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Echos 2002-06

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écrit le 29 mai 2002

Bals de noce et gens de bas étage :
Des difficultés avec le maire

L’histoire se passe en février 1835. La mairie se trouvait alors à la Porte Neuve, par suite d’un bail signé avec Martin Connesson. Le maire de l’époque était M. Lebreton.

En pleine réunion de Conseil Municipal, M. Connesson se plaint « des difficultés qu’il a avec le maire ». Il dit que le 26 janvier 1834, quand il a renouvelé le bail au profit de la mairie, il a posé une condition « qu’on ne dansât pas comme on le faisait depuis quelques temps et qu’on ne fit pas d’assaut d’armes ».

Oui mais voilà, Martin Connesson constate que depuis un an les bals ont continué et qu’au Carnaval « une société de jeunes habitants y ont mangé et dansé pendant 48 heures, à en faire trembler la maison ! » que des spectacles y ont été établis et qu’il est arrivé que même le soir les spectacles finissent à 9 heures. « Une dame de noces a même demandé de rester jusqu’au matin ! »

Insécurité !

Martin Connesson demande au Conseil de se mettre à la place des autres locataires de la maison « qui ont droit à la tranquillité et à la sécurité » et dont le repos se trouve continuellement troublé « et même la vie compromise car, le feu ayant pris dans le foyer de la Salle du Conseil, on découvrit que 50 à 60 kg de poudre étaient renfermés dans un placard adossé à cette salle, ce qui était suffisant pour faire sauter la maison ! »

Martin Connesson ajoute que le maire a autorisé un comédien ambulant à donner des représentations dans la grande salle. Il insiste, il dit qu’il défend les intérêts des locataires, et les siens, en demandant que cette maison soit, ce qu’elle aurait toujours dû être, « une maison d’ordre dont la mairie doit la première donner l’exemple ».

Le maire se défend ! dit que ces plaintes sont exagérées et que, en permettant de danser dans la grande salle, il n’a fait que suivre ses prédécesseurs ! M. Ballais, le maire précédent, dit que, lui, pendant son mandat, il n’a donné qu’un seul bal de souscription pour les pauvres, avec l’accord du propriétaire et que, une autre fois, un professeur de musique y a donné deux concerts, toujours avec le consentement du propriétaire, et que d’ailleurs « il n’a jamais cru avoir le droit de le faire d’autorité ! »

M. Connesson ajoute que, M. Delourmel (qui fut maire aussi) ne l’avait permis qu’une seule fois en deux ans, et que M. Bivaud, adjoint, ne l’avait jamais permis !

Curieux de bas étage

Un autre membre du Conseil donne son point de vue : il est peu digne d’une mairie d’affecter les appartements à des danses de noce et autres divertissements « corrélatifs ». Il précise quand même qu’il ne se passe rien d’indécent dans la salle même, mais ajoute qu’il n’en est pas de même des abords et des vestibules « où une foule de curieux de bas étage viennent s’établir, sauter et danser, et que les individus se répandent dans les escaliers jusqu’à la porte du locataire supérieur et qu’il s’y passe d’étranges choses, sans compter les ordures dont ils garnissent l’escalier ».

La discussion a encore continué quelques temps et Martin Connesson a invité le Conseil à lui déclarer s’il garderait la mairie. Le Conseil a décidé d’aller visiter l’hôtel du Boisdulier afin de se faire une idée des lieux et de voir si la mairie pourrait s’y établir ....


(écrit le 5 juin 2002)

Où sont-ils ?
Mais où sont-ils .... passés ?

Y’a une chanson qui dit cela. Mais il n’y a pas que la chanson. Jeudi 13 juin 2002 avait lieu une importante réunion de l’ACPM   (aide aux chômeurs du Pays de la Mée). Il n’y avait que Jean Seroux présent (comme conseiller général) mais aucun autre élu de Châteaubriant. Alors on s’est consolé comme on a pu en se disant qu’ils étaient à la réunion « Cadre de vie » organisée le même jour par le Conseil de Développement ! Eh bien non, y z’étaient pas ! Il y avait des élus de la Communauté de Communes de Nozay, et de celle de Derval, mais un seul pauvre bougre de la Communauté de Communes de Châteaubriant. Il faut dire que pour leur envoyer une convocation c’est la croix et la bannière, et peut-être même le goupillon, car un barrage est dressé par le Directeur Général André Ribéra, sans doute sur les ordres du Président Alain Hunault. Bref, il n’y a plus d’élus à Châteaubriant ? (il y en a juste quelques uns qui sont vraiment présents !)

