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28e congrès de l’Union Locale CGT

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Ecrit le 2 avril 2014

L’Union Locale CGT de Châteaubriant se réunit en congrès tous les trois ans pour analyser l’actualité et définir les orientations à venir. « L’actualité, c’est le pacte d’irresponsabilité, par exemple, ou les attaques du gouvernement sur les masses populaires. Pour nous, c’est clair, il n’y a pas eu de changement » dit Serge Adry.

Celui-ci, entré à la Commission Exécutive du syndicat en 1979, ayant maintenant atteint ses 60 ans, passe la main : le nouveau secrétaire de l’Union Locale est Régis Guyomarch, un postier.

Régis Guyoùard et Serge Adry

L’Union Locale compte environ 400 syndiqués, en légère progression « on constate un regain, il y a une activité revendicative dans les entreprises. Et si nous n’étions que 80 devant la mairie le 18 mars dernier, il faut savoir qu’il y avait au même moment un important débrayage chez Huard, au sujet du Pacte d’irresponsabilité, mais aussi pour les salaires et pour contester les méthodes de gouvernance dans l’entreprise ».

« Une nouvelle CGT se met en place peu à peu, avec la volonté d’accompagner l’ensemble des salariés, y compris les chômeurs. Nous constatons un désert syndical dans certaines entreprises, par exemple à l’hôpital, à la clinique Ste Marie, dans le commerce et chez les agents de maîtrise. Nous cherchons à savoir ce que veulent les salariés, pour construire un grand rapport de forces, pour stopper les décisions contraires à l’économie et portant atteinte au financement de la protection sociale » dit Régis Guyomarch.

D’ores et déjà des actions sont prévues :

  • - le 12 avril au centre hospitalier de Blain où le fonctionnement laisse à désirer
  • - le 1er mai, bien sûr
  • - et en fin d’année sur les représentants des salariés dans le secteur public

La CGT s’inquiète de l’accès à la santé : « il y a des dimanches où aucune pharmacie n’est ouverte à Châteaubriant : il y a 5 pharmacies, elles pourraient bien établir un roulement ! » - « Et puis on commence à manquer de médecins spécialistes ».

A La Poste, la distribution du courrier pose problème. Chez Focast les salariés s’inquiètent des nouvelles normes en matière de protection de l’environnement et craignent de perdre des commandes, ce qui compliquerait une situation financière critique. Mais, heureusement, il n’y a pas eu de chômage pour l’instant en 2014 dans cette entreprise. A la FMGC la perte d’un gros client (Nissan), inquiète les salariés. Pour les commerçants, l’ouverture des magasins le dimanche pose un problème.

La CGT interviendra sur tous ces fronts dans les semaines à venir.

Petite histoire : c’était le 28 avril 1895. Au Conseil Municipal, le maire, Gaston Barbotin, lit une lettre du Directeur des Postes de Loire-Inférieure. Celui-ci demande la suppression de la seconde distribution des lettres les dimanches et jours fériés (Eh oui, en ce temps-là, il y avait deux distributions de courrier par jour, dimanches et fêtes aussi !). Le Conseil municipal « prenant en considération le désir manifesté par les industriels et les négociants, d’avoir le plus tôt possible en mains le courrier de Nantes, donne un avis défavorable »


Ecrit le 2 avril 2014

Assises de la fiscalité

Les travaux des Assises de la fiscalité pour les entreprises se sont achevés le 25 mars. Un constat : le patronat veut encore des allègements (8 milliards sur la fiscalité) mais les divisions en son sein sont fortes.

Au centre des débats figure la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), cet impôt sur le chiffre d’affaires qui rapporte plus de 5 milliards d’euros aux finances publiques, et dont le Medef demande la réduction.

Mais cet impôt ne touche que les entreprises faisant plus de 750.000 euros de chiffres d’affaires. Le supprimer conduirait à avantager 150.000 entreprises en France, sur les 3 millions que compte l’Hexagone.

La confédération CGPME, elle, préférerait une baisse significative de l’impôt sur les sociétés (IS) en faisant valoir que si toute l’ampleur de la baisse d’impôt pour les entreprises était consacrée à la baisse du taux d’IS, cela permettrait d’aider non seulement toutes les entreprises, mais aussi d’envoyer un message positif aux investisseurs étrangers.

L’Union professionnelle artisanale (UPA), n’est pas favorable non plus à la baisse de la C3S. Celle-ci sert, en effet, à financer le régime social des indépendants auquel sont rattachés la plupart des artisans et commerçants, mais aussi les professionnels libéraux. Sa suppression, même lissée dans le temps, contraindrait à trouver d’autres financements. L’UPA défend une refonte de l’IS qui introduirait une progressivité du taux en fonction du chiffre d’affaires (il existe déjà un taux réduit à 15 %, mais limité aux très petites entreprises).

Au-delà de ces divergences, la CGPME juge ... excessif ... le discours du Medef, pour qui les baisses d’impôts envisagées sont « notoirement insuffisantes » (« Les Echos » du 21 mars). « Il y a un risque de surenchère. Ce sera déjà très bien si nous avons au total 30 milliards de baisse de charges et 8 milliards sur la fiscalité », reconnaît son président Jean-François Roubaud.

 Salaires des patrons

Le gouvernement a fait savoir qu’il verrait d’un bon œil, au vu du contexte économique difficile, que les dirigeants des entreprises dont il est un actionnaire minoritaire fassent un gros effort de modération (Air France, Renault, Orange, Safran ou encore GDF Suez…) et baissent leur rémunération de 30 % environ.

Mais le moins que l’on puisse dire est que le message est mal reçu. Pourtant ces dirigeants ne sont pas des pauvres malheureux !

Salaires en 2012 (tout compris) :

  • Carlos Gohsn, Renault, 4 333 000 €
  • Gérard Mestrallet (GDF Suez) : 3 000 000 €
  • Stéphane Richard (Orange) : 1 500 000 €
    Jean-Cyril Spinetta (Air France) : 200 000 €

 Les cadres refusent

Coup de tonnerre ou coup de canif ? Mécontent du texte sur l’assurance chômage défavorable aux cadres, le syndicat des cadres CFE CGC juge que « la confiance avec le patronat est rompue », selon sa présidente Carole Couvert, le 25 mars.« l’accord Unedic, dit-elle, c’est du bricolage, ce n’est pas à la hauteur des enjeux ». « Le premier acte du patronat (après le pacte de responsabilité), ce n’est pas de faire quelque chose d’équilibré mais de faire une réforme sur le dos des classes moyennes », a-t-elle poursuivi, parlant de « trahison ».

« Nous étions disposés à signer le pacte de responsabilité. C’est le résultat de la négociation assurance chômage qui fait que ce n’est pas possible. »

Le 10 mars dernier, la confédération des cadres avait en effet annoncé qu’elle ratifiait l’accord conclu entre le patronat, la CFDT, la CFTC et elle-même sur les contreparties aux allègements de charges envisagés dans le pacte de responsabilité du gouvernement.

Le relevé de conclusions concernant les contreparties au Pacte de responsabilité sera finalement signé par une minorité de syndicats. Du coté du patronat, le Medef, la CGPME et l’UPA l’ont validé alors que, côté organisations syndicales, seules la CFDT et la CFTC le ratifieront, FO et la CGT y étant fermement opposées

Le pacte dit « de responsabilité » est devenu minoritaire. Qu’il soit rejeté, qu’on en termine avec les refus du Medef de toutes contreparties !

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