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Accueil > Châteaubriant > Foire de Béré > La Foire de Béré : 2004

La Foire de Béré : 2004

Ecrit le 3 juin 2004 :

1000 tickets offerts

Pour la première fois l’association « Foire de Béré » a tenu son assemblée générale hors les murs de Châteaubriant , à « La Forgeraie » la très belle salle rustique de la Hunaudière   en Sion-les-Mines.

L’association va bien : 25 373 € de bénéfices en 2003, grâce au très bon chiffre des entrées à la foire. Et 489 752 € de réserves. « Cela nous permet de regarder l’avenir avec sérénité » a dit le Président Célestin Deroche. « Cela n’arrive pas par hasard, c’est le résultat de la formidable motivation des membres bénévoles et en particulier de Jacques Bouet et Marcel Auffray qui œuvrent toute l’année pour préparer la foire suivante »

Pour 2004, la Foire a l’intention de reprendre les investissements, avec mise en place d’un site internet d’une centaine de pages, réfection d’une partie des planchers et toits des stands, travaux d’électricité et clôture de la fête foraine avec un merlon de 3 m de large à la base et 1,50 m de haut, planté d’arbres.

En ce qui concerne l’animation, « J’ai appris un mot nouveau » dit Célestin Deroche, « nous allons booster le samedi avec une exposition sur le Dakar avec venue de véhicules, de grands pilotes et d’une piste de sable ». L’exporama aura pour thème « Le bon air est dans le pré ». Il sera situé là où se trouvait le podium les années précédentes et tournera sur deux pôles : l’agriculture et le tourisme  , « Une vitrine identitaire de notre région, destinée à attirer les visiteurs urbains »

Pour septembre 2004, il y aura un deuxième « espace-marché » consacré aux produits biologiques. Un restaurant gastronomique sera animé par l’Académie du Châteaubriant. Si tout va bien, il sera proposé un « saut à l’élastique » de 50 mètres de haut. Le concours bovin national sera celui de la « Rouge des prés » (race qui s’appelait naguère : Maine-Anjou). Des volières des éleveurs d’oiseaux exotiques animeront l’une des façades de la Halle de Béré  . Enfin la fête foraine est déjà archi-pleine.

« Il faut que ce soit la fête pour tout le monde » disent les responsables de la Foire qui sont conscients de ce que les animations de la fête foraine sont chères. C’est pourquoi le Comité de la Foire va acheter 1000 tickets de manège qui seront distribués à des enfants de 5 à 10 ans par l’intermédiaire des associations caritatives


Ecrit le 11 août 2004 :

Foire de Béré : diplôme d’honneur

« Meilleure performance en exposants et visiteurs sur 5 ans » : c’est le diplôme d’honneur décerné à la Foire de Béré, le 6 juillet 2004, par le Congrès des Foires et Salons de France. Bravo au Comité de la Foire


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Affiche de la Foire de Béré

Le thème de l’exporama de la Foire 2004 sera « Le bon air est dans le pré »
voir page 183


Ecrit le 15 septembre 2004 :

Racontez-moi .... la Foire 2004

 Le bon air était dans le pré
Mais le vent a soufflé dans les bronches

« Le bon air est dans le pré » : Thème de la 955e Foire de Béré 2004. Image bucolique. Idée d’une nature apaisée. Alliance de l’agriculture et du tourisme  . Développement durable. Les traditionnelles allocutions sont dans le ton. C’est la Foire, tout est beau. Souriez et ne vous souciez de rien.

Le maire rappelle le Tour de France, et le bowling, la voie verte et les chéquiers-jeunesse, la petite enfance et le cours Pigier. Il évoque le déménagement de deux petites entreprises (les mêmes que l’an dernier) sans se risquer à évoquer des créations d’emplois trop minimes pour être mises en avant. Aucune promesse en matière économique. Rien dans le domaine social. Souriez braves gens et ne vous souciez de rien.

Quelques mauvais esprits notent que le maire n’a même pas prononcé le mot « agriculture », l’un des deux thèmes de l’exporama. Mais le temps n’est pas au ressentiment. Souriez bonnes gens et ne vous souciez de rien.

