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La Foire de Béré -1999

Racontez-moi ... la Foire de Béré 1999 en 50 échos

40 820 : l’association des foires de France estime qu’une foire est réussie quand elle accueille autant de visiteurs que le nombre d’habitants de la ville où elle est installée. Avec 40 820 entrées payantes (36 495 l’an dernier), la dernière foire des années 1900 est un excellent crû. Le chiffre a d’ailleurs réjoui tous ceux qui aiment la foire, leur foire.

Ombrelle : les années se suivent et ne se ressemblent pas. L’an dernier la pluie présidait à l’inauguration. Cette année il faisait chaaaaud ! Un temps à sortir les ombrelles. Seul le petit bruit de cascade de l’exporama donnait l’illusion d’un peu de fraîcheur. Les cafés ont tourné à plein régime, les visiteurs cherchaient de l’ombre quitte à s’asseoir sur l’herbe « au cul d’une chârte ». Même en ville, aux carrefours, les gendarmes se cachaient du soleil dans l’ombre d’un mur. Il a fait chaaaud ! A ce propos, Célestin Deroche rappelait que le Premier Exporama de la Foire de Béré, il y a 25 ans, avait pour thème « la viande » : pour que le chapiteau ne soit pas trop torride, les pompiers avaient dû l’arroser en permanence.

Hommage : un certain nombre de personnalités ont évoqué la mémoire d’Alexandre Ménard qui fut Président du Comité de la Foire pendant 50 ans
et qui est décédé.

Santé : la Foire, c’est très éprouvant pour la santé, surtout pour les personnalités qui doivent, pendant 4 jours, aller d’inauguration en salon, de décoration en gueuleton. Mais au delà des mondanités, ce sont là occasions de rencontres  .

Gueuleton ? N’exagérons rien ! Les autorités ne se rincent pas la dalle à nos frais. Les repas qui ont suivi les remises de trophée de l’ADIC et d’Action ont été payés par les participants.

Protocole : Monsieur le Préfet, (ou Monsieur le Sous-Préfet, ça dépend), Madame la Maire, Monsieur le Député, M. le Conseiller Régional X, Monsieur le Conseiller Général Y, Monsieur le Président de ..., Monsieur le représentant de ..., Monsieur le délégué de ..., Monsieur l’animateur de ..., Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs les responsables des associations, Mesdames et Messieurs . Ouf ! Les discours officiels se doivent de commencer toujours ainsi, en respectant un ordre protocolaire bien défini et il y a intérêt à savoir qui est là afin de n’oublier personne ! Au deuxième jour de la Foire, lors de la remise du Trophée du Commerce Castelbriantais, le Président Deroche, la voix cassée par trop de discours, a innové : « Madame le Maire, Mesdames et Messieurs etc etc, chers amis ». Il a raison, c’est tout de même plus simple comme ça ! Etcaetera, Etcaetera !

Préfet : Michel Blangy, Préfet des Pays de Loire et représentant de l’Etat, est venu inaugurer cette 950e foire de Béré. Dès 9 h il était présent à Châteaubriant pour visiter la Fonderie FMGC, puis pour rencontrer les industriels locaux. Il dit avoir été surpris par la « solidarité dans la bonne humeur » qu’il a rencontrée ici.

Ensemble : Martine Buron a rappelé que les Pays de Châteaubriant   et Nozay travaillent étroitement pour élaborer une « charte de Pays ». Elle a fait appel aux pays de Blain et de Nort sur Erdre pour que « ensemble nous puissions nous défendre mieux face à l’attraction nantaise »

TGV : des dossiers intéressent notre région, le Contrat de Plan Etat-Région, la poursuite de l’amélioration de la N 171, le futur aéroport de Notre-Dame des Landes et la formation professionnelle et continue notamment dans le domaine de la métallurgie et du bâtiment. Martine Buron aurait-elle oublié de parler du TGV ? Aurait-elle, elle aussi, fait une croix sur le projet de « trident castelbriantais » ?

Langues : en matière de formation, le PDG de Kuhn Huard, un peu plus tard, insista sur l’apprentissage des langues, anglais et allemand. « Nous en avons absolument besoin pour emporter des marchés dans les 50 pays avec lesquels Kuhn travaille à l’export ». a-t-il dit.

Simulateur : de jeunes élèves (et pêcheurs) du Collège de la Ville aux Roses se sont exercés au simulateur de pêche de l’exporama. « Le poisson faisait au moins 20 kg » a dit Nicolas, en connaisseur. Quelques heures plus tôt le Préfet avait fait la même expérience ! Il n’est pas toujours facile de tenir la ligne !

