arrêté » disait L’Eclaireur du 1er juin 2001. Michel Courbet, lui, a poursuivi l’affaire, re-saisissant le Tribunal administratif pour que les choses ne traînent pas.

Presque 4 semaines plus tard, les choses ont évolué : après discussion avec le responsable du syndicat des directeurs de Théâtre, lundi 25 juin, le maire Alain Hunault a proposé un compromis : « j’annule la suspension de votre contrat, et vous retirez votre plainte au tribunal administratif » a-t-il proposé à Michel Courbet. Un texte a été signé entre les deux parties, le maire tenant à ce que ce compromis soit officialisé par une poignée de mains,devant la presse, sur le parvis de la mairie

Quelques commentaires :

1.- Cette poignée de mains n’a pas plu   du tout aux tenanciers d’un bar voisin, partisans des Hunault, qui ont trouvé que le maire retournait bien vite sa veste.

2.- Comme prévu, Alain Hunault a fait porter la responsabilité de la suspension du Contrat de Travail de Michel Courbet, sur la Sous-Préfecture qui, il est vrai, s’était montrée bien complaisante dans l’histoire.

3.- Alain Hunault aurait pu s’interroger sur le rôle de l’homme de confiance et âme damnée qui lui a sûrement servi, dans cette histoire comme dans d’autres, de mauvais conseilleur. L’arrivée d’un « directeur des services », même si on peut se poser des questions sur sa totale légalité, a permis de corriger quelques bévues. Mais c’est trop tard : l’opinion des gens est faite. Par les articles parus en « Une » de Ouest-France, toutes éditions, la réputation du maire n’est plus à faire (avec des conséquences d’ailleurs sur son jumeau, les gens confondant les deux !)

4.- La proposition du maire, dans l’affaire Courbet, lui permet d’éviter un échec plus grand dans les mois à venir. En effet, la plaidoirie faite par son avocat au Tribunal administratif à la fin de mai 2001, a prouvé que les arguments de la mairie étaient fluctuants et incertains. Un nouvel échec, quasi assuré, au Tribunal administratif, aurait encore chargé la barque.

5.- Cette affaire (et une autre dont nous reparlerons) montre que la résistance a payé, l’action syndicale aussi. On ne peut que regretter que le syndicat CGT des territoriaux ait été si absent et pusillanime, pour défendre les salariés municipaux, ceux qui ont fait appel à lui, et les autres. (Ne parlons pas de la CFTC qui, dans une lettre remise au maire, s’est carrément déconsidérée).

6.- Les choses se calment donc un peu à l’entrée de l’été. Mais attention au mois de septembre ! Un loup qui s’endort ne devient pas un agneau.