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La Foire de Béré - 2003

Ecrit le 3 juin 2003

L’assemblée générale de l’association « Foire de Béré » s’est tenue le 23 mai 2003, enregistrant un déficit de 23 498 € pour l’exercice 2002. « Mais ce n’est pas une cause d’inquiétude, parce que ce déficit ne représente que 4 % des réserves et parce qu’il y a eu 66 942 € d’investissements faits en 2002 » a dit l’expert-comptable.

La foire 2002 a été jugée excellente ou bonne par 61 % des exposants. Le nombre d’entrées payantes, depuis quelques années, tourne autour de 40 000 et il semble difficile de dépasser ce chiffre (qui représente plus de trois fois la population de la ville !). L’espace élevage est de plus en plus visité. La fête foraine satisfait les propriétaires de manèges en attirant 80 000 à 100 000 personnes

Le budget pour 2003 est particulièrement serré, en essayant de diminuer un certain nombre de charges. Le prix d’entrée de la foire sera de 4,70 € (au lieu de 4,50 €). « le prix est-il un frein pour la venue à la foire ? » se sont interrogés les membres de l’association qui ont conclu que non : « le vendredi n’a pas connu davantage d’entrées depuis qu’il est à demi-tarif ».

Des réductions de dépenses sont envisagées : moins de bêtes à l’espace élevage (donc moins de chapiteaux à louer), inauguration à 14h30 au lieu de 11 h ( donc pas de repas officiel à payer), réduction des cadeaux divers (et notamment des médailles de la foire).

En revanche, un budget devra être consacré à l’enlèvement des ordures ménagères qui, jusqu’à maintenant, était assuré quasi gratuitement par le Syndicat Mixte.

Energie renouvelable

Par son exporama « Dites-le avec des fleurs », la Foire de Béré 2002 a manifesté l’identité du Pays de Châteaubriant   » a dit le Président Célestin Deroche qui a annoncé le thème de l’année 2003 : les énergies renouvelables, le développement durable. Patrick Baronnet (qui dispose d’une maison autonome   en électricité et qui organisera, en juillet, un nouvel « eco-festival ») a été sollicité pour apporter ses idées. Le fil conducteur sera : ce qui entre et ce qui sort d’une maison. Divers chapiteaux seront donc consacrés à l’habitat, à l’éclairage, au chauffage, à l’usage des eaux, au traitement-recyclage des déchets, mais aussi à la nourriture et à une « conduite biologique » permettant l’équilibre de la terre « que nous devons léguer à nos enfants » .

Les enfants et élèves des écoles ont déjà été sollicités pour montrer ce qu’ils font, normalement, dans le cadre de l’éducation à l’environnement qui fait partie des programmes scolaires.


Racontez-moi ...
– la Foire de Béré 2003 en 50 échos

(écrit le 17 septembre 2003)

 2003 : 53 jeunes ont osé le Bâtiment

La Foire de Béré 2003 a été ce qu’elle est habituellement : fête, commerce, lieu de rencontres  . Avec une foule considérable le dimanche, pour voir, rêver de s’acheter plein de choses, boire un coup avec les copains et redémarrer une année de travail. Les politiques se sont montrés bien sûr, ont fait des promesses et le tour est joué.

Tardive : l’inauguration en après-midi a surpris, gêné. Le but était double : faire faire des économies au Comité de la Foire (qui n’avait pas à financer le repas de midi des personnalités) et inciter les personnalités à rester plus longtemps sur la foire. En réalité, les restaurants associatifs se plaignent de n‘avoir pas fait, le vendredi midi, le nombre de repas habituels (ils se sont largement rattrapés les jours suivants !). Et, de plus, les personnalités se sont montrées pressées de repartir. Par exemple le Président du Conseil Général, André Trillard, n’a guère été présent que le temps de couper le ruban et de figurer sur une photo

Loupé : est-ce cette précipitation des élus, ou un cortège mal guidé ? L’importante délégation officielle s’est attardée à l’exporama et dans la Halle de Béré   mais est passée sans s’arrêter près du stand du Tourisme   qui a été surpris d’être ainsi « évité ». D’ailleurs, c’est pas de chance, l’emplacement de ce stand s’est révélé mauvais au départ malgré la présence active de deux sculpteurs sur schiste. Mais les animateurs du stand ont déplacé une banderole, ajouté des affiches d‘appel et les choses se sont arrangées.

