Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Echos > Echos 2007 > Echos 2007-04 : invitations, évitations.

Echos 2007-04 : invitations, évitations.

Ecrit le 28 novembre 2007

 Inauguration de la DDE-DTE

Vendredi 23 novembre 2007, à une semaine de la période de campagne électorale, il y a plein de beau monde à la porte du nouveau bâtiment affecté à la DTE (Division Territoriale de l’Equipement) à Châteaubriant.

Il y a le Maire et son jumeau le Député,
il y a le Préfet et le Sous-Préfet,
il y a la Gendarmerie, et l’association des Industriels,
et l’ANPE et l’Assedic,
et la Mission Locale et le CAT
et même Pays-de-Châteaubriant-Initiative   et l’ACPM   (ces deux dernières associations, longtemps mal vues, ont-elles un rôle de faire-valoir ?? ).
Il y a la Chambre de Commerce, et la Chambre des Métiers etc etc.

Grognous

IMG_3277-DTE
IMG_3289-DTE

On inaugure d’abord la DTE (Direction territoriale de l’Equipement) et on visite les locaux. Bof !

« Ça fait hôpital » disent les agents de la DTE. « Les bureaux sont sombres » dit l’un. « Ils sont petits » dit un autre. Bande de grognous !

Le bâtiment est élégant à l’extérieur, qu’importe donc si l’intérieur est triste ! Et puis il est « HQE » (Haute Qualité Environnementale) avec même une récupération des eaux de pluie. Bref, c’est bien. Et gare à qui ose dire le contraire.

 Inauguration de la Maison de l’Emploi

Le cortège se transporte ensuite, à côté, pour inaugurer la Maison de l’Emploi. Tiens, le Conseil de développement n’a pas été invité. Les organisations syndicales non plus.

Evités

Comment expliquer cette mise à l’écart de la CFDT en sa qualité de représentante des salariés. Est-ce une nouvelle fois une volonté politique des élus locaux de la majorité de s’affranchir de tout débat et de toute réflexion avec les acteurs locaux sur la situation de l’emploi ? Une situation qui est bien loin des effets d’annonce de baisse du nombre de demandeurs d’emploi. Car le nombre d’emplois salariés sur le Pays de Châteaubriant   en 2006 retrouve tout juste le niveau de l’année 2001 (source assédic). Et malheureusement la liste des disparitions d’entreprises continue de s’allonger récemment avec Biche de Bere et Edwimode. (communiqué CFDT)

Bande de grognous ! Jamais contents !

 Publicité mensongère

IMG_3292-MdE

Maison de l’Emploi : le bâtiment ressemble à celui de la DTE. Les bureaux sont petits et sombres, certains sont réservés à des permanences hebdomadaires et inoccupés le reste du temps. La Mission Locale, par exemple, est à l’étroit : elle a perdu l’accueil convivial qui plaisait aux jeunes et elle n’a même pas pu caser les bureaux qu’elle avait avant !

 Le plus beau, c’est l’ASSEDIC

. Une jeune femme sympathique est à l’accueil. Voui, mais elle n’y est que pour l’inauguration car, depuis le 22 novembre, il n’y a plus personne à l’accueil.

« Est-ce auprès de vous que l’on s’inscrit quand on est demandeur d’emploi ? » avons-nous demandé ? Réponse :
– « Non. Vous ne devez venir ici que si vous avez un numéro d’inscription ».
– « Mais comment l’obtient-on ce numéro ? ».
– « C’est simple, il faut vous adresser à la Maison de l’Emploi » .
– « Mais la Maison de l’Emploi c’est juste derrière la cloison. Ils vont m’envoyer vers vous ! » .
– « Non non, il vous faudra demander votre numéro d’inscription, grâce aux ordinateurs mis à votre disposition ».

Véridique ! Et voilà, c’est l’ordinateur qui fait la loi !

Un peu interloqué un père de famille raconte : « Mon fils avait besoin de faire un dossier à l’Assedic. Il demande un papier à son école. Mais quand il arrive à l’Assédic on lui dit : c’est pas ce papier-là, celui-ci est jaune, il fallait un vert .
Bon, il retourne à son école et prend un papier vert et revient à l’Assedic où il rencontre une autre personne qui lui dit : « Non, non, fallait pas un papier vert, fallait un papier jaune ». Le jeune n’y comprend plus rien.
Le lendemain, pendant qu’il est à l’école, son père va à sa place à l’Assedic avec le papier jaune et le papier vert. « Non non » lui dit-on « on ne peut s’occuper de ce dossier, il faut que ce soit votre fils qui vienne, pas vous ».
Le jeune a ainsi attendu son allocation pendant 4 mois. Heureusement qu’il avait papa-maman pour le nourrir …

Ah, s’il avait eu affaire à un ordinateur, cela aurait été encore plus sympa.

Enfin bon, les deux bâtiments sont inaugurés, le « Site des Vauzelles » est occupé par des locaux neufs, sans caractère, après qu’aient été détruits les beaux bâtiments de pierre des anciens établissements Huard. « Du passé faisons table rase » ….. chanterait le maire de Châteaubriant, s’il ne savait pas que la suite de la chanson dit : « Foule esclave, debout, debout ! ».

 Pourquoi pas là ?

Et après la visite des locaux, tout le monde se rend au vin d’honneur dans le bâtiment voisin de la Com’Com’  . Habituellement la presse locale ne reste pas au vin d’honneur, elle s’en va donc …. ne sachant pas qu’il y avait encore des discours, félicitations et congratulations.

