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02-Quartiers

Décembre 2000, municipalité Martine Buron

Tous pour moi et rien pour tous

Les dernières réunions de quartier se sont tenues à Châteaubriant les 4 et 7 décembre 2000. Celle du quartier Ouest a été particulièrement instructive, mais pas forcément dans le bon sens quand on sent monter le « chacun pour soi ». Comme l’an dernier, on sent que le quartier ne s’intéresse qu’à lui-même et pas aux grands dossiers de la ville. L’an dernier, nul n’avait abordé la question du devenir de Tendriade. Cette année, nul ne s’est inquiété de la fonderie Focast, ni des projets plus globaux de la ville. C’est peut-être le fait de l’exercice obligé : répartir 120 000 F en des travaux intéressant le quartier. Heureusement que la municipalité, d’entrée de jeu, donne des informations générales. Par exemple, qu’Unico est en train de s’agrandir (+ 1350 m2) pour devenir un « hyper-U » avec 20 emplois supplémentaires - et que les travaux de M. Bricolage (2800 m2) viennent de commencer - qu’un rond-point va être fait à proximité pour desservir le quartier, notamment le lotissement privé qui vient de se lancer (et qui démarre mal parce que ses prix sont trop élevés) - qu’un chemin piétonnier va être aménagé pour permettre d’aller se promener sur les bords de la Chère, etc.

A part ça, chacun voit midi à sa porte, ou plutôt le trottoir devant chez lui, qui aurait besoin d’être refait, ou qui présente des brins d’herbe, et la chaussée qui demanderait à être regoudronnée ou simplement balayée. A ce propos on a appris que le camion de désherbage passe deux fois par an, mais que les désherbants sont moins efficaces qu’autrefois car plus respectueux de l’environnement. Comme quoi on ne peut pas tout avoir : un trottoir net et une eau non polluée.

La rue est à moi

Certaines personnes, le nez souvent à la fenêtre, voient passer des voitures dont les conducteurs n’habitent pas dans leur rue. « Réservez la rue aux riverains » a dit l’un de ceux-là, ce qui a attiré la répartie d’une femme de l’assemblée : « Quand je veux sortir de la rue Denis Papin, et que le miroir est embrumé par la pluie ou le gel, la visibilité est insuffisante, alors je préfère emprunter votre rue ». La démocratie directe c’est ça : mettre les choses au point.

La municipalité a rappelé que la rue est à tout le monde, les emplacements de stationnement aussi, et qu’il n’est pas question, sauf raisons impératives de sécurité, de les interdire à certains.

Vitesse

La vitesse, ah la vitesse ! Leit-motiv dans tous les quartiers au point que Martine Buron a rappelé qu’il était envisagé de doter la police municipale d’un cinémomètre. Les autres quartiers ont acquiescé. Dans le quartier Ouest ce fut un tollé. Un gendarme est intervenu à ce sujet, expliquant que de nombreux contrôles de vitesse montrent que cette dernière est tout-à-fait subjective et que les contrôles réservent des surprises : ceux qui se plaignent le plus de la vitesse des autres sont souvent les premiers à être pris en infraction.

Gendarmes

Chose nouvelle dans les deux dernières réunions de quartiers : la présence des gendarmes. C’est suite à l’article de La Mée du 29 novembre où nous relations la mise en cause de gendarmes (à tort d’ailleurs, on l’a su plus tard). « Transmis aux gendarmes » avions-nous écrit. Et les gendarmes ont réagi dans le bon sens. Leur présence aux réunions de quartier, bien acceptée par les habitants, a permis de préciser certains points. Par exemple, nul ne savait à quelle vitesse on pouvait rouler sur le tronçon « deux fois deux voies » de la N 171 (réponse : 110 km/h). On a appris aussi que les gendarmes font des rondes régulières du côté des étangs de Choisel. On a constaté enfin, depuis la présence du PSIG (12 gendarmes) et de deux agents de ville supplémentaires, qu’il y a moins d’actes d’incivilité en ville.

Le PSIG c’est le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie : 12 hommes qui dépendent de la Compagnie de Gendarmerie de Châteaubriant, avec un rayon d’action très étendu (tout l’arrondissement), et qui peuvent apporter un soutien efficace et ponctuel, de jour comme de nuit, aux différentes brigades.

A signaler aussi la présence dans le quartier d’un éducateur de rues, même si son action a posé question (manque de visibilité ?)

Zébras

Des zébras sur une place, près d’une cabine téléphonique. Interdiction de stationner. Un automobiliste s’y fait verbaliser. « Alors pourquoi est-ce que j’y vois, dessus, une voiture de police ? » a-t-il dit. Il a raison, la loi est pour tout le monde . Il est quelquefois bon de le rappeler.

A part ça, il a été signalé des erreurs de marquage au sol, un passage piétons nécessaire ici, des voitures sur les trottoirs là, etc.

Propositions d’ensemble

Quelques propositions d’ensemble ont cependant été formulées :

– l’utilisation de l’ex-Unico comme Maison des Associations. Réponse : la ville y pense mais le coût dépasse largement l’enveloppe de quartier (6-7 millions de francs au moins).

– enlèvement du grillage (en mauvais état) devant le Centre Bretagne pour faire ainsi un espace plus accueillant

– aménagement du terrain autour du Centre Bretagne. Réponse : Le Ministère des Finances serait intéressé par ce terrain pour y construire un bâtiment destiné au « Trésor Public » qui se situerait ainsi à proximité de l’Hôtel des Impôts. A propos de ce dernier, cela fait des années que le quartier souhaite un bon coup de karcher sur les façades. Maintenant que l’étanchéité des fenêtres a été refaite, ce sera peut-être possible un jour ?

– abri sur le Parc des Droits de l’Enfant. Il était promis, il n’est pas encore réalisé. L’enveloppe de quartier de cette année permettra peut-être d’en faire un plus grand

Humour :

L’humour, volontaire ou non, n’est pas absent des réunions de quartier. A l’un qui réclame un miroir au bout d’une rue, l’on répond : « on peut y réfléchir ».

Quelqu’un demande le prix d’un passage piéton : « de 300 F à 1000 F selon qu’il est fait en peinture ou en résine ». « Au prix qu’ça coûte, il faut passer dessus ! » rétorque le quidam.

C’est bien

On peut toujours critiquer les réunions de quartier, souhaiter qu’elles s’intéressent davantage à la globalité de la vie de la cité. Mais il faut féliciter les gens qui y viennent, ceux qui prennent la parole en disant clairement leur nom, et ceux qui viennent là simplement pour s’informer. C’est toujours mieux que ceux qui parlent « par derrière » et n’osent surtout pas se mouiller.

BP  

Four Banal

L’éclairage du « Four Banal », place de la Motte, a été mis en service le 5 décembre 2000. Des plots au ras du sol, inclus dans un dessin en étoile, font ressortir l’ocre et le bleu des pierres, le vert de la végétation et des mousses. Splendide. Cette réalisation a été financée sur l’enveloppe du quartier Centre.


NOTES:

Voir : démocratie participative