Michel Loquet, Président de la Chambre d’Agriculture, rappelle à juste titre que l’agriculture représente encore 15 % de la population active du Nord du département et que le secteur est en pleine mutation, affronté à la Politique Agricole Commune, à la mondialisation, et au vieillissement démographique. « L’agriculture n’échappe pas aux délocalisations : il y a des filières qui souffrent et des emplois qui s’en vont avec ». Mais le temps n’est plus des grandes manif‘s ouvrières et paysannes. Seuls les parents d’élèves de l’école de Ruffigné sont venus démontrer leur détermination à la porte de la Foire. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Souriez bonnes gens et faites la foire.

 Coup de vent et grains de sable

Mais voilà qu’un petit vent se lève et jette un grain de sable dans une mécanique trop bien huilée. Ca grince un peu, au détour d’un discours, pour qui saisit les allusions : les arbres trop bien plantés, sereins au bon air dans le pré, en frémissent quelque peu.

Patrick Mareschal, président du Conseil Général, sort des discours de convention. Il dit qu’il faut « couper court à la politique du coup par coup, synonyme d’émiettement financier » et élaborer au contraire des « contrats de territoires » à l’échelle des Pays [comme le Pays de Châteaubriant   ] pour « une politique de développement global des territoires » avec une hiérarchisation des priorités. Il réaffirme l’intention d’aménager la route 178 (Nantes-Châteaubriant par Nort sur Erdre), la Nationale 171 (Laval-St Nazaire par Châteaubriant) et évoque la voie ferrée Nantes-Châteaubriant. Mais il ne parle pas de la rocade Ouest de Châteaubriant .

Haut débit : « Mais le désenclavement routier et ferroviaire prendra du temps. En revanche les infrastructures de télécommunication à très haut débit peuvent être installées plus rapidement ». Patrick Mareschal, qui en a discuté avec les entreprises de l’ADIC (association des industriels) promet « des propositions très concrètes dès les prochains mois » (l’ADIC apprécie, voir plus loin)

Dynamique sociale : Patrick Mareschal souhaite « renforcer la solidarité entre les hommes ». « Les oubliés de l’emploi ne seront pas les oubliés du Conseil Général » dit-il en évoquant des dispositifs pour aider les salariés licenciés et leur famille, pour soutenir les jeunes sans qualification. Ainsi, tandis que le maire de Châteaubriant promet des places de bowling ou de mini-golf à moitié prix, le président du Conseil Général propose « une allocation d’environ 300 € mensuels destinés à favoriser l’entrée des jeunes dans la vie économique et sociale »

808 APA : Ie Conseil Général participe à la construction de 34 places de maison de retraite dans l’ancien hôpital de Châteaubriant, accompagne l’implantation de 48 lits dans l’établissement de Béré et verse, directement ou indirectement, une allocation personnalisée d’autonomie à 808 personnes âgées.
Adroitement le Président (de gauche) du Conseil Général reconnaît le travail du Conseiller Général (de droite) du canton de Châteaubriant.

1400 m2 : Patrick Mareschal évoquera-t-il les sujets qui fâchent, à savoir le financement de la future médiathèque   de Châteaubriant ? Non : le mot n’est pas prononcé, d’autant plus qu’une réunion à ce sujet doit avoir lieu dans les prochains jours. Mais il faut comprendre à demi-mot .... Le projet médiathèque   propose une surface de 1082 m2 pour la « Maison du département   ». Patrick Mareschal souligne qu’il y a déjà une soixantaine d’agents du Conseil Général qui travaillent sur Châteaubriant et occupent, en divers lieux, environ 1400 m2. « J’entends mettre en place un lieu unique regroupant l’ensemble des services du Conseil Général, facilitant ainsi les démarches et assurant un accueil cohérent et efficace ».

