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002-2002-02. Chevènement, Dagobert et Zina

Ecrit en novembre 2001

Soutien à la candidature de
Jean Pierre Chevènement

Les Etats-Unis ont gagné, d’éclatante manière, leur guerre d’Afghanistan, du moins la guerre contre les Talibans (les sous-fifres), mais ils n’ont pas attrapé les meneurs, réels ou supposés, et Ben Laden continue à les défier par télévision interposée.

Peu de pertes américaines

D’un point de vue technologique, la guerre en Afghanistan a marqué un progrès dans l’impressionnante supériorité des Etats-Unis. Aviation, missiles, moyens de repérage et de guidage ont été à chaque fois plus précis, plus économiques aussi : beaucoup moins de bombes ont été lancées sur l’Afghanistan que sur la Serbie, mais elles ont fait de plus grands ravages.

Les pertes en « vies américaines » sont - à l’échelle d’une guerre - à peu près nulles : un agent de la CIA et trois soldats tués par une bombe lancée par un B-52. Les victimes dans le camp ennemi, essentiellement du fait des bombardements, sont nombreuses, ce qui est conforme aux objectifs de campagne : les responsables américains ont déclaré à plusieurs reprises, sans aucune fausse pudeur, que leur intention était de tuer le plus possible de Talibans. Ils ont aussi fait comprendre, de manière transparente, qu’ils préféraient que les « terroristes » - en particulier étrangers - soient tués plutôt que faits prisonniers.

Les civils on s’en fout

Quant aux victimes civiles, jamais le Pentagone n’a donné la moindre estimation sur leur nombre. Qu’elles soient très rarement reconnues et jamais comptées ne veut pas dire qu’elles ne comptent pas. Mais, pour le public américain, elles restent virtuelles (la presse américaine s’est largement abstenue de publier des photos que ses lecteurs ont tendance à juger « antipatriotiques »).

- - - -

Jamais sans doute le gouffre entre l’attention prêtée aux uns et aux autres n’a été aussi considérable - à la mesure du gouffre technologique insondable qui sépare désormais les USA des pays où ils projettent leur puissance.

Ils n’ont eu besoin de personne pour mener leur campagne aérienne, et déployer, au sol, les forces spéciales destinées essentiellement à guider les tirs. L’OTAN est restée plus ou moins en rade. Les alliés « locaux » des Américains ont assumé un rôle beaucoup plus important : celui de nettoyer et d’occuper le terrain. Mais il est parfaitement clair que ces alliés afghans dotés d’armes d’un autre âge étaient considérés comme des auxiliaires dont l’autonomie ne devait pas dépasser certaines limites. En particulier lorsqu’il s’agissait de négocier la reddition des combattants ennemis, dans des conditions jugées trop clémentes par Washington.

La raison du plus fort
est toujours la meilleure

Le triomphe militaire américain, précédé d’une victoire politique tout aussi retentissante aux Nations Unies, a des conséquences qui dépassent très largement le cadre du conflit afghan, ou même de la lutte contre Al-Qaïda.

Il est clair que pour Georges Bush, l’actuel occupant de la Maison Blanche, la force (militaire, et aussi « morale ») crée le droit. L’institution de tribunaux militaires américains appelés à juger, où que ce soit dans le monde, des étrangers accusés de terrorisme, illustre cette assurance redoublée, alors que, dans le même temps, les USA refusent de coopérer avec la Cour Suprême Internationale.

Vertige du succès

Certes le souvenir de la terrible blessure infligée à New York est toujours aussi vif, et les Américains n’ont absolument pas l’impression d’être invulnérables. Mais leur désir impérieux de réduire tout ce qui peut les menacer, conjugué à un sentiment de puissance inégalée, crée les conditions très favorables à l’apparition de comportements qu’on pourrait assimiler à un « vertige du succès ».

George Bush promet de poursuivre « les méchants » partout dans le monde, et un chœur d’éditorialistes et de têtes pensantes se charge d’entretenir la détermination des responsables et du public.


(écrit le 14 février 2002)

Samedi 2 février 2002, en marge du Conseil National du RPR, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac, Alain Juppé a accusé les socialistes, en évoquant l’affaire Schuller, de mener une « campagne ordurière » et « d’attaquer les personnes en remuant la merde », ce qui tendrait à prouver qu’il y en a à remuer. « La merde a de l’avenir. Vous verrez qu’un jour on en fera des discours » a dit Louis-Ferdinand Céline

Un de nos lecteurs nous envoie le petit texte suivant :

Saint Éloi, mon ami, remettez à l’endroit,
L’odorat perturbé de notre pauvre roi.

