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03-Quartiers

Avec la municipalité Alain HUnault élue en mars 2001, il n’y a plus de réunion de « quartiers » (chacun disposant d’une enveloppe de 120 000 F) - mais des réunions de « secteurs » (découpés suivant les bureaux de vote et ne disposant plus d’enveloppe budgétaire). Les premières réunions ont eu lieu en janvier 2002.


(écrit le 30 janvier 2002)

C’est du pareil au même

La nouvelle municipalité de Châteaubriant avait dit : « ce sera différent, ce sera mieux ». Et on a vu les réunions ... de quartier ... devenir des réunions ... de secteurs, définis par les bureaux de vote. Ce qu’un certain nombre de participants ont regretté. Y aurait-il un apartheid dans la ville, alors même que les réunions de « secteurs » n’ont aucun budget dont elles puissent disposer ?

A part ça, rien n’a changé. Chacun voit midi à sa porte, et le trottoir devant sa maison, et un petit bout de ciel au dessus de sa tête. Mais aucune vision d’ensemble. Ce sont toujours les mêmes problèmes qui reviennent. Par exemple !

– on voudrait une (ou des) piste cyclable
– le stationnement devant le n° 52 de la Rue des Déportés Résistants est inutile
– la vitesse est excessive partout
– les nouveaux passages piétons se voient mal
– la sécurité aux abords des écoles n’est pas suffisante
– le stationnement est anarchique
– Un trottoir, deux trottoirs, trois trottoirs ont besoin d’être refaits : il y a des trous, des cailloux ... ou pas de trottoir du tout.
– Empêcher les voitures de stationner sur les trottoirs (dans certaines rues). Mais organiser le stationnement des voitures sur les trottoirs dans d’autres rues !
– Et puis les profs de l’école St Joseph encombrent la rue de la Libération avec leurs bagnoles ( là il y a un changement notable : avant on accusait les profs du collège Robert Schuman d’encombrer la rue des Déportés Résistants)
– Il faudrait effacer le réseau électrique
– et sécuriser le parking Pasteur
– et aménager le lit de la Chère pour favoriser l’écoulement de la rivière du côté de la rue Duguesclin
– Remplacer un panneau « sens unique » par un panneau « voie sans issue »
– Rétablir une boite à lettres
– Aménager un accès handicapé pour l’église de Béré
– Et puis il y a des branches de sapins qui cassent et des arbres à élaguer, et des haies à tailler...

Suaves odeurs

– Et puis l’abattoir sent mauvais. Le problème avec l’utilisation par Viol est donc le même que du temps de Bridel-Viande. « Ca ne sent pas, ça pue » a-t-on entendu

Le maire a promis de voir les responsables de l’entreprise à ce sujet, peut-être de les inciter à construire un mur de protection. On a discuté vent de nord-est, vent du sud ... les municipalités changent les problèmes demeurent.

Rodéos, eho ! eho !

Un habitant de la rue St Joseph a signalé aussi des « rodéos » qui se produisent régulièrement la nuit vers les 2 heures du matin. « N’attendez pas qu’il y ait un mort ». Le maire a reconnu qu’il y avait eu des problèmes le 23 décembre, et le 1er janvier et le 18 janvier, etc. Il a promis de faire quelque chose. Mais quoi ? cela fait 10 mois qu’il est élu et le problème est le même qu’avant !

Celle-là

Les réunions de secteur, c’est le bureau des pleurs. On n’a pas encore entendu parler des crottes de chien, mais cela ne saurait tarder. Certaines personnes qui posent des questions n’obtiennent pas de réponse. A la réunion du quartier Marcel Viaud, Jean Seroux a même dit « qu’est-ce qu’elle veut encore celle-là ? » quand une personne a posé la question du stationnement place de la Motte. Cette réflexion malpolie a choqué un certain nombre de participants.

