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Echos 2002-10

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(écrit le 16 octobre 2002)

Incomplet

La Mée a relaté les propos de Mlle Bombray concernant la rentrée scolaire et notamment le demi-poste créé à l’école Claude Monet pour les « enfants allophones ». Or il se trouve que cette information était incomplète . Il s’agit en réalité d’un poste complet, qui est créé à l’école Claude Monet pour tout le nord de la Loire Atlantique sauf que ...

Sauf que ce poste, s’il est créé, n’est pas pourvu, cela signifie qu’il n’y a pas d’enseignant nommé par l’inspection académique parce que celle-ci ne veut pas payer des frais de déplacement. De même qu’il n’y a pas non plus de personnel nommé sur le poste d’instituteur remplaçant rattaché à Béré , ni sur celui de remplaçant rattaché à la maternelle Claude Monet. Mais ça, Mlle Bombray s’est bien gardée de le dire.

Fourre-tout

De même La Mée a annoncé qu’il y avait 27 projets inscrits au Contrat Educatif Local, pour une somme de 672 900 euros. Sauf que ... ce qui est inscrit ne sera pas forcément réalisé. Ce sont les élus qui décideront. Mais quand ? Mais quoi ? On ne sait pas.

En tout cas une annonce de 672 900 euros ça fait toujours bien dans le tableau, même si, ensuite, ça ne correspond à rien.

Besoin pressant

Il ne faut pas être pressé à Châteaubriant : les pissotières qui auraient dû être faites avant l’été 2002 sur la place Charles de Gaulle sont reportées sine die !

Quant au bowling dont on nous rebat les oreilles, il ne serait pas ouvert avant la fin de l’année 2003. En tout cas on s’étonne que le Conseil Général veuille bien subventionner un tel équipement à hauteur de 105 048 €.. Va-t-il en faire autant dans toutes les communes ? Si oui, faut y aller ! On pourrait demander une patinoire pour Ruffigné par exemple, ou pour Mouais ! (ndlr : le bowling a été ouvert le 20 décembre 2003)

Ca traîne ...

La ludothèque qui devait déménager début octobre est toujours rue Henry Dunant, vu que la Communauté de Communes n’a pas fait, à temps, les démarches nécessaires pour retenir le local qu’elle avait prévu.... De l’art d’amuser la galerie ! (ndlr : la ludothèque a déménagé ensuite pour aller Rue de Couëré, puis dans la Maison de l’Enfant)

De même, la communauté de communes a traîné pour acheter un terrain, situé sur la commune d’Erbray, qui touchait le rond point de la rue d’Angers et qui aurait pu donner un accès facile à la zone industrielle du Bignon. Ce terrain était à vendre au prix de terrain agricole et la Communauté de Communes du Castelbriantais a tardé à l’acheter. Du coup le propriétaire n’est plus vendeur car il a réalisé qu’il pourrait le vendre à un prix plus intéressant pour lui. On le comprend.

Une maison de l’environnement serait en projet à Châteaubriant, comme il en existe une à Martigné-Ferchaud, ce qui représente un attrait touristique supplémentaire. Oui mais, Ribéra a dit qu’il n’en était pas question ! Est-il donc le maître de ce pays ? Nous croyons pourtant savoir que les présidents des Communautés de Communes de Derval et de Nozay ont fait savoir au président de la Communauté de Communes du Castelbriantais que c’est lui qu’ils voulaient rencontrer pour délibérer, et pas M. Ribéra !

Inter-mag, le journal de la Communauté de Communes du Castelbriantais est paru . On y trouve des choses intéressantes comme la liste des communes qui composent cette Communauté de Communes, les noms des délégués, les photos des maires, etc. On y trouve aussi des informations partielles. Par exemple il y est dit que la voie ferrée Châteaubriant-Rougé sera acquise pour 87 921,92 €. C’est exact mais cela ne concerne que 13,863 km (sur 19 mètres de large). Et le coût d’aménagement des voies est de 60 000 € du kilomètre ! En déduisant les subventions éventuelles du Conseil Général et du Conseil Général, il resterait une dépense de 17 450 € du km environ (soit environ 115 000,00 F du kilomètre)

(note du 18 février 2004 : la délibération prévoit 1 200 000 € de coût total dont 900 000 € de travaux. Et on ne sait pas exactement le montant des subvetions)

Chers petits

Ils sont quatre jeunes garçons, 11-12 ans, cheveux coupés courts, cartables sur le dos, s’en allant vers l’école Nazareth. Dans la rue St Georges   il y a un petit appentis avec un toit arrivant à moins d’un mètre cinquante du sol, dans une petite cour tranquille. Un paquet de cigarettes caché sous les solives, bien à l’abri. Quelques bouffées de tabac avant 9 h avant d’aller au collège ...

