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Humour et cuisine : la dinde au whisky

Recette de la dinde au whisky

Acheter une dinde d’environ 5 kg pour 6 personnes et une bouteille de bon whisky, du sel, du poivre, de l’huile d’olive et des bardes de lard.

Barder la dinde, la ficeler, la saler et la poivrer avant d’ajouter un filet d’huile d’olive. Préchauffer le four à thermostat 7 pendant environ 10 minutes.

Se servir un verre de whisky en attendant.

Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.

Se servir ensuite 2 verres de whisky et les siroter.

Mettre le therpostat à 8 après 20 minutes pour la saisir.

Se bercer 3 verres de whisky.

Après une debi beurre, fourrer l’ouvrir et surveiller la buisson de la pinde.

Brendre la vouteille de biscuit et s’enfiler une ponne rasade derrière la gravate -non ! - la cravate.

Après une demo heure de blus, tituber jusqu’au bour. Oubrir la putain de borte du bour et reburner -non, revourner !- non, recourner ! - enfin, mettre la guinde dans l’autre sens. Se pruler la main avec la putain de borde du bour en la refernant .

Essayer de s’asseoir sur une budain de chaise et se reverdir 5 ou 6 whisky de verres (ou le contraire, je sais plus).

Buire - non, luire ! - non, cuire ! - non ! - ah, ben si ! - cuire la bringue bandant 4 heures.

Et hop !, 5 berres de plus. Ca fait du bien par où que ça passe.

R’tirer le four de la dinde.

Essayer de sortir le bour de la saloperie de pinde de nouveau parce que ça a raté la bremière fois. Rabasser la dinde qui est tombée par terre. L’ettuyer avec une saleté de chiffon et la foutre sur un blat, ou sur le clat, ou sur une assiette. Enfin, on s’en fout... Se péter la gueule à cause du gras sur le barrelage, ou dur le carrelage de la cuisine et essayer de se relever.

Décider que l’on est bien par terre et binir la mouteille de rhisky.

Ramper jusqu’au lit, dorbir toute la nuit.

Le lendemain badin, mangez la dinde froide avec une bonne mayonnaise et nettoyez pendant le reste de la journée le bordel que vous avez mis dans la cuisine la veille.

(Recette publiée sans garantie de résultat)


Rôti de tête

Puisqu’on ne sait plus quoi manger, rions un peu.

Je suis allé aux Journées gastronomiques à la Halle de Béré   à Châteaubriant, début novembre 2000 et j’ai été enchanté. Mais je n’ai pas trouvé le plat préféré de ma grand-mère. Il était tout simple mais c’était un délice. Elle l’appelait : le rôti de tête. Je vous livre la recette.

Pour deux personnes :

– Evitez de prendre une grosse tête
– Prenez plutôt deux petites têtes
– Une tête de veau sera plus savoureuse et plus avantageuse qu’une tête de linotte, une tête d’épingle, une tête de lard, une tête à claques, une tête de turc, une tête de pioches, une tête en l’air, une tête de loup, une tête de mule, ou une tête de con.

– Posez délicatement les têtes sur un billot
– Raccourcissez-les au maximum.
– Plongez-les tête-bêche dans un grand chaudron rempli d’eau froide pour les saisir.
– Versez un filet de vinaigre et ajoutez un bouquet garni
– Laissez macérer les têtes pendant les sept jours de la nouvelle lune et tournez-les vers le nord pour ne pas le perdre ;

– Brassez-les, cul par dessus tête
– Au bout des sept jours, sortez les têtes de l’eau
– Au lever du jour rasez les têtes de près. S’il reste quelques poils récalcitrants, grillez-les avec votre briquet
– Lavez, rincez, épongez les têtes.
– Laissez-les sécher, posées toute une nuit sur un oreiller
– Beurrez bien, salez, poivrez, et piquez-les d’une tête d’ail.

– Allumez votre four, déposez vos têtes dans un grand plat et enfournez.
– Laissez cuire à feu doux pendant deux heures en les arrosant toutes les demi-heures.
– Enfin sortez les têtes, n’ayez pas la tête près du bonnet, gardez la tête froide (la vôtre) et ne vous mettez surtout pas martel en tête en disant : ces têtes là ne me reviennent pas .

– Servez-les très chaudes accompagnées d’une poêlée de champignons bolet tête de nègre et dégustez le tout en tête à tête.

Vous pensez sans doute que j’ai perdu la tête et que ma recette n’a ni queue ni tête. Goûtez d’abord et ensuite vous jugerez. Je vous souhaite un très bon appétit.

Quant à moi, rien que de l’évoquer, je salive déjà. Ah ! ma grand mère c’était un fin cordon-bleu.

Olivier CUISTOT
p.c.c Paul Chazé


Le partage de l’oie

Un pauvre moujik, tombé dans une grande misère par suite d’une mauvaise année, ne pouvait payer son fermage ; il pensa demander crédit au barine ; mais, afin de le bien disposer en sa faveur, il fit rôtir la dernière oie qui lui restait et la lui porta. Le barine prit l’oie et dit au moujik :

- Je te remercie de cette oie, seulement je ne sais pas la partager. J’ai une femme, deux fils et deux filles. Comment s’arranger pour que chacun soit content ? Le moujik dit :

– C’est moi qui vais faire le partage.

Il coupa la tête et dit au barine :
- Tu es la tête de la maison, prends la tête.

Puis, prenant le cœur de l’oie, il le donna à la barina :
- Tu es le cœur de la maison, prends.

Il coupa les deux pattes, les donna aux deux fils et dit :
- Vous êtes les pieds, vous devez marcher sur les traces de votre père.

Et coupant les ailes, il les offrit aux jeunes filles en leur disant :
- Voici les ailes, car vous vous envolerez bientôt de la maison.

Et désignant ce qui restait, il dit :
- Je suis pauvre et affamé, ceci est pour moi.

Le barine sourit, remis sa dette au pauvre moujik et lui donna encore une somme d’argent et du pain. Le pauvre s’en fut en le comblant de bénédictions.

Un autre moujik, riche et avare, apprenant que le barine avait remis la dette du pauvre moujik, fit rôtir cinq oies et les porta au barine. Le barine dit :

– Merci pour les oies, mais je suis bien embarrassé, car avec ma femme et mes enfants nous sommes six ; Comment partager ces cinq oies entre nous ?

Le riche moujik réfléchissait et ne pouvait rien trouver. Le barine envoya alors chez le pauvre moujik un serviteur qui lui dit :

– Viens tout de suite car le barine a besoin de toi ;

Le barine lui ordonna de faire le partage . Le pauvre moujik prit une oie, la donna au barine et à la barina et leur dit :
- Vous voilà trois avec cette oie.

Il en donna une autre aux deux fils et leur dit :
- Vous serez trois avec cette oie.

Puis il donna une autre oie aux deux filles et leur dit :
- Et vous aussi vous serez trois.

Alors, il prit les deux oies qui restaient et il dit :
– Nous aussi, nous serons trois, car je suis pauvre et affamé.

Le barine sourit, donna encore de l’argent au pauvre moujik qui se retira en le comblant de bénédictions et renvoya le riche à vide.

Moralité :
Un peu d’esprit vaut mieux qu’un trésor.

Extrait de « Lectures pour le dimanche »
N°65, paru à Soudan le 24 mars 1912 (oui 1912)
Envoi de Jacques Leray