 Agaçant

Alain Mustière, président du Conseil Economique et social, qui avait inauguré la Foire de Béré il y a 15 ans, rappelle que le premier Centre de Services du Département, commun à la Chambre de Commerce et à la Chambre des Métiers, a été implanté à Châteaubriant du temps où Martine Buron était maire (il aurait pu rappeler aussi le rôle d’André Roul, adjoint aux affaires économiques). Oser citer Martine Buron : les mâchoires du maire actuel marquent la désapprobation. Alain Mustière évoque tout ce qui a changé en 15 ans : le Théâtre de Verre  , la Halle de Béré  , la dynamisation de l’ADIC. Ceci contredit les propos du maire actuel selon lequel rien ne s’est fait avant lui ......Ce sont là des rappels bien agaçants !

Après avoir rappelé l’importance d’une réflexion sur l’avenir des « Pays », Alain Mustière ajoute « Nous sommes dans la violence quotidienne des mutations. Il nous faut être compétitifs, mettre nos intelligences à renouveler notre tissu économique. Le changement est considérable, ne vous arrêtez pas en chemin ». Insister ainsi sur l’importance du développement économique, ça finit par être déplacé dans une ville qui a tout misé sur le loisir et l’apparence.

 Le vent se lève

Aux 11e Trophées de l’ADIC (association des industriels), le Président Jean Paul Pierrès donne tout de suite la parole au Président de la Foire, afin de se réserver le temps de dire ce qu’il a sur le cœur. « Si le bon air est dans le pré, ce slogan ne saurait masquer une autre facette du Pays de Châteaubriant   : je veux parler de son paysage industriel (...) Nous ne relâcherons pas nos efforts tant que nos préoccupations majeures ne seront pas en bonne voie de réalisation ». Est-ce donc à dire qu’elles ne sont pas en bonne voie ?

Le projet s’enlise : « Nationale 171, le projet s’enlise. Nous assistons à un « rafistolage » entre Savenay et Nozay » (...) la déviation Sud avait été annoncée pour 2004. On nous promet un appel d’offre dernier trimestre 2004 mais avec mise en place des crédits de paiement dans le courant de l’année 2005 et à l’évidence 2006. Quant au contournement de Treffieux on est clairement à l’horizon 2006-2007. Pendant ce temps notre position géographique nous laisse au milieu de nulle part. Les hypothèses d’implantation de plateforme tel que Décathlon ou autres émigrent vers d’autres cieux ». Façon de souligner la non-réalisation des promesses du Conseiller Régional Michel Hunault et de son frère jumeau le maire Alain Hunault. (Décathlon était envisagé en décembre 1999).

Merlin l’enchanteur : le Président de l’ADIC s’inquiète aussi des prévisions de restriction de crédits au Conseil Général (la D 178 en risque de retard ?) et de la voie ferrée Nantes-Châteaubriant . Celle-ci a été promise par Michel Hunault pour 2006. « Pour exercer depuis 35 ans dans une entreprise de travaux publics, je ne crois pas que ce délai soit raisonnable. Je ne crois pas que Merlin l’Enchanteur (...) puisse de façon aussi soudaine exaucer ce vœu »

En revanche, Jean Paul Pierrès se réjouit du raccordement promis de Châteaubriant au réseau internet haut débit.

Pays de Châteaubriant   : cela fait des années que l’ADIC insiste sur la nécessité du Pays de Châteaubriant  . La structure existe mais semble en sommeil ou, pire, tiraillée à hue et à dia « Nous ne pourrons avoir une identité propre, une stratégie claire et lisible par notre environnement, que si nous sommes unis » dit M. Pierrès

Dans la perspective du futur aéroport Notre Dame des Landes, « quel projet voulons-nous pour le Pays de Châteaubriant  , compte-tenu de notre proximité mais aussi de notre éloignement par rapport à ce projet ? Comment imaginons-nous notre avenir ? Quelle place voulons-nous occuper ? Quel partenariat avec les départements voisins ? »

Jean-Paul Pierrès rappelle à ce sujet la signature d’un partenariat entre Pierre Méhaignerie (Vitré) et Alain Hunault (Châteaubriant). « C’est plus que jamais le moment de formaliser » dit-il en retournant le couteau dans la plaie. En effet ce partenariat a été signé en septembre 2001 et RIEN, RIEN de RIEN n’a été fait par la suite.

