Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Culture, expositions, livres, loisirs, spectacles, sports > Cinéma

Cet article est ancien. Il ne reste en ligne que pour mémoire

Cinéma

(écrit le 14 février 2001)

 Reprise à Châteaubriant

Une grande nouvelle pour Châteaubriant : le cinéma est repris, le cinéma va se moderniser.

Cela fait quelques temps que le propriétaire M. Mauvoisin, a annoncé son intention de vendre Le Lem, (qui s’appelait autrefois l’Olympia), antique cinéma très démodé et inconfortable. Au point qu’il n’a qu’une petite clientèle : moins de 20 000 entrées par an. Saisie du problème, et consciente de la nécessité pour la ville de disposer d’un cinéma, la municipalité de Châteaubriant a d’abord fait faire une étude de marché, confiée à Gérard Vuillaume, Conseil en Economie de l’Audiovisuel à Clermont Ferrand. Cette étude a révélé une potentialité de 90 000 entrées par an. Jean-Claude Orrière s’en est alors allé, l’étude sous le bras, contacter des repreneurs potentiels, dont Maximel (plusieurs salles dans la région de Redon) et Emeraude-Cinéma (plusieurs salles dans la région de Dinan). Cette dernière société a accepté et la signature de l’acte notarié doit intervenir incessamment.

Quatre salles

La société Emeraude Cinéma, autour de M. Laurent LAGREE et Mme Nadine PRIGENT, accepte de reprendre Le Lem au prix demandé par son propriétaire actuel, et de redémarrer l’exploitation au 1er mai 2001 après la réalisation de petits travaux seulement.

Car, surtout, elle a un projet d’envergure, d’un coût de 13 millions de francs : la construction d’un complexe de quatre salles de 250 places, 200 places, 120 places et 100 places, équipé en son numérique (ce qui en garantit la qualité) avec des installations en gradins, un accès handicapés, kiosque confiserie et espace d’accueil. L’étude de ce nouveau complexe est confiée au cabinet IDEA (M. François GUILLON) et si tout va bien, il pourrait être opérationnel avant la fin de 2002.

Seize séances

Le cinéma sera ouvert TOUS LES JOURS selon les horaires suivants :

Lundi 20h30
Mardi 20h30
Mercredi 14h30, 16h30, 20h30
Jeudi 20h30
Vendredi 20h30, 22h30
Samedi 14h30, 16h30, 20h30
et 22h30
Dimanche 11 h, 14h30, 16h30, 20h30

Le cinéma participera à « Collège au cinéma » et « Ecole au cinéma » (comme maintenant). Il intensifiera la programmation Art et Essai en proposant un éventail important de films et de séances, répondant ainsi à un réel besoin exprimé par un public cinéphile

Un système de tarifs à prix réduit sera mis en place (par exemple carnet de 10 places à prix réduit). Enfin une bonne information sera faite pour informer le public (journaux, radios locales, télévision locale, dépliants, affiches, site internet, répondeur, etc).

Le lieu d’implantation pourrait être le parking de la Vernisserie sur lequel l’acheteur prendrait 2000 m2, ce qui laisserait de la place, environ 1300 m2, pour le stationnement des véhicules (et peut-être des parkings en sous sol ?)

Le Conseil Général, le Conseil Régional et les fonds Européens FEDER peuvent apporter des subventions pour que Châteaubriant soit enfin dotée d’un cinéma performant et moderne, accessible au plus grand nombre.


écrit le 21 février 2001

 Atlantic-Ciné  

Les choses sont allées plus vite que prévu : le cinéma LEM a été racheté dès mardi 13 février 2001(compromis de vente signé chez le notaire) pour un coût total de un million de francs. Ce qui paraît bien payé compte-tenu de la vétusté de l’équipement actuel : « Nous n’achetons pas un cinéma, mais les clefs d’une ville » a dit M. Claude LAGREE qui dirige la société Emeraude Cinéma.

Le complexe cinématographique de Châteaubriant portera le nom de ATLANTIC CINE. Il sera dirigé par deux jeunes, Laurent LAGREE gérant, et sa femme Nadine PRIGENT directrice, qui ont déjà de l’expérience en matière de gestion de salle, et qui, d’ores et déjà, ont trouvé un logement à Châteaubriant où ils vont arriver avec leurs quatre enfants à la mi-avril.

