Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Démocratie locale > 07-quartiers

07-quartiers

Ecrit le 10 mars 2004 :

Réunions de « secteurs » : Des problèmes avec les bagnoles

En même temps que Mars et ses giboulées, reviennent les « réunions de secteurs » (nouvelle appellation des réunions de quartier). Une estrade, des chaises rangées sagement. Dans la pièce à côté le vin et le jus de fruits, tenus au frais, accompagnent les petits gâteaux.

La séance commence par le film désormais traditionnel qui figurera dans les archives de la ville : que s’est-il donc passé en 2002 ? Sur une musique dynamique défilent les travaux (piste de skate-board et mini-golf, éclairage permanent des allées autour de l’étang de Choisel, piste du vélodrome, place Ernest Bréant, bowling, maison en réfection rue de la Vernisserie. Il est même question du terrain de foot de la route de Vitré : vous savez, celui qui est facilement inondé (le film ne le dit pas). Récupérant les travaux des autres collectivités, il est question du cinéma, de la Maison de l’enfant, des friches Huard, de la Maison du Département  , du collège Robert Schuman, de la nouvelle maison de retraite. On parle aussi de la réfection de certains locaux associatifs comme ceux de la Conférence St Vincent de Paul, et du Restau du cœur. On évoque l’épicerie détruite au Chêne Cholet (derrière l’église de Béré), le futur Pôle de Santé Hôpital-Clinique (qui devrait regrouper près de 600 salariés), le projet Trinité pour les personnes âgées, la future salle de quartier à Renac  , la médiathèque  , la voie verte, la future gendarmerie, un futur lotissement au Deil, l’école Pigier, et le passage du Tour de France. Ouf , n’en jetez plus. Sachez seulement que « la fiscalité est maîtrisée ».

Mais vous ne saurez pas que la municipalité actuelle a la chance de pouvoir profiter du désendettement effectué par la municipalité précédente, et que l’endettement est reparti sur une pente ascendante.

Un coup d’œil sur les ronds-points et on passe aux questions de la salle.

Haut le cœur

Une dame se lance : « C’est bien joli toutes ces réalisations, mais quelle place allez-vous donner à l’emploi ? ». Il y a comme un haut-le-cœur dans la salle : quelqu’un a osé poser la question qui fâche. Mais le maire a prévu le coup (on découvrira par la suite que le spectacle est apparemment bien monté puisque, par la suite, la dame en question ne ménagera pas ses compliments à la municipalité en place). Or donc, la question de l’emploi, le maire l’a prévue. Il parle des entreprises qui vont bien, d’un taux de chômage inférieur à la moyenne départementale (il n’ose plus annoncer de chiffre précis car les dernières informations sur l’emploi ont contredit son optimisme des derniers mois). Et il revient sur toujours la même chose : la réunion de deux communautés de communes (un de ses dadas) la taxe professionnelle unique, les 47 délégués communautaires qui siègent, une entreprise qui s’est délocalisée (Thermi-centre). Il n’annonce pas de chiffre sur les créations d’emploi (et pour cause !), parle un peu de Focast et « oublie » la CIC (confection industrielle castelbriantaise). Il laisse espérer des emplois d’enseignements dans la future Ecole Pigier, et dans le pôle Hôpital-Clinique. Il est optimiste : « Quatre projets d’investissement sont en cours à Châteaubriant, on peut compenser le départ de salariés ». Jean Seroux évoque le dynamisme du commerce et de l’artisanat. Sans doute ne sait-il pas que des « petites boites » licencient, comme par exemple Castel-Carosserie (route de St Nazaire) ... et toujours Biche de Béré où, le mois dernier, les salariés n’ont reçu qu’une partie de leur salaire.

2,50 m de goudron

La dame alors reprend la parole et félicite la municipalité sur les équipements destinés à la jeunesse. Le maire sort à ce moment-là son deuxième dada : la voie verte qui va être faite entre Châteaubriant et Rougé. On en apprend un peu plus : qu’elle va être bitumée sur 2,50 m de large et qu’il y aura des parcours sportifs. Aux riverains qui s’inquiètent pour l’achat de terrains en bordure de la voie, le maire répond que des négociations sont en cours avec la SNCF et que cela prend du temps. On ne nous dit pas qu’il a fallu prévoir un supplément pour contourner la forêt de Teillay car les chasseurs s’opposent à la traversée. Actuellement on abat des arbres pour faire cette voie verte.

