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Echos 2001-02

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Ecrit en avril 2001

Travaux en ville
Rendons à César ...

Les panneaux de signalisation des commerces, couleur bleu ardoise, que réclamaient les commerçants, ont été posés juste le lendemain des élections. Quel heureux hasard. Ils étaient pourtant prêts depuis quelques temps déjà. Mais les Services Techniques n’avaient pas le temps de les poser. Il ne faudrait cependant pas attribuer à la nouvelle municipalité ce qui relève du travail des élus de Martine Buron avec l’association ACTION.

– Même chose, exactement, pour les plaques d’information touristiques apposées sur divers monuments de la ville, en remplacement des précédentes qui commençaient à dater. Leurs élaboration est le fruit du travail des élus de Martine Buron avec l’Office de Tourisme  .

– Une enquête est menée auprès des parents d’élèves par le CCAS   de Châteaubriant, les délégués de parents d’élèves et d’autres organismes. Cette enquête vise à mieux connaître les préoccupations des parents par rapport à leurs enfants et peut déboucher sur des réunions d’information et de soutien aux parents. Cette enquête a été lancée aussi avant les élections (on peut regretter qu’elle soit si tardive !)

La fièvre obsidionale

La fièvre obsidionale est une maladie qui touche un groupe de personnes qui se sentent assiégées de tous côtés. On se méfie des amis et des voisins, on regarde autour de soi qui vient, comment il vient, où il va, à qui il parle, combien de temps il reste ici ou là. Et puis on boucle tout, petit à petit, insidieusement, graduellement, fermement. C’est l’état de siège, qui « justifie » toutes les mesures, tout et n’importe quoi.

Nous ne pouvons pas, cette semaine, vous dire tout ce que nous savons sur la « maison commune » (la mairie, quoi) : il y en aurait une page complète. Voici seulement quelques échos :

Equipe

Des élus majoritaires se sont étonnés de ne pas avoir désignés dans tel ou tel organisme. Tiens donc ! Le choix n’a pas été fait en équipe ?

Peinture

C’est vrai que la salle des mariages à Châteaubriant avait bien besoin d’un coup de peinture. Mais était-ce une première urgence ? Oui sans doute, pour marquer visiblement « le changement ». Tout dans l’symbole qu’on vous dit .

En attendant, et bien que cela ait été signalé, les graffitis qui déparent les pierres de schiste de la maison Barbazanges, près de la Fontaine de Couëré, sont toujours en place. C’est très bien pour l’attrait touristique de la ville.

Hunaultmédiacrassie

Voici revenu le temps où on trouvera régulièrement la famille Hunault dans la presse locale. Le père pour une médaille, le fils parce qu’il est maire, le jumeau parce qu’il est député. Est-ce le retour de la Hunaultmédiacrassie ?

Portion congrue

Les archives municipales sont en consultation libre : nul ne peut s’y opposer et, jusqu’à maintenant, elles étaient ouvertes de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, du lundi au vendredi, sans que cela dérange le personnel.

Mais pour ennuyer La Mée, qui publie depuis des mois, une « histoire de Châteaubriant », le maire a décidé, le 5 avril 2001, que les archives ne seraient plus ouvertes que le mardi de 9 h à 12 h. On peut s’estimer heureux : il aurait pu décider qu’elles seraient ouvertes le dimanche de 1 h à 4 h du matin ! Tout cela ne va pas freiner La Mée (qui heureusement a de l’avance dans ses recherches !). Les plus gênés ce seront ... les autres, l’archiviste bénévole de la ville (Michel Charron), tous les passionnés de leur généalogie, et tous les étudiants qui font des recherches sur Châteaubriant


Ecrit mi-avril 2001 :

De la mairie de Châteaubriant, ce qui surprend le plus les observateurs, après 12 ans d’ouverture, c’est la crispation des nouveaux élus, comme si quelqu’un contestait leur élection ! « Chers amis de l’opposition, nous ferons une gestion sereine et sans esprit partisan » avait dit Jean SEROUX

En douce

Et c’est tout le contraire qui se produit et se manifeste par nombre de petits gestes dont il est d’ailleurs difficile de rapporter la preuve puisque tout se fait par intermédiaire, par oral. On ne dit pas, on fait dire. On n’écrit surtout rien pour ne pas laisser de traces. On manœuvre pour éliminer ceux que l’on prend pour des adversaires. Drôle d’atmosphère qui sent plus la méfiance et la défiance que la transparence. Et de sérénité point !

Et pourtant les nouveaux élus vont encore devoir apprendre à se taire :

– De Mme Marie-Jo Havard, adjoint au Centre Communal d’Action Sociale : « Le travail municipal me prend très peu de temps ». C’est le signe d’un manque de conscience des tâches à accomplir.

– De Maurice Deniaud, adjoint aux sports et à la culture : « Le maire, on ne le voit plus, il disparaît sous les parapheurs ». C’est tout simplement que le maire veut signer lui-même la plupart des documents municipaux. C’est pour le moins un manque de confiance dans ses adjoints. Il avait pourtant dit qu’il déléguerait dans son travail.

– du maire lui-même à propos de « Châteaubriant-Initiative   » : « ils nous demandent 2 délégués, on va en envoyer 3, on verra bien » : c’est un manque de connaissance juridique sur ce que sont des statuts d’association.

– d’un élu dont nous tairons le nom pour qu’il ne se fasse pas lyncher par ses camarades de travail : « vivement que mon entreprise ferme, car j’ai deux réunions par semaine, ça fait trop ». Les salariés de cette entreprise, dans laquelle se développent des inquiétudes depuis quelques mois, apprécieront.

