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CCAS - bilans 2001 et 2002

Ecrit le 2 octobre 2002

Le centre Communal d’action Sociale (CCAS  ) a publié le bilan de son action en 2001. En voici des extraits :

 RMIstes

Au 31 décembre 2001, il y avait à Châteaubriant 292 familles percevant le RMI (revenu minimum d’insertion) dont 49 suivies par les travailleurs sociaux de la ville et bénéficiant toutes d’un contrat d’insertion. Mais pourquoi ces familles sont-elles au RMI ?

– 68,4 % parce qu’elles ne trouvent pas d’emploi
– 14,4 % pour raisons de santé
– 2,6 % pour endettement-surendettement
- 1,3 % pour analphabétisme ou illettrisme
– 10,5 % de gens du voyage
- 2,6 % de « sans domicile fixe »

« L’emploi est la problématique la plus rencontrée au cours des différents entretiens. Le chiffre est en augmentation par rapport à l’année 2000 et ce sont les hommes qui sont les plus touchés, même si beaucoup d’entre eux effectuent des petits boulots par l’intermédiaire de l’ACPM  , ou ont une situation d’emploi précaire, type missions intérimaires, contrat emploi Solidarité. Pour d’autres l’âge et/ou l’alcoolisme ne favorisent pas un retour à l’emploi » dit le rapport qui ajoute :

« Quant aux femmes, même si elles ont encore beaucoup de mal à trouver du travail, il semble que leur situation se soit améliorée en 2001 puisque, sur les 30 femmes suivies par le CCAS  , 11 sont sorties du dispositif dont 6 ayant trouvé un travail fixe ».

Les problèmes de santé restent encore très présents (14,4 % des cas), autant chez les femmes (6,5 %) que chez les hommes (7,9 %). La plupart de ces personnes souffrent de problèmes psychologiques : dépression et douleurs physiques chez les femmes, alcoolisme chez les hommes.

« Le travailleur social offre un espace de parole où les personnes peuvent se confier, trouver un accompagnement et un soutien dans l’évolution de leur situation » dit le rapport.

 Chômage en baisse

Selon le rapport du CCAS  , le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE et domiciliés sur Châteaubriant est le suivant :
– 1999 : 662 demandeurs d’emploi
– 2000 : 541
– 2001 : 523

 L’aide sociale légale

Les demandes d’aide sociale légale sont instruites par le CCAS   pour le compte de l’Etat lorsque les personnes sont sans résidence stable (SDF, gens du voyage) ou pour le compte du Département quand les personnes sont domiciliées à Châteaubriant. Les demandes d’aide médicale ont beaucoup baissé depuis la mise en place de la CMU (couverture maladie universelle)

types d’aide 1997 1998 1999 2000 2001
aide médicale 277 292 289 0 0
autres aides 42 85 61 30 35

Parmi les autres aides il faut ranger les aides ménagères, et surtout les aides au placement des personnes âgées et handicapées.

 Logement

Le CCAS   de Châteaubriant mène un travail étroit avec les offices d’HLM. En 2001 :

– 161 familles ont quitté un logement HLM 67 sont restées à Châteaubriant
- 87 ont quitté Châteaubriant
- 7 divers (non réponse ou décès)

– 161 familles sont venues habiter un HLM
- 89 venant de Châteaubriant
- 72 venant de l’extérieur

Il semble donc que, au moins 15 familles ont quitté Châteaubriant au cours de l’année 2001, pour ce qui est des familles résidant en HLM. 

 Relais Rencontre

Le relais Rencontre, mis en place par la municipalité précédente, permet à un public proche de l’exclusion de maintenir un lien social. Il offre plusieurs possibilités :

– Atelier informatique (9 personnes y ont participé)
– Sorties à la journée (deux sorties réalisées en 2001)

Pour ces sorties qui ont concerné 82 adultes et 29 enfants en 2001, trois partenaires s’associent :
– Le CCAS   (centre communal d’action sociale)
– L’ACPM   (aide aux chômeurs du Pays de la Mée)
– Le CRFA (centre régional de formation à l’animation)

 S.D.F.

L’accueil des SDF (sans domicile fixe) se fait tous les jours de 18 h à 19 h sauf samedis et dimanches, au local 23 rue du Faubourg de Béré .