Les quatre salles prévues seront toutes de plain-pied, avec 700 places en tout (et non pas 670 comme annoncé au départ) avec des écrans de 8 à 12 mètres (actuellement au Lem le grand écran fait 6 m), des salles en gradins, un son d’excellente qualité et même une « boucle pour les mal entendants ». Un hall d’accueil avec espace-bar est envisagé. L’architecte travaille déjà sur le projet.

Rattrapage

L’actuel cinéma LEM sera un peu rénové (projecteur neuf, écran) « mais nous ne venons pas en opposition avec ce qui s’est fait jusqu’à présent, nous venons avec un esprit neuf, en fonction de notre expérience qui semble avoir été payante jusqu’ici : par exemple Dinan, 15 000 habitants, fait 160 000 entrées de cinéma par an » (quand Châteaubriant végète à 18 000 entrées par an pour 12 000 habitants).

L’objectif est de proposer 9 à 10 films différents par semaine, avec un prix moyen de 34 F, et de nombreuses plages horaires, y compris le dimanche matin à 11 heures avec un prix réduit à 25 F environ. A Dinan, l’entrée est à 42 F avec prix réduits à 35 F pour les séances avant 18 h, et carnet de tickets à 320 F les 10 tickets (ce qui fait 32 F la séance).

ATLANTIC-CINE recevra des films de tous les distributeurs, via une entente de distribution qui s’appelle SOREDIC. L’objectif est d’arriver à 40 000 spectateurs à partir du mois de mai 2001. « Nous allons organiser dès le mois de mai des « sessions de rattrapage » pour offrir aux castelbriantais des films très récents qu’ils n’ont pas pu voir. Nous pensons ensuite leur offrir toutes les sorties nationales : les mêmes films qu’à Paris, en même temps que Paris »

A partir de mai 2001, Châteaubriant bénéficiera de tarifs « abonnés » et de la Fête du Cinéma. Il y aura aussi du cinéma tous les jours en été, ce qui devrait compléter avec bonheur le programme « 50 idées pour un été ».

Tout va dépendre maintenant de l’attitude des castelbriantais et des cinéphiles des communes extérieures. S’ils se déplacent en foule pour des spectacles de qualité, à des prix très abordables, la partie sera gagnée. Elle le sera. Vivement le mois de mai.

Vous pouvez voir ce qui passe à Dinan et Dinard sur le site internet :
http://www.emeraude-cinema.fr

On y trouve les horaires, les tarifs, les locations, et une présentation des films à l’affiche avec la bande annonce, et des photos du film, ainsi que des notes sur les principaux acteurs. Par exemple, la fiche qui concerne Gérard Depardieu qui joue dans les « 102 Dalmatiens » comporte 86 films dont on peut voir l’affiche et un résumé.


 Le Lem est vendu

La vente du Cinéma Le Lem à ATLANTIC CINE a été signée le 27 avril 2001, mais était liée à une « condition suspensive ». Celle-ci a été réalisée, ce qui fait que désormais la vente est effective selon un acte notarié du 9 août 2001, pour une somme de 500 000 F (soit 300 000 F pour les éléments incorporels et 200 000 F pour le matériel, mobilier et outillage). Il reste à souhaiter maintenant que se réalise le complexe cinématographique attendu.

Note du 21 mai 2008 : le bâtiment est devenu : agence immobilière depuis un mois ou deux.


(note du 26 février 2002) :

Le permis de construire de « Atlantic-Ciné   » a été déposé : le complexe de quatre salles de cinéma va s’édifier sur le parking de la Vernisserie, emplacement très bien adapté puisque l’exploitant va pouvoir bénéficier de l’important dénivelé du terrain pour faire un accès au niveau de la rue et construire des salles en gradins, assurant à tous une excellente visibilité


 Petit public pour court-métrage

Lundi 27 mai 2002 avait lieu au LEM, une soirée de projection de 7 courts-métrages, en présence de 4 réalisateurs.

