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La crise du lait - été 2009

Ecrit le 15 juillet 2009

 Lait : vœu et contre-vœu

Au Conseil Municipal de Châteaubriant, le 6 juillet 2009, la minorité a présenté un projet de vœu de soutien aux producteurs de lait, reprenant exactement les mêmes termes que celui voté à l’unanimité par le Conseil Général. Mais le maire de Châteaubriant ne voulait pas s’abaisser à accepter, pour une fois, une proposition de sa minorité. Il a donc fait voter, par sa majorité, un contre-vœu de soutien à l’action de Michel Hunault (frère du maire !) et du gouvernement.


Ecrit le 15 juillet 2009

 La marche du lait

Bio

Trois caravanes relais, conduites par des des producteurs laitiers sont parties le 6 juillet 2009, de la Loire, de l’Orne et des Cotes d’Armor pour converger vers Strasbourg le 14 juillet. Au deuxième jour de marche, la mobilisation s’amplifie (plus de 100 paysans dans la Loire par exemple).

A chaque étape de nombreux paysans se rassemblent pour dénoncer le manque de considérations des politiques français et européens pour la production laitière. Ils convient les populations rencontrées à des pique-niques et à des débats, et leurs expliquent les conséquences dramatiques pour leur revenu de la baisse du prix du lait.

La mobilisation en faveur du maintien des outils de régulation en production laitière, seule solution au rétablissement du prix du lait, va continuer de se renforcer.

Crise du

Dans un communiqué fait à Nantes le 10 juillet, les retraités agricoles expriment leur solidarité avec les producteurs laitiers en lutte pour revendiquer :

– Le maintien d’un système de maîtrise de la production.

– Le rétablissement d’une politique volontaire pour adapter l’offre à la demande.

– La prise en compte des coûts de production dans la détermination du prix payé au producteurs.

Les anciens exploitants soulignent l’importance de conserver un maximum de paysans dans les campagnes afin de conserver un tissu rural vivant, de maintenir l’emploi en milieu rural mais aussi de répondre aux attentes de la société en terme de qualité des produits, de préservation des paysages et de l’environnement.

C’est pourquoi ils expriment leur solidarité avec le mouvement engagé par les producteurs laitiers et, notamment, avec les revendications portées lors du rassemblement qui aura lieu le 14 juillet à Strasbourg. La commission retraités espère vivement que les responsables politiques européens sauront s’inspirer du bon sens paysan pour la gestion de cette crise.


Ecrit le 2 septembre 2009

 La tour de lait ... prise d’assaut

Crise du

26 août 2009 : le prix du lait (du moins celui qui est payé aux éleveurs) menace encore de baisser, les stocks de produits laitiers ne cessent d’augmenter. La Confédération paysanne lance une nouvelle série d’actions afin d’exiger le maintien d’un système de régulation de la production, seul moyen de limiter les stocks et de garantir aux éleveurs laitiers un revenu.

C’est pourquoi elle a donné rendez-vous à Ancenis, devant la laiterie du Val d’Ancenis, filière de TERRENA. Et la tour de séchage fut prise d’assaut ! Cette laiterie Laïta constitue l’une des principales unités de la région pour la fabrication de poudre de lait.

En outre, la Confédération Paysanne dénonce l’attitude des coopératives laitières qui proposent la contractualisation comme moyen de réguler la production alors qu’il ne s’agit, en l’espèce, que de livrer les producteurs au bon vouloir des entreprises laitières, en retirant aux éleveurs toute initiative   au sein de leurs exploitations. La contractualisation, sans maîtrise, telle qu’elle est proposée par la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) est inacceptable en l’état.

C’est pourquoi la Confédération paysanne interpelle TERRENA (dont le représentant est l’un des principaux responsables au sein de la FNCL )avec deux mots d’ordre :

­Rétablir l’équilibre des marchés entre offre et demande des produits laitiers, cela passe par la réhabilitation des quotas laitiers. Les quotas supplémentaires alloués au cours des dernières campagnes ont largement détruit cet équilibre et par-là même, créé une surproduction qui entraîne la chute du prix du lait payé aux producteurs.

