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2001-06-Energie citoyenne

Energie Citoyenne

(écrit le 27 juin 2001)

A la suite des élections municipales de mars 2001, de nombreuses personnes ont exprimé le désir de poursuivre le travail accompli pour la défense des valeurs de la démocratie à Châteaubriant et dans le pays. Ceux qui ont milité avec l’équipe dirigée par Martine Buron et qui ont soutenu son action depuis 12 ans, et même avant, ont décidé de se constituer en association.

Son objectif est d’accompagner le travail des élus minoritaires, mais aussi d’initier avec l’ensemble des citoyens de Châteaubriant et du Pays une réflexion au regard des enjeux de société et des projets à mettre en œuvre pour maintenir à Châteaubriant sur une voie de progrès.

Le nom de cette association : « Energie citoyenne en pays de Châteaubriant   » exprime bien la volonté de ses membres d’être une force d’information, de propositions et de réflexion au service de la population. Elle s’appuiera pour cela sur l’expérience acquise par ceux qui ont dirigé la ville depuis 12 ans. « Ils ont prouvé leurs compétences en réussissant un formidable travail de redressement des finances de la ville tout en poursuivant une politique d’équipements collectifs au bénéfice de tous » dit Michel Bourgine.

Après avoir défini ainsi sa raison d’être, cette association a développé les quatre objectifs spécifiques qui constituent l’article 2 de ses statuts :

– 1.- permettre aux castelbriantais de participer à la réflexion sur l’évolution de leur cité
– 2.- les informer régulièrement du contenu des débats et décisions municipaux (démarches, argumentations...)
– 3.- accompagner et soutenir les élus minoritaires dans l’exercice de leurs fonctions
– 4.- élargir la réflexion à la dimension de Pays de Châteaubriant  .

Participer à la réflexion
sur l’évolution de la cité

« C’est ce qui constitue à nos yeux la première étape d’une vie démocratique digne de ce nom, en oeuvrant pour la citoyenneté, c’est-à-dire pour la transparence, le respect des autres, le respect du pluralisme, l’entraide, la solidarité, l’initiative   citoyenne, le développement culturel : ce qui fait partie du bilan de l’équipe précédente »

« Oui, le véritable citoyen est acteur responsable de ses décisions, de ses choix. Il doit donc être apte à se projeter dans l’avenir et anticiper les conséquences de ses actes, donc de ses votes. Tout semble indiquer que ce n’est pas la démarche mise en œuvre par une majorité de castelbriantais en mars dernier, et que cette majorité n’a probablement pas saisi le sens de l’action de l’équipe précédente : investissement à long terme dans l’intérêt général de la population » dit l’association.

C’est pourquoi il lui apparaît indispensable d’expliquer au public que les décisions prises dans l’intérêt général servent toujours les intérêts personnels en termes de développement économique, d’emplois, d’aménagement du territoire, de mesures sociales, de politique culturelle...

Et elle cite quelques exemples d’actions bénéfiques pour tous :

– Remboursement de la dette, environ 45 % de ce qu’elle était en 1989. Cela ne se voit peut-être pas au quotidien mais c’est une action bénéfique à long terme qui porte ses fruits au bout de 15 ans quand les emprunts de 15 ans (datant du temps de Xavier Hunault) auront été remboursés sans augmenter la pression fiscale et en continuant à investir.

– La construction d’une station d’épuration est une réalisation bénéfique pour des dizaines d’années et pour les générations futures.

– La décision d’associer les élèves du Collège Schuman au suivi des travaux de la construction de la salle multifonction est un acte pédagogique de la plus haute importance, pour son côté formation, information, connaissance, et pour son côté social : l’intérêt porté par l’adulte (pas seulement parent ou enseignant mais aussi élus et professionnels : architecte) à la vie de l’enfant.

Ce qui restera dans les mémoires (n’en déplaise à certains) comme la réalisation majeure de ces 12 années : le Théâtre de Verre  , qui n’est pas seulement une salle de spectacles mais aussi et surtout un lieu de culture, c’est-à-dire de progrès de la civilisation. Et toute attaque contre la culture constitue une attaque contre la civilisation.

« La tâche qui nous attend n’est pas mince. Elle consistera à mettre en œuvre des actions militantes :

– Pour susciter la réflexion nécessaire avant de se faire une opinion.

– Pour provoquer des débats sur les meilleurs choix à opérer

– Pour bien expliquer les mécanismes des prises de décision et éviter les votes « en aveugle » dus à des propositions éblouissantes mais irréalisables (moins 25 % de baisse des impôts, ou alors il faut dire quel service sera supprimé) ou qui ne relèvent pas de la compétence d’un conseil municipal (santé - création d’un I.U.T.) »

Informer les citoyens

L’information du citoyen est l’outil indispensable dont aucune activité militante ne peut se passer. « Nos moyens d’information et de diffusion restent pour l’instant extrêmement limités. Comme toute association nous transmettrons nos communiqués à la presse quotidienne et hebdomadaire. Nous réfléchissons actuellement à la mise en place d’un moyen de communication régulier avec la population »

L’information pourra aussi se faire au cours de réunions à thème :
– Quelle politique économique ?
– Quelle politique culturelle ?
– Quelle politique de traitement des déchets ?
– Quel type de regroupement de communes est-il préférable de mettre en place ?
– Quelle politique sociale ?