Souvenir : le Président Deroche a salué le souvenir de deux amis de la foire, disparus dans l’année, Philippe Truchon et Charles-Henri de Cossé Brissac et signalé la présence de M. Minahole, nouveau responsable des gendarmes dont c’était, a-t-il dit, « la première foire au feu ».

L’ancien : quand on a vraiment découvert le charme de la foire de Béré, on y revient. C’est ce qu’a fait l’ancien Sous-Préfet, Hugues de Charrette, actuellement en retraite, qui est venu le vendredi et le lundi de la Foire pour y retrouver tous les amis qu’il a laissés au Pays de Châteaubriant  . Mais les retrouvailles se fêtent autour d’un verre, et pas de jus d’orange. « Je me suis fait accompagner » a dit l’ancien Sous-Préfet. C’était plus prudent en effet. L’humour de ses discours a manqué.

Sans voix : l’actuel Sous-Préfet, M. Jean-Bernard Bobin, n’a pas eu à parler lors de l’inauguration puisque le Préfet, son supérieur hiérarchique, était là. Heureusement pour lui : il était quasiment aphone.

Convention : les discours de Foire de Béré ont tous un aspect conventionnel. On salue les personnalités présentes (des fois on en oublie !), on se glorifie de l’ancienneté de la Foire, de sa gestion par des bénévoles, de son aspect « vitrine économique du pays ». Salutations, congratulations, félicitations .... c’est peut-être ces répétitions qui ont donné aux discours de cette année une certaine absence de relief. Pas de pointe d’humour, pas de petite phrase polémique ou assassine. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ronronnements de satisfaction.

Coups en vache : cela n’empêche pas, par derrière, les petites mesquineries. Par exemple les élus minoritaires de Châteaubriant n’ont été prévenus qu’au tout dernier moment d’un repas avec la délégation allemande le jeudi 11 septembre. Par exemple aussi, malgré leur présence parmi les personnalités, ils n’ont pas eu l’honneur d’un salut ou même d’un regard du maire. Celui-ci, pourtant, a parlé, un jour de « démocratie apaisée ». On pourrait plutôt décerner un « zéro pointé ».

Sans doute le maire de Châteaubriant n’a-t-il pas apprécié l’attitude de Charles Gautier (Sénateur PS) qui l’a collé comme une sangsue pendant l’inauguration. Mais ici, qui connaît Charles Gautier ?

Lénifiant : Daniel Augereau, représentant de la Région, a rappelé que celle-ci contribue au financement du bowling et que le dossier « train »entre Nantes et Châteaubriant « avance bien malgré sa complexité ». Il n’a pas pris d’engagement sur la date de mise en service.

Rocade Ouest : au nom du Conseil Général, Edouard Landrain n’a pas parlé de la fameuse Rocade Ouest promise par le maire de Châteaubriant . Et il est resté très vague : « Le Conseil Général intègre la question de l’environnement dans nombre de ses politiques, par une multitude d’actions d’entretien et de valorisation ».

Millions : en matière économique, le maire a annoncé une bonne nouvelle. Le gouvernement a promis 2,5 millions d’euros pour la clinique Ste Marie (construction d’un bâtiment privé sur un terrain public) et 6 millions d’euros pour l’hôpital public (qui rachète les bâtiments de la clinique privée). Ainsi les fonds publics participent largement au financement du privé.

Nationale 171 : le monstre du Loch Ness reparaît puisque le Préfet, M. Boucault, a annoncé la réalisation d’un créneau de dépassement du côté de Louisfert (1,2 km pour 2,8 millions d’euros, peut-être en 2005), la rocade Sud de Châteaubriant (pour 4,6 millions d’euros, démarrage des travaux en 2004 ? ), et la déviation de Treffieux pour 2005. Mais comme rien n’est encore prévu entre Nozay et Savenay, c’est pas demain que sera vraiment aménagée la Nationale 171

 Economie, emploi

ADIC : le seul à avoir tenu un discours tonique, c’est Jean Paul Pierrès, Président de l’ADIC (association des Industriels, 65 entreprises, 4000 salariés) et à ce titre « agitateur d’idées constructives ». Il a demandé que le Pays de Châteaubriant   existe et se développe pour pouvoir tenir tête « aux appétits féroces des métropoles ». Il a insisté sur l’importance de communications rapides (Nationale 171 !, Réseau haut débit), sur la cohésion du Territoire et sur la Charte de Développement qui a été élaborée dans le cadre du Conseil de Développement. Cette insistance dérange ....