Ah j’oubliais, il avait 4 ou 5 élus pour voir les p’tits z’oiseaux dans le parc de Radevormwald, et le trompe-l’œil de la place St Nicolas, et puis pour le vin d’honneur bien sûr ! Bientôt vous allez voir que les vins d’honneur vont remplacer les réunions où l’on travaille . Et qui c’est-y donc qui va trinquer ?

Arcade-Bénin

Depuis 3 ans, le partenariat Nord/Sud fait partie du Projet d’établissement du Lycée Etienne Lenoir à Châteaubriant, le projet étant de réaliser un conteneur-atelier « en travaux inter-générations, le mercredi après-midi, avec des élèves volontaires, l’Office des retraités de Châteaubriant et l’association ARCADE d’Orvault ». En réalité, la société Euri-Schelter de Rennes a fait don de deux conteneurs. Ceux-ci ont été équipés l’un comme magasin de matériels de location, l’autre comme atelier de maintenance doté de matériels performants. Outre les premiers partenaires, se sont associés : la mairie de Châteaubriant, la Région Pays de Loire, les industriels locaux Juret, Atélec, SDI, Eurofilinox, Crédit Mutuel, Cana, Acimm, Bmg, Team-Plastique. Le matériel destiné à la location est d’abord parti pour Cotonou (Bénin, Afrique) et est géré par trois équipes de Béninois en retraite, qui suivent, sur place, une école et une coopérative de production pour définir leurs besoins. Le matériel qui va partir début juillet pour Cotonou, comporte des perceuses, meuleuses, postes à souder, tour, et tout le petit outillage manuel destiné à l’entretien du matériel du magasin de location. Ainsi se terminent les trois ans de coopération du Lycée Etienne Lenoir avec l’Afrique. « Pour la suite nous avons l’intention d’accueillir en stage 10 à 15 élèves de Porto Novo, pendant une dizaine de jours » dit le directeur du Lycée.

Par ailleurs l’association ARCADE suit les projets lancés à Cotonou : projet d’un Centre de Santé, projet d’installation, pour 75 000 habitants, de latrines publiques (selon un modèle chinois) pour la ville construite sur le lac. (1)

Contacts : André Roul : 02 40 81 12 61


écrit le 11 juin 2002

On parle trop

On parle toujours trop : Michel Hunault se présente partout comme le futur Président de la Région Pays-de-Loire à la place de François Fillon. Il dit que le RPR ne peut laisser la place à Harousseau (UDF) qui a le tort d’être trop gentil (sic !). Il est vrai que Jean-Luc Harousseau est agrégé de médecine, ses travaux (notamment sur la leucémie) sont mondialement connus, il n’appartient pas à la France d’en-bas, mais on a besoin de spécialistes de cette envergure.

Michel Hunault s’est présenté comme le député de base, le représentant des sans-grade, des petits, des obscurs et n’hésite pas (plusieurs personnes l’ont rapporté) à promettre des places au futur aéroport de Notre-Dame des Landes, ou même à la Région Pays de Loire ! Et ça marche, il y en a qui y croient ! Promettez, promettez, et si vous ne tenez pas vos promesses, dîtes que c’est de la faute des autres !

Gémellité

Michel Hunault, a bénéficié de sa gémellité lors des élections législatives du 9 juin 2002 puisque certains électeurs ont pensé que c’était le maire de Châteaubriant qui se présentait ! (autrefois il s’est fait élire sur le nom de son père !)

Michel Hunault a de très grandes ambitions, un strapontin de sous-ministre lui conviendrait. Il compte sur son ami Sarkozy pour cela. A part ça, on ne voit rien venir cet été du côté de la 171 dans notre secteur, en revanche les travaux vont bon train vers Savenay, la Baule. A propos, Michel Hunault habite La Baule, tout en étant officiellement domicilié à Châteaubriant du moins pour les listes électorales ;

La photo du second

Lors du tournoi de foot inter-entreprises, fin mai 2002, c’est l’équipe de Kuhn-Huard qui est arrivée en tête. Mais c’est l’équipe arrivée en second qui a été montrée en photo sur Presse Océan du 5 juin. Pourquoi donc ? Parce que le maire de Châteaubriant figure sur la photo à côté des joueurs ! La même photo est d’ailleurs parue dans l’Eclaireur du 7 juin.

