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10.2009. Conseil Municipal - 7 juillet 2009

Ecrit le 15 juillet 2009

 L’omni-maire

Conseil Municipal à Châteaubriant le 7 juillet 2009, le seul endroit où l’omni-maire de Châteaubriant rencontre quelque opposition. Des consignes ont été passées aux élus-lecteurs des délibérations : « écoutez les remarques de l’opposition (pas moyen de faire autrement !) mais ne répondez pas ! Passez au plus vite à la lecture de la délibération ». C’est bien comme ça que cela se passe : on ne discute pas avec le diable ! Il n’y a guère que 3 élus qui discutent un peu : Georges Garnier, Rudi Boisseau et Jacqueline Bombray.

Pascal Bioret constate que, dans le compte-rendu de la réunion du 9 juin 2009, ne figure pas la répartie de D.Flatet sur la bonne santé des commerces castelbriantais en lien avec le nombre de voitures en ville. Il demande que cela y figure. Pas de réponse. Alors figurera ou pas ?

En ce qui concerne un déplacement à l’étranger, prévu pour une classe de CM2, Danièle Catala propose son aide pour obtenir 12 000 € dans le cadre des projets Comenius. Il lui est répondu que cette subvention n’est pas nécessaire.

Pour la restauration scolaire, l’opposition note que le coût d’achat d’un repas est de 2.14 €, qu’il est facturé 2.65 € aux familles de Châteaubriant et 3.80 € aux autres. Elle demande que le prix demandé aux familles tienne compte d’un quotient familial. Pas de réponse.

Un nouveau contrat sera passé avec Breizh Restauration pour la cantine scolaire, avec l’introduction, une fois par semaine, d’un repas issu de l’agriculture biologique. L’opposition demande que soient étudiés d’autres systèmes : cuisine centrale ou liaison chaude. Pas de réponse.

Pour l’accueil périscolaire, l’opposition demande, depuis un certain temps, d’avoir une idée de la fréquentation de ce service. Mais la municipalité se donne trois mois pour répondre.

En ce qui concerne les crédits scolaires accordés aux écoles de la ville, l’opposition vote contre « parce qu’aucune différence n’est faite entre les écoles publiques et les écoles privées ». Les écoles privées de la ville sont sous contrat d’association. La ville leur verse donc une participation par élève de Châteaubriant :

2006-07	390 €/élève de Châteaub.
2007-08	400 €
2008-09	410 €
2009-10	425 €
2010-11	440 €
2011-12	455 € 

A ce rythme-là, dans moins de 7 ans, la ville versera la même somme aux deux types d’écoles. Mais rappelons que, de par la loi, les écoles publiques sont gratuites et ouvertes à tous, ce qui n’est pas le cas du privé. « Les parents du privé ont aussi besoin qu’on les aide » dit Georges Garnier. Ce à quoi Danièle Catala répond : « Ces parents sont libres d’aller dans le public. Ils ont choisi eux-mêmes d’aller dans un système payant ».

 Rue barrée

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Route ba
à Châteaubriant

La voirie et les équipements communs des lotissements situés du côté de la rue Joseph Viol, seront classés dans le domaine public. L’opposition demande pourquoi la rue nouvelle, prolongeant la rue Cervantès, est barrée aux deux bouts. Réponse : « pour des problèmes de sécurité ». La réalité est tout autre : c’est qu’il y a des riverains qui ne veulent pas qu’on passe devant chez eux ! En particulier, ils refusent le passage des voitures des quelques familles turques du coin ! Alors tout le monde est obligé de faire un très grand tour pour sortir de la rue. Et tant pis si cela augmente la circulation devant les maisons de la rue Defoë et dans la rue Andersen. (relire La Mée du 17 juin 2009)

Les riverains protestent contre cet article lire plus loin

 Château et tiroir-caisse

La ville aménagera les abords du château notamment en détruisant toutes les maisons de la Rue du Château, pour mettre en valeur les remparts de la citadelle de Brient. Danièle Catala s’étonne qu’il ne soit fait aucun lien avec le Conseil Général, propriétaire du Château. « Si si, on le contactera, pour qu’il verse des subventions ! » répond Catherine Ciron, innocemment. « Vous le considérez seulement comme un tiroir-caisse ? » interroge D.Catala.