Inquiétude : Jean Paul Pierrès est le seul aussi qui se soit inquiété de la situation de Focast auprès du secrétaire du comité d’entreprise. Le maire de Châteaubriant, prévenu lui aussi de la situation, est resté indifférent.

Travaux : « Châteaubriant ville d’avenir » disait la banderole du stand de la ville récapitulant les travaux en cours ou en prévision : le cinéma (projet privé), le bowling, le minigolf, le terrain de foot qui va bientôt être mis en service, la place Ernest Bréant, la gendarmerie et le « projet Trinité ». Tiens ! Il reparaît celui-là ? Il n’a pas l’air très avancé. En matière d’emploi, rien de rien.

Travaux de la Communauté de Communes : en deux stands disséminés dans la Foire il a été question de la future médiathèque   et de la future Maison de l’Enfant. Mais de projets industriels, point du tout.

Il n ‘y a pas que Focast qui donne des inquiétudes : une entreprise de Rougé, installée il y a peu d’années, en est rendue à ne plus payer ses fournisseurs....et à retarder le salaire des employés.

Initiative   : si la municipalité de Châteaubriant parle peu d’économie (à part la taxe professionnelle unique) et en fait moins encore, il existe heureusement des organismes actifs à ce sujet. « Pays de Châteaubriant   Initiative   » aide efficacement les créateurs d’entreprise. Un certain nombre d’entre eux étaient d’ailleurs présents à la Foire pour en témoigner comme le menuisier Guy Timonier , le couvreur Stéphane Lorant, l’électricien Daniel Guerlais, la Paysagiste Céline Boulmer, le boulanger-pâtissier Sylvain Aubinais, ainsi que Patricia Labrousse (dépôt-vente-brocante) et Jean-Pierre Fourny (produits autruche-émeu). Sous la présidence de Bernard Baudot (qui a cédé la responsabilité à Jean Paul Yvrenogeau), 292 emplois ont été créés en 7 ans. Est-ce pour cela que les élus castelbriantais ne daignent pas faire acte de présence aux réunions ?.

 Trophées de l’ADIC

Trophées : les Trophées de l’ADIC sont toujours l’occasion de mettre en valeur les entreprises de la région qui se sont distinguées par leur capacité à relever les défis économiques, à innover et à développer une stratégie du service. Pour cette 10e édition, coïncidence ou volonté du comité de sélection, les trois entreprises promues exercent leur activité dans le secteur de l’agro-alimentaire, une des filières majeures de notre région.

VIOL Frères : l’entreprise Viol Frères, dirigée par une femme, fêtera bientôt ses 40 ans d’activité à Châteaubriant. Pour elle, la reprise de ce qui restait des abattoirs Bridel après le dramatique incendie de septembre 1999 et après la crise de la vache folle, a été un véritable défi. Dans la période 2000/2003 l’entreprise a créé 90 emplois nouveaux (pour monter à 200 salariés dont une vingtaine en contrats de qualification) et a atteint les 18 000 tonnes de viandes de bœuf abattues et transformées (1200 bêtes par semaine). En tout 60 millions de francs d’investissement dont 40 en deux ans (2001/2002). Il n’y a que d’un point de vue social que l’entreprise a encore des efforts à faire.

Mac et Espace Emeraude : l’entreprise MAC (matériel agricole castelbriantais), a été créée il y a 50 ans pour commercialiser les produits Huard sur le marché local. Elle s’est fait reconnaître en outre par la qualité de la réparation agricole, la mécanique et l’usinage. Le directeur actuel est Richard TACHET qui a créé le concept « Espace Emeraude » (92 magasins en France). Avec une centaine de salariés (dont, récemment, quelques femmes) l’entreprise s’est adaptée aux besoins des agriculteurs (matériel pour le travail du sol, vêtements de travail, matériaux de construction, bricolage) tout en gardant son activité de base : tournage, forgeage, vente voire fabrication de pièces de rechange, réparations.

Avec le MAC (matériel agricole castelbriantais) et Espace Emeraude (commerce), l’entreprise vient de créer une troisième unité : MGC (mécanique générale castelbriantaise). La direction de ces trois unités n’empêche pas Richard Tachet de s’engager dans la vie de la Chambre de Commerce et d’Industrie, et même dans le mouvement interconsulaire de Loire-Atlantique. Et cela avec une modestie que d’autres pourraient lui envier.

