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FMGC : Châteaubriant plutôt que la Chine

Ecrit le 2 juillet 2008

Extension de l’entreprise FMGC : Châteaubriant plutôt que la Chine

Lu dans La Lettre de l’API du 21 juin 2008, sous la signature de Jacques Lebrigand et entendu à la réunion de la Com’Com’   le 27 juin :

À l’heure de valider un projet d’implantation en Chine, le groupe Farinia choisit finalement de conforter le site de sa fonderie FMGC en Loire-Atlantique, spécialiste du contrepoids en fonte. Il y investira 25 M€ entre 2009 et 2012 après les 13 M€ injectés au cours des dernières années

L’idée initiale consistait à créer en Chine une filiale dédiée à la finition des contrepoids bruts achetés sur place. À la clé, un gain estimé entre 15 et 20 % sur le prix des pièces. Cette économie a été jugée modeste au regard des risques encourus : distance, coûts de transport, matières premières plus chères en Asie. Et puis, les délais de livraison, environ 12 semaines, n’auraient pas été dans le tempo : les clients que sont Manitou, Volvo, Nissan et autre Liebherr lui passent rarement des commandes fermes au-delà de deux à trois semaines.

Contrepoids avant usi

Car c’est bien là l’évolution majeure du métier : la FMGC a basculé en quelques années dans un univers proche de l’automobile. Jouant à fond la carte de la personnalisation, les contrepoids ressemblent à des éléments de carrosserie rutilants où la qualité devient un critère discriminant.

En toile de fond, une organisation de plus en plus en flux tendus. Ainsi, chaque jour, trois camions de la FMGC partent approvisionner l’usine d’Ancenis (44). D’autres contrepoids prennent la direction de Hambourg rejoindre sur le port allemand des grues en partance pour l’Australie. Et il ne faudra sans doute pas longtemps pour que le chargement s’effectue en fonction de l’ordre d’assemblage sur la chaîne.

A l’origine, la FMGC, c’est d’abord le culot de son fondateur, Gérard Riflet. Il se lance, il y a 20 ans, sur le créneau de la fonte basique au moment où ses pairs lâchent cette activité. Le dirigeant propose de la valeur ajoutée (usinage et peinture) au nez et à la barbe du concurrent Bouhyer qui mettra plusieurs années pour se réveiller.

Les perspectives en Europe sont porteuses pour les prochaines années : la demande est largement supérieure à l’offre en raison d’usines saturées et d’un marché qui croît encore. Et la délocalisation n’est pas la panacée. La FMGC vient de renoncer à aller en Chine et sa filiale bulgare ne la convainc pas : son dernier exercice est tout juste à l’équilibre après trois années de présence et les salariés ont arraché en début d’année 35 % de hausse de salaire après une grève de cinq semaines. Sans compter une productivité moindre. Du coup, la FMGC envisage le recrutement de 72 personnes supplémentaires, un véritable challenge en raison d’une pénurie de main d’œuvre, du manque d’attractivité de ce secteur et d’absence de formation de l’Éducation nationale dans la région