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06-Quartiers

(écrit le 2 avril 2003)

Allez, encore un compte-rendu d’une réunion de quartier, peut-être plus intéressante que les autres. Il s’agissait du bureau de vote « Marcel Viaud », c’était le 17 mars 2003.

Galère circulatoire

« C’est galère de traverser le carrefour de la Ville en Bois quand on est un jeune cycliste venant de la route de Nantes ». Oh, oser critiquer un si beau carrefour. « La sécurité est notre priorité, répond le maire, quand il y aura le contournement Sud, la rue ne sera plus la nationale 171, mais il faut attendre que l’Etat se décide à faire les travaux » ajoute M. Garnier.

« Et ce sera quand, cette rocade sud ? Vous aviez dit 2004 » interroge une autre personne. « Vous savez, l’Etat a des difficultés financières » dit le maire.

Ca y est, c’est bien c’qu’on avait dit : quand l’Etat est à gauche, c’est de sa faute si les travaux ne se font pas. Quand l’Etat est à droite, c’est que, le pauvre, il ne peut pas tout faire.

Et le maire ajoute, perfide : « Quand on n’a rien fait, ou pas grand chose, il est difficile d’être exigeant ». Eh oui, le maire trouve qu’il n’y a pas eu grand chose de fait : le Théâtre de Verre   (que ses amis ont tout fait pour bloquer) , la Halle de Béré  , la Maison de l’Economie, la Maison de

la Formation, la Maison de l’Agriculture, la réfection de la toiture de la piscine, le village des enfants, l’aménagement de zones industrielles, différents rond-points, l’aménagement de la place de l’église, la Charte de Pays, le Pays Touristique, et surtout le redressement indispensable des finances publiques, tout ça c’est « pas grand chose ». Le maire ne voit ... que ce qui se voit : « quand je vois la rue des 27 Otages, j’ai honte » dit-il. La route est bien carrossable pourtant mais elle a dû être rebouchée à la suite d’une période de gel et ne présente pas une couleur uniforme..... Ah la couleur !

Rocade Ouest ?

« Et la rocade Ouest ? Est-ce bien pour 2006 ? ». M. Garnier, qui a commencé à apprendre ce que sont les procédures publiques, en doute un peu « Il faut laisser aux techniciens le temps de faire leur travail ». « Il n’y avait rien dans ce dossier depuis 1996 » ajoute le maire. C’est vrai, mais il y avait eu un projet fait avec la DDE entre 1989 et 1996, et ce qui a manqué c’est le financement.

C’est que tout ne peut pas se faire en même temps : « J’ai déjà demandé l’an dernier la réfection du trottoir de la rue des 27 Otages » a dit quelqu’un. « Nous baissons les impôts locaux. Quand on se donne des contraintes financières, cela devient plus compliqué de faire des réalisations » reconnaît le maire qui reproche aux autres de n’avoir pas tout fait mais s’aperçoit qu’il est, lui aussi, limité.

Transparence de l’étang

La transparence peut se concevoir au sens propre et au sens figuré. Au sens propre, il a été question du manque de transparence de l’eau de l’étang de la Ville Marie qui fait que la DDASS y interdit les baignades « alors que l’eau y est de très bonne qualité » dit le directeur des Services Techniques.

Au sens figuré, la transparence est la possibilité pour les citoyens d’être informés de tout ce qui les concerne. « Si vous voulez vous procurer des documents en mairie, vous le pouvez » a dit le maire en signalant que « le secrétaire général de la mairie est là ». Hélas, dès le lendemain, quand La Mée a demandé le rapport « Espace Risk Management » on lui a dit qu’on ne pouvait pas le lui remettre. « Document interne » paraît-il. Sauf qu’il a été payé par des fonds publics (105 000,00 F).

« Quelles sont les actions de prévention que vous avez retenues dans le contrat local de sécurité ? » interroge un citoyen. Quel importun ! D’une chiquenaude verbale on le renvoie dans les cordes : « Ce sera publié dans la presse. Rien n’est secret » dit le maire. La presse doit-elle donc faire l’opinion des citoyens ?

Mauvaise surprise : des trous

« Il y a des trous dans le trottoir le long de l’étang de la Torche » signale un riverain. « cela fait partie des mauvaises surprises dont on se serait bien passé » dit le maire... de même que, naguère, quand le toit de la piscine s’envolait, la municipalité de l’époque se serait bien passé de financer ces travaux. Tous les ans, comme ça, même chez soi, on a de mauvaises surprises, la chaudière qui claque, ou un joint de culasse, ou etc. C’est finalement commode d’accuser les prédécesseurs de tous les maux du présent. En tout cas, c’est certain, la rue du Faubourg de Chécheux pousse vers l’étang de la Torche et le déversoir de crue est en mauvais état.

Quelqu’un évoque la bonne idée de l’enfouissement des fils électriques. « Oui mais ça coûte cher. Si ça n’a pas été encore fait, il y a bien une raison »

Quelqu’un évoque un petit bloc sanitaire à placer à l’entrée du Bois de Tugny. Bonne idée. Ca éviterait d’aller pisser sur les violettes des bois et de laisser traîner des mouchoirs en papier qui mettent 3 mois à se dégrader.

« Et un terrain pour les gens du voyage ? » interroge une dame. M. Garnier, qui était hargneux à ce sujet il y a un an, a appris le métier : « On s’y emploie, une commission de la CCCastelbriantais y travaille. Il faudra bien y passer ».

On parle encore de l’église de Béré qui a besoin de travaux (ce n’est pas nouveau et il faut que les monuments historiques se décident à payer les premiers).

Dans d’autres quartiers il a été à nouveau question de nids de poules, bordures de trottoirs défoncées et crottes de chien. Il est vrai que certains maîtres de chien se font un plaisir de « décorer » d’étrons le trottoir de certaines maisons (qui peut-être ne leur plaisent pas ?). Il paraît que mettre les pieds dedans, cela porte bonheur ...

Conclusion de quelques citoyens qui sont allés aux réunions : « on a eu le sentiment de réunions de propagande, sans réelle volonté de débat ou de concertation, des réunions arrangées, avec des gens prévus pour remercier de ceci ou de cela, avec des gens prévus pour protester bruyamment quand des fauteurs de troubles prenaient la parole ».!