Kervern (Nozay) : la troisième entreprise distinguée est KERVERN (Nozay). Le dirigeant est un artisan charcutier engagé dans la filière porc, qui a souhaité passer au stade industriel tout en perpétuant des techniques de fabrication à l’ancienne, et en respectant un cahier des charges « produits biologiques » à partir de recettes réalisées avec des produits frais. Avec sa quinzaine de salariés, sa reconnaissance « Bio Label », l’entreprise doit se doter prochainement d’un nouvel outil industriel qui lui permettra de franchir un nouveau palier.

Femmes : peu de femmes sont encore présentes dans le monde professionnel (industriel et artisanal). « Le patron » de l’entreprise Viol est cependant une femme (Véronique Viol) et c’est une femme (Marie-Claire Millet), vice-présidente de la Chambre des Métiers et elle-même chef d’entreprise (charpente-menuiserie), qui a clôturé la remise des Trophées de l’apprentissage du Bâtiment. Ce secteur reste encore très misogyne d’où l’intérêt de la plaquette « Bâtisseuses d’Avenir » qui présente des métiers au féminin : menuisière, carreleuse, plâtrière, maçonne, plombière, couvreuse, charpentière, électricienne, tailleuse de pierre, conductrice de travaux en maçonnerie, etc.

Jeunes : aux deuxièmes Trophées de l’apprentissage du bâtiment, (dont l’idée a été lancée l’an dernier par Célestin Deroche, Président de la Foire, lui-même peintre en bâtiment à l’origine), la salle officielle était comble. 53 apprentis ont été distingués (35 l’an dernier) et 45 chefs d’entreprises artisanales. Cela faisait plaisir de voir toute cette jeunesse rassemblée sur l’estrade, décidée à faire reconnaître et valoriser le travail manuel. (Hélas, pas encore de femmes !).

Chiens : Jean Noël Cornuaille est venu présenter aux jeunes la moto de compétition qui a fait « le Dakar 2003 » et fera « Le Dakar 2004 » (départ de Clermont-Ferrand le 1er janvier 2004, sous le numéro 44). http://www.dakar.com

Cet amateur (au bon sens du terme) a répondu aux questions des jeunes sur son propre entraînement physique, sur la préparation de la moto, et sur son financement. Ce fut l’occasion d’entendre parler, avec passion, des chiens spécialement formés pour aider les personnes handicapées en fauteuil roulant (ils sont appelés à mémoriser 53 ordres : ramasser un papier par terre, aller chercher des médicaments, ouvrir une porte, etc. Ils assurent surtout un lien naturel entre les humains sur leurs deux jambes et les humains sur deux roues). Il s’agit de l’association ANECAH (association nationale d’éducation de chiens d’assistance pour handicapés). A propos, n’est-il pas plus intéressant de parler de ces chiens d’assistance que de voir des dogues de surveillance (inutile) à la porte des grands magasins castelbriantais ? Les premiers sont des vrais amis de l’homme. Les seconds sont des agresseurs rien que par leur présence.

Chiffres en vrac : 4400 biftecks découpés au restaurant de l‘Amicale Laïque, 393 élèves au stand du bâtiment, 5 moutons noirs d’Ouessant, 3 chèvres anglaises élevées pour leur laine, 7 races de vaches (Rouge des Prés, Normande, Parthenaise, Montbéliarde, Blonde d’Aquitaine, Limousine, Charolaise), 11232 kg de lait donnés par la vache Horticane (race Montbéliarde). Un inventaire à la Prévert pour la Foire de Béré 2003.

Découpe virtuelle : la vache Maestria (Blonde d’Aquitaine) a été découpée, virtuellement, avec un crayon feutre, pour faire découvrir aux passants le jumeau à bifteck, la côte de bœuf et le rumsteck.