Pénalités de retard : le président de l’ADIC critique la conduite du contrat de plan Etat-Région tel que mené par la majorité de droite (battue en mars 2004) : « le taux d’exécution pour les Pays de Loire n’est que de 35 % alors qu’il devrait être de 57 %. Plus d’un an de retard. Si cela se produisait dans nos entreprises on appliquerait sans autre forme de procès, des pénalités de retard ». Avis aux nouveaux élus : qu’ils fassent mieux.

 Lien avec l’Université

Les adhérents de l’ADIC, association des industriels du Castelbriantais, se définissent volontiers comme des Agitateurs d’Idées Constructives. Ils rappellent que ce sont les entreprises qui investissent, qui maintiennent l’emploi et le développent. « Il faut parallèlement, permettre aux entreprises d’accueillir des élèves ingénieurs, des élèves de Masters ou des doctorants » dit Jean Paul Pierrès. « Il faut faire entrer de la matière grise dans nos entreprises, booster la recherche et l’innovation au cours de la prochaine décennie, sinon ... ».

L’ADIC va donc s’efforcer de recenser les besoins des entreprises, en recherche, en stages longs ou de courte durée, et de faire remonter ces attentes en direction de l’Université de Nantes, dont le vice-président Jacques Marchand était présent pour marquer son intérêt. L’ADIC demandera l’adhésion et le soutien des élus pour surmonter un certain nombre d’obstacles. « Ce sont les conditions minimales pour apporter du sang neuf au sein de nos entreprises, faire évoluer les mentalités, et peut-être de nouvelles structures sur notre territoire. Nous avons eu une écoute favorable du Conseil Général pour accompagner ce processus ».

Etat des lieux : « en préambule, il serait important de faire établir un état des lieux et des besoins du pays de Châteaubriant   par une équipe pluridisciplinaire d’étudiants (...) et développer des axes de travail entre les entreprises »

Emploi partagé : l’ADIC réfléchit aussi à la mise en place d’emplois partagés, « les PME existantes n’ayant pas toujours la taille d’utiliser à temps plein des cadres de haut niveau (spécialiste des réseaux informatique, traitement des problèmes environnementaux) »

Les choses devraient évoluer
dans quelques mois.
Des « rencontres   territoriales
du Pays de Châteaubriant   »,
organisées par la Chambre de Commerce de Nantes, et l’ADIC, doivent
avoir lieu le 27 septembre 2004.

Alain Malgogne, lui-même chef d’entreprise, procède ensuite à la remise des 11e trophées de l’ADIC, en fonction de quatre critères : l’emploi, l’investissement, la contribution au rayonnement du Pays de Châteaubriant   et l’insertion des jeunes. Trois petits films introductifs, réalisés par l’association Mandarine, présentent : TRIOPLAST de Pouancé, les ATELIERS de La MEE, et SDI.

 Trophées

TRIOPLAST, 135 salariés, est une entreprise créée à Pouancé en 1968, rachetée par St Gobain (en 1978), puis par le groupe danois Nyborg Plast en 1991 et ensuite par le groupe suédois Trioplast en 1999. Le tonnage produit et le chiffre d’affaires sont en expansion, 12 millions d’euros ont été investis en 5 ans. L’entreprise réutilise, pour 50 % des produits finis, des déchets plastique qu’elle recycle pour faire des films d’enrubannage, bâches d’ensilage, films pour maïs, semi-forçage, petits tunnels, sacs poubelles et étirage industriel. Caractéristique : une entreprise qui emploie beaucoup de jeunes.

ATELIERS DE LA MEE : il s’agit d’un Centre d’Aide par le travail créé en 1973 par l’ADAPEI (association des amis et parents de l’enfance inadaptée). Au départ 25 places, qui ont été prises petit à petit. Depuis 30 ans les Ateliers de La Mée ont conquis une bonne réputation, et 84 adultes déficients intellectuels y effectuent, après un temps d’apprentissage, des activités variées : montage de stands, nettoyage vitres et sols, affichage municipal, sous traitance industrielle, montage et emballage des pièces, menuiserie, plasturgie, nettoyage des espaces verts et des ruisseaux, restaurant libre service et ... production de pièces de théâtre.

