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Premier tour 2002-Candidats

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écrit le 24 avril 2002

Le premier tour des Présidentielles est passé. Le second tour aura lieu le 5 mai, et déjà se préparent les élections législatives des 9 et 16 juin 2002.

1er tour 2002 - candidats

Geneviève Chignac

Le Parti Socialiste a fait connaître sa candidate, Geneviève Chignac (conseillère régionale) de Blain, avec Jean-Luc Colin, maire de St Vincent des Landes comme suppléant ; un duo dynamique, qui n’a pas sa langue dans sa poche, qui a déjà inaugurer un « local de campagne » au 11 rue de Nantes à Blain et qui a fait venir François Patriat, secrétaire d’Etat, pour parler de « Développement local et aménagement du territoire ». Par ailleurs un deuxième local de campagne est ouvert rue Porte Neuve à Châteaubriant et on annonce pour le 29 avril la venue de Jean-Marc Ayrault avec « tractage » sur le marché et rencontre avec les personnes intéressées autour du sujet : territoire rural, territoire urbain.

Anne-Marie Loury

Le deuxième parti politique à se manifester a été « les Verts » avec Anne-Marie Loury, de Joué sur Erdre avec comme suppléant Augustin Grosdoy de St Nazaire. Par la suite la candidate titulaire a été remplacée par Marie Elisabeth Allaire

Michèle Picaud

Le troisième parti politique à se manifester a été le PCF, avec une candidate Michèle Picaud (conseillère régionale), elle aussi de Blain, avec comme suppléant Yves Blais maire-adjoint de St Vincent des Landes (lire plus loin).

Valérie Chauvin

Le quatrième parti politique à se manifester a été l’UDB avec Valérie Chauvin (de Guénouvry) et son suppléant René Boulzennec d’Orvault. Après des années passées dans la région parisienne, Valérie Chauvin est revenue vivre en Bretagne et milite à l’UDB, car, dit un communiqué « ce parti représente pour moi l’engagement pour une Bretagne forte, démocratique, ouverte sur le monde, construite par et pour des citoyens responsables. Cette Bretagne-là sera autonome, région d’une Europe sociale et progressiste dans le respect des autres et la lutte contre la violence et la xénophobie sous toutes ses formes ».

Et le communiqué poursuit : « Chacun peut le constater, les vieux démons de l’ultra jacobinisme refont surface et beaucoup jouent à « faire peur » en criant à la « République en danger ». Beaucoup aimeraient se rassembler autour d’un nouveau Robespierre ! Mais pour le mieux-être de tous les citoyens, français en général et bretons en ce qui nous concerne, nous préférons la France des récoltes à celle des sillons abreuvés ... »

« Les législatives nous permettront de porter devant l’Assemblée Nationale la question qui tient à cœur à de nombreux bretons : la réunification administrative de la Bretagne. N’oublions pas que 71 % des habitants de Loire-Atlantique y sont favorables, que le Conseil Général de Loire-Atlantique et le Conseil Régional de Bretagne ont émis un voeu en ce sens »

« Mais ne croyez pas que la réunification soit ma seule préoccupation. Des sujets tels que le monde agricole, la cohésion sociale, l’environnement, l’emploi, l’insécurité (1) m’interpellent également. Je suis très attachée à ma culture bretonne et je soutiens les écoles Diwan »

Communiqué de Valérie Chauvin
15 avril 2002


Parti communiste

Le PCF sera présent dans toutes les circonscriptions, en respectant une double parité : autant d’hommes que de femmes, en titulaires comme en suppléants. Ces candidatures entendent porter les questions que les gens se posent autour de l’insécurité (1), les problèmes sociaux, les problèmes du quotidien.