Les viandes de nos fermiers : première participation à la foire de l’entreprise « Les viandes de nos fermiers » qui va tout à fait dans le sens de la commercialisation de produits de qualité. Eric BLOYET, boucher qualifié, a créé cette activité de service qui s’adresse aux agriculteurs qui veulent faire de la vente à la ferme. L’agriculteur choisit lui-même ses bêtes (il sait reconnaître les meilleures !). L’atelier d’Eric Bloyet s’occupe du transport des bêtes vivantes, de l’abattage à Challans (après contrôle vétérinaire et test ESB). Il respecte le temps de maturation de la viande (nécessaire pour qu’elle soit tendre) et assure la traçabilité complète. Puis une équipe de bouchers professionnels, spécialement formés, pratiquent une « découpe respectueuse » avant de faire un emballage sous vide (c’est mieux que la congélation : cela garde à la viande toutes ses qualités). L’agriculteur est livré ensuite de sa commande, avec étiquetage personnalisé, information consommateurs, livraison en camions frigorifiques. L’atelier est contrôlé régulièrement et de manière impromptue par le laboratoire sanitaire d’hygiène alimentaire de Nantes. La qualité est totalement assurée. 02 40 82 47 86

Pas chez nous : Un atelier de découpe de viande pour des tiers et notamment pour des éleveurs, devait ouvrir à Châteaubriant sur un terrain de 1500 m2 en zone industrielle Nord (voir conseil municipal du 26 mars 2002). On n’en a plus entendu parler jusqu’à la foire de septembre 2003 : la personne qui voulait réaliser cette implantation a eu des bâtons dans les roues. L’atelier ne se fera sans doute pas.

Questions : au stand des métiers du bâtiment, un questionnaire était destiné à aider les jeunes à poser des questions (réponses à choix multiples) : qu’est-ce qu’un chéneau ? Qu’est-ce qu’un chanfrein ? Quelle est la couleur du fil de terre ? Quelle est la pression dans l’installation d’eau d’une maison ? Avec quoi fait-on un rechampissage ? Chaque métier a ses mots techniques et ses normes.

« Ils » : message entendu au micro de la foire : « Soyez prudents car « ils » sont là. « ils » surveillent même avec des jumelles. Bonne route ». La peur du gendarme est le commencement de la sagesse. « La maison bleue » s’est montrée très présente tout autour de la foire et quelques automobilistes ont été contrôlés trois fois.

Profitez de votre soirée, c’est peut-être la dernière : l’association Bonne Route, présente à l’une des entrées de la foire, et forte d’un relais de 35 bénévoles, a assuré l’information des visiteurs sur leur degré d’alcoolémie. Mais surtout, elle a envoyé des émissaires (souvent des élèves infirmiers ou des terminales de St Joseph) dans tous les restaurants de la foire, se proposant de raccompagner chez eux ceux qui n’étaient plus en état de conduire. « On n’empêche pas les gens de boire, on leur donne une solution pour éviter les accidents ». Cette association mène aussi des actions de prévention tout au long de l’année. Tél 06 20 89 75 24 (André Gothier)

Diablotin : l’association Axa-Prévention, de son côté, a distribué des plaquettes d’information sur l’alcool et la conduite, la ceinture de sécurité, la vitesse, etc, auprès de nombreux élèves de la région. Un petit bouquin intitulé « Clic  , Diablotin » explique comment adapter un dispositif de retenue approprié à chaque enfant. Un petit livre sympa donne des conseils pour rouler en toute sécurité.(Tél 02 40 81 08 52) tandis qu’une « voiture-choc » permet de tester les effets d’un choc frontal à 8 km/h (huit !). A cette faible vitesse, un homme pèse déjà le double de son poids.

Tûûûût-Tûûût : mais quels sont ces klaxons qui tonitruent à répétition ? Les enfants sont les rois de Béré et les grosses machines agricoles, qu’ils escaladent sans peur, disposent d’avertisseurs fort sonores dont la mise en marche à répétition ravit les enfants ... et fait intervenir les voisins du stand.

 Historiettes

La Palice : en quelle année est-il mort déjà, ce grand homme dont on célèbre régulièrement les vérités ? C’est en pensant à lui que le Directeur du Centre d’Information et d’Orientation a dit que « l’avenir appartient à ceux qui pensent à demain ». Faut-il cependant rappeler qu’il ne faut pas oublier l’histoire afin de ne pas refaire les erreurs du passé ?