A propos d’aménagement, la Place de la Motte ne sera faite qu’en 2011 ou 2012 ! Quant à la réalisation d’une plateforme de retournement, rue Hoche, elle est tombée dans les oubliettes ? Il est vrai qu’elle ne rendrait service qu’à des habitants des HLM !

La ville achète la maison du garde barrière de la SNCF, au passage à niveau de la Place des Terrasses. Et elle vend le bâtiment du Nid Coquet pour 100 000 €. Pascal Bioret trouve le prix excessif pour un bâtiment est très mauvais état (instabilité de la charpente, affaissement du faitage) et fortement amianté. Mais il paraît que l’investisseur « Easy foot », investira 300 000 € pour faire du foot en salle, et pourra créer 2 emplois.

Lotissement de Deil 4e tranche : il reste 4 lots disponibles sur 25, des acquéreurs potentiels s’étant désistés pour raisons financières. Mais il est noté « une recrudescence des demandes à titre d’investisseur : acquisition et revente, ou mise en location dès la construction achevée ». La Sela, qui gère le dossier, demande d’étudier la mise en place de dispositifs anti-spéculatifs pour une prochaine opération.

 Deux petits anges

La tranche n°1 de restauration de l’église St Nicolas est terminée. La tranche n°2 est commencée depuis septembre 2008 : tour du clocher sous chambre des cloches et pseudo chapelle. Mais deux angelots, au niveau du porche, ont mauvaise mine. L’un a un gros trou à la place des yeux, l’autre a vraiment la gueule de travers. Il va donc falloir les reconstruire. Coût de la tranche n°2 : 179 415 €. Là, au moins, on voit les travaux faits par la commune. Pour le reste, à part le poste de police et la salle de tennis, il ne se fait pas grand chose. La ville est à court de finances ??

 Rapport d’activités

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Dessin de Eliby 06 23 789

A ce Conseil Municipal a été présenté le rapport d’activité de la Com’Com’   du Castelbriantais avec le traditionnel montage audiovisuel où les images défilent sans qu’on puisse retenir quoi que ce soit. Sans s’intéresser au fond, l’opposition de gauche a évoqué les « Comités Consultatifs » : « Nous n’étions que 9 dont 6 de Châteaubriant » dit Pascal Bioret. « C’est pas étonnant : tout est pré-mâché, il n’y a rien à discuter. Votre concertation c’est du pipeau, les élus des petites communes l’ont bien compris » dit Daniel Catala.

Pascal Bioret demande pourquoi le responsable de l’école de musique a été mis au placard. (Il aurait pu poser la même question à propos de la directrice de la Médiathèque  ). Pas de réponse.

Françoise Gentil reproche : « Vous vous attribuez le mérite de toutes les actions, en gommant tous vos partenaires ». Non, non, on parle d’eux quand il y a des subventions.

Danièle Catala conteste : « Les nouveaux contrats de territoire, on n‘est pas associé à leur élaboration. Nous avons l’impression que tout est décidé par quelques personnes en catimini ». Même remarque de Bernard Gaudin au sujet du programme Leader : « Vous avez de gros efforts à faire pour faire participer élus et citoyens »

Enfin Bernard Gaudin s’attache à la forme : « Vous utilisez largement les superlatifs. A vous entendre, vous êtes toujours dans les 3 premiers sur le podium » « Et c’est vrai qu’en l’occurrence vous êtes deuxième des Pays de Loire dans la progression du chômage. Mais ça, vous ne le dîtes pas ! »

 Questions sur la chaudière bois

Une chaudière bois est prévue à la Ville aux Roses

Selon Danièle Catala : « Une délibération du conseil municipal du 29 mai 2008 - modifiée le 17 décembre 2008 – a validé le principe de la construction d’une chaudière à bois et la création d’un réseau de chaleur dans le quartier de la Ville-aux-Roses. Dans le même temps, il a été décidé de lancer la procédure afin de choisir un délégataire pour la construction et l’exploitation.

