Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Logement, habitat, lotissements > Immobilier : ça ne va pas fort !

Immobilier : ça ne va pas fort !

Ecrit le 16 janvier 2008

« Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d’achat, c’est absurde" dit Sarkozy qui prétend que « les caisses sont vides ». Voici quelques éléments qui montrent les difficultés quotidiennes des Français

 140 % de hausse

140 % en dix ans : le marché immobilier a connu une hausse phénoménale. Cela veut dire qu’une maison coûtant 100 000 euros en 1997 coûtait 240 000 € en 2007. A ce rythme-là beaucoup de ménages n’ont pas pu acheter … ou se sont fortement endettés pour acheter.

Car, évidemment, les salaires n’ont pas augmenté au même rythme. Le SMIC était à 6,01 € en juillet 1997 et à 8,44 € en juillet 2007. Cela fait une hausse de 40 % … et pas de 140 %. Ainsi, un salarié qui était à 911 € (bruts) en 1997, se trouve à 1279 euros en juillet 2007. Ce n’est pas cela qui va lui permettre d’acheter.

Alors il reste la solution de louer et Sarkozy a promis un nouveau mode de calcul de l’indice des loyers. Mais, patatras, le réseau des agences immobilières « Century 21 » affirme : « nous pouvons pronostiquer que le gain de pouvoir d’achat moyen, pour les locataires en place, atteindrait 3 € par mois en décembre 2008 ».

Trois euros ! Fabuleux !


Ecrit le 6 août 2008

 Agences immobilières : ça ne va pas fort

En ce moment, ce n’est pas un scoop, l’immobilier a le moral dans les chaussettes. La bulle immobilière s’enfla si fort qu’à la fin elle creva. Le 15 juillet dernier c’est Martinsa Fadesa, géant de l’immobilier espagnol (il gère 28 millions de mètres carrés répartis sur 15 pays) qui a dû se déclarer en cessation de paiement. Angleterre, Japon, Australie, USA … c’est partout la crise. Aux USA des millions d’Américains sont étouffés suite à la crise des subprimes et voient leur maison saisie par les banques ou devenue impossible à vendre, faute d’acquéreur solvable.

La France n’échappe pas à cette crise mondiale. Des banques moins enclines à prêter, une demande qui stagne, voire diminue, des taux qui eux augmentent, autant de raisons qui donnent le tournis aux agences immobilières

Selon l’ASSEDIC (déclaration à la presse le 11 juillet 2008) l’activité immobilière n’est pas bonne dans le Pays de Châteaubriant   : 14 agences immobilières ont fermé depuis le début de l’année. Dernier événement : la société ACFI Avis immobilier, dont le siège social est situé à Segré. Depuis le 16 juillet cette structure a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d’Angers, ce qui affecte les agences du Lion-d’Angers, de Château-Gontier (Mayenne) et de Châteaubriant (17 rue Pasteur). Au total, en termes d’effectifs : une quinzaine d’employés.

 La méthode (Sar) Coué

En douceur … en douceur … Le sieur Borloo a lancé « La maison à 100 000 € » en fin 2005 (c’est pas si loin) qui a donné de très faibles résultats. Selon le site officiel http://www.borloo-de-robien.com/, il y a eu 24 villes candidates en France avec, en tout et pour tout, 8 maisons construites à la Roche sur Yon (et 3 à Plerin, mais à 130 000 €).

Le dispositif est donc abandonné et remplacé par « les maisons à 15 € par jour ». Enfoncez-vous bien ça dans la tête : 15 € c’est pas cher ! Sauf que ça fait 450 € par mois, ce qui représente 100 000 à 120 000 € rien que pour le bâti, et avec un endettement sur 40 ans (= toute une vie de labeur). La ministre Christine Boutin dit elle-même qu’elle destine ces logements aux ménages gagnant 1500 à 2000 € par mois. Il faut y ajouter le prix du terrain qui, pour qu’il ne soit pas trop élevé, doit se situer en périphérie des villes … avec les problèmes de transport et de coût du carburant que cela représente.

 1 % logement

En même temps (quel sale temps, l’été !), la ministre veut mettre la main sur le 1 % logement (mécanisme créé en 1953 : participation obligatoire des entreprises de plus de vingt salariés au financement de logements sociaux en faveur des salariés).

Concrèterment le gouvernement veut ponctionner 800 millions d’euros pour soutenir sa poilitique. Les partenaires sociaux y voient une tentative de « nationalisation » du système, une spoliation des salariés et un désengagement accru de l’État en faveur du logement.

Note du 10 septembre 2008 : lu dans Boursorama de ce jour :

Le 1% Logement, géré paritairement par le patronat et les syndicats, va finalement verser une contribution de 1,05 milliard d’euros au budget de l’Etat 2009, a-t-on indiqué le 9 septembre au ministère du Logement.

Ce versement exceptionnel, qui n’avait pas eu lieu depuis 2002 et auquel les partenaires sociaux s’étaient fermement opposés, apportera une contribution supplémentaire à la politique du logement, a fait valoir le ministère.

La ministre du Logement Christine Boutin doit présenter à partir du 14 octobre au Sénat son projet de loi sur le logement.

Avant les deux ultimes réunions de négociations avec les partenaires sociaux, les 19 et 30 septembre, le gouvernement a déjà décidé la répartion de cette manne : 320 millions pour l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), 480 millions pour l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et 250 millions pour la rénovation des quartiers anciens dégradés.

Le 1% Logement est une participation obligatoire des entreprises de plus de 20 salariés pour financer la construction de logements sociaux et l’accession à la propriété en faveur des salariés.

(source : http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=5853684)


La crise des subprimes : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000588/0000.pdf