Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Echos > Echos 2001 > Echos 2001-05

Echos 2001-05

(écrit le 20 juin 2001)

Mauvaise gazette

Réserve d’indiens : une bonne image, ça met du temps à se construire, mais ça peut se dégrader d’un seul coup. Après l’article de la Gazette des Communes (en date du 28 mai 2001), la plupart des communes de France ont dû penser que nous n’étions pas gens à fréquenter.

Calomnies, disaient les élus majoritaires de Châteaubriant mais les maires du département ont été stupéfiés du comportement du maire de Châteaubriant par rapport à ses pairs, et les articles de Ouest-France (10 juin 2001 et 11 juin) et de Presse-Océan (11 juin), ont enfoncé le clou . Le comportement du maire de Châteaubriant va contribuer à isoler notre pays . Il ne faut pas croire que les grandes villes voisines, Nantes , Rennes, Angers, vont venir au secours de la « réserve d’indiens » du Pays de la Mée

Vous savez, ce pays où l’on trouve encore des pratiques remontant au Moyen Age !


Ecrit le 20 juin 2001 :

Centre ville : Un projet Flat...eur

Un Conseil Municipal se profilerait-il à l’horizon (enfin !) ? : heureusement que la loi en a prévu un par trimestre, sinon on risquerait d’attendre longtemps.

En tout cas, on commence à en savoir un peu plus sur les projets des uns et des autres : exemple Dominique Flatet adjoint délégué au centre Ville, lors d’une réunion qui s’est tenue en mairie le 10 mai 2001, avec des commerçants, a estimé que :

« le tourisme   est presque inexistant » : c’est Yves Billard qui va être content d’entendre ça de la bouche de son ami

« ouvrir le théâtre car il est toujours fermé ». M. Flatet propose donc un orchestre tous les samedis. Il n’a pas dit comment il financerait ses prestations.

« enjoliver les rues : la propreté, des fleurs, des bancs ». Des fleurs, il y en a. Des bancs il pourrait y en avoir si les voitures ne stationnaient pas si longtemps dans les rues semi-piétonnes.

« Un marché biologique le samedi matin et pourquoi pas un grand marché couvert   sur la place de la Motte » : pourquoi pas !

« Des franchises Mac Do et autres » : les restaurant du centre vont être ravis.

Et un distributeur de picotin ?

« relier le centre ville par des pistes pour le vélo et pour le cheval » en slalomant entre les bancs peut-être ? Des chevaux en ville ça pourrait être marrant et ça donnerait de l’engrais gratuit pour tous les concurrents des Maisons Fleuries.

« Ancienne poste : faire un musée, une salle d’exposition » : Un musée sur « Mai 68 à Châteaubriant » ce serait bien dans ce lieu qui fut le siège du Comité de Grève. Mais qui paierait les expositions ? Quel personnel pour les garder ? Le problème principal (et onéreux !) c’est celui des réparations à y faire et d’un accès convenable à y aménager en particulier pour les handicapés

« Parking Pasteur : plus d’éclairage, plus de fleurs, démolir certaines maisons » : démolir des maisons, c’était bien le projet de l’ancienne municipalité qui souhaitait implanter là la future médiathèque  . A part ça, on ne peut pas démolir n’importe quoi n’importe comment, il faut l’accord de l’architecte des Bâtiments de France qui exige, en même temps, un projet de reconstruction. C’est ainsi qu’a été refusé, jusqu’à maintenant, la destruction de l’ancien magasin à l’entrée du parking Pasteur, et la destruction de l’ancien Office de Tourisme  , rue du Château.

Le projet de construire la médiathèque   sur le parking Pasteur a été étudié (45 MF millions de francs pour une construction neuve), parallèlement au projet d’implantation dans l’ancien Monoprix, soit 38 MF (millions de francs). Et ce n’est qu’après cette étude, et à cause de cette étude, que le site Monoprix a été jugé plus intéressant et moins cher. C’est alors que la Communauté de Communes du Castelbriantais en a fait l’acquisition.

Centre ville : voir page précédente
Centre ville : voir plus loin

Un ghetto pour les riches

En matière de logement, M. Flatet propose de « créer un nouveau « Domaine du Lac » pour les cadres et les professions libérales ». Un ghetto pour les riches avec, comme en Amérique, une clôture et des gardiens ? En demandant aux candidats une attestation de revenus peut-être ?

