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Grappillages 05.05.2004

Grappillages et Mée-disances du 5 mai 2004

Déficit ?

Selon le Canard Enchaîné du 21 avril : « Pour la première fois depuis des années, la France a dégagé, selon les statistiques douanières, un déficit commercial de 73 millions d’euros, en février 2004 ».

Que serait-ce si l’euro n’était pas surévalué, et le dollar sous évalué ? Mais SARKO, super-ministre de l’économie, va arranger tout ça, en cassant encore un peu plus la consommation intérieure, par exemple !

Une affaire qui marche

Selon le Canard (et les Echos du 15/4) : « Le nombre de détenus dans les prisons françaises a une nouvelle fois augmenté au 1er avril, pour atteindre 62 569 personnes écrouées, soit une hausse de 25 % en un mois. Juste au moment qu’a choisi RAFFARIN pour supprimer le Secrétariat d’Etat aux programmes immobiliers de la justice ».

25 % par mois de détenus en plus, bigre : on aurait dû confier à M. PERBEN, en plus de la Justice, le portefeuille du chômage : d’ailleurs, dans l’esprit de ces gens là, cela va ensemble !

Medef

Relevé dans le Canard : « En ce qui concerne le déficit de l’assurance chômage, le MEDEF campe sur ses positions, refusant notamment d’entendre parler d’une augmentation de la cotisation chômage ce qui fait bondir un syndicaliste : "En 2000, la cotisation a été réduite de 0,4 %, sous la pression du patronat, ce qui était une erreur. En décembre 2002, nous avons dû l’accroître de 0,2 % pour retrouver le niveau de 2000 ».

En somme le patronat veut le beurre et l’argent du beurre : baisser les cotisations (et si possible en être exonéré sous les prétextes les plus divers) et licencier quand ça lui chante et qui ça lui chante sans aucune contrainte administrative.

Jadis, il y avait les rois de droit divin. Maintenant il y a des patrons de droit divin auxquels il ne manque que le « Sacre » : il est bizarre que GISCARD d’ESTAING n’ait pas prévu cette cérémonie dans sa soi-disant « constitution » européenne .

Irak

Relevé dans le Canard : « L’Espagne va rapatrier ses militaires (1300), le Honduras également (370) comme on le sait. En revanche BARNIER vient d’apprendre que les Ukrainiens (1667) et les Néerlandais (1260) n’ont pas quitté leurs cantonnements situé loin des combats récents. Tandis que les Thaïlandais et les Philippins ont refusé de risquer leur peau à l’appel des généraux américains.

Quant à la future armée irakienne, elle n’existe vraiment que sur le papier. Et la police, selon les notes du Quai d’Orsay, est souvent plus disposée à rallier la résistance qu’à collaborer ».

Selon le Courrier International, pour ne s’en tenir qu’au "nerf de la guerre’’, les forces américaines ont déjà coûté aux Américains environ 143 milliards de dollars, et les prévisions les plus prudentes font grimper le coût de l’occupation à plus de 250 milliards de dollars.

A titre de comparaison, le déficit budgétaire américain est de 500 milliards de dollars.

Y a du mou dans la corde à nœuds !

Relevé dans le Canard : « La dégelée des Régionales déchaîne les passions dans le parti chiraquien : les vaincus mettent en cause les structures, les méthodes et le duo JUPPE - MONOD. Les grognards pestent contre le parcours du combattant pour obtenir le moindre galon. « A l’exception des personnalités très implantées dans leur fief, Il faut être chiraquien de tendance JUPPE adoubé par MONOD et toléré par Bernadette. On se contrefout de l’intérêt général » constate un ancien U.D.F. rallié. Un autre n’y va pas par quatre chemins : « On dit que l’U.M.P. est un système clanique. C’est faux. En fait, nous sommes dans une petite dictature familiale comme dans les principautés italiennes de la Renaissance : il y a le père, la mère, la fille et Savonarole » ».

Ceci explique sans doute la guéguerre entre Roselyne BACHELOT et Michel HUNAULT : A qui ce dernier a-t-il déplu : Au père ? A la mère ? A la fille ? Ou à Monod ?

C’est ce qui arrive parfois quand on mange à trop de râteliers !

Fichage génétique ou politique ?

Toujours selon le Canard : « Au début l’idée ne semblait pas idiote : « établir un fichier génétique national des auteurs de crimes et délits sexuels permettrait d’identifier les violeurs et autres prédateurs du même type ; le fichier fut donc créé en 1998 ».

Trois ans plus tard on y ajouta les auteurs de crimes graves, meurtriers, terroristes, trafiquants de drogue, bandits d’envergure. Puis les petits et moyens délinquants. Puis non plus seulement les condamnés, mais les simples mis en cause.