Il s’agit de proposer aux ouvriers handicapés un véritable travail rémunérateur, conçu comme moyen d’expression et de développement personnel, conquête d’indépendance dans les actes de la vie quotidienne. Ce trophée de l’ADIC récompense une entreprise médico-sociale qui vise à permettre à chacun d’être reconnu dans la société. Ce que n’a pas dit le directeur, René Henriquet, c’est qu’il lui est de plus en plus difficile de trouver du travail pour ses salariés : la société actuelle est plus soucieuse de rentabilité que de solidarité.

SDI : sérigraphie décalcomanie industrielle, entreprise créée en 1984 par M. Denieul avec deux salariés, reprise et développée en 1997 par Jean Pierre Elin. Elle pose des marquages, lettres ou logos
sérigraphiées sur une peinture poissante (comme un ruban adhésif) dite « peinture amoureuse ». On humidifie ensuite le papier transfert pour laisser apparaître le marquage qui, par la polymérisation de l’encre sur la peinture, résistera au vieillissement et aux dégradations naturelles. SDI compte maintenant 13 salariés, travaille pour des clients locaux, nationaux (SNCF, Champion, Carrefour) et européens (Chemins de fer belges). Six jeunes ont été formés et embauchés par SDI suite à apprentissage ou contrats de qualification.

A la fin de la cérémonie des trophées, Joël Basfoin interpréta quatre chansons de Jacques Brel, parmi les plus poignantes ou les plus acerbes : « Les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient ... ».

 Initiative  

Le stand de Châteaubriant-Initiative   comptait cette année 18 créateurs parmi les plus récents. « Nous sommes submergés de demandes. L’an dernier nous avons accordé 31 prêts à 0 %, d’un montant moyen de 4500 € . Cette année, en seulement six mois, nous avons déjà accordé 33 prêts. Nous avons dû dédoubler notre comité d’agrément, et augmenter nos exigences. Nous notons en même temps une progression des adhérents de notre association : entreprises, particuliers, créateurs. Il y a de plus en plus de gens qui croient à notre action en faveur de l’emploi, qui reconnaissent nos compétences et notre expérience » a dit le Président Jean Paul Yvernogeau. Le taux de réussite de l’association est de 97 %.

« Nous devons absolument renforcer nos fonds propres. Jusqu’ici nous nous occupions d’aider les créateurs de très petites entreprises (0 à 3 salariés), mais il nous faut tenir compte de la démographie et favoriser la transmission d’entreprises plus importantes, ce qui nécessitera des prêts moyens de 15 000 €. ». Les collectivités territoriales se sont engagées, semble-t-il, à participer de façon plus importante au financement des opérations d’aide. Si cela se concrétise, ce sera un pas en avant en matière économique.

Châteaubriant-Initiative   est aidé par des experts (banquiers, avocats, architectes, experts-comptables), dans une atmosphère de convivialité, pour « créer et durer ».

Le stand de la Foire de Béré 2004 accueillait 18 créateurs (deux fois plus que l’an dernier) venus de Châteaubriant, Lusanger, Moisdon, Nozay, St Vincent des Landes, Rougé, St Aubin, Fercé, Louisfert. Preuve que l’association irrigue tout le Pays de Châteaubriant  . A noter, parmi les belles choses, le travail de Mme Fabienne LEBRETON qui imprime ... ce que vous voulez (une photo de votre chat, de votre maison, d’un enfant, etc), sur vêtement de sport, abat-jour, assiette, dessous de bouteille, nappe.etc. C’est « bon’Impression » 02 40 28 77 76

A noter aussi que des Anglais, venus habiter la région de Châteaubriant, commencent à y créer des entreprises : gîte rural, chambre d’hôte, vente de matériel de construction, etc.

Jumelés

Comme à chaque Foire, les deux villes jumelées avec Châteaubriant ont envoyé une délégation.