M. Flatet propose aussi de démolir Monoprix et d’y faire « une place fleurie arborée », juste à côté de la place de l’église, ça ferait double emploi ... D’aucuns envisagent d’y créer 30 places de parking. Compte-tenu du coût d’acquisition (3 millions de francs), cela ferait 100 000,00 F la place de parking.

Ou bien il suggère de garder Monoprix et de « faire à l’étage un rassemblement de tous les bureaux administratifs « médiathèque   ou maison du Conseil Général » » . Pour lui, la médiathèque   ne doit sans doute être qu’un bureau. Et une « maison du Conseil Général » s’imposerait pour son ami Jean Seroux. En revanche il a oublié la « maison de la Communauté de Communes » et pourquoi pas celle du « syndicat de pays ». Pauvre Emile Marion, sa médiathèque   se rétrécit comme peau de chagrin.

M. Flatet a une idée de génie : « une médiathèque   dynamiserait la ville en y ajoutant un cinéma et un bowling. Les jeunes passeraient leurs week-ends à Châteaubriant ». Sûrement, surtout s’il réussit à « créer une ville d’eau » et à mettre « des fleurs, une volière et autres animaux, un emplacement pique-nique et des terrains de boules » dans le Parc de la Lande.

M. Flatet sait-il seulement ce qu’est une médiathèque   ? A-t-il entendu dire qu’il va se créer un complexe cinématographique sur le parking de la Vernisserie, que le terrain a été déclassé et que les propriétaires du LEM sont prêts à l’acheter ? Sait-il qu’un bowling a bien du mal à être rentable ? Ce n’est pas une activité aussi quotidienne que d’aller acheter du pain.

Si on y ajoute l’idée de « modifier les trottoirs pour les handicapés et les poussettes », on aura fait le tour des propositions de M. Flatet pour « donner une cohérence au centre-ville, une dynamique festive et culturelle et « cultiver » le plaisir de vivre à Châteaubriant en créant l’événement ».

Mettre un therme au mètre

Le plus rigolo c’est sans doute de faire de Châteaubriant « une ville d’eau ». Monsieur FLATET a-t-il donc trouvé le moyen de détourner la Vilaine (ou les eaux de la Somme) pour en faire un affluent de la Chère ? (ce serait là un vrai changement !). A-t-il trouvé une source d’intérêt médical ? Compte-t-il y construire des thermes ? voire un casino, ou un centre de Thalassothérapie en bordure de la Torche ? On a toujours le droit de rêver .

En revanche, lors de cette réunion du 10 mai 2001, dont nous avons le compte-rendu, M. Flatet n’a rien écrit sur le commerce ! Les commerçants attendaient autre chose de la part d’un commerçant !

Du temps de l’ancienne municipalité, sous l’impulsion de Michèle Poiré, de nombreux commerçants ont bénéficié de subventions pour moderniser leur commerce. Mais ça c’est oublié ...

En tout cas, quand on calcule le coût de tous les projets mirifiques qu’on nous fait miroiter, on se dit que le réalisme n’est pas au rendez-vous mais que le sur-endettement y sera sûrement, lui.


Ecrit le 20 juin 2001 :

Courrier des lecteurs

Une jeune femme, Nathalie Orrière, nous a envoyé le courrier qu’elle a adressé à deux commerçants, MM. Raimbaud et Bailleul qui ont distribué un questionnaire sur l’aménagement du centre ville.

Elle dit ceci :

Messieurs,

Vous me proposez d’apporter mes suggestions quant à l’aménagement du centre ville. Permettez-moi de m’interroger sur votre légitimité, sur celle de votre démarche ainsi que sur votre compétence en la matière.

A quel titre acceptez-vous d’étudier une réorganisation du centre ville ; par qui êtes vous mandaté pour réfléchir sur un sujet d’intérêt public ?

Je souligne aussi que la concertation que vous lancez fait suite à une « réunion extra-municipale ». Pouvez-vous m’expliquer ce qu’est une réunion extra-municipale ; cette instance a-t-elle fait l’objet d’une délibération en conseil municipal ?

De plus, vous précisez que nos suggestions peuvent être déposées chez le commerçant le plus proche ; cela veut-il dire que l’ensemble des commerçants cautionne votre démarche ? Parlez-vous au nom des commerçants ou bien êtes-vous un de ces quelques hommes, qui depuis peu, se sentent investis d’une mission citoyenne et œuvrent pour leur quartier en consultant la population de façon totalement anarchique ?