Cette campagne du PCF au niveau local retrouvera évidemment les questions nationales, celle de la santé par exemple : « Nous assistons à des manifestations légitimes des professions de santé car celle-ci n’est envisagée que sous son aspect comptable et financier et pas sous l’angle du bien-être physique de la population » dit Michèle Picaud. Il sera question aussi des retraites : « On nous parle du papyboum, et presque du badaboum, mais nous, nous souhaitons que chacun puisse prendre sa retraite au bout de 37,5 années de cotisations »

Les 35 heures ? « C’est une grande conquête sociale, mais cela ne répond pas toujours au souci des salariés : développer l’embauche »

Les écoles : « l’action des 500 postes en Loire-Atlantique correspond à une urgence criante. Nous considérons que le budget de l’éducation nationale n’est pas suffisant pour mener à bien la formation des futures générations ».

« Ce que nous souhaitons, c’est peser à gauche pour qu’il y ait une vraie bataille sur les vrais problèmes, pour qu’on puisse élever les débats à la dimension des avancées sociales nécessaires »

Conférence de Presse PCF—10 avril 2002



(écrit le 22 mai 2002)

MANIFESTE DU MOUVEMENT ATTAC

A la veille des élections législatives de juin 2002, il a paru intéressant de publier le manifeste du mouvement ATTAC (association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens), mouvement qui a des idées politiques sans être lui-même un parti politique.

  Réagir contre la mondialisation libérale

Au lendemain du premier tour de la présidentielle, et face au danger de l’extrême-droite, ATTAC a appelé à réagir vigoureusement et immédiatement contre la mondialisation libérale, aussi bien par le combat d’idées que dans les urnes et dans la rue.

S’il faut se féliciter de la défaite sans appel du candidat d’extrême-droite, il ne faut pas oublier qu’il a encore mobilisé sur son nom plus de 5,5 millions de suffrages, dont beaucoup viennent des milieux populaires précarisés. C’est à eux que l’action politique doit se consacrer en priorité, afin de contribuer à la délepénisation des esprits.

Or certains commentaires entendus au soir du second tour donnent à penser que cette urgence sociale n’a pas été réellement perçue, pas plus que le message exprimé, dès le premier tour, par les voix qui se sont portées sur les candidatures démocratiques rejetant la mondialisation libérale - et dont, au passage, il faut signaler que le total était nettement supérieur à ceux dont a bénéficié le Premier ministre sortant...

Urgence sociale

Les millions de citoyens qui se sont mobilisés entre les deux tours des Présidentielles, et en premier lieu les jeunes, ont témoigné de leur soif de justice, de solidarité et de fraternité. C’est-à-dire de l’inverse de ce que proposent les libéraux de tout poil. Un simple rafistolage des programmes du premier tour, exacerberait davantage la crise, déjà dramatique, de la représentation politique.

Dans ces conditions, ATTAC réaffirme son refus de la poursuite, voire de l’aggravation des politiques libérales mises en œuvre ces dernières années, le plus souvent au nom des impératifs de la mondialisation libérale ou de « contraintes » européennes élaborées pour la circonstance, et qui ont conduit le pays à la situation actuelle. À cet égard, l’Europe mérite mieux que le hold-up dont elle a fait l’objet de la part des partisans affichés ou honteux de la soumission aux diktats des marchés. Et, pour les populations laissées pour compte, en France et dans le reste du monde, en premier lieu au Sud, ATTAC avance une autre vision de la mondialisation, celle d’une planète solidaire.

C’est pourquoi, ATTAC propose un socle de mesures susceptibles de redonner confiance à la grande masse des citoyens dans leur capacité à se réapproprier leur propre avenir. Ces mesures peuvent se regrouper sous quatre têtes de chapitre :

– l’exigence de contrôle démocratique de la décision publique
– un monde juste ;
– un monde solidaire ;
– un monde durable.

  Huit mesures

Voici, en résumé, le socle de 8 séries de mesures proposées par ATTAC pour rompre avec le néolibéralisme :

1.- Le contrôle démocratique des lieux et processus de décision par les élus et les citoyens. C’est dans le cadre de l’Union Européenne et au sein des organisations multilatérales que se passent désormais les choses sérieuses, et que se prennent les décisions structurantes pour les pays d’Europe et pour ceux du Sud. Or ce sont des lieux exempts de tout véritable contrôle démocratique. C’est pourquoi ATTAC demande, pour l’Union européenne : l’obligation d’organiser un débat citoyen et d’obtenir le « feu vert » des élus avant que le président de la République, le premier ministre ou un ministre donnent leur accord à un acte législatif communautaire (directive par exemple). Nous ne voulons plus de situations « à la Barcelone » où nous apprenons par la presse que le président et le premier ministre ont donné leur accord pour le prolongement de 5 ans de l’âge moyen de départ à la retraite à l’horizon 2010 (tout en défendant la retraite à 60 ans dans leur campagne électorale !).