Cette absence a choqué le secrétaire général de la Com’ Com’ qui a téléphoné aux journalistes (pas à La Mée) pour demander la raison de cette absence !...

Dame, c’est que la presse est sommée de jouer un rôle de faire-valoir !

BP  


Ecrit le 28 novembre 2007

 Les zinvités et les zévités

A Châteaubriant les zinogurations continuent ! La Direction territoriale de l’Equipement, la Maison de l’Emploi, les bureaux de Veolia, bientôt le gymnase Guy Môquet et même le lotissement privé de La Baguais.

Mais si on ninogure, on névite aussi.
Les conseillers municipaux de gauche n’ont pas été invités à l’inauguration du lotissement de la Baguais ! Le plus rigolo c’est qu’un chouette vin d’honneur avait été préparé. Pour 200 personnes. Il en est venu 17.

Les conseillers municipaux de gauche n’ont pas été invités, non plus, pour voir les locaux de Veolia (service des eaux). Dans le hangar se trouvait une tente blanche, pour le vin d’honneur. Il n’y a eu qu’une dizaine d’heureux zélus !

Le Centre Municipal des Sports, on ne peut pas l’inaugurer, car il est en chantier. Mais une visite découverte a été organisée. Les conseillers municipaux de gauche ont été évités, encore, alors qu’il y avait plein de gens : riverains et sportifs.

A Châteaubriant, c’est la politique de l’ouverture.


Ecrit le 5 décembre 2007

 Le forum logement et la raignée

Un certain nombre d’associations de la région castelbriantaises ont organisé un forum logement les 30 nov-1er décembre à Châteaubriant avec une volonté d’information très large : logement des jeunes, aides de la Caisse d’Allocation Familiales, point de vue des propriétaires, défense des consommateurs, droits et devoirs des locataires et propriétaires, tri sélectif des déchets, économies d’énergie, etc. Des mois de préparation commune. Des panneaux attrayants.

Bien entendu les associations avaient pris contact avec le « référent énergie » de la mairie de Châteaubriant et ce, depuis juillet. Une lettre, des coups de téléphone, rien … La veille du forum, toujours rien. Et le jour du forum : personne. Le référent a annoncé qu’il avait interdiction de venir. Pour qui, pour quoi ? Mystère et langue de bois.

Les syndicats de traitement des déchets ménagers avaient aussi participé à la préparation : celui de Nozay-Treffieux et celui de Derval étaient là. Mais le jour du forum : personne du service Déchets de la Com’Com’   du Castelbriantais. Pour qui, pour quoi ? Mystère et gueule de bois.

C’est drôle, ça nous rappelle quelque chose. Le père Hunault, du temps qu’il était maire, avant le maire actuel (qui est son fils ! Suivez bien, ces histoires de famille c’est de l’embrouille) avait une politique de ce genre : si je peux mettre la main sur une manifestation que les autres ont préparée à ma place, si je peux en tirer gloire et profit, j’y vais. Sinon … je casse et je me casse.

Eh bien le fils-maire a la même politique que le maire-père. Récupérer, bloquer, étouffer voire asservir les quelques associations qui résistent malgré tout.

Il se passe la même chose autour du Conseil de Développement que « on » essaie d’étrangler. Il se passe la même chose autour de la Maison de l’Emploi qui se doit d’étouffer toute activité sociale en dehors d’elle. La stratégie de l’araignée tapie dans sa toile ….

BP  


Ecrit le 12 décembre 2007

 On conf à tout va

En cette période pré-électorale, on n’inaugure plus (enfin, plus beaucoup !) mais on conf...(érence de presse) à tout propos.

Après la balayeuse-aspirateuse et la tondeuse-mulcheuse (relire La Mée du 3 octobre 2007), c’est une benne à ordures qui a eu les honneurs de la presse, le mardi 4 décembre. La Mée a été invitée à cette importante information mais, hélas, n’a pas pu s’y rendre.

 La papatte !

Et puis, le lundi 3 décembre, la presse a été invitée par fax à 10 heures, pour une visite de la médiathèque   à 11h30. Ça commence à bien faire ! Les visiteurs, qui venaient de Vendée, n’étaient-ils point prévus ? La Com’Com’   a un service de presse bien fourni mais n’a pas la liberté de prévenir en temps utile ….. A moins qu’il n’y ait une volonté de faire, avec les journaleux, comme avec les toutous : « au pied, tout de suite ! Donne la papatte ! »

Et puis, le 30 novembre, a eu lieu une conférence de presse à propos des illuminations. Nous avons tous compté 5 - 4 -3 - 2 - 1 ……. Et un ciel de lumières s’est éclairé au dessus de la patinoire avec, au centre, un projecteur tournant, comme dans les boites de nuit ! C’est-y pas beau ?

Ce fut l’occasion de savoir que la ville a investi 28 500 € dans de nouveaux motifs d’illumination et 8500 € pour acheter des lampes. Figurez-vous que nous sommes passés sous le règne de la LED (diode électrique luminescente), une technologie qui permet de mettre des ampoules de 10 W (au lieu de 15 W), des ampoules chromovariables de 2 W et de ampoules monochromes de 1 W et du fil lumière de 16 W le mètre, là où il y avait 5 ampoules de 15 W. Donc, bref, on consommera moins d’énergie et on rejettera moins de gaz carbonique (CO2, gaz à effet de serre) … mais comme il y a davantage de motifs lumineux, ça va donner quoi au bout du bout ? Ca, on ne le sait pas !

BP  

Cépamoi et le maire-la-pudeur