Histoire : le livre de témoignages « Telles furent nos jeunes années, Châteaubriant 1939-45 » a été présenté à la foire sur le stand du tourisme   (merci !) et est en vente à la Librairie Lanoë,24 grand rue à Châteaubriant (24 €) . Adresse : lanoe@legrossite.com

La revue d’histoire et Patrimoine (faite celle-ci, ils insistent, par des spécialistes) est en vente à la même librairie (15 €). Au sommaire :

– La métallurgie du fer dans le pays de Châteaubriant  , des temps antiques à nos jours
– Approche démographique du Pays de Châteaubriant   à la fin du Moyen-Age
– Le Général de Gaulle à Châteaubriant le 10 septembre 1960
– Les noces d’or de la société archéologique de Nantes et Loire-Inférieure à Châteaubriant le 8 mai 1895
– Les Logis renaissance à Châteaubriant
– L’église St Pierre du Vieux Bourg de Nozay
– Derval en images
– Vivre à Abbaretz en 1870-1880
– Vivre à la Mine de la Brutz entre 1938 et 1950

Outils

La Pierre qui chante : les visiteurs se sont passionnés pour les outils traditionnels utilisés par les deux jeunes de cette association. « Cette doloire a 250 ans d’âge, cela fait 70 ans qu’on n’en vend plus » explique l’un d’eux. L’entreprise qu’ils ont montée va s’arrêter car le volume de leurs commandes et la satisfaction de leurs clients les obligeraient à des investissements très lourds dans des machines modernes. « Nous, nous utilisons des machines qui ont un siècle. Il nous est interdit de faire travailler quelqu’un dessus. Alors on arrête pour faire autre chose ». Les conceptions de ces deux jeunes sont à l’opposé des conceptions modernes. « A notre époque on travaille avec des machines, on nous a volé nos mains, c’est maintenant la machine qui a de la valeur, pas l’homme »

Pauvre Jacques : Jacques BOUET, homme discret, compétent et efficace, commissaire de la Foire depuis 18 ans, s’est fait voler son prénom par l’un des quotidiens locaux (Presse-Océan l’a appelé Jean), et son titre par l’autre. Ouest-France a attribué en effet à Christian Bouvet le titre de « Commissaire de la foire depuis 18 ans ».
Satellite

L’entreprise MPI, qui se double de « Graphic Web » (réalisation de sites internet personnalisés) propose un raccordement rapide à internet, par satellite. C’est pas donné ! Mais la Région Pays de Loire peut accorder aux entreprises une aide de 50 % avec un maximum de 3500 €. S’adresser à MPI : 02 40 81 03 80 ou http://www.mpi44.com.

 L’avenir de la terre

L’exporama « Béré fête l’avenir de la Terre » a accueilli Biosphère et l’association Vital pour vente de produits biologiques, un stand sur l’habitat sain (M. Jouan, maître d’œuvre géobiologique à Guenrouët), des stands sur les énergies renouvelables, la nourriture saine, la protection de la biodiversité, le tri et le recyclage des déchets. Beaucoup d’idées à prendre dans un espace sympa et détendu consacré à la défense de l’environnement.

 Contrastes

Une petite fille d’une dizaine d’années coiffe gentiment la queue d’une vache. Un peu plus loin des agriculteurs lavent leur bête au karcher.

Un petit tracteur marche à l’huile de tournesol sur un espace réduit consacré au développement durable (2000 m2 ?). A coté, sur un espace au moins dix fois plus important, des mastodontes s’offrent aux agriculteurs qui veulent investir à fond les manettes. Comme dit un exposant : « Certains achètent un tracteur plus puissant, pour avoir le temps de regarder Les feux de l’amour à la télé ». Mais la Terre, elle aime pas ça, la Terre.

 Grincements et sourires

L’heure c’est l’heure : la société chargée de la Sécurité (et de faire vider la Halle de Béré   après la fermeture de la foire) n’a pas été appréciée. « Ils se sont conduits comme des malappris, ne disant pas bonjour, nous parlant sur un ton rogue et méprisant » - ont dit des exposants n’appréciant pas de les entendre dire : « Fais moi sortir tout ça ». Tout « ça »...

Carte : une caisse destinée au paiement des entrées de la foire par carte bancaire, c’est une bonne idée mais il a fallu faire appel au menuisier pour découper le plexiglass qui protège les caissiers : la fente, trop étroite, permettait le passage des pièces et des billets mais pas du boîtier où l’on tape le code secret de la carte bancaire.

Foire, religion et politique : la foire est l’occasion de discussions détendues autour d’un verre, y compris entre adver-saires politiques. La fatigue aidant, des confusions se produisent parfois. C’est ainsi que Jean Seroux a « fourché » sur Di Falco (Monseigneur) en voulant parler de Falco (Hubert), secrétaire d’Etat chargé notamment de l’action sociale. Dieu et Raffarin y reconnaîtront les leurs.

Allez, à l’année prochaine !

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Site officiel de la foire : http://www.foiredebere.fr