Soutenir les élus minoritaires

Information et réflexion sont par nature étroitement associées : accompagner et soutenir les élus minoritaires dans l’exercice de leur fonction. « C’est le souhait des camarades qui, élus minoritaires, veulent continuer à travailler en collaboration étroite avec l’ensemble des personnes qui ont fait la campagne électorale. »

« Nous aurons ici un rôle de relais entre la population et les élus :

– Expliquer auprès de la population les votes des élus minoritaires.
– Relayer dans les commissions et dans notre publication les arguments de vote.
– Et dans l’autre sens, pouvoir élargir pour les élus les sources d’information venant du public.
– Assurer aux côtés des élus une présence dans un maximum de réunions et d’évènements (conseils municipaux...). »

Elargir la réflexion
à la dimension du Pays

« Il est obligatoire qu’une association de ce type s’ouvre à la dimension du pays de Châteaubriant  . De plus en plus de problèmes de la vie quotidienne des habitants de Châteaubriant se traitent au niveau du pays : Syndicat Mixte et Communautés de Communes. D’autres associations semblables à la nôtre existent déjà dans d’autres communes. Des contacts sont possibles. Une commission intercommunalité sera mise en place dans notre association »

Voilà rapidement tracés les axes de travail de la nouvelle association, axes qui pourront bien entendu évoluer en fonction de l’actualité, « et qui intègrent la lutte jamais terminée en faveur des services publics performants et renforcés garants de plus de justice et de démocratie. »

« Comme vous le constatez la vie militante ne s’est pas arrêtée après la défaite des municipales, nous nous organisons progressivement mais sûrement. Nous allons terminer la répartition des tâches et inviter les personnes qui partagent nos valeurs à venir nous rejoindre. »

« Nous serons résolument avec les élus minoritaires dans ce combat pour une véritable démocratie citoyenne » a conclu Michel Bourgine en estimant que l’association s’engageait dans une course d’endurance.

Les responsables :

Président : Michel Bourgine (Domaine du
Lac, Tél 02 40 81 85 91)
Vice-Présidente : Nathalie Orrière
Secrétaires : Agnès Coquereau et
Françoise Echappé
Trésoriers : Jean-Louis Faucheux
Emmanuel Rétif

Le bureau est composé de 15 membres et ne comporte aucun conseiller municipal minoritaire. Plus de 140 personnes ont manifesté leur intention d’adhérer. La cotisation est fixée à 8 euros (soit 53 F)

(le premier bulletin de l’association « Energie citoyenne » a été distribué à 4500 exemplaires le 16 novembre 2001)


(écrit le 28 novembre 2001)

Mise au point de Jean-Claude Orrière

La parution du premier bulletin de l’association « Energie Citoyenne » le 16 novembre 2001, a provoqué une réaction du Directeur de Publication de l’Eclaireur (par ailleurs beau-frère du nouveau maire) qui a ironisé sur les démissions successives des candidats présents en tête de la liste de Martine Buron, et a terminé son papier en annonçant « le retour à une gauche pure et dure telle qu’on l’a connue dans les années 70-80 ».

Cet article a poussé Jean-Claude Orrière, Premier-Adjoint de la municipalité précédente, à faire une mise au point dont voici des extraits :

Il explique que sa décision de démission a été prise dès le soir du 11 mars 2001 pour les raisons suivantes :

1.- « De 1983 à 1989 j’ai siégé en qualité d’élu minoritaire. J’en garde le souvenir amer d’avoir été méprisé tout le long du mandat » et il pensait que l’attitude du fils serait la même que celle du père.

2.- « je n’ai pas accepté les procédés utilisés par la majorité actuelle durant la campagne et je ne me voyais pas fréquenter des personnes ayant pratiqué le mensonge, la calomnie, la démagogie »

3.- « la majorité comporte dans ses rangs au moins une personne affichant des sentiments xénophobes. C’est pour moi insupportable et plus que suffisant pour discréditer la majorité entière »

4.- Après avoir durant douze années quotidiennement travaillé sans relâche au bon fonctionnement du service public et au mieux vivre de mes concitoyens sans distinction, essuyer un tel désaveu casse le moral et décourage profondément »

Pour autant je revendique très clairement mon appartenance à une gauche pure, ceci certainement, et dure si nécessaire, en particulier lorsque les valeurs auxquelles je crois se voient bafouées, menacées par des adversaires d’une mauvaise foi évidente.

J.C. Orrière


Ecrit le 3 juin 2004

Energie citoyenne

Le dernier numéro d’énergie citoyenne « Association de veille et de vigilance sur la vie municipale » de Châteaubriant, a été distribué le 29 mai 2004. Il interroge :

– « Malgré un développement économique toujours en berne, le train de vie municipal tient bon le cap avec ses nombreuses dépenses. Indécence ou refus d’admettre la réalité ? »

– « Qui, des parkings ou des habitants, font vivre un centre ville ? » dit Energie citoyenne qui relève « la désertification du centre-ville et la baisse de l’activité commerciale ». (ndlr : Interrogez donc les commerçants du Centre Ville et vous constaterez le marasme général).

Energie citoyenne, 18 rue du 11 novembre à Châteaubriant - 02 40 81 23 94