– . trois personnes de Radevormwald (Allemagne) : Heide Narghang (adjointe au maire), Karin Antrecht directrice de la Maison de retraite et Helmut Stoffel du Comité d’Echange
– . Onze personnes d’Athlone (Irlande) : John et Mary Daly (Président du comité de jumelage), Pat et Jeanette Campbell, Denis Harney, Tom O’Connor, Patricia Cleary, Ronan Galvin, Paddy Halligan, Hugh Hanley et Tomas O’Ruinn. Musiciens, enseignants, agriculteurs. Ces derniers sont allés discuter avec les paysans de l’espace élevage, au sujet de la Politique Agricole Commune et notamment du « découplage » des primes européennes.

Tous ces « jumelés », dont certains découvraient Châteaubriant pour la première fois, ont été logés dans des familles. Des échanges entre associations sont en préparation.

 La plus perdue de toutes les journées
est celle où l’on n’a pas ri
Chamfort

Les choses (très) sérieuses étant passées, voici quelques échos ...

Voix : Le Comité de la Foire de Béré innove. Très masculin jusqu’à maintenant, il a fait appel à l’élégance et à la douce voix de Jeanick Martel pour présenter les personnalités.

Lapsus : Cela n’a pas empêché les traditionnels lapsus des orateurs. « Je passe la patrole à M. Mareschal » dit J. Martel. Celui-ci a souri : « Je prendrais bien la patronne avec ».

Un autre orateur a salué « les officiels et les officieux. ». Lapsus sympa : un officieux étant une personne qui cherche à rendre service.

Première : Première foire pour le Sous-Préfet, pour la lieutenante de gendarmerie, pour le directeur de l’ANPE, pour le directeur de la Maison du département  , et même pour le curé de Châteaubriant. Celui-ci cependant se rappelle de son enfance où la plus grande punition donnée aux marmots consistait à les priver de foire.

Pipi : un agriculteur d’un certain âge. Il demande les toilettes. Ce qu’une passante lui indique volontiers. « Vous comprenez, on m’a dit que je pouvais faire pipi au pied des outils, mais tout de même, cela ne se fait pas ». Les temps ont changé, en bien.

Pipi : un chien a levé la patte, dans l’espace marché, le long d’un piquet métallique soutenant un auvent. La jupe qui y était accrochée en a gardé la trace. Le commerçant n’a pas apprécié ...

Pépient : près du coin-pipi dans la Rue de la Halle, des oiseaux pépient et vous épient sans pitié. Il y a là le kakariki (petit perroquet vert à front rouge), le monseigneur et la veuve dominicaine, le merle métalique (un L ) et le canard mandarin. Une collection d’oiseaux exotiques qui retiennent l’attention des petits et des grands.

Chantepleure : au « Bar à eau » la verrière est nervurée par des tuyaux de cuivre terminés par des robinets. Des chantepleures ?

Au coin Bon-bio-bien le potimaron orange voisine avec la bière du chaudron, le pain bio de Fercé et les agneaux glainois de race solognote. Le chou brocoli romanesco a dressé son cœur en pyramide. Les purées de noisette, sesame et amande sont offertes à la dégustation sur du pain, bio évidemment. « Nous faisons plus de publicité que de vente » dit l’une des hôtesses d’accueil dans ce stand qui offre les volailles de « La Table au Roy », le fromage de chèvre, le pâté végétal, la farine d’épeautre et le calendrier lunaire.

Ortitien : un nouveau métier. Il s’agit de la culture des orties, travail qui occupe un producteur de St-Christophe la Couperie, sur 50 hectares. (02 40 83 77 31). Soupe d’orties, tisane d’ortie, gâteaux à l’ortie, macération des plantes (prêle, fougère et ... ortie, bien sûr) on va interdire le purin d’ortie

Racine de feu : un simple panier d’osier posé sur un pliant. Un homme seul sous un parasol, et beaucoup de monde autour. « Je suis venue vous donner de bonnes nouvelles » dit une dame qui revient chercher une « racine de feu ». Une racine grise, encore couverte de la terre du Massif central où elle a été récoltée. Avec la pointe d’un couteau, grattez-en un peu, appliquez là où ça fait mal. Ne frottez surtout pas : cela brûle assez comme cela, donnant une chaleur naturelle ... ou infernale ... à une articulation qui a besoin de chaleur pour mieux fonctionner. L’homme propose aussi des plantes pour faire disparaître les verrues et les cors aux pieds. D’année en année les clients reviennent. Si l’on pouvait rétablir la profession d’herboriste, le « Trou de la Sécu » diminuerait. Mais ce ne serait pas l’intérêt des gros labos pharmaceutiques.

