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Pebeco (Focast 20)

Ecrit le 5 juillet 2006 :

 Des travaux à Pebeco

Après un appel d’offres infructueux, la CCC a lancé le 16 juin 2006 la procédure négociée pour la réalisation d’un mur acoustique le long de la Fonderie Pebeco (ex-Focast, rue Gambetta à Châteaubriant), et pour la réhabilitation de la zone d’ébarbage. Date limite de réception des offres : 10 juillet.


Ecrit le 6 septembre 2006

  Pebeco : en grève pour 50 €

Avril 2004 : l’entreprise Focast est liquidée. Plus d’une centaine de licenciements. Il reste 80 personnes qui sont reprises par PEBECO.

Juillet 2004 : le nouveau patron annonce la suppression de tous les acquis sociaux : jours d’ancienneté, jours fériés accordés en plus du minimum légal, jours accordés aux mères de famille, mais il promet d’appliquer les 35 heures (qui n’avaient jamais été appliquées jusque là).

Les salariés acceptent, parce qu’il faut bien sauver la boite et leur emploi.

Juillet 2006 : l’entreprise tourne bien, le secteur petites pièces n’existe plus mais le secteur grosses pièces est en forte progression. « Nous voyons revenir d’anciens clients, preuve d’une confiance renouvelée » dit le délégué CGT, Gilles Rivaud.

« Le personnel a fait des efforts, il demande maintenant le juste retour. Nous avons participé à une négociation salariale en juillet, sans succès. Nous demandons une augmentation de salaire de 50 € par mois pour tout le monde et la transformation de la prime que nous touchons l’été et à Noël en 13e mois ». Les salariés demandent d’autant plus que les 35 heures, qui leur avaient été promises, n’ont pas été mises en application.

 En grève tous les jours

Devant l’échec de la négociation, le personnel a décidé, en Assemblée Générale, de mener des actions de débrayage, une heure par jour. Quatre fois fin juillet, avant les congés. Puis reprise des débrayages au retour des vacances, à partir du 28 août.

Le mouvement est suivi par les trois-quarts du personnel soit 30 personnes le matin et 25 l’après-midi. Les cadres et la maîtrise ne débrayent pas.

Le personnel est amer de voir que son savoir-faire et sa bonne volonté ne sont pas reconnus. « Avec un baccalauréat professionnel et une douzaine d’années d’ancienneté, je ne suis qu’à 70 € bruts au-dessus du SMIC » nous a dit un salarié.

Le SMIC est à 8,27 € de l’heure, brut. Compte tenu des cotisations sociales salariales qui se montent environ à 20 %, il reste 6,62 € de l’heure. Ce qui fait un salaire net de 1118 € environ pour 39 heures par semaine.

50 € représenterait une augmentation de 4,5 % seulement. Excessif ? Non quand on lit, dans le journal Les Echos, du 10 juillet 2006, les augmentations de salaires dont ont bénéficié les Patrons cotés en Bourse au CAC 40 :

AGF + 81,6 %
Suez + 42,7 %
BNP Paribas + 24,0 %
Pernod-Ricard + 20,4 %
EDF + 17,4 %
Total + 12,3 %
Lagardère + 6,9 %
Axa + 4,8 %

Le pauvre patron de Danone n’a eu que 2,4 % mais il a quand même gagné 207 000 euros par mois en 2005.soit environ 165 fois le SMIC.

Les salaires des patrons vous intéressent ? Allez voir : http://www.lesechos.fr/info/rew_france/200078891.htm


Ecrit le 4 octobre 2006 :

 Salaires grignotés

Le 6 septembre 2006 La Mée a expliqué pourquoi les salariés de Pebeco (ex Focast) sont en grève à raison d’une heure par jour.

« Depuis la reprise de Focast, en avril 2004, par Pebeco, le personnel a fait des efforts, il demande maintenant le juste retour.

Nous avons participé à une négociation salariale en juillet, sans succès. Nous demandons une augmentation de salaire de 50 € par mois pour tout le monde et la transformation de la prime que nous touchons l’été et à Noël en 13e mois » dit Gilles Rivaud, délégué CGT.