­ S’opposer à la forme de contractualisation préconisée par la Fédération nationale des Coopératives Laitières (FNCL). Il s’agit en effet d’un véritable « copié – collé » des contrats d’intégration tels qu’ils existent dans d’autres productions (porcs, volailles…) et dont on mesure aujourd’hui les conséquences désastreuses pour les éleveurs. L’éleveur n’étant plus qu’un simple pion qui, s’il assume seul les risques financiers et juridiques de l’exploitation, est totalement livré au bon vouloir de la coopérative quant il s’agit de la maîtrise de son élevage (technique, alimentation, débouchés…)

Une rencontre a eu lieu avec les représentants de la Coopérative pour débattre de ces deux points, les manifestants n’excluent pas de faire durer l’action tant que les justes intérêts des producteurs laitiers n’auront pas été pris en compte.


Ecrit le 2 septembre 2009

 Une grève du lait

Une grève du lait à l’échelle européenne pourrait être lancée par l’Association nationale des producteurs de lait indépendants (Apli), aux alentours du 7 septembre, date de la prochaine réunion des ministres de l’Agriculture de l’Union Européenne. L’annonce en a été faite le 25 août à Segré, lors d’une réunion de producteurs rassemblant 900 personnes dont plusieurs responsables d’associations de producteurs laitiers belges et allemands.

Cette proposition, marque d’un profond désarroi, ne fait pas l’unanimité : la Confédération Paysanne et la FNSEA craignent que cela entraîne de trop gros risques financiers pour les éleveurs puisque « compte-tenu des stocks des industriels, il faudrait une grève d’un mois pour vraiment les gêner »


Ecrit le 16 septembre 2009

 Suicide au lait de vache

« Mourir tout de suite ou dans 6 mois-un an, quelle différence ? » explique Michel Manceau, directeur-animateur de la Coordination Rurale, rencontré sur la Foire de Béré. L’EMB (Européan Milk Board) a lancé la grève du lait au niveau européen. Deux de ses organisations l’APLI (association des producteurs de lait indépendants) et la Cordination rurale sont dans l’action. Des responsables de la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique, comme Dominique Lebreton et Jean-François Guitton, ont ouvert les vannes de leur tank à lait. Du lait sera distribué gratuitement aux familles sur les marchés et dans les quartiers populaires. Des actions plus spectaculaires ne sont pas exclues.

La grève est suivie à 30-40 % dans l’Ouest, à 50 % au Pays Basque. Elle démarre en Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie, Autriche, Allemagne … Et déjà des laiteries font pression et menaces sur les producteurs ...

« Actuellement les producteurs vendent le lait à perte. Cette grève est un cri de détresse. Les producteurs de viande bovine et de porcs seront dans la même situation bientôt » dit Béatrice Gaudin, de Fercé, en apportant son soutien total à la grève du lait.

Dans un communiqué la Confédération Paysanne rappelle ses revendications :

– remise en cause de la décision de supprimer les quotas en 2015
– gel des augmentations de quotas prévues dans le bilan de santé de la PAC ;
– baisse de 5% du quota européen, qui n’affecte pas les plus petits producteurs ;
– prélèvement de pénalités pour dépassement dans tous les Etats membres ;
– immédiatement il faut définir une mesure de retrait des stocks de produits industriels. Nous proposons pour cela l’introduction de ces excédents dans l’alimentation animale.

Le terme du mouvement dépend des pouvoirs publics, élus locaux, nationaux et européens : il est de leur ressort de décider la mise en œuvre de la politique laitière.

Voir photos ici : http://chateaubriant-et-mee-daily-photo.blogspot.com/2009/09/vache-de-sucre-et-greve-du-lait.html

Biolait : collecte du lait