Fleur de concombre : stock de blouses style grand-mère, corsages-guenille à la mode, jupes tarabiscotées, kyrielles de casquettes, batteries de casseroles, table ronde qui s’allonge pour faire de la place à 18 à 20 convives, stylo plume sans plume .... les allées de l’espace marché offrent le plus grand choix. Le saucisson embaume au passage et, plus loin, le bonimenteur vend un appareil extraordinaire pour découper les fruits et légumes. « Le matin, quand il y a de la tempête, si vous ne pouvez pas offrir une rose à votre épouse, offrez une fleur de concombre »

Os à moëlle : au restaurant gastronomique « Au bon bœuf » les ronds de serviette sont des morceaux d’os à moëlle. Les recettes s’échangent. Connaissez-vous, donnée par un Irlandais, la recette de la gastronomie économique : un thé bien chaud, dans lequel on fait durcir un œuf avant de le boire (le thé, pas l’œuf), tout en gardant assez de thé pour faire la vaisselle à la fin. Recette de célibataire.

Pauvresse et Princesse, Marquise et Indienne : y aurait-il des catégories sociales dans le monde bovin. Limaçon et lapin, pêche et rubarbe. Les bovins doivent porter des noms commençant par une lettre précise, en fonction de leur année de naissance. Taureaux reproducteurs (Pastis, le lauréat de la race Rouge des Prés fait 1408 kg), vaches laitières, races à viande suitées ou non. La viande bovine, mangez-en plus souvent.

Dans les allées détrempées par la pluie les familles déambulent, regardent, tandis que le propriétaire des bêtes de concours coiffe ses bêtes à rebrousse-poil, pour donner du volume à l’arrière-train.

Manèges : affluence et déception. Affluence populaire samedi et dimanche à la fête foraine. De beaux manèges. Les jeunes ont une prédilection pour ce qui secoue. Pour les familles il y a « la pomme » : un adorable petit ver qui accueille les tout-petits et papie-mamie et lambine gentiment. - Déception cependant : 3,50 € la pêche au canard, c’est cher. La plupart des manèges sont à 3 et 4 €, hors de portée d’une famille. Les grands manèges sont à 8 et 10 €. Déception des jeunes restés sur le bord, déception de forains qui n’ont pas fait les affaires espérées : dès lundi midi certains ont commencé à démonter.

Alors ? Combien ? Au moment de la clôture des quatre jours de foire, il n’est pas possible de savoir le chiffre des entrées. La fréquentation a été bonne jusqu’à dimanche soir mais les deux ou trois heures d’ondées du lundi ont quelque freiné les derniers visiteurs. Agriculture, motoculture et restaurants ont, semble-t-il, bien travaillé. C’est peut-être moins le cas pour les commerçants de l’espace marché qui ont entendu leurs clients évoquer la baisse de pouvoir d’achat et les craintes liées aux délocalisations industrielles. Dans une dernière cérémonie, le Président Célestin Deroche a remercié Jacques Bouët (commissaire de la Foire depuis 19 ans) et tous les bénévoles du Comité, ainsi que la secrétaire Nicole Ramette. Des commerçants ayant 29-30 et 32 années de foire ont été décorés.... A l’année prochaine !

BP  


Ecrit le 22 juin 2005

 Assemblée générale de la Foire de Béré

Lors de son assemblée générale annuelle de juin 2005, la Foire de Béré a exprimé sa satisfaction : la Foire de septembre 2004 s’est bien passée. Avec trois demi-journées de pluie, la foire a accueilli environ 42 000 visiteurs payants et fait le plein des stands :
– 307 stands de foire commerciale pour
30 000 m2
– 120 stands d’espace marché (1271 m2)
– 80 stands de fête foraine
– 18 stands pour Châteaubriant-Initiative  

Selon le commissaire Général, Jacques Bouet, le succès a suivi les deux animations « Le bon air est dans le pré » et « le bivouac de Dakar ».