Je fais ici allusion aux invitations qui fleurissent à travers la ville dans certaines boites aux lettres et qui ne concernent donc que certains citoyens. Sans doute cette méthode illustre-t-elle votre illégitimité ?

N. Orrière


(écrit le 20 juin 2001))

Ils ne savent pas qu’on a changé de maire ?

Mercredi 6 juin 2001, dans la rue de la Fraternité, une dame est accoudée à sa fenêtre. Passent deux jeunes gens (pas des Turcs !). « Madame, vous n’avez pas le droit de nous regarder comme ça. »

Dimanche 10 juin, place de la Motte, un spectacle de danse moderne. En voiture, des jeunes gens (des Turcs !) font le tour de la place à vive allure. Aucun respect pour les artistes et les spectateurs.

Dimanche 10 juin, place de la Motte, le festival « la rue dans la danse », les Voltigeurs castelbriantais (aucun Turc !) ont gagné la coupe de l’Atlantique. En voiture klaxonnante ils font le tour de la place à grand bruit. Aucun respect pour les artistes et les spectateurs.

Mercredi 13 juin, dans la rue Max Veper, trois jeunes gens (pas des Turcs !) marchent de front au milieu de la rue. Une femme au volant roule patiemment derrière eux et tente de passer. Ils l’insultent.

En l’espace de 15 jours on constate de nombreux cambriolages : magasin Singer, cheminées Bourguilleau, Castel levage, Distribat, cabinet vétérinaire, etc.

Dîtes où va-t-on comme ça ?

Ces gens-là ne savent donc pas qu’on a changé de maire depuis déjà trois mois ?

Et que le nouveau maire s’était fait, pendant la campagne électorale, le champion en paroles de la lutte contre l’insécurité ?


Ecrit le 20 juin 2001

Un coup tordu

La légalité à 000 %

Selon Presse-Océan du 11 juin 2001, il s’est passé des choses à l’association fédérative des maires de Loire-Atlantique, le samedi 9 juin dernier.

Lors de l’élection du Conseil d’Administration de cette association, « Jean Luc Colin, le maire PS de St Vincent des Landes s’est étonné d’avoir été rayé, sans en avoir été averti, de la liste par Alain Hunault (...). Sportivement, Christian de Grandmaison a décidé de se retirer pour laisser la place à Jean Luc Colin »

Les choses en réalité ne se sont pas passées comme ça. Voici les informations recueillies auprès de Jean Luc COLIN :

Zéro !

« Alain Hunault, en tant que Maire, dans l’ardeur de sa prise de pouvoir local, et son cumul de fonctions a tout faux . Sur le plan administratif et juridique, il mérite un double zéro. Sur le plan de la démocratie et de la transparence, un triple zéro » dit Jean Luc Colin. Voici pourquoi :

Acte 1 : l’élection

Lors de la réunion du « Groupement des Maires de l’arrondissement de Châteaubriant », le 18 mai 2001 à Abbaretz, Alain Hunault a été élu par 26 voix, contre 11 à Jean Luc Colin et 10 à Gilles Heurtin, maire de Blain, et deux abstentions.

Le bureau a été constitué par un représentant de chaque canton soit :

1 Président............. Alain Hunault
3 vice-Présidents..... Jean Luc Colin, Gilles Heurtin, Joël Dauvé
1 Secrétaire.........Christian de Grandmaison
5 Membres.........Damien Migot, Jacques Lemaître, Yvon Mahé, Michel Moreau, Jean Poulain
et un représentant des EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) : Daniel Boistuaud

En fin de réunion, Jean Luc Colin a rappelé au nouveau président du groupement de l’arrondissement de Châteaubriant que les délégués de ce groupement devaient être immédiatement désignés pour siéger au Conseil d’Administration de l’association fédérative des maires de Loire-Atlantique. C’est ainsi que 5 maires ont été élus, à main levée : Alain Hunault, Jean Luc Colin, Gilles Heurtin, Joël Dauvé et Daniel Boistuaud.

Acte 2 : la radiation

En se pointant à l’Assemblée Générale de l’association fédérative des Maires de Loire-Atlantique, qui s’est tenue à la Cité des Congrès à Nantes le samedi 9 juin 2001, avec plus de 150 élus présents ou représentés, Jean Luc Colin découvre avec stupéfaction qu’il ne figure plus sur la liste proposée pour le Conseil d’Administration.