De même l’acquéreur d’un immeuble de la ville, rue Marcel Viaud, s’est fait prendre à partie par le maire qui a contesté les conditions de la vente qu’il connaît bien ... en tant que notaire ! Confusion des rôles. Quelqu’un dans la salle a protesté. La réunion commençait à mal tourner. Jean Seroux y a mis fin précipitamment.

Comment faire un plan de circulation

De nombreuses questions ont concerné la circulation, la vitesse, le stationnement sur les trottoirs, d’un côté ou de l’autre des rues. La solution a été donnée par le maire : « Réunissez-vous entre habitants de la rue et dîtes ce que vous voulez, on le fera ». C’est une façon de voir les choses ! Pas de réflexion d’ensemble sur la circulation et le stationnement à Châteaubriant, mais une série de petites décisions par rue ? On risque d’arriver à la situation décrite par Raymond Devos : ça n’a pas de sens !

Jeunes

Un jeune a demandé pourquoi le « Conseil de Jeunes » ne concerne que les 11-15 ans et pas les 15-17 ans . Réponse : « parce qu’en élisant des jeunes de 15 ans maintenant, ils auront 17 ans dans deux ans et seront quasiment prêts à faire partie de vrais conseils municipaux »

Des voisins ont posé le problème du café « La Bodéga », le seul lieu de concert qui reste à Châteaubriant pour les jeunes. « Le problème n’est pas dans le café, mais à la sortie. Les jeunes font du bruit, ils vomissent, ils urinent. La place est aussi sale qu’après un marché aux chevaux ». Le problème n’est pas nouveau. Il n’est pas propre à La Bodéga d’ailleurs, il se produit dans presque toutes les « boites de nuit » (sauf peut-être au Bilb’Ok). « Nous allons prendre des mesures draconiennes » a dit le maire. Peut-être. En sachant que cela ne fera que déplacer le problème. En sachant aussi qu’il y a besoin d’un lieu de concert pour les jeunes. Actuellement un grand nombre de jeunes de Châteaubriant quittent la ville les vendredis et samedis soirs pour aller faire la bringue à Nantes ou Rennes. Et malheureusement les programmes attractifs du cinéma Le Lem ne les retiennent pas. Ils préfèrent aller voir ... les mêmes films ... mais ailleurs.

Gobé tout cru

A part ça, les citoyens gobent tout. On leur dit que la rocade Ouest est bien engagée, que le financement du conseil général et du conseil régional est assuré. Et que les acquisitions foncières devraient se faire l’an prochain. Et ils y croient ! Ils ne se doutent pas que ce « contournement ouest » devra faire partir de la révision du Plan d’Occupation des Sols. Ils ne demandent pas quel est le tracé exact retenu (s’il est retenu, ce qui est invraisemblable). Ils ne demandent pas combien ça va coûter. Quel va être le montant des subventions. Ils croient ce qu’on leur dit. C’est tout.

On leur dit que la municipalité d’Alain Hunault a déjà fait bien des choses : elle a inauguré le foirail par exemple (foirail réalisé par la municipalité précédente) et le carrefour de la Rue du Québec. Elle a réalisé la plate-forme de ramassage scolaire et le parking de la rue Louis Davy : toutes choses déjà engagées précédemment !

On dit aux citoyens que tout va être fait pour promouvoir la ville : par exemple « le château revit depuis 2001 ». Mais ont-ils oublié que cela fait des années que les municipalités précédentes (y compris celles de Xavier Hunault, père du maire actuel) organisent des visites du château l’été. Ont-ils oublié que l’Association pour le Tourisme   y fait une exposition estivale, qu’Ar’Muse y fait de l’Art Moderne, que l’Office de Tourisme   organise des visites régulières, et son spectacle « Trois Dames et un château ». A en croire la nouvelle municipalité, l’animation du château n’a commencé qu’en 2001, grâce au Conseil Général ! Sans blague ! En tout cas, ce qui n’est pas une bague, c’est qu’en 1989, deux conseillers municipaux actuels, dont le Premier Adjoint, ont créé l’association « Les Amis du Château » qui ... n’a RIEN fait, elle ! C’était une association virtuelle sans doute.