Pour 2005, tout se présente bien : 83 % des stands sont déjà retenus (74 % l’an dernier à même époque). Le « Pays de Châteaubriant   » disposera d’un stand à la Halle de Béré   regroupant les trois communautés de communes. L’entrée sera de 5,20 € avec mi-tarif le vendredi.

Le budget 2005 est prévu en équilibre s’il y a 40 000 entrées payantes. Le Comité de la Foire envisage de « serrer les boulons », notamment pour les postes comportant beaucoup de main d’œuvre (gendarmerie, gardiennage parkings). Les frais de publicité seront réduits de 10 %.

Ce qui va changer
en 2005 :

Les allées de la Foire seront revêtues d’une bi-couche (où est le temps de la grande tempête où on pataugeait dans 20 cm de boue ?). Des parkings supplémentaires seront aménagés et une allée, en direction de la station d’épuration, permettra un sens unique entrée-sortie

 Béré et les Compagnons

Le thème de l’exporama 2005 sera : « Le compagnonnage fête les métiers de l’avenir ». Sur 1125 m2 il y aura :
– Une exposition de chefs d’œuvre.
– Un espace de communication pour les trois sociétés présentes (voir plus loin)
– Des pôles de travail avec des Compagnons. Et des jeunes qui font le Tour de France.

Fait très rare, Pierre Mainguet a souhaité réunir les trois sociétés compagnonniques :
– L’association ouvrière des Compagnons du devoir du Tour de France
– L’union compagnonnique du Tour de France et des Devoirs Unis
– La fédération compagnonnique des métiers du bâtiment

Pour Pierre Mainguet : « Nous souhaitons essentiellement toucher les jeunes et leurs parents et leur faire comprendre que :

Etre compagnon
Ce n’est pas simplement
être un bon ouvrier,
C’est rechercher l’excellence

C’est posséder
un savoir-faire particulier
C’est avoir reçu une formation différente,
plus complète, à la fois technique ,
philosophique et humaine . »

Les trois sociétés compagnonniques accueillent soit des apprentis, soit des jeunes déjà formés qui désirent faire leur « Tour de France » (qui est maintenant devenu un Tour d’Europe voire un Tour du Monde). » pour voyager, se former en rencontrant des gens.

« Le Tour de France favorise l’arrivée du « déclic », de ce petit rien qui transforme un bon professionnel en un passionné de son métier » .

« Le métier n’est pas un but en soi, il est un moyen de « devenir quelqu’un » » ont dit les responsables compagnonniques présents, faisant le tour de leur propre expérience qui les a conduits, après une période d’apprentissage et l’entrée dans le monde du travail à 18 ans, de devenir chefs d’entreprise ou animateur professionnel.

Le Compagnon est un homme libre : il a un métier qui lui assure la sécurité, le respect de ses pairs et la reconnaissance sociale. Pour les Compagnons, le métier ne se limite donc pas à un savoir technique, c’est une forme de liberté, une manière d’être, une culture. Pour eux le travail manuel a un caractère sacré : il unit la main et la pensée.

C’est cet idéal que la Foire de Béré va tenter de transmettre cette année. Les lycées, collèges et même écoles primaires des environs vont être sollicités pour que les enseignants incitent les jeunes à venir découvrir l’exporama.

Le bacc et rien d’autre ?

L’année du bacc
Les sujets de philo au bacc
Les résultats du bacc
Que faire après le bacc ?
Que faire sans le bacc ?

Dans les médias il n’y en a que pour le baccalauréat, dit Pierre Mainguet. « Et c’est tout juste si la presse consent à faire une place aux résultats du CAP, du BP  , des BTS, etc. Etonnez-vous après cela que les enseignements professionnels soient dévalorisés ! ».

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Site officiel de la foire : http://www.foiredebere.fr

Programme de la Foire :

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Programme

Restaurant : au bon bœuf