Explication : le Président Alain Hunault a volontairement modifié, sans autre forme de dialogue avec l’intéressé, la liste antérieurement arrêtée à Abbaretz : il a éliminé Jean Luc Colin pour le remplacer par Christian de Grandmaison (subitement récompensé pour avoir invité ses collègues à élire Alain Hunault comme président de l’association des maires de notre secteur ?). Ainsi le groupement des élus de l’arrondissement de Châteaubriant devenait le seul (sur les 6 de Loire-Atlantique) à ne comporter qu’une famille politique ! Il se trouvait monolithique de droite, piètre exemple de non-respect de la diversité et de la mixité politique. Le maire socialiste Jean Luc Colin était sans doute de trop.

Donc ce 9 juin à Nantes, le Président Serge Poignant, député-maire de Basse-Goulaine, seul candidat à la Présidence, obtient 127 voix sur 156 votants. Il propose ensuite d’élire les 36 candidats au Conseil d’Administration, à partir de la liste imprimée où ne figure pas le nom de Jean-Luc Colin. Sollicitant l’assemblée des élus, Serge Poignant demande s’il y a d’autres candidats.

Alors Jean-Luc Colin exprime sa désapprobation devant les méthodes employées par Alain Hunault et demande sa réintégration sur la liste officielle des candidatures. Stupeur de l’assemblée, suspension de séance de plus d’une heure, les élus présents de l’arrondissement de Châteaubriant se concertent en l’absence d’Alain Hunault qui se trouve, lui, en Allemagne, au 20e anniversaire du jumelage avec Radevormwald. C’est alors que Christian de Grandmaison, qui était dans la liste comme un cheveu sur la soupe, se désiste « sportivement » comme dit Presse-Océan, « se dévouant pour laisser sa place » comme dit Ouest-France, cependant que tous les élus constatent la manœuvre d’Alain Hunault, le non respect des procédures démocratiques, et soutiennent la réintégration justifiée de Jean-Luc Colin.

Au cours du vote solennel concluant l’Assemblée générale, les 36 candidats ont été élus. Jean-Luc Colin a obtenu 142 voix sur 151 votants tandis qu’Alain Hunault a fait le plus mauvais score avec 119 voix. Le pire c’est que, dans notre région, dans un « consensus mou », des élus dits « de gauche » ont voté pour Alain Hunault, tandis que ce sont plutôt des élus de droite qui ont sanctionné sa manipulation en ne votant pas pour lui.

Où est le respect
de la légalité ?

Cette histoire (une parmi d’autres), montre que sur le plan administratif et juridique Alain Hunault présente quelques défaillances significatives :

1). Il a modifié des décisions prises en assemblée d’élus

2). Il a voté ...alors qu’il n’en avait pas le droit : il faut savoir en effet qu’à l’assemblée d’Abbaretz, il a voté 2 fois, une fois en tant que maire, et une deuxième fois en tant que président de la Communauté de Communes du Castelbriantais. Or celle-ci N’ETAIT PAS ADHERENTE du groupement des maires du Castelbriantais puisque ce n’est que le 21 mai, c’est-à-dire trois jours plus tard, que la Communauté de Communes du Castelbriantais a décidé d’adhérer à l’association des maires. A-t-on vu voter, dans nos plus petites associations locales, un membre non adhérent ?

3). Sur le plan de la démocratie locale et de la transparence, voire de la tolérance, le constat est révoltant et montre qu’à grande allure le pays castelbriantais part à la dérive. Cet épisode lamentable, heureusement rectifié par Jean-Luc Colin, invite chaque élu (et surtout les nouveaux), et tous les citoyens, à ne pas se conduire comme des « marionnettes » d’Alain Hunault. Outrancièrement, il peut imposer une chape de plomb au pays de Châteaubriant   en éliminant tous ceux qui ne sont pas à sa botte.

Un devoir de vigilance s’impose face à la « Hunaultcratie »

(*) Ce n’est pas la première fois : on a pu constater par exemple que les délégués de la ville au Conseil d’Administration de l’Office de Tourisme  , ne sont pas, maintenant, ceux qui ont été élus lors du Conseil Municipal du 29 mars 2001. Mme Josette Dauffy, par exemple, n’a pas été désignée le 29 mars 2001 mais beaucoup plus tard, suite à une modification de la délibération initiale.

Que fait donc la Sous-Préfecture ? Que fait-donc le contrôle de légalité ?

Il est évident qu’il va falloir une vigilance de tous les instants pour surveiller celui qui prétend, pourtant, vouloir respecter la légalité à « 1000 % ». Un 1 de trop.