Et tout récemment ce fût le tour de Charles HOAREAU :

Charles HOAREAU est syndicaliste et responsable du Comité Chômeurs C.G.T. à Marseille. Il y a quatre ans il s’était opposé à des policiers en train d’embarquer un sans papier tunisien en cours de régularisation. Il avait pris 5 mois de prison avec sursis pour « violence volontaire » contre les képis.

La semaine dernière il a été convoqué pour un test salivaire afin de l’inscrire au fichier national des empreintes génétiques car c’est un dangereux criminel :

un type qui manifeste dans les rues, qui appartient à un syndicat, qui se heurte aux forces de l’ordre, qui gagne en justice contre l’Unedic ; L’homme est barbu. S’il se rasait, comment le reconnaître si on perdait sa trace !

On ne le reconnaîtrait pas, parmi tous ces cégétistes, ces chômeurs, ces manifestants, et la police serait ridiculisée.

Elle ne le sera pas car la loi PERBEN ne le permet pas et FORCE RESTERA A LA LOI PERBEN II ! »

Ainsi chacun d’entre nous encourt le risque d’être fiché pour la moindre vétille même involontaire, sans compter les militants politiques, syndicaux, voire associatifs, fichés par les « Renseignements Généraux » : Sommes-nous encore dans un état démocratique ?

Il est plus que probable que même le régime de Vichy n’avait pas un fichage aussi considérable que celui mis en place par SARKOZY et PERBEN !

O.N.U. soit, qui mal y pense !

Du Canard Enchaîné, enfin : « Trois morts, onze blessés : C’est le bilan d’une rixe entre policiers internationaux de l’O.N.U en mission de paix, bien sûr, au Kosovo à la suite d’une orageuse discussion sur l’Irak.

Le débat, si l’on ose dire, opposait des Américains à des Jordaniens, dont l’un, apparemment à bout de nerfs, a fini par sortir une arme et par tirer sur ses homologues : Comme on dit au Kosovo : « avec l’O.N.U. , faut pacifier ! ». Ou bien « pas s’y fier » ?

Mais c’était sûrement pour montrer aux Kosovars et aux Serbes ce qu’il ne faut pas faire et qu’il ne faut jamais parler des choses qui fâchent .

Je ne suis pas malade, mais je me soigne

Relevé dans Marianne du 19 au 25 avril, sous le titre « La santé publique, c’est (aussi) une affaire d’État » l’extrait d’article suivant : Dans la bataille boursière qui oppose les groupes pharmaceutiques SANOFI, AVENTIS et NOVARTIS , il suffit que soit évoqué « l’intérêt national » pour que certains crient au scandale. Dès lors qu’il s’agit de groupes privés, nous dit-on (c’est d’ailleurs la religion de Bruxelles), l’État devrait regarder le combat comme on voit la terre de la planète Sirius : de très loin.

Pourtant, le secteur concerné n’est pas une activité de seconde zone : la pharmacie est vitale pour la santé publique et pour la recherche.

Tous les grands pays cherchent à préserver leur potentiel en ce domaine, à commencer par les États-Unis, qui marient ultra libéralisme et protectionnisme quand ils le jugent utile .

Au passage regrettons que l’État français ait jeté par dessus bord, voici peu, des outils de régulation économique qui font cruellement défaut dans cette affaire : « AVENTIS est né de la privatisation de RHONE-POULENC (en 1993) et SANOFI, naguère filiale d’ELF a suivi le même chemin que ce groupe privatisé en 1994. A l’époque tout le monde a justifié cette évolution au nom de la ‘Modernité ( !) », invoquée aussi pour justifier la privatisation du secteur bancaire.

On voit le résultat aujourd’hui.

Pourtant, aussi affaibli soit-il, L’Etat serait en droit de rappeler que la priorité de toute réorganisation dans la pharmacie doit aller à l’emploi, à la recherche et à l’investissement (...) Si l’intervention publique se réduit à une « capacité de nuisance », alors il faut d’office dissoudre l’État, fermer les ministères et décréter que ‘le marché’ doit faire la pluie, le beau temps, et ... La santé publique ! »

Mais les labos pharmaceutiques sont depuis belle lurette un marché et la Sécurité Sociale, qui les fait vivre, est guettée au coin du bois par le « marché juteux » des banques et des compagnies d’assurances.

Grosse tête

De Marianne : « Interrogé à l’issue d’une réunion de groupe parlementaire U.M.P., Nicolas SARKOZY a déclaré : « Tout s’est bien passé parce que j’y étais ! ». Hier sa tête ne passait pas dans les portes. Désormais, elle ne passe même plus dans les nefs ! »

Il y a bien pire : Récemment reçu aux U.S.A, en sa qualité de Ministre des Finances, SARKOZY a trouvé le moyen de déclarer (en substance) devant un aréopage de patrons américains :

« En Amérique les chômeurs créent des entreprises, en France ils demandent des allocations », faisant ainsi injure à ses compatriotes que la politique de ses gouvernements successifs a jetés à la rue .