Nombre de nuitées :
– 1999 : 262 nuitées
– 2000 : 245 nuitées
– 2001 : 236 nuitées

Nombre de personnes accueillies
– 1999 : 81 personnes
– 2000 : 77 personnes
– 2001 : 84 personnes

Ces accueils sont très aléatoires, et ne semblent pas dépendre des mois de l’année. Par exemple, le maximum de nuitées a été obtenu en 1999 en juin (55 nuitées), en 2000 en janvier (73 nuitées), et en 2001 en juillet (58 nuitées). Le nombre de personnes accueillies est un peu plus important en janvier, février, mars voire avril, et encore, cela dépend des années !

Un agent est chargé de l’accueil des gens de passage, pour les aider tout en respectant leur liberté, les accompagner dans leurs démarches quand ils en font la demande.


Ecrit le 2 octobre 2002

Le centre de Soins Infirmiers

Les actes infirmiers ont représenté 48 141 euros en 20001 (soit 18,5 % de plus qu’en l’an 2000). « La diminution importante des séjours en milieu hospitalier, l’accroissement de l’espérance de vie, l’évolution des techniques, tout cela favorise l’augmentation des soins infirmiers à domicile ». Le Centre de Soins infirmiers de Châteaubriant travaille en étroite collaboration avec le SSIDPA (service de soins infirmiers à domicile des personnes âgées) et avec le service d’aide-ménagères. « La qualité des soins, la relation avec le patient et son entourage, la prévention, les formations, sont les priorités de l’équipe du Centre de Santé de Châteaubriant »

Le service de soins à domicile des personnes âgées s’est occupé de 74 personnes en 2001, le temps moyen étant de 56 minutes par jour.

Foyer restaurant

La participation financière demandée pour le foyer-restaurant des personnes âgées, est fonction du revenu de la personne.. Pour 2001, il y a eu :

443 repas à 24,00 F 411 repas à 29,00 F 1001 repas à 32,00 F 2827 repas à 35,50 F La mise en place de la « liaison chaude » en septembre 2001, grâce à la convention passée avec le Centre d’Aide par le Travail de Châteaubriant, a été fort appréciée.

Taxis

Les personnes âgées bénéficient d’un service de taxis pour se rendre au foyer-restaurant. Le prix de la course aller-retour s’est élevé à 90 F TTC jusqu’au 31 décembre 2001. Il n’est facturé que 8 F TTC aux personnes âgées.


Ecrit le 22 octobre 2003

Drôles de compte-rendus au CCAS  

Au cours du Conseil Municipal de Châteaubriant le 8 octobre 2003, la minorité a fait la remarque suivante :

« Le 30 juin dernier a lieu, en mairie, une commission « Santé », présidée par l’Adjoint en charge de ces questions, M. Rachid Azzouz. Les débats se sont tenus dans la plus grande courtoisie durant une heure trente. Au cours de cette réunion, Danièle Catala est intervenue à plusieurs reprises et a formulé des interrogations et propositions, notamment :
– La mise en place d’une coopération entre les services de l’hôpital et le CLSPD [Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance] afin d’aider à « identifier les familles en grande difficulté », intention qui figure dans le Contrat local de Sécurité.
– L’action de la municipalité dans le domaine de la santé, devrait faire l’objet d’une information publique régulière dans le cadre du Conseil municipal.

Or, ces propositions ne figurent pas dans le compte-rendu rédigé à la suite de cette commission, ce qui permet de croire qu’aucun membre du groupe minoritaire n’était présent. Par courrier daté du 10 juillet 2003, Danièle Catala a demandé à M. Le Maire et à M. l’Adjoint à la Santé de rectifier cette lacune. Cette lettre est restée sans réponse. ».

Au cours d’une réunion privée Rachid Azzouz a répondu : « On ne va pas noter à chaque fois que Mme Catala éternue » .

Peut-être que Mme Catala fait « tousser » les élus de la majorité ??

Comme disent encore les élus minoritaires : « Les commissions constituent en principe le cadre du débat et de la construction des politiques municipales. Chacun, mandaté par les citoyens, doit pouvoir y exprimer sa conception des dossiers. Ignorer une partie des propos, c’est refuser l’exercice de la démocratie ». La démocratie, comme le social, ne font pas partie des préoccupations de la majorité.