Contraignant

Une personne pose, comme depuis des années, le problème de la sécurité aux entrées et sorties du collège de la Ville aux Roses. « Nous allons faire une commission » dit le maire. « Vous en avez déjà fait une l’an dernier et rien n’a bougé et les élus n’y ont rien dit ». « Bon, nous allons devoir prendre des mesures contraignantes pour obliger les enseignants à aller garer leur voiture ailleurs » - « Il faut en faire de même pour les parents » reprend la personne. Bref, on va voir ce qu’on va voir : des stationnements interdits sur les emplacements de stationnement ? Une curiosité en perspective. (1)

La même dame qu’au début, proteste contre le stationnement rue Jacquard et demande des plots sur les trottoirs. Les habitants vont aller où ? (suggérons-leur d’aller devant le collège quand les enseignants en auront été chassés).

Au passage on signale que de nombreuses personnes prennent le sens interdit rue Jacquard (29 PV l’an dernier).

Des cages propres

Quelqu’un réclame des jeux pour les enfants. Le maire en annonce sur l’espace vert créé à l’emplacement de l’ex-Unico. Il annonce surtout que des permanences bi-mensuelles vont avoir lieu dans l’ancienne boulangerie achetée et rénovée par la ville à cet effet. « On va vous écouter, on va rénover le quartier, remodeler les entrées d’immeubles et faire en sorte que vous ayez des cages propres ». Des cages ... le mot est peut-être mal choisi ....

Quelqu’un parle de l’image du quartier Ville aux Roses. Le maire convient qu’elle est mauvaise. Mais qui donc, en ville, a fabriqué cette image ? Les gens du quartier, eux, s’y plaisent.

Le maire sort alors son troisième joker : le contournement de la ville par l’ouest. La rocade sera faite en 2006-2007, paraît-il, et cela résoudra, dit-il, tous les problèmes y compris ceux de la vitesse dans la rue Vieille Voie car les personnes qui travaillent en zone industrielle Sud seront incitées à emprunter la rocade.

21 trous

Mais revenons au Collège de la Ville aux Roses. Un riverain ironise sur la grille fermée avec une chaîne, dans la rue Schubert, « pour la sécurité », alors que la clôture est une vraie passoire. « Des passages je les ai comptés. Il n’y en a pas un, pas deux, pas trois, pas dix, il y en a 21 ». Il s’étonne aussi du coût du préau, dont la réception a eu lieu le 2 mars : 190 000 euros. C’est vrai que ça fait cher.

A part ça, le maire propose des animations « immeubles en fête, quartier en fête ». La proposition fait un flop. La réunion s’achève ainsi au quartier, pardon au secteur de la Ville aux Roses. Demain ce sera Béré.


Ecrit le 10 mars 2004 :

Quartier de Béré : Bonjour silence

Mercredi 3 mars 2004, secteur de Béré. Pas beaucoup de monde dans ce quartier qu’on a connu plus « chaud ». Quasiment pas de jeunes. Une vingtaine de questions séparées par de larges places de silence.

Un certain nombre de questions concernent les villages (busage des fossés, raccordement à l’assainissement public). Les habitants souhaiteraient avoir les mêmes avantages que la partie agglomérée de la cité. « Ce n’est pas possible, pour des raisons financières » répond le maire qui signale que cette catégorie de population ne peut pas avoir à la fois les avantages de la ville et de la campagne. Un spécialiste de ces questions était, naguère, conseiller municipal d’opposition. Maintenant qu’il est du côté de la majorité, il ne pose plus de question......

Quoi qu’il en soit, rassurez-vous « la voie verte sera une réponse aux préoccupations des villages ». Ah bon.