ULM : autre simulateur, celui du vol en ULM . Avec Jean-Bernard Bellay, les jeunes ont pu expérimenter avec plaisir et en toute sécurité, dans l’attente de pouvoir voler de leurs propres ailes.

Cintré : un vêtement cintré, c’est pour les demoiselles. Un tube de cuivre cintré, c’est pour les plombiers. Il y a sans doute moyen de concilier les deux. Les demoiselles des classes de 4e de Châteaubriant se sont exercées à cintrer du cuivre, et à tailler des ardoises sur le stand des Métiers du Bâtiment.

Elèves : environ 800 élèves des collèges et lycées professionnels ont été menés, par leurs professeurs, au stand des métiers du bâtiment pour voir qu’il existe des corps de métier autres que la maçonnerie. Charpentier, menuisier d’art, tailleur de pierre, plombier, couvreur. ( N.B. Bénéficiant d’une entrée gratuite ils ne sont pas comptés dans les 40 820 visiteurs, non plus que les gamins des écoles primaires venus voir l’exporama)

Un ou une ? Au centre de cet exporama, majestueusement allongé, un petit silure se donnait en spectacle. Ce grand poisson physostome (c’est-à-dire qui possède une vessie natatoire ! merci le dictionnaire) est plus habitué des fonds vaseux des grands fleuves et des lacs ! Celui-ci faisait ses 47 kg et mesurait 1,87 m. Ses congénères peuvent atteindre 5 m. Il faut savoir aussi que l’animal peut absorber jusqu’à 10 litres d’eau à chaque inspiration. D’ailleurs, en voulant transférer le poisson dans son bassin de l’exporama, son pêcheur fut attrapé par le bras, puis projeté dans l’eau...Cette fois-ci, c’est la petite bête qui a bien failli manger la grosse !

Une fois de plus, l’exporama très réussi, aura contribué à satisfaire les visiteurs. Dans un certain nombre de stands commerciaux, les exposants avaient d’ailleurs repris le thème « au fil de l’eau »

Beurre Blanc : en voyant les brochets dans les aquariums les gens évoquaient ... le beurre blanc. Cruel destin pour un poisson qui ne parvient à être sujet que pour finir en objet ... de dégustation.

Barbillons : « un poisson-chat lisse et noir dressait, de chaque côté de sa tête moustachue, deux petits glaives translucides » disait Maurice Genevoix. Dans les aquariums le poisson-chat tenait compagnie aux sandre, chevesne, perche soleil et carpe amour .

Japonais : le centre équestre de la Cantrais, qui avait fait de la publicité en ... Espagne ... a été surpris de voir débarquer deux ... japonais ... venus acheter des poneys pour monter le premier « Poney-club » du Japon. Quel rapport entre l’Espagne et le Japon ? Aucun, sinon le hasard ! Mais chacun sait que le hasard fait si bien les choses.

Et 8 qui font 12 ! Gilles Têtard qui a installé un atelier de chaudronnerie industrielle à Erbray, il y a un an, atteint maintenant 12 salariés. Comme lui, d’autres créateurs d’entreprise ont exposé leur savoir faire au stand de « Pays de Châteaubriant  -Initiative   » notamment le généalogiste de « Mémoires pour demain »

ADIC : tous les ans l’association des industriels « tient » les patrons locaux pour une réunion-information. Sous la direction de Guy Lehembre un certain nombre d’orateurs (quelquefois fort détendus, foire aidant) ont parlé de la CCI, de la CGPME, de l’AGEFOS-PME, etc. Le Théâtre d’entreprise, pas toujours en finesse, a mis l’accent cette année sur le thème « entreprise et compétition ». Dommage qu’il oublie un peu trop l’équipe de salariés sans laquelle le patron serait bien démuni ! Ah si, les salariés ont été évoqués, le temps de dire qu’il n’était pas bon de passer aux 35 heures. Tiens, à propos, on n’entend pas parler de négociation sur les 35 heures à la mairie de Châteaubriant !

Critères : Guy Lehembre a indiqué les critères retenus pour choisir les entreprises lauréates du Trophée des entreprise : « dynamique forte, création d’emplois, valorisation de l’image de la ville » et il a rappelé les entreprises lauréates des années précédentes. Parmi elles : France-Autruches, qui a déposé son bilan en juillet 99, vient d’annoncer 17 licenciements.

