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Grappillages 26-11-03

Grappillages et Mée-disances du 26.11.03

Relevé dans l’édito du Canard Enchaîné du 12 novembre 2003, sous la signature de Louis-Marie HOREAU :

« L’anticléricalisme, faut-il le rappeler, consiste à combattre toute ingérence des autorités religieuses dans la conduite des affaires publiques et dans l’exercice des libertés individuelles. Il faut bien constater que le christianisme en général et l’Eglise catholique en particulier ont mis bien de l’eau dans leur vin et que leur interventionnisme, encore pesant dans les domaines de l’éducation, de la liberté sexuelle, ou de l’euthanasie, par exemple, s’est tout de même considérablement relâché.

L’Islam, en revanche, est aujourd’hui fortement teinté de cléricalisme. En ce sens que ses mollahs imans, ayatollahs ou autres enturbannés ressemblent à faire peur à nos ensoutanés du temps qu’ils régentaient le monde et les consciences ( ). Sans même parler des fureurs et des délires de « l’islamisme », l’islam majoritaire n’a pas encore fait sa révolution laïque Et (ajoute l’éditorialiste du Canard) on a bien le droit de détester l’obscurantisme de l’islam comme on a détesté l’obscurantisme de l’Eglise qui condamné GALILEE, d’exécrer le sort réservé aux femmes, de haïr le patriarcat obtus des traditions juives et chrétiennes.... ».

Il est sain de redéfinir parfois le sens de certains mots comme par exemple laïcité, cléricalisme (ou anticléricalisme). La République Française est laïque ; c’est-à-dire qu’elle respecte les libertés religieuses, mais qu’elle ne reconnaît pas les cultes qui demeurent du domaine privé. A l’heure où se profile une nouvelle loi contre les signes religieux à l’école, il apparaît qu’une certaine solidarité rassemble les serviteurs de Dieu, de Yahvé et d’Allah. Et pourtant, s’il est une mission essentielle de la République c’est bien celle de l’Education Nationale.

Relevé aussi dans le Canard : « Désormais, la gamberge et le frétillement des neurones, et l’envie d’agir, sont du côté des associations, et plus des syndicats ni des partis. Ces derniers, à force de realpolitik, de dire et répéter qu’il fallait accompagner le mouvement de la globalisation, que la moindre réformette était techniquement infaisable (comme l’emblématique taxe Tobin, autrefois moquée, aujourd’hui considérée comme pas si utopique que ça), qu’il ne fallait pas s’opposer aux fonds de pension, ni aux O.G.M, ni aux brevets à tout va, bref à rien, ont fini par propager l’impression que la politique est impuissante. Et ce sont paradoxalement les altermondialistes qui réinjectent une envie de politique ».

Et c’est l’éternelle recherche de la quadrature du cercle. Les partis, par nature, exercent ou recherchent le pouvoir et s’y brûlent les ailes quand ils ne trahissent pas directement. Les syndicats aspirés dans la spirale négationniste finissent par s’enliser notamment dans les instances internationales. Et les associations, bien souvent versatiles et contradictoires, n’exercent le plus souvent qu’un rapport de force temporaire fluctuant, et parfois déconnecté du réel : leur avenir est trop souvent l’éphémère : au fait que sont devenus certains brillants ténors de 1968 ? Les partis, les syndicats, les associations ne peuvent quelque chose que quand ils sont portés et compris par un puissant courant populaire : alors ils peuvent tout, ou presque.

Selon le Canard (et la Tribune du 6/11) : « La France détient le record de faillites en Europe ». Et ce décompte ne tient pas compte d’une plus grosse faillite encore : la faillite de la politique de RAFFARIN/MER et consorts. Qu’est-ce que ç’aurait donné si les contraintes, de Bruxelles et de Francfort avaient été intégralement appliquées.