Drôles de comptes au CCAS  

Au Conseil Municipal de Châteaubriant, le 8 octobre 2003, l’adjointe au Maire, Mme Marie Jo Havard, a lu le résumé du rapport d’activités du CCAS   (centre communal d’action sociale) pour l’année 2002. M. Richard Azzouz a estimé que ce bilan montrait « le succès » du CCAS  . En matière d’aide sociale, parler de « succès » est plutôt mal venu !

Mme Danièle Catala a estimé que le bilan d’une année devrait être l’occasion :
– de mettre en évidence l’évolution des besoins de la population
– d’établir un diagnostic
– de dessiner les orientations d’une future politique sociale.

Mais pour elle, le bilan 2002 pose de nombreuses questions :

On peut s’étonner, dit-elle, de l’augmentation spectaculaire du nombre de personnes accueillies (accueil physique ou téléphonique) sur les 3 derniers bilans :
– 1999 : 1781 personnes accueillies
– 2002 : 9649 !!! (soit cinq fois plus)

Il faut savoir que 3928 sont notés dans « Orientations diverses » et sont des erreurs d’identification du service (d’ailleurs est-ce normal que la fonction du CCAS   soit aussi mal identifiée par la population ?). De même sont comptabilisées les personnes qui sont venues s’inscrire ou se renseigner pour le repas de Noël des Anciens.

Sans les « orientations diverses » et le repas des Anciens, on atteint quand même 4240 accueils (soit 3 fois plus qu’en 1999) : « doit-on se féliciter du « succès » du service ou s’inquiéter d’une paupérisation de la population ? ». Et quelle performance pour le personnel (qui a pourtant diminué depuis 1999) ! « En fait, les responsables du CCAS   comptabilisent tous les contacts. Si une personne appelle dix fois, elle est comptée dix fois. A quoi cela sert-il ? »

L’augmentation est très importante pour les catégories suivantes :
– Jeunesse-Prévention : multiplié par 5,5
– Aide et Action Sociale : multiplié par 2,7
– Logement : multiplié par 3,8
– Relais Rencontre et Local SDF : multiplié par 3,5

Moins de familles aidées

Dans le même temps
– Le nombre d’entretiens réalisés par le travailleur social n’augmente pas et même diminue (entre parenthèse, la moyenne par mois, compte tenu des congés et de l’absence du personnel)
– 492 entretiens en 1999 (61 par mois)
– 354 entretiens en 2002 (44 par mois)

– le nombre de familles secourues (par les aides facultatives) n’augmente pas non plus :
– 122 ménages en 1999
– 38 en 2001
– 33 en 2002

– Pourtant, le montant des aides a doublé , passant de 2700 à 6000 euros.

« Donc, on aide moins de familles et on leur donne plus (principalement le paiement des factures EDF). En même temps, on supprime le secours sous forme de prêts sous prétexte que l’emprunt est un boulet (le prêt responsabilise davantage que l’octroi d’une aide) » dit Mme Catala.

Il y a donc une contradiction entre le nombre de personnes accueillies et les aides accordées et visiblement, l’offre n’est pas adaptée à la demande. Cela pose question quand même. M. Azzouz dit que les aides sont « mieux ciblées » : qu’est-ce que cela veut dire ? Comment le choix se fait-il alors ?

Danièle Catala demande : « peut-on tirer leçons de chiffres de fréquentation qui ne sont pas analysés ? Pourquoi ne crée-t-on pas un groupe de travail qui élaborerait les critères d’une politique d’aides, lisibles par tous ? Pourquoi le CCAS   refuse-t-il de mettre en œuvre des actions qui créent, entretiennent le lien social sur le terrain... ».
Questions sans réponse.

Qui loge là ?

De même qu’est sans réponse la question du « logement social » que paie le CCAS   et qui a servi à loger des cyclistes du Cyclo-Club. Il ne figure pas dans le rapport d’activités ! « J’ai posé la question du pourquoi ? Je n’ai pas eu de réponse. Pour moi, c’est la preuve que cette location ne relève pas de l’action sociale » dit Danièle Catala.