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Le Sire-de-ces-lieux

Tous à la tinoire !
Les voeux du sire-de-ces-lieux
Le sire-de-ces-lieux s’ouvre au monde
Le sire-de-ces-lieux et le crottin d’or
Le sire-de-ces-lieux, en campagne
Des chevaux et des carrioles

Les aventures du Sire-de-ces-lieux

Le Sire-de-ces-lieux en campagne

Avertissement d’usage : l’écrit suivant est bien sûr une fiction totalement sortie de l’imaginaire d’un de nos pauvres collaborateurs. Aucune ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé n’est vraisemblable ou alors vous avez une lecture totalement partiale de la politique en cours sur notre territoire et c’est bien dommage car nous vivons une époque formidable à Châteaubriant. Et ça risque de durer si on n’y prend pas garde !

Le Sire-de-ces-lieux était un joyeux despote éclairé. Malgré son refus de toute contestation, il aimait avoir le soutien de tout son peuple qu’il maîtrisait par la peur et les cadeaux aux différentes catégories (bourgeoisies, chevaliers...) qui le lui rendaient bien. Pour s’amuser, il jouait à organiser des élections de temps en temps. Ses opposants avaient peu de chance de faire entendre leurs voix car le système d’information sur les réalisations du Sire-de-ces-lieux était très bien verrouillé.

Cette année-là, il s’était un peu embêté : quelques ronds-points, la tinoire, rien de plus. Il y avait quand même eu la grande livrothèque mais c’était un outil dangereux : tout bon despote qui se respecte sait qu’il faut se méfier de la culture : cette dernière véhicule avec elle trop de personnages à l’esprit crypto-gauchisant.

Il avait aussi vécu un gros couac avec le nouveau carburant qui se voulait révolutionnaire, euh non évolutionnaire seulement car il ne voulait pas entendre parler de révolution. (revoir : l’homme qui transforma le crottin en or - 8 novembre 2006)

Il n’avait aucune envie de finir goudronné et plumé au milieu de la tinoire par une froide nuit d’hiver (c’était la coutume à Schwarzschloss pour qui décevait son monde !).

Pour effacer tous ces petits déboires, il avait décidé de frapper un grand coup avant d’organiser les élections.

Il avait lu quelque part que l’expression à la mode était le dialogue social : il demanda alors à son fidèle conseiller d’organiser un grand colloque.

Une grande réunion plénière avec tous ses conseillers fut l’occasion d’échanger

sur cette notion peu en cours à Schwarzschloss. Les idées fusèrent de toute part avant l’arrivée du Sire-de-ces-lieux :
–  C’est quoi ce truc ?
–  Encore une connerie pour les intellectualo-pseudo-gauchistes !
–  On pourrait pas faire une belote plutôt ?
–  Non, moi c’est pas Pluto, c’est Marcel...

L’arrivée du Sire-de-ces-lieux calma les ardeurs. Celui-ci demanda où en était la réflexion : son fidèle conseiller tenta (sur un fil et sans aucun filet de protection) :
–  Je crois que nous avons commencé à exprimer des idées intéressantes.
–  Très bien, lesquelles ? demanda le Sire-de-ces-lieux.
–  Heu, eh bien premièrement de premier abord, c’est un sujet captivant ouvrant un champ de possibles assez extraordinaire.
– C’est du flan tout ça, répondit tout de go le Sire-de-ces-lieux. Le dialogue social : c’est bon pour faire rêver les gens alors qu’on s’en fout.
Donc je veux qu’on prenne le contre-pied de toutes ces idées qui fourvoient nos jeunes en leur laissant croire qu’ils pourront donner leur avis un jour. Aidons-les à comprendre ça !

Un ouf de soulagement traversa toute la salle des conseillers qui retrouvaient là un terrain habituel. Les idées ne mirent pas longtemps à arriver.