Du Canard toujours (à propos de la suppression d’un jour férié) : « En contrepartie d’un jour de production supplémentaire, non payé aux salariés, les patrons verseront 0,3 % de la masse salariale pour financer le plan en faveur des personnes âgées Or pour une durée annuelle de travail de 1600 heures, la rémunération d’une journée de travail représente 0,44.% de la masse salariale ( ). Si FILLON n’avait pas pris la décision de porter la durée annuelle de 1600 heures à 1607 heures (sans heures sup. donc), la journée supplémentaire aurait dû coûter entre 0,55 % et 0,88 % de la masse salariale, c’est-à-dire entre deux et trois fois plus cher que ce qui sera versé par les patrons au gouvernement. Pas de doute : la Pentecôte, c’est Noël pour les patrons ! ». Oui, mais il y a aussi des patrons âgés et (relativement, tout est une question de proportions) nécessiteux.

Selon le Canard enfin : « les sénateurs ont tenté le 7 octobre dernier, à l’occasion de la discussion de la loi PERBEN sur l’adaptation de la justice aux « évolutions de la criminalité », de faire passer de 3 mois à 1 an le délai de prescription pour les délits de presse. Certains sénateurs socialistes dont Robert Badinter et Michel Dreyfus-Schmidt se sont distingués en étant à l’origine de cette proposition et, paradoxalement, c’est l’UMP Jacques Peyrat (ex-FN  ) et Laurent Béteille qui ont défendu la presse. Du coup le Sénat a adopté un texte de compromis. Le délai reste de 3 mois pour engager les poursuites . Mais il ne sera plus nécessaire de les renouveler tous les trois mois jusqu’au jugement. Il suffira d’un acte par an ». C’est quand même surprenant (et révoltant) de voir un ancien ministre prestigieux qui est à l’origine de la suppression de la peine de mort, se retrouver dans le camp des adversaires-de la liberté de la presse : qu’est allé faire BADINTER dans cette galère ??

De Marianne du 10 au 15 novembre. : « Le nombre de syndicalistes assassinés en 2003 en Colombie est de 58, annonce un communiqué de la Centrale Unitaire des Travailleurs. Par ailleurs 600 autres ont été contraints, sous la menace des groupes armés, de quitter la Région, et, même, de s’exiler à l’étranger. Depuis début 2000, 513 délégués syndicaux ont été tués à cause de leurs activités ». La Colombie n’est ni le pays des colombes ni celui des rameaux d’olivier.

Selon Marianne, qui publie un dossier très documenté : « Chaque jour, à heures fixes, 8 millions de Français doivent subir une épreuve culinaire qu’on appelle « restauration collective » : au menu, gros sous et souvent hélas, petite qualité ; principales victimes les enfants, les malades, et les personnes âgées : Steak de semelle, purée au plâtre... parfois, c’est jusqu’à 80 % des repas qui finissent à la poubelle. Sur les quelque 4,7 milliards de repas servis en France en 2001, près des deux tiers, 3,2 milliards, l’ont été au sein d’une collectivité. A l’école, au travail, puis à la maison de retraite, ou à l’hôpital , COMPASS et sa filiale EUREST, SODEXHO et ELIOR-AVENANCE totalisent près de 80 % des parts de marché, SODEXHO étant le leader du marché en France. Le résultat est parfois dramatique dans certains hôpitaux et certaines maisons de retraite où « la dénutrition reste la principale maladie des personnes âgées » notamment les plus dépendantes qui n’ingurgitent plus que des aliments hachés dilués dans des bouillons.

A contrario, il existe des établissements telles les écoles du XIIe arrondissement de Paris, où on a réouvert la cuisine municipale, ou les cuisines de Pamiers, de Grenoble, de Lorient, de Harfleur, ou Annecy, ou au Mans, ou à Tours où les cuisiniers cuisinent. » [ndlr : Le Centre Hospitalier de Châteaubriant a conservé son cuisinier].

« Ultime bastion encore interdit aux marchands de soupe privés : les collèges et les lycées publics », précise Marianne. Mais gare à la décentralisation : les sociétés privées de restauration en salivent déjà et la malbouffe à la française est une industrie d’avenir.