Ils sont 5 ou 6, garçons et filles, bien propres et gentils, cartables sur le dos, s’en allant vers le collège de la Ville aux Roses. Dans la rue Anne de Bretagne, il y a un transformateur électrique qui laisse un petit recoin bien tranquille. Quelques bouffées de cigarettes avant 9 h avant d’aller au collège ...

Seul le hasard les fait découvrir mais les parents ne se doutent de rien....et seraient prêts à jurer que leur cher petit n’a pas encore touché au tabac. Ou au shit ?


écrit le 23 octobre 2002)

Une histoire de chiens !
Fonction publique animale

La ville de Châteaubriant est bien embarrassée car elle ne connaît pas les pratiques « normales » à employer quand on a un gardien de police avec chien. Qui c’est-y qui paie la nourriture du chien ? Qui c’est-y qui ramasse ses crottes ? Celles-ci doivent-elles aller avec les ordures ménagères ou faut-il un container spécial ? Et qui donc qui va payer les frais de vétérinaire ? La ville ou le maître chien ?

La Mée s’est renseignée auprès d’un directeur des ressources « humaines » au Centre National de la Fonction Publique territoriale (CNFPT). Il en ressort que :

« Le chien utilisé par un agent public et lui appartenant doit être mis à disposition de la collectivité par son maître. Cette mise à disposition doit faire l’objet d’un arrêté municipal. Un COMPTE DE CHEPTEL provisoire doit créé car le chien doit être assuré en Responsabilité civile par la collectivité utilisatrice. L’ouverture d’un compte de cheptel doit se faire par délibération motivée du conseil municipal ». Rigolo.

Mais voilà plus rigolo encore : un ancien syndicaliste se souvient qu’au conseil d’administration du CNFPT dans les années 80, la comptable principale avait refusé de payer les factures de nourriture et de soins vétérinaires des chiens de deux délégations régionales du CNFPT.

A l’appui de son refus, cette comptable pointilleuse avait allégué que ces braves bêtes n’étaient inscrites ni à l’inventaire ni au tableau des effectifs.

En fait, les concierges de ces délégations dans des zones isolées s’étaient fait donner des chiens de garde ... qui n’avaient donc pas d’existence administrative et encore moins comptable !

Après moult recherches une solution réglementaire fut trouvée pour régler le problème : la création d’ un « compte de cheptel » pour gérer les effectifs d’animaux domestiques. Un des administrateurs plein d’humour interpella d’ailleurs la comptable en lui faisant remarquer que l’ouverture de ce compte de cheptel était d’autant plus légitime que les chiens concernés étaient des chiennes, et de ce fait susceptibles d’avoir des chiots qu’il ne faudrait pas oublier de comptabiliser ultérieurement dans ce compte de cheptel pour éviter à l’établissement d’être incriminé d’enrichissement clandestin !

Ah ces histoires de chiens ! ça vous ferait tourner en bourrique !

Faut les mettre au violon

Le chef de la police municipale est en difficulté à Châteaubriant car, avec sa petite vingtaine de policiers, policières et agents de médiation, il manque de place pour accueillir les nouvelles recrues uniformisées et policées de la Ville (et un chien ?). Même que les gendarmes trouvent qu’ils sont quand même trop nombreux !

Donc, notre chef de police a demandé à la directrice de l’école de Musique de lui « prêter » des locaux.. : « Mettez-les au violon » aurait répondu celle-ci en toute innocence. Une autre solution est de mettre les uniformisés sur la voie publique à tour de rôle (de garde). C’est ainsi qu’il y en avait toute une volée (sept ? huit ?) vendredi 18 octobre vers 19 h, sur une petite portion de la place de la Motte. Gilets jaunes fluo, talkie-walkie. Sans doute parce que, depuis le 16 octobre 2002, ils ont droit de verbaliser les infractions au code de la route .

19 policiers et toujours pas d’éducateur à Châteaubriant . C’est révélateur !...