De même, pour des raisons financières, un chemin piétonnier entre la rue de Verdun et l’abri-bus devra attendre. Cette histoire de raisons financières est réelle, mais il serait plus exact de parler de choix : rappelons que la municipalité n’a pas hésité à prévoir une subvention de 42 000 euros pour le bowling en 2003.

Pédalos, oh, oh non

« Qu’avez-vous prévu comme aménagement à Choisel, nautique ou hippique » questionne une jeune maman qui se souvient que le maire avait parlé de pédalos aux jeunes du premier Conseil Municipal de jeunes. Eh bien non, il n’y aura pas de pédalos : « Nous avons comme ça pas mal d’idées mais quand on est en face des réalités, on réfléchit. Dans ce cas, il y avait des questions de sécurité » dit le maire. C’est bien ce que, dans ces colonnes, nous avions dit, sans avoir besoin de réfléchir longtemps. La municipalité, en s’affrontant au principe de réalité, aurait-elle entrou’vert la porte de la sagesse ?

En revanche, il va être fait un aménagement hippique autour de l’étang, en raison d’une future épreuve nationale de poneys.

Circulation

La circulation (et la non circulation) sont toujours l’un des soucis des habitants.

– . Il y a des trottoirs à refaire régulièrement : « On ne peut pas tout faire. Nous prévoyons un projet pluri-annuel pour l’entretien et la réfection de la voirie » dit le maire. Bravo ! C’est ce qui se faisait sous la municipalité précédente. La municipalité actuelle avait choisi le « coup par coup » : elle commence à comprendre qu’une programmation serait plus sage !

– . Il y a les rues prises en sens interdit. Décidément c’est une habitude à Châteaubriant. Après la rue Jacquard on parle de la rue de la Vernisserie et de la rue de la Poterie.

– . Il y a trop de circulation : « les gens qui sortent de l’hôpital coupent par la rue de Dinan, de même que les élèves de l’institut de formation en soins infirmiers ».

La vitesse sur le parking de Radevormwald ? « Nous avons envisagé de fermer ce parking d’un côté mais nous ne prendrons pas de décision tant que les travaux dans ce secteur ne seront pas terminés : le projet Trinité, la maison de retraite, la plateforme de services ». Décidément les Castelbriantais ont des problèmes avec le stationnement !

Nomades : On les met où ?

Un gros problème se pose apparemment : celui des Gens du Voyage. Quand la municipalité est arrivée en mars 2001, elle a stigmatisé la municipalité précédente pour avoir mis les gens du voyage à la Courbetière. Trois ans plus tard ils y sont toujours. « Ce n’est pas notre priorité » dit le maire mais la loi impose un emplacement d’accueil dans toutes les communes de plus de 5000 habitants. La commune a bien essayé de se défausser sur la Communauté de Communes mais sans grand succès. Le Plan Local d’urbanisme a dû prévoir un emplacement pour 16 caravanes : sur la zone industrielle Nord. Mais, sans que l’on sache pourquoi, cet emplacement ne sera pas utilisé. « Les gens du voyage seront installés sur un terrain qui se situera à l’est de la future rocade, sous la ‘’surveillance’’ d’un industriel voisin, » qui semble être M. Barbazanges.

En attendant leur déménagement n’est pas prévu et les voisins se plaignent

Quel sera l’avenir du bâtiment de l’actuelle Gendarmerie ?

Réponse : « des logements peut-être ».

L’église de Béré ? « Nous avons découvert qu’elle est en mauvais état ». Il faut croire que les élus ne s’intéressaient pas à grand chose, avant, pour ne pas savoir que cette vieille église est effectivement en mauvais état ! Mais enfin, bon, ils en ont pris conscience et décidé de faire quelque chose, tout de suite ! Une délibération a été prise en ce sens le 28 septembre 2001. C’est alors que la municipalité a découvert que le « Yaqua » ne marche pas souvent, qu’il faut tenir compte des règles qui concernent les monuments historiques, et notamment des accords de financement, etc. Il y a donc un projet pour le secteur de l’église de Béré (il y en avait déjà un avant !), avec nécessité d’installer le garage Havard ailleurs (vieux projet là aussi). « Nous allons présenter un projet pluri-annuel à ce sujet » dit le maire. Tiens, à force de le suggérer, les élus minoritaires ont fini par faire comprendre au maire la nécessité d’une programmation sur plusieurs années....