Lors du vote des différentes délibérations concernant ce dossier, nous avons à plusieurs reprises émis des réserves sur les coûts, l’efficacité du projet en terme de développement durable, la capacité des partenaires à engager des financements au même rythme que la collectivité. Vous avez fermement levé ces réserves en vous référant aux conclusions de la société EXOCETH qui a mené l’étude de faisabilité du projet.

Cependant, nous avons connaissance des inquiétudes du partenaire Habitat 44 qui a commandé sa propre étude auprès de la société ISOCRATE. Dans un courrier qui vous a été adressé le 23 juin 2009, le directeur d’HABITAT 44 vous fait part de ses interrogations quant aux conclusions très divergentes des cabinets EXOCETH et ISOCRATE ».

 Chaudière bois : Prix ? Risques sanitaires ?

– « D’une part, le chiffrage varie mais surtout, certains choix techniques proposés par la société EXOCETH font apparaître, selon le cabinet ISOCRATE, des risques sanitaires majeurs (ndlr : risques de légionellose). Ceci interroge sur la qualité et la fiabilité de l’étude menée par la société EXOCETH.

– D’autre part, l’OPAC 44 a relevé des écarts quant à la faisabilité entre le cabinet EXOCETH et la société GIRUS lors de l’élaboration du cahier des charges pour la délégation de service public.

Malgré son adhésion au projet, la direction de HABITAT 44 souhaite voir lever toutes ces interrogations avant d’engager la négociation avec les candidats à la délégation de service public.

Or, l’appel d’offres ayant déjà été lancé, nous avons procédé à une ouverture de plis le vendredi 29 juin 2009 et une seconde réunion de la commission d’appel d’offre se tiendra le 10 juillet prochain afin de choisir le concessionnaire.

Nos questions sont simples :
– Comment les interrogations sur la faisabilité technique (en particulier sanitaire) et financière posées par HABITAT 44 sont-elles désormais levées ?
– Si les divergences de conclusions entre les cabinets d’étude sont maintenues, allez-vous poursuivre la procédure de choix du délégataire, qui engage lourdement les finances publiques (2,6 millions d’€ hors subventions) alors que les risques pour la collectivité sont évidents ? ».

A cela le maire a répondu que toutes les inquiétudes étaient levées et qu’il n’y avait pas de crainte à avoir : cela ne coûterait rien aux Castelbriantais.

L’opposition s’étonne en rappelant que, dès le 29 mai 2008, la municipalité chiffrait le coût à 2 600 000 € HT   hors subventions Et ça ne coûterait rien aux Castelbriantais ?? Sans blague !

 Lait : vœu et contre-vœu

La minorité a présenté un projet de vœu de soutien aux producteurs de lait, reprenant exactement les mêmes termes que celui voté à l’unanimité par le Conseil Général. Mais le maire de Châteaubriant ne voulait pas s’abaisser à accepter, pour une fois, une proposition de sa minorité. Il a donc fait voter, par sa majorité, un contre-vœu de soutien à l’action de Michel Hunault (frère du maire !) et du gouvernement.


Ecrit le 5 août 2009

 Les plaignants ne sont point contents !

La Mée a raconté comment le prolongement de la rue Miguel Cervantès, qui devait déboucher à proximité du Rond-Point de l’Europe, se trouve barré aux deux extrémités : des habitants d’un bout de la rue ont prétendu qu’il y avait un défaut de sécurité pour la douzaine de jeunes enfants qui y résident, étant donné que, pour eux, la rue est destinée aux jeux des gamins. De ce fait, les autres habitants de la rue, non-consultés, sont tenus de faire un grand tour pour sortir de la voie et, de plus, une portion du Chemin de Deil sera mise en sens unique.

Cet article de La Mée a provoqué la colère des plaignants d’autant plus qu’une accusation de racisme a été portée à leur égard. « Non, non, nous ne sommes absolument pas racistes » tiennent-ils à dire avec force. Dont acte.

A part ça, il y a un étroit chemin piétonnier, souvent emprunté par les vélos des enfants. Une sécurité élémentaire imposerait d’y mettre une double barrière-chicane au débouché sur la rue Cervantès. Un jour, peut-être ?

 

BP