Malgré la très grande qualité des films présentés, peu de personnes avaient répondu présent. Pourtant les futurs grands noms du cinéma français étaient peut-être là. Évidemment pour ces films à petit budget, pas de promo télé, pas de distributeur, pas d’affiche, pas de matraquage tout azimut. Mais que de talent, d’inventivité, de savoir faire.

Les rares exploitants indépendants de cinéma (Le LEM en fait partie) peuvent encore se permettre une telle programmation. C’est un « luxe » maintenant inimaginable pour les Gaumont, Pathé, UGC, ...

Mais exploitant indépendant ne veut pas dire mécène, la finalité est tout de même de vendre des tickets d’entrée (à 4 € pour cette soirée).

Toutes les semaines un film récent de grande qualité, souvent en sortie nationale, est proposé au public, une programmation que Châteaubriant n’avait plus depuis longtemps. Là encore le public est peu nombreux. Le cinéphile a peut-être couru depuis longtemps à Nantes ou Rennes, mais on ne peut douter qu’il ne reste un public ici.

Attention, le cinéma est fragile, les nouveaux exploitants du LEM sont passionnés, les tarifs sont attractifs, n’attendez pas pour vous dire que vous avez raté quelque chose quand nous aurons les productions hollywoodiennes prédigérées comme seul choix.

C’est le public de Châteaubriant qui va décider de l’avenir de son cinéma.

Marianne Tixier, 4 juin 2002


Ecrit en décembre 2003 :

Atlantic-ciné   a ouvert ses portes les derniers jours de décembre 2003.
Les propriétaires n’ont oublié personne dans leurs remerciements sauf ... Jean-Claude Orrière qui, au tout début, a fait réaliser une étude d’opportunité pour 35 000 francs et a démarché la société Emeraude Cinéma (cf La Mée, 14 et du 21 février 2001). L’intérêt, parfois, rend amnésique.


Ecrit le 25 octobre 2006

 Festival de cinéma

Du 25 au 31 octobre 2006 à Atlantic-Ciné  . 3 € la place ou 18 € pour 10 films. Amélie Poulain, l’Age de glace, Shrek, le Dîner de cons, Star Wars, les Visiteurs, la Grande Vadrouille, Astérix, Mars Attack, le Seigneur des Anneaux, Scary Movie, The full Monty, Master and Commander, Mad Max, Pirate des Caraïbes, Pearl Harbor, le Grand Bleu, Apocalypse Now.

à Atlantic Ciné à Châteaubriant

 Le ciné est dans le pré

Festival de Cinéma à Châteaubriant et Nozay, avec le soutien de Conseil Général de Loire-Atlantique, du 4 au 12 novembre 2006.

Paul dans sa vie, Limon, La vie comme elle va, L’homme qui plantait des arbres, etc


Ecrit le 21 mai 2008

 Festival de Cannes

Ces derniers jours, l’horreur est à la une de l’actualité avec l’ouragan en Birmanie et le tremblement de terre en Chine. Dans ces deux pays, les dégâts sont considérables, il faudra beaucoup de temps et de moyens pour reconstruire. Des enfants vont encore mourir dans les prochains jours, les prochains mois.

Mais, dans les journaux télévisés, on a vite oublié les petits tracas de la planète pour passer à la grande actualité : le festival de Cannes. Chaque soir, pendant quinze jours des bourgeoises trop maquillées montent les marches très lentement dans leurs belles robes, avec à leur bras des guignols très fiers dans leurs beaux smokings avec leurs beaux nœuds papillons. Et puis, en bas des marches, les Français (très) moyens qui s’agglutinent pour apercevoir un bout de sein ou le haut d’une cuisse d’une quelconque vedette, s’enthousiasment devant ces soi-disant starlettes qui les méprisent. Pas de doute, à Cannes, les blaireaux sont de sortie.

Petite question bête, avec le prix d’une nuit au Martinez, combien de repas pourrait-on fournir à un enfant birman ? J’espère qu’il n’y aura ni ouragan, ni tremblement de terre sur Cannes mais je souhaite de tout mon cœur qu’il pleuve des cordes sans discontinuer pendant ces deux semaines.

 

Florent Chauveau

 

Cinéville : page suivante