2.- Repenser l’organisation sociale autour du travail
– contre la « modération salariale » décidée à Barcelone, pour une augmentation régulière et programmée de la part des salaires dans le revenu national
– pour la « modération actionnariale » et l’interdiction des licenciements de convenance boursière
– pour une augmentation significative des minima sociaux

3.- Défendre et améliorer les services publics :
– refuser définitivement toute nouvelle privatisation ou « libéralisation » d’entreprises et services publics (d’EDF à La Poste en passant par la Direction générale de l’aviation civile, etc.)
– geler les libéralisations déjà décidées au niveau européen aussi longtemps que n’aura pas été signée et transposée dans chaque droit national une directive sur les services publics, élaborée en consultation, notamment, avec les mouvements citoyens, et garantissant un réel accès de tous à ces services dans des conditions d’égalité et de solidarité.

4.- Refuser la marchandisation de l’éducation, de la santé et de la culture :
– expulser les marques et la publicité des établissements scolaires
– exclure l’éducation, la santé et la culture de l’AGCS (accord général sur les Services).
– au niveau de l’Union Européenne, maintenir intégralement tous les dispositifs nationaux d’aide à la création. Promouvoir l’extension de ces dispositifs au niveau communautaire.

5.- Maintenir aux retraites le caractère d’expression de la solidarité intergénérationnelle :
– confirmation du départ à l’âge de la retraite à 60 ans
– consolidation du système par répartition
– refus des fonds de pension.

6.- Instaurer une fiscalité enfin équitable :
– augmenter et rendre plus progressifs l’impôt sur le revenu et l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
– augmenter l’impôt sur les sociétés en le diversifiant selon les modalités de réalisation des profits. Seraient davantage taxés les bénéfices obtenus sans production de richesse (revenus financiers, opérations spéculatives), ceux des entreprises produisant de fortes valeurs ajoutées sans recours au facteur travail ou avec un fort volume de travail précaire
– baisser la TVA
– prendre des mesures contraignantes contre les paradis fiscaux et appliquer à la criminalité financière le principe de la tolérance zéro
– taxer tous les revenus financiers à un taux au moins équivalent à celui appliqué aux revenus du travail
– en finir avec la démagogie du « moins d’impôt », ce dernier devant être défini non pas dans l’absolu, mais en fonction des services publics qu’il finance.

7.- Promouvoir un monde solidaire :
– faire passer, dans les 5 ans, le montant de l’aide publique au développement à 0,7 %, aux niveaux français et communautaire
– faire de la taxe Tobin et d’autres taxes globales (écotaxe par exemple) une priorité de l’action du gouvernement au sein de l’UE et des Nations Unies.
– annuler la dette publique du tiers-monde aux niveaux français et communautaire. Promouvoir cette mesure au niveau international.

8.- Garantir un monde durable :
Le droit de propriété collective universelle des biens vitaux et des ressources collectives est inaliénable, et des instances internationales démocratiques doivent en assurer le respect. Tout particulièrement dans trois domaines :
- l’eau, qui doit échapper au racket des multinationales et faire l’objet d’une maîtrise publique,
- le vivant, dont il faut catégoriquement refuser la brevetabilité,
– l’agriculture, qui doit rester prioritairement paysanne au niveau planétaire, avec, pour chaque pays ou ensemble régional, le droit à la protection aux importations. Au niveau de l’Union Européenne cela implique une réforme complète de la Politique Agricole Commune et de son système d’aides, et notamment la suppression des subventions aux exportations.