Cambriolages

Des habitants du Bois Hamon se sont plaints de cambriolages bien organisés : . « Notre sous-sol a été dévalisé, en une soirée, alors que nous étions à l’étage. Il en a été de même chez deux voisins ». Le maire a signalé qu’il y a désormais 19 agents de police à Châteaubriant dont un maître-chien. L’efficacité attendue n’est pas toujours au rendez-vous .


Ecrit le 10 mars 2004 :

Une demi-heure au quartier Marcel Viaud

Dernier quartier de la semaine : Marcel Viaud, jeudi 4 mars. Assistance clairsemée, les questions n’ont duré qu’une demi-heure. Un habitant s’est plaint de n’avoir pas eu de réponse à une lettre de mai 2002, un autre de n’avoir pas été informé sur les plans de réalisation du rond-point prévu à l’emplacement de l’ex-Station Shell.

Un habitant a demandé que la télévision locale CLA9 diffuse dès le dimanche soir les résultats sportifs : il va falloir lui faire visiter les installations et lui faire comprendre qu’une télévision locale n’a pas les moyens d’une télévision nationale.

Le Centre Municipal des Sports va être réhabilité : le gros œuvre d’ici la fin de l’année, l’intérieur ensuite.

Enfin on a appris que, depuis deux mois, 16 PV ont été donnés pour stationnement intempestif sur place réservée aux handicapés (135 €).

Priorité ?

Enfin une ambiguïté a été posée : au carrefour Rue de la Libération / Rue Baptiste Marcet, il y a un STOP à chacune des rues. « Qui donc a la priorité ? ». Réponse : personne. Les feux sont là pour obliger les automobilistes à ralentir.

« Oui mais, en cas d’accident, qui sera en tort ? » . Question en suspens. A ce carrefour c’est « au plus fort, au plus rapide ». Mais ne vous avisez pas de brûler un stop, ça coûte cher en PV et en points de permis.

Garez-vous ........ Où ? Où ?

Le stationnement devient un problème à Châteaubriant.

Il ne faut pas que les employés de la mairie se garent dans le parking « Gutenberg » proche de la mairie. Ils encombrent donc les rues voisines où les riverains protestent.

Il ne faut pas que les habitants des HLM
prétendent se garer devant chez eux (rue Jacquard par exemple).

Dans une rue on a vu une automobiliste vivement prise à partie par une habitante, sous prétexte que celle-ci a trois voitures et qu’il faut lui laisser de la place devant chez elle.

Il ne faut pas que les enseignants du collège Ville aux Roses se garent sur les emplacements prévus devant le collège.... (voir page 2173)

Même chose au collège Robert Schuman. A ce propos, comme il y a eu des dégradations, deux lundis après-midi de rang, au gymnase Claude-Emile Gauthier tout proche, la direction du collège a demandé une surveillance des policiers. Ceux-ci, comme ils avaient le temps, ont inspecté les voitures des ... enseignants : certains se sont pris un PV (pour oubli de ceci ou de cela).

A part ça, il va y avoir plein de parkings en centre ville. Enfin bon, c’est comme ça !


NOTES:

(1) Rigolo : le lendemain de la réunion de secteur, un peu avant 8 heures, alors qu’il pleut, les policiers municipaux sont là surveillant le passage piétons, bien à l’abri dans leur véhicule garé ... sur les emplacements de stationnement !

Avec le mépris qui perce dans la voix, le maire explique que les enseignants voudraient bien garer leur voiture au pied de leur classe.

Comme s’il n’y avait qu’eux ! L’association des commerçants s’est plainte longtemps de ce que ses adhérents rangeaient leur bagnole devant le magasin. Et tout le monde sait bien qu’un certain notaire, en centre ville, se gare face à son étude, dispensé de mettre un ticket de stationnement par une police bienveillante.....