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7-2009. La chapelle de l’ancien hôpital : querelle de date

Ecrit le 22 avril 2009

Tout commence au Conseil Municipal du 31 mars 2009

 Aucun doute : la chapelle ... c’est 1819

Chapelle de l’hôpital,

A la suite du Conseil Municipal du 31 mars 2009, nous avons copié - bêtement - ce qui était noté sur la délibération municipale, au sujet de l’achat de la chapelle de l’ancien hôpital de Châteaubriant. Chapelle du XVIIe siècle ? Cela nous avait paru bizarre mais, bon, puisque la mairie le disait ……

Eh bien nous avions eu tort de faire confiance (pour une fois …) car Gilbert Massard, président de l’association St Patern, apporte quelques précisions intéressantes.

Gravé dans la pierre : 1819

« Vous indiquez que la chapelle à été construite entre 1686 et 1687, et qu’elle a servi au culte pendant la révolution, et redevenue privative en 1800. Il ne peut donc s’agir de la chapelle actuelle, puisqu’une plaque de schiste gravée, posée dans la chapelle porte l’inscription suivante :

La plaque de schiste dans la chap
Première pierre : 1819

L’ AN 1819 . le 9 octobre. Louis 18 Roi . a été posée la première pierre de cet édifice en présence de M. Barré sous préfet - Conesson, Maire - M. Delsard, curé - . Gautron & Guibourg adjoints - Besnier trésorier de l’hospice & Mde   Guesnier Villeruau de l’ordre de St Thomas supérieure - M. Lafond architecte ».

(ndlr : il est bien marqué : première pierre)

Une simple observation du bâtiment permet d’ailleurs de constater qu’il ne peut s’agir d’une construction du XVIIe siècle. Il est à noter que depuis de nombreuses années la chapelle n’est plus destinée au culte.

La cloche 1892 (et non 1687)

Concernant la cloche, pour laquelle la mairie indique 25 novembre 1687, l’association St Patern précise : « nommée Marie Joseph, elle a été fondue par Adolphe Havard à Villedieu les Poèles et porte la date : 1892 . L’inscription mentionne : Emmanuel Villain, missionnaire - De Couessin supérieure générale des religieuses de St Thomas de Villeneuve - Marie Loisel supérieure de l’hospice »

Notre association a un lien affectif très fort avec cet édifice, puisque depuis 1994, sept expositions y ont été organisées :

– 1994 Témoins sacrés du pays de Châteaubriant  
– 1996 Oratoires, chapelles et fontaines sacrées de notre région
– 1997 Cloches et clochers de nos campagnes
– 2000 Les journées campanaires
– 2002 Images et culte de la Vierge
– 2003 Exposition campanaire, Assemblée générale de la SFC
– 2005 Sauvegarde et protection du patrimoine religieux

Chapelle de l’hôp

En mai prochain devait être présentée celle sur le thème des Pèlerinages : Compostelle, Tro Breiz et pèlerinages locaux.

Hélas cette exposition n’aura pas lieu et, dans son bulletin, l’association donne des explications : « dans l’impossibilité d’utiliser une salle municipale, nous avons déposé fin novembre 2008 une demande d’utilisation de la chapelle de l’ancien Hôpital ». Accord donné le 17 décembre, clés remises le 29 janvier 2009 pour permettre la préparation.
« Mais le 16 mars la décision parvient par lettre : je regrette de ne pouvoir donner une suite favorable à votre demande, en effet les conditions ne sont pas réunies pour accueillir du public ».

La direction de l’hôpital ajoute « avoir constaté une aggravation de la dangerosité du bâtiment »

La déception est évidemment très grande du côté de l’association mais celle-ci espère proposer cette expo en septembre ou octobre prochain (lieu restant à fixer).


Note du 24 avril

 Mérimée : 1869

La fiche Mér
Inventaire de Fanch Leboeuf

Si la première pierre est de 1819, la chapelle serait de 1869, selon les dossiers de l’inventaire :

Voir ici :

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%2044%20&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=1

Au cas où ça ne marcherait pas, faire Ministère de la Culture Mérimée Châteaubriant. dans un moteur de recherche. Toute la ville est en fiches.

 Humeur-humour

Remonter le temps

Pour faire taire la polémique sur la chapelle de l’hôpital et sa date de naissance - car vous ne le savez peut-être pas Messieurs, Dames, mais aucun état-civil ne recense l’érection des chapelles - le Maire fait plancher actuellement son équipe de collaborateurs sur une machine à remonter le temps pour aller vérifier sur place. Il s’est engagé à monter lui-même dans la machine (il ne fait confiance à personne d’autre qu’à lui-même, ça vous rappelle quelqu’un, non ?). L’opposition, interrogée sur ce point, est pour une fois d’accord avec le Maire. En off, un des conseillers minoritaires - qui souhaite garder l’anonymat - a même glissé : « S’il pouvait y rester dans le passé, ça nous arrangerait bien. Avec un peu de chance, il serait même capable de nous faire avancer la date de la Révolution Française ... »


Ecrit le 6 mai 2009

 Un trublion à la chapelle

De quand date la chapelle de l’ancien hôpital à Châteaubriant ? Inauguration en 1686 disait le texte du Conseil Municipal - Première pierre en 1819, selon ce qui est écrit sur la pierre gravée dans la chapelle (source : Gilbert Massard). Les dossiers de l’Inventaire, au ministère, parlent de 1869-1870 (étude Fanch Lebœuf 1993).

Et la cloche ? 1687 dit le Conseil Municipal … alors que la date 1892 est gravée dans le bronze.

Embarras à la mairie ! Au point que le bulletin municipal (toujours soigneusement contrôlé avant parution), ne parle plus d’aucune date. Interrogé, un adjoint se défausse : « M. Massard est un trublion » dit-il. Oh oui, car il a osé contester la vérité officielle. Un autre adjoint irait même jusqu’à contester l’emplacement de la « première pierre ».

La vérité vraie, la voilà. Il y a trois trublions dans cette affaire : celui qui a gravé la pierre, celui qui a fondu la cloche, celui qui a réalisé l’inventaire. Il y a eu sûrement une entente entre eux, une collusion infâme, une coalition séditieuse, visant à déstabiliser la municipalité, à décrédibiliser l’adjointe chargée du dossier.

En ville, on rigole ! Mais les conséquences seront graves : l’association St Patern, qui pouvait espérer utiliser la chapelle pour ses expos, ne pourra qu’en être exclue, pour avoir vu ce qu’elle n’aurait jamais dû voir, pour avoir dit ce qu’elle n’aurait pas dû savoir. Ah mais !

Un site pour compléter

Aménager la chapelle ou la détruire ?