Métiers : cette année le Trophée de l’ADIC s’est dédoublé pour distinguer d’un côté les petites entreprises et de l’autre les grandes. Selon M. Dupé, vice-Président de la Chambre des Métiers, l’artisanat représente 13 600 entreprises en Loire-Atlantique avec 35 000 salariés (soit 2,5 salariés par entreprise). Dans la région de Châteaubriant c’est 1195 entreprises et 2380 salariés (soit 2 salariés par entreprise).

ACCO . La premier « Trophée des Métiers » a été remis à l’entreprise ACCO de Soudan, Ateliers de Constructions Chaudronnées de l’Ouest. Cette entreprise s’est lancée en 1984 avec 8 ouvriers-actionnaires. C’est le partenaire type de la sous-traitance pour les petites et moyennes séries, par ses capacités techniques, son outil de production, son organisation, ses services et ses interventions sur sites. Chaudronnerie, Mécano-soudure, Serrurerie, Tuyauterie, Soudage robotisés sont ses domaines de compétence. L’entreprise travaille de l’acier au carbone, de l’aluminium et de l’inox : métaux en feuille de 2 mm à 70 mm. L’entreprise compte maintenant 24 salariés. Mais il ne faudrait pas oublier que le succès de cette entreprise est dû à l’opiniâtreté de ses ouvriers-actionnaires qui, pendant les 5 premières années ont fait des heures, des heures, des heures de travail sans percevoir la rémunération correspondante ni toucher de « dividendes » .

Kuhn-Huard : le trophée des grandes entreprises a été remis à KUHN-HUARD. Le Sous-Préfet a rappelé que le groupe Kuhn, dont les actionnaires sont Suisses, est basé à Saverne près de Strasbourg et qu’il avait fait le projet de délocaliser Huard à ... Prague, plus près de Saverne que Châteaubriant, où la construction d’une nouvelle usine aurait coûté moins cher. Heureusement le poids de Paul Rivault (Président du Directoire Kuhn à Saverne), et l’implication des élus locaux et de l’Etat, (avec arguments sonnants et trébuchants) ont pu faire pencher la balance vers Châteaubriant

Compétitivité : Paul Rivault, assisté de MM. Arlot et Gabard (les responsables locaux de Huard) a expliqué que la construction a coûté 75 Millions de francs (dont 45 pour les bâtiments) et que les délais de construction ont été tenus « à quelques jours près, ce qui a beaucoup étonné les Suisses ». L’usine compte actuellement 306 salariés permanents et 34 intérimaires. La nouvelle usine a été mise en service le 9 août 1999. On parle d’une inauguration officielle dans deux mois.

Focast : espérons que Focast sera, en 2000, le bénéficiaire du prochain « Trophée de l’ADIC ». Tout le monde attend que le groupe Valfond se décide à construire une nouvelle usine à Châteaubriant

Le cygne de la pureté : exposer des ordures sur un stand, ce n’est pas banal. Le Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   a mené une action auprès des écoles de la région autour de la nécessité de trier les ordures. Les panneaux réalisés par les enfants décoraient le stand, de même qu’un bonhomme en pots de yaourts et un « cygne de la pureté » réalisé en emballages perdus

Eleveurs : Maine-Anjou , Charolaise, Normande, Montbéliarde, Limousine. Les vaches aussi font la foire. En empruntant le petit passage central on peut les voir de près en humant la bonne odeur de foin sec. Les bêtes sont d’une propreté sans reproche. Popeck et Poupou , Majorette et Moutarde, Oeillet et Oseille : les noms correspondent à l’année de naissance. L pour 1995, M pour 1996, etc.

Clippage : un mot français fabriqué à partir de l’anglais to clipp, tondre, c’est le toilettage, l’embellissement des vaches en vue d’un concours. Il ne s’agit pas de gommer des défauts mais de mettre en valeur les qualités de l’animal. Du talc sur les taches blanches, un peu de spray pour faire luire les taches noires, le poil lustré, la queue peignée à l’envers. On a pu voir aussi des éleveurs passer une petite tondeuse électrique pour mettre en valeur les veines des mamelles

Elaborées : poules de réforme, élaborées . Une nouvelle race de poule ? Non, tout simplement l’utilisation d’une poule, qui a beaucoup pondu, en rillettes, confits, aiguillettes, ou accommodées avec une sauce à la crême fraîche et juste ce qu’il faut d’orties pour taquiner la langue . Chez Marylène Renault.