Des grenades au guano et des boules puantes,
S’abattent ces temps-ci sur nos têtes fumantes,
C’est excrément fâcheux

Le débat, je le sens, a pris de la hauteur,
Quoiqu’il soit étonnant que revienne Schuller,
Au bout de sept ans. Sans doute, les hasards de la vie.
Au fait ! où sont passés les amants Tibéri ?

Moi qui ai l’odorat sensible, je frémis de dégout,
Faites attention quand même, il se pourrait que vous,
Glissiez sur une pêche en forme de banane,
Et qu’au lieu des lambris, vous n’eussiez les platanes,
En pleine tête. Crotte ! tempêterait Matignon,
Si d’aventure Jean-Pierre remportait l’élection.

Oh ! Saint-Eloi, divin maître ès gringuenaude,
Penses-tu que Jean-Pierre, d’une simple chiquenaude,
Profitant des ordures déposées çà et là,
Finira par doubler Lionel ? - Oui Zina

Dagobert et Zina


Jacques Chirac a déclaré sa candidature à l’Elysée le 11 février 2002, en Avignon. Le lendemain, Lionel Jospin, Premier Ministre et Daniel Vaillant, Ministre de l’Intérieur et des Cultes, ont reçu les évêques pour examiner « les problèmes d’ordre administratif et juridique qui se posent dans leurs relations », souligne le communiqué qui a clos cette rencontre. Des groupes de travail sont envisagés pour discuter de l’enseignement catholique, du fonctionnement des aumôneries, de l’affectation des cathédrales et des églises.

Saint Éloi, mon ami, remettez à l’endroit,
L’esprit fort dérangé de nos deux pauvres rois.
Des conciles associant laïcs et religieux,
Se déroulent à présent quasiment sous nos yeux.

L’ANNONCE retentissait à peine en Avignon
Qu’un Nonce et deux Evêques marchaient sur Matignon.
Pourquoi me direz vous ? Juste pour papoter ?
Non pas. Car à présent que nos deux papautés,
Pour se coincer la bulle, la signèrent à l’amiable,
Il leur faut le soutien de la gente ecclésiale.

Vous ne me croyez pas. Me traitez de hâbleur.
D’esprit tordu... Pourquoi pas d’affabulateur ?
Vos pensées sont immondes, car à la vérité,
C’est écrit dans « Le Monde », n’en pouvez plus douter.

Dagobert et Zina


Le 14 février 2002, Christian Blanc ancien président d’Air France et de la RATP a déclaré être prêt à être Premier ministre quel que soit le nouveau président :

Saint Éloi, mon ami, remettez à l’endroit,
L’esprit fort dérangé de notre pauvre roi.

Déconcertant les uns, scandalisant les autres,
Les propos du père Blanc vont si loin, que les vôtres,
Même les plus cruels et les moins mesurés
sont en comparaison de la blanchaille. Mais,
Ne vous méprenez pas, car ce qu’avoue Christian,
Parole de Zina ! n’est nullement choquant.

Il nous dit (nonobstant pompe et langue de bois,
et se contre-foutant de qui sera le roi),
Qu’il ne joue nullement sur le même registre,
Et se contentera d’être Premier Ministre

Il ne manque pas d’air ? Sans doute. Mais d’idée,
Non plus. Et après tout cet homme a mérité,
Qu’on s’intéresse à lui, et qu’on le soutienne en,
Déposant, en avril, dans l’urne un bul’tin ... Blanc.

J’aime assez Saint-Eloi la façon dont Christian,
Raille les favoris tout en les ménageant,
Vois-tu Zina, la France rêve d’un chevalier,
Blanc et que les affaires n’ont point éclaboussé.

Dagobert et Zina


(écrit le 24 février 2002)

Ce jour-là les chiraquiens ont réuni leur premier meeting de campagne à Toulouse, pour lancer l’UEM (Union en mouvement), qui tend à faire l’Union de toute l’opposition. François Bayrou, invité trouble-fête, s’y est fait entendre et chahuter ...