Pour en remettre une couche, le plumitif sportif de Presse-Océan, un certain Serge M., passe une nouvelle photo du maire en tenue de footballeur, dans l’édition du 8 juin. Des fois qu’on croirait que c’est le candidat-député, son frère Michel Hunault, ça peut servir à la veille des élections. Le plumitif sportif de Presse-Océan a décidément des choix très orientés !

Impuissant

Il faut reconnaître que ce plumitif a de la suite dans les idées. A la veille des municipales, en mars 2001, il avait commis un article alarmiste sur l’insécurité à Châteaubriant contribuant ainsi à faire élire Alain Hunault.

Un an plus tard, en ce début juin 2002, alors qu’Alain Hunault est maire, alors que des policiers supplémentaires ont été recrutés, alors qu’ils font des rondes tard la nuit, voilà que divers actes délictueux ont été commis (voitures volées ou incendiées, un bureau de tabac cambriolé rue César Franck et un restaurant près de Leclerc, les éléments lumineux d’un rond point détériorés, des maisons « visitées » de nuit, des vitres brisées ). Ouest France s’en est fait l’écho (sans avoir été informé de la quantité de vols qui se produisent sur les chantiers en zone industrielle). Le plumitif de Presse-Océan, toujours Serge M., n’y prête plus attention. Parce que ces faits prouvent qu’Alain Hunault, qui s’est fait élire sur l’insécurité, est bien impuissant pour la réduire ?

On se demande parfois si des actes délictueux ne sont pas commis, à bon escient, à la veille d’élections importantes, pour entraîner un vote extrémiste ! Les partisans de l’extrême-droite sécuritaire ne sont pas des anges et n’hésitent pas à commettre des coups fourrés qui peuvent leur rapporter des voix. Les honnêtes gens ne peuvent imaginer cela. C’est pourtant une réalité (le film « Féroce » en a donné une bonne illustration !).(lire aussi Le Monde du 7 juin en page 7 )

Personnel

Il est arrivé un nouveau Directeur pour le Théâtre de Verre   : il a pris ses fonctions le lundi 3 juin. Il s’appelle Frédéric PITHOIS. Il sera bientôt présenté à la presse. En sera-t-il de même de la nouvelle assistante sociale ?

Au sujet de Michel COURBET dont le contrat se terminait fin mai 2002 (on se souvient des péripéties d’il y a un an), la seule réponse que nous avons obtenue est que « il est encore dans les services ». ce qui signifie que son contrat a été renouvelé. Pas comme Directeur du Théâtre mais vraisemblablement comme responsable de l’action culturelle à la Communauté de Communes du Castelbriantais.

D’autres arrivées se produisent dans le personnel communal, Claude BABILAERE par exemple, pour l’animation générale de la ville. Des emplois-jeunes, « agents de médiation » ont été recrutés courant mai. On attend toujours de savoir quelle va être leur mission exacte.

A part ça, un agent de ville, M. DUBOIS, qui avait été recruté en janvier dernier, est déjà reparti, non-satisfait des tâches qui lui incombaient à Châteaubriant , et déçu de ne pas avoir trouvé du travail pour sa femme.

Trompe l’oeil

Les mains, mais pas le cœur ? Lors du concours de poneys qui s’est déroulé le 1er juin, notre maire en a serré des mains, plein ! Et il a continué imperturbablement, alors même qu’un enfant venait de faire une chute de poney et ne se relevait pas ! Les spectateurs ont été choqués de ce manque de sollicitude.

Trompe l’œil : quand on ne fait rien, il vaut mieux faire savoir qu’on va faire quelque chose. C’est ainsi que des panneaux en trompe l’œil ont été installés sur la façade de Monoprix, annonçant « bientôt, ici, construction d’une médiathèque   ». Ca veut dire quoi, bientôt ? Quand on sait que le programmiste n’a pas fini d’établir son programme, que les Communautés de Communes de Châteaubriant et de Derval ne se sont pas prononcées, que la DRAC (direction des affaires culturelles) doit étudier le dossier pour accorder des subventions, qu’il faudra ensuite faire un concours d’architecte, obtenir le permis de construire, lancer les marchés publics, cela va demander du temps. Début des travaux 2004 ? En attendant on a un trompe l’œil, c’est mieux qu’une vilaine façade.

On pourrait aussi faire un trompe l’œil, place Charles de Gaulle, à l’emplacement des futurs WC. Cela permettrait aux touristes de se retenir !


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