(écrit le 30 octobre 2002) :

Bowling

Un avis d’appel public à la concurrence est lancé pour la « déconstruction » du garage Cariane (y compris désamiantage) derrière la mairie, en vue de la construction d’un bowling. Les concurrents doivent répondre pour le 4 décembre. Le début des travaux, d’une durée d’un mois, est prévu pour janvier 2003.

A noter qu’apparemment aucune demande de permis de démolir n’a été déposée. Par ailleurs on peut se demander si cet emplacement n’aurait pas été mieux utilisé pour les services de la mairie, qui sont à l’étroit dans les locaux actuels et/ou éclatés un peu partout en ville

Horodateurs

La commission circulation s’est réunie récemment à Châteaubriant.

L’implantation d’horodateurs sur le boulevard de la République est sérieusement envisagée (sauf que la municipalité trouve que c’est cher). Des commerçants en ont réclamé aussi rue Aristide Briand, au vu des trop nombreuses voitures-ventouses qui y stationnent. Il fut un temps où ils ont manifesté .... contre !

Par ailleurs les heures de livraison en centre ville pourraient être réglementées pour limiter les rues barrées par des camions.[ndlr : projet mis à exécution]

(note de février 2004 : la place Ernest Bréant, récement refaite et inaugurée le 20 décembre 2003, a été dotée de quatre horodateurs début février)

Paysager

Un avis d’appel à la concurrence a été lancé le 23 octobre 2002 par la municipalité de Châteaubriant pour l’aménagement d’un cimetière paysager sur un terrain de 3,5 hectares. Les candidats doivent répondre avant le 13 novembre 2002.


écrit le 20 novembre 2002

« Eclats de Sportifs » à La Halle de Béré  
et soirée sans éclat

Lors de sa campagne électorale, la liste « Tous pour Châte@ubriant » (avec le « @ », preuve évidente d’un regard tourné vers l’avenir !) avait souhaité et écrit dans son programme qu’elle voulait organiser une grande fête annuelle des associations.

Elue en 2001, elle @ saisi la balle au bond avec l’anniversaire de la Loi de 1901, fêtée plus par opportunisme que par connaissance du sujet, car peut-on vraiment imaginer « Monsieur-le-Maire, cher-Alain » saluer l’initiative   d’un homme aussi emblématique que Waldeck-Rousseau ?

Malgré la confusion des genres - groupant dans le même coup l’anniversaire du jumelage avec Radevormwald - et son caractère démagogique et populiste, il faut admettre que la Fête des Associations 2001 avait été un grand rendez-vous populaire, avec la présence de nombreuses associations castelbriantaises.

Deux pages et un calicot

La 2e édition, celle de 2002, largement annoncée par deux pages dans le bulletin municipal d’octobre 2002, a été fêtée péniblement ce samedi 9 novembre 2002 : la « grande fête annuelle des associations » s’est muée, sous l’impulsion (la pression ?) d’un plumitif local bien connu, en une « Grande Fête des associations sportives » (cf le calicot installé place de la Motte) avec l’élection du meilleur sportif de l’année, élu parmi un collège lui-même « élu » - à grand renfort de la presse locale - chaque mois depuis novembre 2001.

Pourquoi pas ? tout est prétexte à faire la fête, alors pourquoi pas en effet des sportifs le méritant ? Mais pour cela comme pour autre chose, la municipalité ne sait pas faire... « allez, Maurice, y faut que tu réussisses », encore un coup c’est raté... mais il reste encore quatre ans pour persévérer et peut-être accoucher de quelque chose... peut-être !

Gratuite

Soirée gratuite, prévue à 20 h, recalée au dernier moment et sans prévenir quiconque, à 21 h, la foule ne s’est guère manifestée : les grandes tablées étaient clairsemées et heureusement qu’on comptabilisait une bonne part d’élus et de proches du pouvoir local parmi la maigre centaine de spectateurs !

A 20 h donc, les premiers participants arrivent.

A 21 h, on entend dire que les sportifs nominés vont arriver sur un char... ça va faire un beau cliché d’ensemble... à moins que ça ne fasse arène romaine, ou charrette pour la guillotine... bon, attendons.
A 21 h 30, toujours rien, heureusement qu’il y a une buvette (mais ça, les gentils organisateurs ne l’oublient jamais), tiens, il y a même du champagne Françoise de Foix à 20 € la bouteille... de quoi arroser dignement ces éclats de sportifs dans les bulles.