Public = communiste ? ! !

De Marianne également : « Dans le Figaro, un certain Charles GAVE « économiste, financier et essayiste » considère qu’il existe deux France, régies par « deux secteurs de production » : le secteur concurrentiel (capitaliste) et le secteur communiste. Ainsi les militaires, les pompiers et les policiers seront-ils heureux d’apprendre qu’ils vivent sous un régime communiste, contrairement aux spéculateurs, aux trafiquants de drogues et aux prostituées, qui participent du secteur « concurrentiel » ! »

Ce Monsieur GAVE est assurément à mettre dans le même sac que précisément MM. SARKOZY, MADELIN, RAFFARIN (élève d’un certain GISCARD) auxquels on peut ajouter un certain Pascal LAMY, Commissaire Européen ‘‘socialiste (!)’’ de son état, si l’on en juge aux discours qu’il tenait récemment sur France Inter .

Boutiquier d’extrême-droite

De Marianne toujours : « Le Front National a demandé l’annulation de plusieurs scrutins régionaux au prétexte que le candidat M.N.R. (Mégret), qui l’a apparemment empêché d’atteindre la barre des 10 % des voix, était en fait « payé par l’U.M.P. »

C’est parfaitement exact, mais ce n’est pas une raison pour nous faire revoter pendant les vacances ».

C’est toujours bon à savoir et à répéter, mais ça n’a pas changé grand chose au résultat.

Lobbying

De même source : « En cette époque où les ultra-libéraux donnent de la voix, voilà un livre qui remet les pendules à la bonne heure. Michaêl MOREAU, journaliste à France-Soir, explique comment le MEDEF, le baron Antoine SEILLIERE en tête, pratique avec efficacité un lobbying des plus actifs.

Les cibles sont désignées d’avance : députés, sénateurs ou ministres U.M.P, membres de cercles acquis à la cause du patronat.

On trouve un florilège de noms évocateurs : « Génération Entreprise, Entreprise et Progrès, Amicale parlementaire des Entrepreneurs » et tout, et tout.

Au programme de ces lieux dévolus à la bien pensance : La privatisation de l’assurance maladie, l’abrogation des 35 heures, la traque des chômeurs (des feignants qui ne voudraient pas travailler), la chasse aux fonctionnaires (qui paralyseraient la France) ...

Et c’est ainsi que nombre de propositions du MEDEF, que l’on croyait oubliées ou enterrées, font leur bonhomme de chemin, et réapparaissent un jour sur le devant de la scène : au nom de la modernité, bien entendu, au point d’être reprises, au mot près, par des parlementaires qui se disent libres et au dessus de tout soupçon : Du travail d’artiste ! »

Michaêl MOREAU,Le Gouvernement des Riches, éditions La Découverte, 214 pages, 15 euros .

Bizarre

Décompté dans C.F.D.T.-Magazine de Mai : « Sur un total de 57 pages, cet exemplaire comprend 26 pages sur l’Europe (sous différents aspects), dont 22 pages dont le titre ou un sous-titre fait référence à l’Europe, 10 pages étant consacrées par ailleurs aux annonces ou à la publicité (ce qui est normal pour ce type de journal), le reste étant consacré à l’information syndicale en France.

La rédaction, qui , par ailleurs, fait régulièrement la promotion de l’Europe, s’est cette fois-ci surpassée ».

A noter cependant que la C.F.D.T. est la seule confédération syndicale ouvrière qui possède la référence française dans son sigle. On dit aussi que depuis que des responsables de la C.G.T. siègent à la C.E.S. (Confédération Européenne des Syndicats), la Nouvelle Vie Ouvrière aurait des faiblesses pour l’Europe, ce qui inquiéterait nombre de militants.

Il y a pourtant loin du libéralisme européen à l’internationalisme prolétarien !

IRCANTEC

Relevé enfin dans les Nouvelles de l’Ircantec (bulletin de ce régime de retraite) : « Qu’il s’agisse de salaire minimum, de PIB, d’espérance de vie ou d’âge de départ à la retraite, les différences sont notables entre l’ancienne et la nouvelle Europe.

Certains pays, comme la Hongrie et la Pologne, ont procédé à des réformes qui, au final ont abouti à une capitalisation entraînant une augmentation des coûts de gestion et, par conséquence, une diminution des prestations de retraite ».

La nouvelle Europe a les yeux de Chimène pour le modèle américain. Comme le chante si bien Juliette GRECO : « Ce que tu te goures, fillette, fillette, ce que tu te goures » !

Échos cueillis par Jean Gilois