Ah Hoc : au stand « Vous et l’architecte » le cabinet « Ad hoc » de Béatrice, Jean-François et Eric, installé à Nantes et à Saffré, montrait ses réalisations et surtout exprimait son plaisir de travailler pour les particuliers, en respectant leurs désirs tout en faisant évoluer leurs goûts, en leur proposant des solutions originales et fonctionnelles. « Nous passons beaucoup de temps à écouter les gens, à définir avec eux ce qu’ils cherchent exactement, sans toujours en avoir conscience, et à imaginer, dans une relation de totale confiance, l’espace dont ils ont besoin ... ou envie »

Fumée : pas de fumée sans feu. Eh bien si ! A leur stand les pompiers présentaient un camion d’entraînement au feu. Equipé d’un labyrinthe où il faut grimper, ramper, monter, descendre, ce camion est rempli de fumée. Après un premier essai porte ouverte, les enfants pouvaient faire le parcours porte fermée, dans le noir absolu. Succès garanti. Vocation de pompier ?

Six en France ... Daniel Martin qui est à Châteaubriant depuis 1976 et qui fut concessionnaire Renault puis Volkswagen, vient de prendre sa retraite avec un dernier succès à son actif : sa concession Volkswagen a été, avec 5 autres en France, distinguée pour la qualité de son travail. Daniel Martin a rendu hommage à toute son équipe commerciale car « un chef d’orchestre sans musiciens ne peut pas faire grand chose ». Accueil et service sont les clés d’un commerce réussi, a-t-il dit.

Bénévole : Daniel Martin a maintenant accepté d’aller contacter tous les commerçants castelbriantais pour voir comment les réunir autour d’Action et de sa Présidente Mme Arlette Léautey-Brard. « mais si les commerçants ne veulent pas emboîter le pas, s’ils ne veulent pas se battre, je me retirerai »

Priorités : Martine Buron a défini les priorités de la municipalité en matière de commerce : soutenir la modernisation, faciliter la transmission des entreprises, renforcer l’attractivité des commerces de la région face aux grandes métropoles et trouver un bon équilibre entre le Centre-Ville et la zone industrielle. Elle a précisé aussi que la municipalité travaille activement au lancement d’un commerce culturel (livres et autres)

Monéo : c’est le nom donné par les banques à un « porte-monnaie électronique » qui sera en service en France d’ici un an. MO comme monnaie, NEO comme nouveau. (ndlr : au 15 août 2004, il n’est en service que dans quelques villes, de façon expérimentale et ... sans succès)

Trophée du Commerce : quatre commerçants de valeur ont été distingués par l’association ACTION, en fonction de leur dynamisme, de leur image commerciale et de l’évolution de leur commerce :

Gilles Bécam, magasin La Cave
Richard Tachet, du Mac
Micheline Jannault, La Poterne
Daniel Couédro, Le Bilig

Les quatre ont reçu un diplôme d’Action. Les deux premiers se sont vu décerner le trophée 1999

Prend son Temps : c’est une jeune fille fort dynamique qui a représenté Daniel Couëdro que ses activités de cuisinier gardaient au pied de ses fourneaux. Elle a annoncé deux nouvelles spécialités : l’infatigable (galette complète qui cale bien) et la « prend son temps » galette à l’escargot. Deux raisons, de plus, d’aller se restaurer au Bilig !

Culotte : « Le meilleur, c’est dans la culotte ! » affirme cet éleveur de vache à viande, en pointant du doigt les fesses rebondies de Juventus, de race Aquitaine, « oui monsieur, les plus belles ».La robe, le poil, la taille, le poids, la fameuse culotte et quelques autres critères de jugement qui échappent aux agriculteurs eux-mêmes, ont permis aux spécialistes de désigner les vainqueurs des différents concours de beauté.

Toasts ; pour fuir le brouhaha des banquets (« pastis 51, je t’aime.lalllaala »), certains ont choisi de sortir le thermos et les rillettes à l’ombre des arbres, sur les bancs ou sur les murettes, au pied d’une haie de palis, ou tout simplement assis par terre entre les voitures. Certains mangent en marchant, galettes ou sandwiches. Au « Grenier du Meuble » on a même déplié une nappe sur les tables de salle à manger exposées. Il y a des flûtes et du champagne ! A la Foire on ne se laisse pas abattre, surtout quand il fait beau, qu’il y a du monde et que les contacts commerciaux sont satisfaisants. D’autres exposants, les petits malins, profitent du vin d’honneur qui inaugure un stand voisin, pour déguster un petit toast par ça, un petit toast par là. Le Préfet, lui, n’a eu droit qu’à des galettes saucisses pour le banquet d’inauguration.

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Site officiel de la foire : http://www.foiredebere.fr