(écrit le 29 mai 2002)

  Du côté des Verts

Pour des raisons qui lui sont personnelles, la candidate des VERTS aux prochaines élections législatives a dû changer. Il s’agit désormais de

Marie-Elisabeth ALLAIRE, enseignante, ancienne syndicaliste, militante associative

Le suppléant reste Augustin Grosdoy, informaticien à l’Institut de Formation des Maîtres (Nantes), secrétaire départemental des Verts 44,

Ils souhaitent « reconstruire l’espoir en vert et à gauche », dénonçant le fossé qui se creuse entre les citoyens et la politique.

« Après le traumatisme du 21 avril il faut :
– . combattre l’extrême droite qui se nourrit du désespoir, de l’ignorance, de l’intolérance, du mal être,
– . affirmer que l’écologie est une question vitale pour l’avenir de la planète liée au combat pour la dignité, la démocratie, l’égalité, la justice et la liberté,
– . donner de la force aux propositions des Verts pour que leur projet politique soit pris en compte à gauche,
– . être encore plus proches des citoyens (notamment des plus démunis), pour être attentifs à leurs questions, à leurs inquiétudes et à leurs propositions. »

« Seul un projet politique qui permette de satisfaire les besoins présents en commençant par ceux des plus démunis, sans compromettre la possibilité des générations futures à satisfaire les leurs, est susceptible de reconstruire l’espoir à gauche, dans les quartiers populaires, dans les campagnes et partout dans le pays. Cela dépasse la seule perspective des législatives de juin. »

« La gauche ne se renouvellera pas sans le mouvement social » disent-ils encore en affirmant que :
Voter utile, c’est voter : Les Verts


Ecrit le 29 mai 2002

Mise au point du Mouvement des Citoyens

(communiqué)

Les adhérents et sympathisants du Mouvement des Citoyens de Châteaubriant et Région, et les membres du Comité de Soutien à Jean-Pierre CHEVENEMENT, réunis à Châteaubriant le 24 mai 2002, constatent que le principal point d’accord avec les déclarations de Madame SAMBRON, candidate du Pôle Républicain, c’est que celle-ci ne les a jamais rencontrés .

1) Pour leur part, après examen de la situation politique locale, ils avaient décidé de ne pas présenter de candidat, et décliné toute offre de suppléance .

2) Le Comité Départemental du M.D.C. (mouvement des citoyens) n’a jamais pris position contre l’aéroport de Notre Dame-des-Landes, et les militants castelbriantais estiment que sa réalisation, sous réserve des consultations et des garanties indispensables, sera un élément du désenclavement utile mais non suffisant d’une région qui en a bien besoin . La position de la candidate sur ce sujet n’engage donc qu’elle-même .

3) Quant à la « position très à gauche » du M.D.C. local, celle-ci est en parfaite harmonie avec celle du Comité Départemental du M.D.C. . Il convient de rappeler que le Mouvement des Citoyens a été

lancé le 30 août 1992 (il y a dix ans) par Jean-Pierre CHEVENEMENT, à gauche du PS., et que, selon sa déclaration de principe, « s’inscrivant dans l’héritage de la Révolution Française et du Mouvement Socialiste, il ne considère pas le Capitalisme comme la fin de l’Histoire ’ ! »

4) Le 23 mai dernier Jean-Pierre CHEVENEMENT a déclaré à Belfort : « Mon projet n’a pas changé, c’est de rassembler les hommes et les femmes de gauche dans une refondation républicaine. Je me sens plus socialiste que les socialistes, et cela ne date pas d’hier ».

5) La déclaration de principe du Pôle Républicain et sa doctrine ne seront déterminés démocratiquement que par son Congrès Constitutif à l’automne prochain, et jusqu’à ce moment toutes les déclarations d’orientation n’engagent que leurs auteurs, quels que soient leur parcours politique, leur filiation, ou leur penchant naturel .

6) il va de soi que dans ces conditions, nous dénions par avance toute signification politique ou arithmétique aux résultats de cette opération .

A Châteaubriant, le 24 mai 2002,

Pour les Adhérents et Sympathisants du MDC castelbriantais
et les membres du Comité de Soutien à Jean-Pierre CHEVENEMENT J. Gilois