Voici ce qu’écrit Charles de Zina, notre poète :

Saint Éloi, mon ami, remettez à l’endroit,
L’esprit fort dérangé de notre pauvre roi.

Des congrès fratricides, nos élus socialiste,
Incontestablement étaient les spécialistes,
A force de travail, et de ténacité,
L’UEM enleva ce fabuleux trophée.

Pourtant tout allait mieux. Juppé et Madelin,
Comme des amoureux se tenaient par la main,
Pour éviter que Jacques ne fit un pas de clerc,
On lui avait confié plus de cent vaches à traire.

La fête était bien belle, on ne voyait qu’amants !
« -Est-ce que tu m’UEM, beaucoup, passionnément ? »
On avait oublié jusqu’au vilain Bayrou
Quand il surgit, soudain en s’écriant : « Coucou ! »

« -Voici nos trois pour cent » lança Alain Juppé,
En se pinçant les soeurs pour ne pas s’étrangler.
Je vais vous massacrer, je vais tout foutre en l’air,
Répondit l’agité en mettant sabre au clair.

"-Je ne décrirai point la suite Saint-Eloi,
Je n’y vois que fadaises et pitreries. Crois moi,
L’UEM a le blues, et ne saurait gagner.
..............................................
-They are ready to lo loose", lâcha-t-il amusé

ZINA


(écrit le 3 mars 2002)

Selon Christine Boutin, candidate aux élections présidentielles, la famille est un rempart contre l’insécurité.

Saint Éloi, mon ami, remettez à l’endroit,
L’esprit fort dérangé de notre pauvre roi.

Des contempteurs repus, de bonne conscience,
Me tomberont dessus, car c’est une évidence,
Christine Boutin est politiquement incorrecte,
Que mes pourfendeurs aillent se faire voir chez les grecs.

Moi qui ne suis ni phile, ni phobe, ni rien d’autre,
Sapiens à peine, ne jouant jamais les bons apôtres,
Je signe de facto, la Pax Romana,
Entre tous les pro, anti PACS ; Car voila,
Que Christine a bluffé son monde, et moi d’abord,
En disant : "-N’ouvrez point la boite de pandore,
Car la sécurité manque moins de prisons,
Que de parents soudés, d’amour et d’attention."

Pourquoi ne pas le dire, puis puisque cela est vrai,
Les propos de Christine ne me choquent point. Mais,
Il arrive souvent qu’à dire la vérité,
Les pharisiens s’écrient : Haro sur le baudet !

"-Je crains fort Saint-Eloi, d’être à contre-courant,
De tous les parangons et autres bien-pensants
-Que risques-tu , Zina ? Au pire quelques lobbies,
Te répondront : « Dégage », « Unsubsribe », « il suffit ».

ZINA


Journée de la femme

Saint Éloi, mon ami, remettez à l’endroit,
L’esprit fort dérangé de notre pauvre roi.

Des Constance, Julie, Claire, Alice, Laura, Jeannette,
Et de toutes les autres femmes, c’est la fête,
Fini le cul des vaches, l’encolure des chevaux,
Aujourd’hui c’est « la Femme », qu’ils visitent en troupeau.

Car nos rois, c’est ainsi, font flèches de tout bois,
Passant du coq à l’âne, et d’un salon, ma foi,
A un autre. Tout est bon pour être élu. C’est triste,
D’être, après porc et veaux, leurs interlocutrices.

Profitez-en mesdames, réclamez l’impossible,
La journée de la femme cette année coïncide,
Avec les élections. Alors n’hésitez pas,
A frapper du nichon sur la table. "- Saint-Eloi,
Toi qui as de la femme une opinion si haute,
Et bien du mal à croire qu’elle naquit de la côte,
D’un homme, que penses-tu de cette fête annuelle ?
- Qu’une fois l’an, il me faut me taper la vaisselle"

ZINA

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Selon un sondage Sofres-Le Monde-RTL-TF1, le bilan de Lionel Jospin en faveur des femmes est jugé plus flatteur que celui de Jacques Chirac. Il n’empêche qu’au premier tour, les femmes choisiraient plus Jacques Chirac (26 %) que Lionel Jospin (23 %). C’est chez les non-diplômées et les plus âgées que Chirac trouve ses supportrices les plus nombreuses. Lionel Jospin compense ce handicap chez les électrices les plus jeunes(18-24 ans) et chez les salariées du secteur public.