Le titre du colloque fut simple et clair : « Comment l’absence de dialogue social peut-elle favoriser la dynamique sur un territoire comme le nôtre ? »
Sous-titre confidentiel : « Pourquoi se faire chier à demander l’avis aux gens alors qu’on décide tout seul de toute façon ? »

Un des conseillers osa émettre l’idée que la formulation n’était peut-être pas très adaptée. Il dut répéter plusieurs fois sa remarque. Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’histoire depuis le début, il faut préciser que le Sire-de-ces-lieux était frappé d’une étrange affection : il n’entendait jamais les critiques formulées à son encontre.

Quand le Sire-de-ces-lieux eut enfin entendu la remarque, il s’adressa à son conseiller de façon précise :
–  Je crois que tu n’as pas compris ce que voulait dire ce titre ! Qui est-ce qui décide ici ?
Le conseiller ravala trois fois sa salive et toussa en précisant qu’il était fiévreux et qu’il valait sans doute mieux qu’il rentrât chez lui se coucher avec un bon grog. Personne ne le retint ...

Le programme du fameux colloque fut bien entendu pondu entièrement par le Sire-de-ces-lieux, son principal conseiller lui ayant tout de même soufflé quelques mots.

Le colloque se tint-il ? Que s’y dit-il ? Nul n’en sut rien car seuls furent invités les affidés du Sire-de-ces-lieux qui furent d’accord bien sûr avec toutes les propositions. Le Sire-de-ces-lieux en conclut donc que le colloque eut un grand succès et le fit savoir.

Dans la bonne ville de Schwarzschloss les habitants émerveillés ne cessaient de chanter les louanges du maître : « Vive le Sire-de-ces-lieux, vivent les despotes éclairés : heureux seront-ils au royaume des cieux car eux seuls détiennent la vérité qui fait évoluer les peuples vers toujours plus de bonheur, de joyeusetés, d’extase » (oui, osons le mot extase : qu’ils prononçaient en ouvrant bien la bouche pour mieux en profiter. Si vous avez du mal, mettez-vous devant une glace.)

Si je ne retenais pas ma pudeur, je vous embrasserais les pieds, je vous caresserais dans le sens du poil, je vous...
Hum, hum, je m’égare, mais je n’en pense pas moins...

Signé : Le chronicœur de service


Campagne

M. Alain Hunault, maire de Châteaubriant a commencé sa campagne pour M. Hunault Michel, son frère et député de la circonscription. Par exemple pour le Technopôle il rappelle que le Ministre délégué à l’Aménagement du Territoire a répondu à une intervention du député à ce sujet.... Comme si c’était extraordinaire !

Etrangement M. Alain Hunault met aussi régulièrement en scène M. Georges Garnier, vide-président chargé des affaires économiques. Celui-ci serait-il le futur candidat UMP aux élections cantonales sur le canton de Châteaubriant ?.

A noter que M. Georges Garnier est devenu « académicien » du Châteaubriant (pavé de viande). Un correspondant de Ouest-France ne l’a pas cadré sur sa photo . M. Garnier s’en est plaint auprès de ... Presse-Océan. Cela montre à quel point un homme politique peut accorder de l’importance à une photo !!

La voix est libre

Michel Hunault est passé sur France 3, samedi 9 décembre 2006 à l’émission « la voix est libre ».

Il donne dans le consensus, en souhaitant aller « au delà des clivages politiques ». C’est habile de sa part, car, dans les faits, on sait comment il a changé de parti politique au gré de ses ambitions déçues. Il souhaite maintenant « une large union » et soutient la candidature de François Bayrou.

Il se montre, en paroles, un fervent de la circonscription électorale qui l’a élu mais on sait combien, sur le terrain, il se désintéresse des questions sociales et économiques.

On peut voir la vidéo ici :
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e44h_voixlibre
à la date du 9 novembre 2006)

à défaut, on la trouve ici, juste après le reportage sur Philippe de Villiers : http://www.journal-la-mee.info/popup.php.htm


NOTES:

Le Sire-de-ces-lieux est une chronique ironico-critique des mœurs du Premier édite de la petite ville de Schwarzschloss (château sombre), totalement imaginaire évidemment.