Vers 21 h 45, « Monsieur-le-Maire, cher-Alain » prend la parole pour présenter cette « attendue » ( ?) première soirée du Trophée des Sportifs. Il rend hommage à « celui qui nous a suggéré cette manifestation, Serge Moreau » (lequel roucoule de bonheur) ainsi qu’à « Maurice Deniaud qui a mis au point ce trophée » - sans oublier les trois commerçants partenaires co-financeurs (obligés ou presque)

Monsieur-le-Maire-cher-Alain fait ensuite la litanie des 11 nommés avant de conclure qu’ils sont « les meilleurs ambassadeurs de leur ville », saluant dans la foulée « les dirigeants bénévoles », et enfin « Vive le sport, vive les champions, vive Châteaubriant »... ouf !

Sanglots

On applaudit calmement et c’est au tour de l’Adjoint aux Sports et aux Loisirs de dire qu’il n’a plus grand chose à dire comme d’habitude après « Monsieur-le-Maire, cher-Alain »... Il reprend alors la charte très sommaire de l’affaire, explique la composition du jury, comment ont été faits les votes et finit par geindre sur les associations qui n’ont pas joué le jeu, face à un public « que j’avais espéré plus nombreux » (quelques sanglots dans la voix ? « allez Maurice... »).

Suit l’allocution de Tanguy Magand, successeur d’Arlette Leautey à la présidence d’Action qui affirme que c’est le « Gala du meilleur des meilleurs » et tant pis pour les moins meilleurs, pour l’esprit d’équipe si prisé, etc. Le partenaire de la soirée présente ensuite ce qui va suivre, c’est à dire la montée sur le plateau de chaque « nominé » avec la projection d’un petit film sur lui, quelques mots, et re-belote... c’est long, c’est d’un ennui !

Près d’une heure et demi après, on annonce le résultat des urnes ... de nombreux élus en profitent ensuite pour quitter la salle... sauf ceux qui s’étaient éclipsés discrètement précédemment, tels M. le Maire...

Emmanuel Lefranc (Billard Club Castelbriantais) arrive en tête, Annabelle Bourgine (Voltigeurs Castelbriantais, gymnastique) est 3e, et la surprise, probablement non prévue par les gentils organisateurs - car la récompense retombe également sur le club - est pour la 2e place : Mathilde Sénard de l’ALC Athlétisme... mais point de récompense pour un membre de l’association de l’adjointe Mme Havard, ni même pour la nièce de l’adjointe Mlle Bombray... ah, le verdict des urnes peut être bien cruel !

La gratuité n’a pas de prix

Soirée gratuite, cette « Grande Soirée des Associations Sportives » a été un bide... d’autant que la gratuité coûte quand même de l’argent.

Au menu, Maurice Deniaud a fait venir le Suspens Orchestra chargé d’assurer la partie musicale de la soirée, de 22 heures à 2 heures, pour un coût de 2.200 € environ (15.000 Francs). Les trois vainqueurs de la soirée ont reçu un voyage pour deux personnes sur la Costa Brava (Espagne), ainsi que des bons d’achats chez les « commerçants partenaires sympathisants embrigadés ».

A cela, on peut ajouter les heures de travail passées à filmer et monter les onze présentations de quatre minutes projetées ce soir-là, sans compter les « à-côtés » auxquels on ne pense guère : défraiement de l’orchestre, entretien et présence à La Halle de personnel municipal, élaboration de bulletins de vote au dernier moment pour le Prix du Public (qui est revenu à Annabelle Boisteau, du Judo Club Castelbriantais), installation de la salle et décoration... (comme ce magnifique calicot estampillé du célèbre blason : Châteaubriant « Ville d’histoire, Ville d’avenir ».)

En tout cas cette soirée ne marquera pas l’histoire de Châteaubriant et il faut espérer que les élus aient d’autres projets un peu plus fédérateurs pour son avenir.

Alors qu’un beau projet de médiathèque   est en branle, fédérer sur le sport une centaine de personnes avec notamment l’argent des contribuables semble un peu léger... A quand des « Eclats de Plume », « Eclats de Couleurs », « Eclats de Scène », « Eclats de Solidarité »... Etc.

Mais bon, qu’importe ! vivent les sportifs ! qu’ils aient été récompensés ou non : l’important est de participer comme le prônait Pierre de Coubertin... mais c’était quelqu’un cet organisateur-là !

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