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Une famille, un toit, 2009

Ecrit le 20 mai 2009

 Bilan de l’année 2008

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Oeuvre de jeunes élèves, vue à l’exposition d’Ar Muse

L’association « Une famille, un toit » intervient sur les secteurs de Châteaubriant et d’Ancenis avec trois types d’action :

– Fournir des logements décents
– Participer aux rénovations de logements (par exemple avec SOS Taudis)
– Accompagner les locataires

L’association Une famile un toit s’inscrit aussi dans deux autres actions.

L’une, le Micro-crédit social, mené avec la Caisse ’Epargne, a montré son efficacité pour de nombreuses personnes fragilisées dans leur budget (80 prêts réalisés)

L’autre, « Propriété Privée des Ménages Modestes », menée avec la Fondation de France, permet d’intervenir auprès de familles à très faibles ressources et de rechercher les moyens leur permettant de demeurer ou de devenir propriétaires.

Ces deux actions ont concerné 140 familles en deux ans. « Nous pouvons dire que les personnes concernées échappent aux dispositifs classiques, que ce sont des situations réellement difficiles, avec des souffrances au quotidien, des cumuls de problématiques : rupture familiale / isolement / mobilité / santé ». L’accompagnement social individuel doit prendre en compte la volonté de la personne, sa participation et son implication dans le déroulement de l’accompagnement. « Le « faire avec » et non le « faire pour » , avec la notion de « faire au rythme des personnes » »

 Problématiques

Parmi les personnes accompagnées :

52 % des locataires sont sans emploi
  8 % sont retraités
10 % sont travailleurs indépendants.

Tous ont des difficultés d’accès au logement, de maintien dans le logement, d’accès au confort, voire de réhabilitation de « logements indignes ».

Les personnes accompagnées ont souvent des problématiques psychiatriques et/ou comportementales. Mais il y a aussi les propriétaires impécunieux occupant un logement inconfortable, les personnes issues de la communauté des gens du voyage, en demande de sédentarisation. « Notre accompagnement doit s’adapter à ces situations, et ce n’est pas simple. Beaucoup de communes indiquent, aussi, être démunies face aux situations et en manque d’acteurs pouvant intervenir »

 Refiler le bébé

L’association met le doigt sur l’absence de liens, de relais organisés autour de personnes isolées ou de personnes qui « passent » par la case soit hospitalisation, soit enfermement. « Chaque structure assure ses missions, mais l’articulation avec la structure précédente ou suivante n’est pas ou peu réalisée. Prenons un exemple :

Une personne sortant d’une hospitalisation et ne pouvant retourner dans son logement du fait de l’insalubrité (annoncée) du dit logement.

La candidature est conforme aux critères de Maison relais. La personne est accueillie et très rapidement il est constaté des troubles importants du comportement.

De courts séjours à l’hôpital sont nécessaires. Mais l’hôpital indique que la personne n’est pas médicalement malade. Le suivi psychiatrique indique que la personne n’est pas en danger et ne relève pas d’une hospitalisation.

Ainsi chacun exprime ses limites et dégage ses responsabilités. Et nous constatatons que l’ancien logement, certes vieilissant, n’est pas insalubre. Il est seulement dégradé et non entretenu.

Quel doit être notre rôle ? Jouer le cynisme et refiler le bébé à une autre structure, à un bailleur privé ? Ou mettre à plat la situation, maintenir le plus longtemps possible une mesure d’accompagnement ? 

Nous resterons sur la question car la réponse ne nous appartient pas à nous tout seuls. Nous sommes disponibles pour travailler avec les partenaires sur la production de réponses » déclare Yves Aubry, directeur de l’association.

 Logements accessibles

Lors de son assemblée générale du 4 mai 2009, l’association a attiré l’attention sur la nécessité de loyers accessibles, de logements adaptés, d’équipements spécifiques. Et de citer un cas : « Un logement a été réhabilité, convenablement. La subvention attribuée par l’ANAH obligeait à louer à un public « social ». Mais nous n’avons été prévenus que deux mois avant la fin des travaux. Nous avons alors découvert un logement de 140 m2 avec deux chambres seulement et un loyer de 700 € …. Trop cher, trop inadapté pour notre public »

L’association assure la rénovation de certains logements. « Mais nous n’avons pu obtenir une subvention de l’ANAH pour une maison jugée trop « isolée » alors qu’elle aurait bien convenu à certaines familles ». Pour l’association, un logement « adapté » ne se limite pas au montant du loyer. « Il y a des questions d’adaptation sociale et environnementale qu’il faudrait prendre en compte »

 Logements indignes

Un logement est indigne, quand il présente des dangers pour la santé et/ou la sécurité. Une étude officielle en évalue le nombre à 70 000 dans les Pays de Loire.

Le Pays de Châteaubriant   (sauf Châteaubriant, Erbray, Soudan ; Noyal, Derval et Nozay) comporte une forte proportion de logements indignes. Le Conseil Général soutient activement les opérations de rénovation par l’intermédiaire des OPAH (opérations programmées d’amélioration de l’habitat).

C’est pourquoi il faut se réjouir de voir, enfin, relancer une OPAH sur le territoire de la Com’Com’   du Castelbriantais (et sur le Pays de Châteaubriant  ). Il faudra veiller, dans la réhabilitation des maisons, à réaliser des logements plus petits, plus adaptés aux personnes seules aux faibles ressources.

L’association Une Famille, un toit réfléchit, avec les élus, à l’éventualité d’une maison relais sur le canton de Derval. D’autres pistes seraient à travailler : logements d’urgence, logements temporaires, organisation d’un système de co-location, etc. Reste à savoir qui peut prendre en charge ces questions. Les élus ? Une association ? Un centre intercommunal d’action sociale ?


Ecrit le 20 mai 2009

 Pollution de l’air dans les logements

Le ministère de la Santé et des Sports et l’Institut national de la prévention pour la santé (INPES) proposent un site Internet sur la prévention de la pollution de l’air à l’intérieur des logements.

Nous passons en moyenne 14 h par jour à notre domicile. Or notre intérieur est pollué : tabagisme, moisissures, matériaux de construction, acariens, produits d’entretien, peintures … Cette pollution peut entraîner allergies, irritation des voies respiratoires, maux de tête, intoxications. Des gestes simples permettent d’améliorer la qualité de l’air .
Le site vous invite à parcourir un appartement, pièce par pièce et vous informe sur les produits chimiques pouvant être présents et donne des conseils pratiques.
http://www.prevention-maison.fr/


NOTES:

Une famille un toit, sur les pays de Châteaubriant et d’Ancenis, est propriétaire d’une quarantaine de logements. Elle est en relation avec une cinquantaine de propriétaires. Elle gère aussi 6 logements d’urgence et 6 logements temporaires. Elle a créé deux maisons-relais : l’une à St Géréon, l’autre à St Mars la jaille, avec 9 logements dans chacune. Par ailleurs elle accompagne 90 familles.

Permanences à Châteaubriant le 2e mardi du mois et à Derval le 1er jeudi du mois.