Cadres

A la mairie de Châteaubriant, c’est la désorganisation complète : « on ne sait rien. Il n’y a pas eu réunion de cadres, nous ne savons pas par quel bout les élus veulent prendre la politique qu’ils ont décidée. Les parapheurs montent au bureau du maire et mettent beaucoup de temps à redescendre. Ca fait 3 semaines que ça dure. Nous sommes inquiets » disent les salariés.

Allons, ne soyez pas trop inquiets : le maire surveille au moins qui entre et qui sort dans « sa » mairie et à qui il ou elle adresse la parole. C’est déjà une politique.

Traîner

Plusieurs castelbriantais ont déposé des documents urgents, les concernant, à la mairie. Ne voyant pas revenir leur dossier, ils ont relancé. Ils ont alors appris que tout était bloqué parce que l’adjoint concerné (par ailleurs retraité) était parti en vacances et ne pouvait donc signer les papiers nécessaires. Ca peut durer longtemps. « Avant », quand un adjoint prenait quelques jours de répit, ses dossiers étaient pris en charge par un autre. Au nom de la permanence du Service Public. Les choses auraient-elles changé là aussi ?

Délégations

Des délégués de la municipalité ont été désignés le 29 mars 2001 en Conseil Municipal : la liste, cafouilleuse, en a été débitée à vive allure et personne n’a pu prendre des notes complètes. Huit jours plus tard, les différents organismes n’avaient toujours pas notification de leurs élus. Il y a pourtant des assemblées générales à faire, la vie continue même si la mairie fait le mort. Il n’y a pas de secrétaires à la mairie ? Ou on ne leur donne pas de travail ?

Même chose pour les Conseillers Délégués. On entend des noms par ici ou par là, mais aucune désignation n’est communiquée à la presse. La Mairie de Châteaubriant ne joue pas (pas encore !) la transparence .


écrit le 17 avril 2001 :

Graffitis

Il y a toujours des graffitis qui déparent les pierres de schiste du Passage Sophie Trébuchet, près de la Fontaine de Couëré. Il y a en a même maintenant sur la plaque signalant le séjour à Châteaubriant de la mère de Victor Hugo. Ces graffitis ont été signalés au maire. Mais rien ...C’est très bien pour l’attrait touristique de la ville. Naguère ces effacements étaient plus rapides ...Mais ne nous plaignons pas, les graffitis, au moins, ça ne sent pas ! En revanche, l’urine des hommes et des chiens, à la Porte Neuve ou au Passage Sophie Trébuchet, c’est autre chose ...

Voitures

Depuis le changement de municipalité, il y a toujours autant, sinon plus, de voitures qui stationnent dans les rues piétonnes. Uns castelbriantaise a fait l’expérience de laisser sa voiture toute une journée, pour voir. Elle n’a pas eu de PV. L’engorgement du centre Ville va sûrement donner de la vie à ce quartier.

Panneaux

La nouvelle municipalité n’a sans doute pas eu le temps de considérer la quantité de panneaux publicitaires illégaux qui se situent sur le parking des magasins Leclerc et Intermarché. Un règlement de publicité, en vigueur à Châteaubriant, peut les faire supprimer.

Marché Forain

C’est bien les marchés, ça permet de causer avec les commerçants non sédentaires. Ceux-ci sont invités à un apéritif au Marché Couvert   mercredi 18 avril ; juste avant la réunion de la Commission du Marché Forain où il va sans doute être question des animations prévues de longue date.

Foirail

Nul ne sait quel est l’élu chargé du Marché aux Bestiaux (Foirail) de Châteaubriant. On parle de Jean Ermine. Pour un retraité SNCF, ça s’impose. Le déplacement des animaux vers les centres d’abattage sera autorisé à partir du 17 avril 2001, mais cela semble exclure pour l’instant les animaux maigres. Or la majeure partie des bovins présentés sur le foirail de Châteaubriant sont des animaux destinés à l’engraissement. Il est question de ne pouvoir ouvrir le foirail de Châteaubriant que vers la mi-mai. Ce n’est pas cela qui va arranger les affaires des agriculteurs et commerçants en gros bovins.

Silence !

Le 12 avril 2001 avait lieu l’Assemblée Générale de l’ACLA (association castelbriantaise de loisirs et d’animations). Le Président sortant (Jean-Claude Orrière) et la trésorière (Françoise Gentil), sans doute suspects de fièvre aphteuse, n’ont pas eu le droit d’aller présenter leur bilan : ordre (oral) du maire. Les choses se sont faites « par en dessous » comme disent les enfants et l’assemblée générale n’a rien vu de la manœuvre.

Bouclé

Les archives municipales sont en consultation libre : nul ne peut s’y opposer mais le jeudi 5 avril on apprenait qu’elles ne seraient plus ouvertes que de 9 h à 12 h le mardi (en mesure de rétorsion par rapport à La Mée qui venait sans doute trop souvent les consulter). Les choses ont changé le lundi 9 avril : l’ouverture se fera désormais de 8h30 à 12 h et de 13h30 à 17 h, grâce à la protestation de l’archiviste bénévole de la ville (Michel Charron). Merci. Encore un effort et on pourra revenir comme avant, c’est-à-dire : ouverture tous les jours.

Hilarité

Les personnes qui se rendaient régulièrement à la Bibliothèque municipale pour lire La Mée, comme les autres journaux, en sont privés désormais. Quand le personnel est interrogé à ce sujet, il se contente désormais de sourire, sachant bien que La Mée est bloquée en mairie.

Comme dit Maryse Souchard dans son livre « Liberté, égalité, Imaginez » : « En Allemagne, dès l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933, les artistes juifs sont interdits d’exposition et d’exercice (...). Les publications « marxistes » sont interdites et, le 10 mai 1933, des milliers d’ouvrages « non allemands » sont brûlés, « contre la pourriture morale, pour la sauvegarde de la famille ». Triste comparaison ...