Mais 25 heures de grève ne comptent pas : la direction refuse toute avancée. Mardi 26 septembre, les 55 personnes se sont mises en grève pour la journée, avec défilé en ville.

« Nous avons eu de nouvelles réunions avec la Direction locale, M. Kanieski, et avec le PDG, M. Alleaume et ils proposent :

8,27 € de l’heure (=SMIC)pour le coefficient 170
8,30 pour le coefficient 190
8,36 pour le coefficient 215
8,67 pour le coefficient 240 »

Ainsi le « bâton de maréchal » pour les ouvriers est à 8,67 € de l’heure, soit un maximum de 1500 € bruts par mois (39 h)

On est loin du salaire moyen des ouvriers dont parlait le « journal du management » : 1780 € bruts par mois en 2004.(*)
(soit environ 1424 € nets)

Grignotés

Avec l’augmentation du SMIC il y a des salariés qui ont eu 40 € d’augmentation, et d’autres : 7 € (dans le mois ! même pas de quoi payer un repas ouvrier).

Au delà de ces salaires horaires, il existe des petites augmentations au mérite. Mais quand le SMIC augmente, plus de mérite ! il est grignoté !

La direction de Pebeco veut instituer une prime de présentéisme : mais sur 11 mois seulement.

Déçus, les salariés continuent le mouvement. La direction les a réunis en assemblée générale. Dialogue de sourds ... inévitable, quand la Direction commence par dire que le SMIC est trop élevé !

Question bête : la Direction est-elle payée au dessous du SMIC ??

A l’issue de l’assemblée générale les salariés ont décidé 24 h de grève, mardi 26 septembre .... pour l’instant...


Ecrit le 11 octobre 2006

 Fin de la grève

La reprise du travail , après une longue grève, sans satisfaction totale des revendications, est toujours une déception pour les salariés.

Chez Pebeco-Focast, à Châteaubriant, le conflit est terminé. Après un vote en assemblée générale, les salariés ont repris le travail, se satisfaisant, provisoirement, de ce qu’ils ont obtenu : une grille de salaires, et la promesse de la transformation des primes de vacances et de Noël (bloquées depuis des années) en 13e mois évoluant comme les salaires.


Ecrit le 6 décembre 2006

 Pebeco cherche fonderie

La FBMA (Fonderie bragarde de machinisme agricole à St Dizier) qui appartenait au groupe Valfond comme Focast, cherche un repreneur. Daniel Alleaume, PDG de Pebeco-Focast, a présenté une offre, non sans inquiéter le personnel de St Dizier puisqu’il pose trois exigences : supprimer 70 postes de travail, supprimer les 35 heures, et refuser de reconnaître le caractère amianté de l’entreprise.

Le tribunal de commerce de Saint-Dizier, en Haute-Marne, a accordé un nouveau délai de trois mois dans la recherche d’un repreneur. Les représentants CGT au comité d’entreprise ont déniché un nouveau repreneur potentiel : Shriram Foundry, une société indienne. Cela poussera-t-il Pebeco à négocier ?

 Focast

Rappelons que Pebeco a repris Focast en 2004, après 103 licenciements. Il avait promis les 35 h mais n’en a rien fait. Actuellement, d’après l’entreprise, PEBECO-FOCAST réalise un chiffre d’affaire de 15 millions d’euros et emploie 220 personnes tant sur le site de Port-Brillet (140 personnes) que sur celui de Châteaubriant (80 personnes).

Les deux fonderies coulent respectivement 6000 tonnes à Port-Brillet et 5000 tonnes à Chateaubriant. Ces deux fonderies élaborent de la fonte GS.

L’entreprise Pebeco, notamment grâce à la reprise de FOCAST, se développe dans les domaines des fontes mécaniques fortement noyautées.

Novembre 2009 : seulement deux jours de travail dans le mois. Lire plus loin


NOTES:

(*) Les salaires en France - voir http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/SALFRA06ab.PDF
notamment en pages 12 et 13.
On trouve un revenu salarial moyen NET de 16257 € par mois (soit 1354,75 € nets par mois) .

Voire aussi : http://permanent.nouvelobs.com/economie/20060928.OBS3820.html

Ce chiffre est calculé en prenant en compte le temps partiel et les CDD.

AMIANTE - gagné