Promesses

« On » promet tout aux citoyens, monts et merveilles et au delà. La réfection de l’église St Nicolas, et de l’église de Béré, plein de bouts de trottoirs (ah les trottoirs !) ou de chaussées, la fameuse rocade ouest, la réouverture de la ligne SNCF vers Nantes, deux nouvelles maisons de retraite, des pistes cyclables partout, et un rond point route de Fercé, et l’aménagement des places de la ville, et la réalisation d’une plaine de jeux et d’équipement sportifs, et une nouvelle salle pour remplacer celle du foirail, et la piste du vélodrome, etc, etc.. Et les citoyens gobent encore, bouche bée, sans compter les sous dans le porte-monnaie de la ville. Ce n’est pas ainsi qu’on fait une éducation citoyenne ! La ville n’a pas d’argent à dépenser à tort et à travers sous peine de retomber dans l’hyper-endettement d’avant ! Gouverner ce n’est pas accepter tout ce que souhaitent les habitants d’une ville, c’est faire des choix. Quitte à prendre le risque de l’impopularité. En ce sens-là, il était bon que les quartiers aient un petit budget à gérer. Ils étaient obligés de faire des choix en tenant compte des besoins des autres.

Il est vrai que, précédemment, la ville a été bien gérée en matière budgétaire. Des économies ont été faites. Dans deux ans l’hyper-endettement généré par le père Hunault sera résorbé et le fils Hunault aura les coudées plus franches. Mais peut-être pas autant qu’il le croit car, dans l’immédiat, on peut s’inquiéter de le voir emprunter sans faire grand chose d’autre que ce qui était prévu (tous les travaux engagés précédemment, et qu’il a terminés, étaient financés).

On peut s’inquiéter de voir, par exemple, qu’il a emprunté 760 000 € (soit près de 5 millions de francs) lors du Conseil Municipal de décembre 2001, sans qu’on sache très bien pour quoi faire. Il n’est pas sûr que les banques (ou le Trésorier Payeur Général) acceptent que les emprunts servent à faire face aux frais de fonctionnement ! On ne sait même pas à quel taux est fait cet emprunt : « Euribor » c’est marqué ! Ca fait combien de % ça ?. Point ne savons !

Une municipalité, c’est comme une famille. Une banque accepte de prêter de l’argent pour un bien durable (achat d’une voiture, d’une maison, c’est ce qu’on appelle des investissements), mais pas pour du fonctionnement courant !

Numéro vert

La mairie vient de mettre en place un numéro vert (appel gratuit) :

c’est le 0 800 44 2000

où chaque citoyen pourra appeler pour signaler un petit dysfonctionnement, ou poser une question.

Encore faudra-t-il que la mairie réponde ! Une participante aux réunions de secteurs a signalé avoir écrit plusieurs fois et n’avoir jamais eu ni réponse, ni accusé de réception !


Comment ne pas répondre à une question.

« Pouvez-vous dire pourquoi vous avez supprimé les panneaux d’expression libre près de la Poste et près de la mairie ? ». Réponse de Jean Seroux : « je ne vois pas de quoi vous parlez, je ne les ai jamais vus ».

Incroyable ! Ces panneaux existaient depuis 1990. Ainsi il suffit de nier l’existence de quelque chose pour que cette chose n’ait jamais existé ? Que M. SEROUX se reporte donc à la liste établie par la Direction des Services Techniques le 12 novembre 1990, à l’arrêté municipal du 19 décembre 1990 (dont il a été avisé à l’époque en tant que Président des Voltigeurs) ou tout simplement à la loi n° 79-1150.

C’est étonnant :
la municipalité a deux attitudes.
– elle récupère à son profit le travail de certains,
– et elle gomme le travail des autres.


NOTES:

Voir : démocratie participative