Relevé dans le Courrier International du 13 au 19 novembre 2003 (en provenance du Daily Telegraph ) : « L’article 10 du projet constitutionnel européen stipule que les lois adoptées par les institutions européennes auront « la primauté sur celles des Etats-membres ». Une situation guère différente de ce qui se passe aujourd’hui, sauf que les lois européennes auraient désormais valeur constitutionnelle ».

Ce n’est même plus un système fédéral, c’est un système colonial qu’on prétend nous imposer.

Du Courrier International (et de The Boston Globe) : « La croissance américaine risque de n’être qu’un feu de paille. La forte croissance enregistrée au troisième trimestre s’explique en grande partie par les baisses d’impôts de l’été, qui ont dopé la consommation des ménages : Alors que les Etats-Unis s’apprêtent à vivre une nouvelle saison électorale, on constate un décalage croissant entre la production d’une part et les emplois et les revenus d’autre part ».

C’est bien la peine d’aller faire la guerre en Irak pour s’approprier le contrôle du pétrole irakien, monopoliser la reconstruction de ce pays et accessoirement réactiver l’industrie militaire américaine.

Et enfin, du Courrier International (et du Sunday Telegraph) : « Les malades britanniques, vont découvrir la joie du camping. Pour permettre aux ambulanciers de se délester de leurs patients plutôt que d’attendre pendant des heures leur admission à l’hôpital, le service des ambulances envisage d’accueillir les malades dans des tentes gonflables montées sur les parkings. Les consultations dans les services d’urgence ont augmenté de façon exponentielle au Royaume-Uni depuis le milieu des années 90 ».

En France le Ministre MATTEI n’a pas pensé à ça pour soulager la situation dramatique des urgences.

Echos cueillis par J Gilois


M.S.T. en cavale

Le 1er décembre 2003 aura lieu la 16e Journée Mondiale de lutte contre le sida. N’oublions pas les autres M.S.T. (maladies sexuellement transmissibles) (on dit aussi IST, infections sexuellement transmissibles)

Un livre présente les choses de façon humoristico-préventive. Lors de sa première publication en 1996, le polar « MST en Cavale » avait été apprécié par la presse médicale. Depuis, l’ouvrage est régulièrement commandé par les Comités d’Éducation pour la santé, les lycées et organismes de prévention.

L’auteur Phil Marso avait publié début 1996, « Si. d’aventure ! » un polar humoristique sur la prévention du sida. Déjà à l’époque on occultait les autres MST dont certaines d’entre-elles sont la porte ouverte à Gégé H.I.V.

L’histoire : Gégé dit H.I.V, n’a qu’une idée en tête : braquer « La Banque de France ». La Foufounette la mieux gardée. On dit d’elle que c’est une chambre forte inviolable. D’habitude, Gégé travaille en solo. Depuis 1981, on n’arrête pas de parler de lui. Cette fois il va réunir à sa table une bande de M.S.T : Herpès Génital, Mycosio, Benny B dit l’hépatite « B », Chaude-pisse, Rico Balcionne dit le Syphilien, Johnny Trichomonas, Alberto Gardnerella, Ed Mycoplasme, Elsa Chlamydiase, Crête-de-Coq... Comment vont-ils s’y prendre pour rentrer à l’intérieur ? Le système de surveillance « Capote-Swing » sera-t-il à la hauteur de l’évènement ? Spermato va-t-il rentrer dans la danse ? Le détective John Wilson Bred devra déjouer.... le coup du siècle ! »

« M.S.T. en cavale ! » un ouvrage indispensable dans les outils de prévention grâce à son atmosphère de polar humoristique qui séduira les adolescents et le ton, s’il est pour le moins anticonformiste, ne cède en rien à l’exactitude de l’information.

7,50 €, Éditions Megacom-ik représenté par Phil Marso, 2 bis rue Jules breton 75013 - Paris - Ile de France
Tel : 01 45 88 48 34